Récit de la course : Trail de Faverges - 26 km 2021, par Khioube

L'auteur : Khioube

La course : Trail de Faverges - 26 km

Date : 11/9/2021

Lieu : Faverges (Haute-Savoie)

Affichage : 423 vues

Distance : 26km

Objectif : Se dépenser

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Le récit

Allez, pour célebrer le retour à la compétition, aussi laborieux fût-il, un petit récit s'impose !

Je vais faire court et sobre, parce que ce n'est qu'un 26km et puis parce que ma performance me donne davantage envie de faire profil bas que de fanfaronner. Mais bon, il y a sûrement des choses à en tirer.

Tous mes récits commencent à peu près de la même manière : "bon, je ne suis pas bien préparé, mais ça peut passer, gna gna gna". Cette fois encore, c'est un peu la dèche : j'ai peu couru au printemps et en été, en grande partie à cause de douleurs aux mollets et aux pieds. J'ai consulté un chouette ostéopathe qui m'a donné des exercices à faire pendant l'été. J'ai été assez assidu, les douleurs sont supportables mais j'ai tout de même un peu de mal à retrouver un certain confort dans l'effort.

Septembre a commencé plus sportivement que les mois précédents, il faut dire que l'ultra de Saint-Jacques pointe le bout de son nez, et même si on ne se prépare à ce genre de courses en un mois, il s'agirait tout de même de faire quelques bornes. Le trail de Faverges tombe donc à pic, et je décide de m'aligner sur le 26km plutôt que sur le 42, ce qui s'avèrera bien vu dans la mesure où le maratrail sera annulé fautes de bénévoles.

Arrivée sur place la veille au soir, nuit convenable, petit déjeuner très frugal. Au dernier moment j'embarque une compote et deux Kinder Maxi, parce que ma chère Lucile me fait remarquer à distance que le site parle d'autosuffisance alimentaire. Bon, c'est un peu à l'arrache, tout ça, mais ça ira !

Je me place plutôt à l'arrière du peloton, de toute façon je pars pour une sortie longue plus qu'autre chose, et j'aurai tout le loisir de doubler dans la descente si j'ai encore l'énergie nécessaire. Assez naïvement je me dis que j'en ai peut-être pour 3h30 de course, j'étais vraiment à côté de la plaque...

Le départ est assez tranquille : montée au Crêt de Chambellon (joli nom pour ce qui est essentiellement une antenne-relais en haut d'une petite colline) avec environ 400+ en zig-zag dans les bois, je me cale sur un rythme cardiaque de 155, rythme que je respecterai d'ailleurs pendant pratiquement toute la montée. J'essaie de mettre un peu d'énergie mais je reste confortable, c'est une allure plaisante. Il fait beau, tout roule, et au bout d'une cinquantaine de minutes j'arrive au premier ravitaillement, vers l'église de Seythenex. Je suis soulagé d'y trouver du gâteau, du saucisson, des fruits secs... bref, un ravitaillement comme on les aime en trail ! Je fais le plein et je file, c'est le moment d'entamer la grande ascension.

Rien de très glamour pour la première partie, pas mal de bitume. Autour de moi tout le monde marche, c'est ce qui arrive quand on prend un départ tranquille. Un coureur me fait remarquer qu'il y a probablement beaucoup plus de monde devant nous que derrière, bon... certes. J'essaie de ne pas trop gamberger, moi, eh ! J'arrive aux Chaffauds à la 167e place, ce qui n'est vraiment pas terrible sachant que nous étions 244 partants. A ce stade de la montée nous quittons la route pour une piste carrossable, et nous finissons par rejoindre un sentier assez raide dans les bois. Je suis calé derrière un coureur un peu plus lent que moi. J'hésite à le doubler, mais d'une part je suis content de ne pas être celui-qui-ralentit-les-autres-dans-le-single, et d'autre part je me dis que c'est de l'énergie que je pourrai réinvestir ultérieurement (logique qui n'a pas vraiment lieu d'être sur un 26km, mais passons).

Nous finissons par sortir des bois, le sommet de la Sambuy n'est plus très loin et nous courons désormais dans les alpages. C'est magnifique ! Une fois passé le chalet de la Bouchasse, nous avons une descente assez technique d'environ 100- avant de remonter vers le sommet du télésiège. Je constate à cette occasion que les jambes sont raides et que le temps où je me sentais très à l'aise dans ce genre de terrain est un lointain souvenir... J'arrive finalement au ravito du 16e km au bout de 2h55 de course. Je passe un coup de fil rapide à ma maman, pour lui dire où j'en suis, elle m'informe que mes parents et ma petite Maya sont déjà au parc Simon Berger, à la ligne d'arrivée. Bon, ils risquent d'attendre un moment ! 
Après un plein rapide (il y a un autre ravito en bas de la station, pas la peine de se charger outre-mesure), je file : plus que 10 bornes et que de la descente. Enfin presque : la gentille dame du ravito nous a annoncé à regret qu'il y avait encore un peu de dénivelé positif, et pas de la gnognote. Bon... on verra. 

Dès le début de la descente je double un peu, c'est évidemment une sensation agréable. Mais je ne lâche pas les chevaux pour autant, je tiens à la vie et je sens que je ne maîtrise pas totalement mon sujet. Après un petit bout d'alpage je suis de retour dans la forêt, c'est un chemin carrossable assez confortable, mais au bout de quelques minutes il cède sa place à un single qui remonte légèrement jusqu'à la surprise du chef, à savoir une cheminée d'une vingtaine de mètres qui se franchit à l'aide de cordes. J'aime bien l'escalade, mais je ne m'attendais pas à grimper comme ça ici, pardi ! Les bâtons sont un fardeau, les câbles sont parfois un peu glissants, mais cela se franchit quand-même facilement. Cette portion n'aura duré que deux ou trois minutes, et restera un des beaux souvenirs du parcours, mais elle m'aura un peu plus cassé les pattes... 
Pas grand-chose à dire du reste de la descente : de la piste de 4x4 bien roulante jusqu'au ravito, quelques singles pour rejoindre le pont de Saint-Ruph, et puis de la route pour descendre jusqu'à Faverges. Je craignais le cagnard, mais les nuages m'en ont preservé, pas de souffrance excessive dans les derniers kilomètres.

Depuis une petite heure, j'espérais que mes parents et Maya seraient toujours au parc, je n'ai pas encore eu le plaisir de franchir une ligne d'arrivée avec ma petite fille et, même si c'est un peu la tarte à la crème du papa coureur, j'en ai vraiment très envie. Alors c'est avec une joie immense que je l'aperçois au bord du chemin et que je l'emmène rallier l'arche ! Elle a l'air aussi contente de cette expérience que moi, alors il y a de fortes chances pour qu'on le refasse à l'avenir. J'ai hâte ! Ayant couru au moins une minute, la gloutonne se permettra de dévorer toute la pastèque que j'ai prise au ravito d'arrivée, et de taper dans mon Orangina. Ah, les enfants...

Allez, ça suffit. Pas beaucoup d'enseignements à tirer, si ce n'est qu'il y a beaucoup de travail à faire pour retrouver un niveau convenable. Le positif, c'est que je suis assez motivé, et que les jambes ont tenu malgré la douleur lancinante. 

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