Récit de la course : Trail de Faverges Icebreaker - 28 km 2013, par joris

L'auteur : joris

La course : Trail de Faverges Icebreaker - 28 km

Date : 15/6/2013

Lieu : Faverges (Haute-Savoie)

Affichage : 839 vues

Distance : 28km

Matos : speedcross
sac salomon slab

Objectif : Se dépenser

1 commentaire

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Test grandeur nature à la maison

Il y a 10 mois, fin juillet 2012 je recoltais une tendinite au genou lors du trail de fiz.

S'en est ensuivi des mois d'arrêt complet pour finalement arriver à éradiquer la douleur à coups d'ondes de chocs ce printemps. J'ai donc repris très progressivement l'entrainement en commençant par des sorties de 20 minutes il y a 12 semaines. Condition physique proche de celle d'un vieux buffle asmathique agonisant donc, sachant que même en pleine forme je ne suis pas vraiment une foudre de guerre.

Bref m'étant inscrit pour le MMB en octobre dernier je me devais donc de retrouver un semblant de condition physique pour ne pas trop souffrir fin juin. Je me suis bien appliqué, j'ai fait une préparation à 3-4 sorties par semaine : fractionné, seuil, sorties longue. En augmentant progressivement le volume pour préserver le genou.

J'arrive finalement à courir 25km sur 1500m de D+ sans reveiller de douleur donc je décide de m'aligner sur le trail de faverges, format 28km, 15 jours avant le MMB. En théorie je suis censé le courir "tranquille" pour voir l'état de ma forme et finaliser la gestion de l'alim et de la boisson. Je vise 4h30, je pense pas être capable de faire beaucoup mieux de toute façon.

Me voici donc au départ ce 15 juin à 8h30, il fait beau, et le temps quasi sec depuis quelques jours à du rendre les chemins un peu plus praticables et on ne devrai pas avoir de bain de boue en théorie. Comme je cours à la maison, je connais néamoins l'état des chemins et chausse les speedcross en prévision de certaines portions un peu boueuses quand même. Je cours avec mon frère, qui devrait finir largement devant moi et un collègue à lui, qui a tendance à exploser en fin de course et qui décide donc de se forcer à rester avec moi le debut pour se préserver, cool ça me fera un partenaire, surtout que le debut de course est pas vraiment le plus passionant niveau parcours. J'ai fait des recos, je connais parfaitement le parcours, ça va bien m'aider.

Nous voici donc partis, 600 coureurs au départ, on est environ à mi-peloton. Après un peu de route le peloton s'étire un peu et on ataque les sentiers, on est un peu tassés, je m'attendais à ce que ça double n'importe comment mais en fait les gens sont plutôt civilisés. Moi je m'affole pas, je sais qu'on va se taper 4 km de route forestière dans pas longtemps, on aura largement le temps de reguler notre position à ce moment là. On discute donc un peu et mon frère en profite pour faire reporter photo, avant de s'envoler, on le reverra plus. Il est en mode touriste aussi mais je le connais, touriste ça fait pas vraiment partie de son vocabulaire.

Arrive cette fameuse route forestière, faux plat montant, 4.5km de long, très large, on cours, on double mais plus ça va et moins je suis bien, les jambes sont lourdes et le souffle pas là, bref mon compagnon me lâche et s'en va faire sa course au bout de cette portion qui s'achève sur un mur à grimper droit dans le pentu. Moi je me dis que si ça continue comme ça ça va pas être une partie de plaisir. Je grimpe cette portion raide à 2 à l'heure, j'en chie et en plus j'ai envie de pisser.

Arrive le premier pontage et point d'eau, fin de la route forestière et debut de la montée en single en lacet. Je me mouille le visage, pisse un coup, souffle un peu et je repars d'un bon pas, haaaa ça va mieux d'un coup !

La montée se passe bien, je fais le pac man, je me sens super bien et ça fait du bien au moral. Je suis scrupuleusement mon plan hydratation (3-4 gorgées toutes les 10 minutes). Je connais la montée, donc j'accelère vers la fin, je sais que derrière ya une jolie descente, je continue de doubler.

La suite du parcours est valloné : une petite montée, une descente, une petite montée... et ça aide de le savoir, je double plein de gens, environ 60 personnes, mon travail spécifique en desscente à payé, je suis bien à l'aise. Je suis pas un très bon descendeur mais je me suis significativement amélioré.

Je me rend tout à coup compte que je suis pas du tout en mode tranquille et que je suis même plutôt en mode compet' à fond ! Les sensations étant bonnes et évoluant en terrain connu je pousse la machine. 

Aucune douleur au genou et arrive le ravito solide avant la descente, je fais le plein d'eau et hop c'est parti, le bénévole annonce 11km à faire encore, je sais qu'il reste que de minuscules montées sur la crete avant une grande descente jusqu'à l'arrivée donc j'attaque à bloc et continue de doubler quelques personnes (une trentaine). Après les gros chemins callouteux raides on attaque la partie single en forêt, boueuse à souhait, là je suis content d'avoir les speedcross. Sur le bas je me retrouve derrière un groupe d'une dizaine de coureurs, je reste derrière car je commence à payer mes efforts en sens une baisse de régime. On continue de descendre et la chaleur monte, il fait très lourd et ça pèse.

Dernier pointage le bénévole annonce 3 km à l'arrivée, là ça commence à être dûr, je coule littéralement une bielle ! Je chope divers points de cotés et n'ai plus de jus dans les jambes mais je me force à courir, je laisse dérouler dans les descentes et trottine sur le plat.

On rejoint enfin le bitume : 1.5km de plat en ville pour rejoindre l'arrivée, en plein cagnard, je cours au ralenti et me fait un peu doubler mais je passe la ligne tant bien que mal.

Résultat : 221 ème en 3h48mn. Inespéré !  Mon frère fini dans les 100, 25 minutes avant moi, et le collègue finit 6 minutes avant moi, avec un effort bien géré, bilan positif pour tout le monde !

Bilan :

+++ : aucune douleur au genou

+++ : parfaite gestion de mon hydratation

+++ : mon temps canon, 7.5km/h de moyenne, pour moi c'est un score.

++ : gestion de mon effort, même si je flanche à 2km de l'arrivée, au vu de ma prépa c'est pas mal, si j'avais attaqué la descente moins à bloc j'aurais bien fini je pense, peut être un manque d'alimentation solide aussi.

++ : les bénévoles, présents partout, super balisage, au top !

- : la route forestière de 4km, ça m'a tué les jambes, dommage que les arbres qui baraient le sentier d'origine n'aient pas pu être dégagés.

- : les ravitos, un peu leger et le seul solide se trouve alors qu'il reste que de la descente.

Bref, il va falloir que je gère bien mon effort pour le marathon du mont blanc dans 15 jours si je veux pas finir sur les rotules mais c'est de bonne augure.

1 commentaire

Commentaire de Samkikour posté le 16-06-2013 à 12:48:19

Bravo pour ta course. J'y étais aussi... et aussi en préparation du MMB ! Pour ma part, la chaleur m'a fait mal avec quelques crampes quand j'essayais d'accélérer un peu. Sans doute une mauvaise hydratation... faut dire qu'avec le printemps qu'on a eu, on n'était pas habitué à une telle température! S'il fait ce temps au MMB, on va bien transpirer, surtout dans la dernière montée !
Bon courage pour le MMB !

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