Récit de la course : La Satho'verte - 10 km 2007, par Gibus

L'auteur : Gibus

La course : La Satho'verte - 10 km

Date : 1/5/2007

Lieu : Sathonay Camp (Rhône)

Affichage : 1626 vues

Distance : 10km

Objectif : Pas d'objectif

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Les 10 kms classants et qualificatifs de Sathonay Camp étaient sur un parcours bien vallonné sur 2 tours avec de nombreuses côtes qui avaient ruiné mes espoirs de qualif aux France, les moins de 37' étaient loin du compte. Depuis 2 ans cette épreuve a disparu et a été remplacé par un trail. Cela me fait penser à L'Arbresle qui est passé au trail également. La Sathoverte étant le nom de baptême de cette nouvelle course verte, elle est proposée sous deux formes un dix et quelques et un vingt.

En arrivant à Sathonay Camp, je joue le vieil habitué. Je reconnais la gare où je m'était garé la dernière fois. Le parcours passait par là à gauche et remontait en haut. La mairie est à droite et c'est là le point D comme Dossard ou Départ ou tout simplement Début d'une nouvelle aventure. Je me gare plus bas dans le parking aménagé dans l'herbe pour les concurrents. L'inscription s'effectue dans une salle étroite. 12 euros, ça augmente tout le temps . Depuis le passage à l'euro, not' dossard à pris de la valeur, ça revient cher quand même à la longue. On nous remet une gourde à la place du répétitif tee shirt. Il faut courir avec, demande un coureur, avec ironie. Sur le perron, le préposé au micro cite les kilos d'oranges, de raisins secs (2 kgs) et litres d'eau utilisés pour la course. Tout le monde se prépare dans son coin. Pommade, massage, breuvage. Je m'échauffe. Je retrouve Olivier qui court également le 10. Décidément on va être de nouveau ensemble à la lutte tout comme à Journans, il y a 8 jours. Je trottine avec lui. L'heure est proche du départ et c'est avec impatience que nous attendons sur la ligne les derniers inscrits qui se préparent. Pasteur Nyambéda est cité présent parmi nous. Ce sosie de Karl Lévis, burundais, est un grand champion. Athlète de Rispoli, club de Lyon, il a déjà gagné le marathon de la cité des Gones. Il va faire mal sur le 10 bornes. Ca y est on est parti. 

Cela part en descente et je m'accroche à la fin du peloton de tête. Ca trace pas mal et je me dis que devant il y a sûrement des coureurs qui font le 20 kms. Nous empruntons une allée goudronnée bordée d'arbres. Ca tourne sec à droite, à gauche. En bas, ça déroule et nous remontons aussitôt ce que nous venons de dévaler. Un passage proche du départ et nous tombons de nouveau par la route en bas du relief. C'était pour prendre de l'élan car la montée va être longue maintenant. Un p'tit virage à gauche, les souffles courts se font entendrent sur ce chemin montant là bas tout là haut. Une éclaircie nous indique la fin du bois et de la montée. De retour sur la route, on récupère un peu, avant d'allonger la foulée sur un chemin roulant qui va se mettre à descendre pas mal. C'est la bifurcation à droite pour le 20 kil, mais personne ne tourne. Tout le monde est sur le 10. Virage à droite et sur la route, nous restons sur notre droite et suivons sur le macadam ce long faux plat montant. On coupe un peu les virages. Je ne sais pas si ça nous fait aller plus vite mais c'est toujours ça de gagner. Ravito et un signaleur nous indique que le 10 c'est à droite. ???. Eh oui ceux du 20 ont une boucle et reviennent sur le même parcours que nous. A droite donc, un chemin tortueux fait disparaître de ma vue le concurrent qui me précède. Ca monte et il faut serrer les crocs. Nous arrivons dans un champ et le vent de face est là pour accueillir. Ce n'est pas trop gênant. Ca rafraîchi même. La distance avec le gars devant moi n'a pas bougée donc ça baigne. On rejoint la route sur la gauche et nous passons un pont sur la voie ferrée et ça monte. Evidemment après ça redescend et sur la droite nous rentrons à nouveau sur un chemin. Attention il y a de la boue. Mes trails sont bien crantées et tel un 4/4 je peux faire le barbot en virant à la corde. Une longue ligne droite dans les champs s'offre à nous. Un vététiste nous encourage. On se fait tirer le portrait par Pascal de Photogone. Il me salut. "Allez Gibus". Il a même le temps de me taper dans la main. C'est que le coureur derrière moi est loin, sinon il aurait garder le doigt sur la queue de détente de son calibre. Ca descend légèrement. Virage à droite. C'est plus fort que moi, je regarde derrière. Il y a Olivier qu'est pas loin. De retour sur la route nous repassons un pont. On dirait le même à l'envers. On fait les mêmes grimaces. Le 17° kilo à la peinture jaune est signalé dans la montée sur le trottoir. Reste donc plus que 3. C'est à gauche (hé oui tout est dans l'autre sens). Attention aux trous nous indiquent un bénévole. Le chemin descend. On lâche les chevaux. On fait le tour d'un champ en carré. Ravito. C'est où ? Tout droit. Ah ok. Ces 2 là ils tchachent au lieu de nous indiquer la voie. On rentre dans bois. Un chien aboie, la caravane (des coureurs) passe. J'espère qu'il n'est pas en liberté car ça ma l'air d'un molosse. Il est attaché à un arbre. Son maître, je suppose, est plus bas. C'EST SUR VOTRE GAUCHE !!! Bon ok, ok. Un gars nous prend en photo. C'est où ? Là tout droit. On dévale la pente, on passe un ruisseau asséché et c'est un mur. Je marche sur quelques mètres, c'est la première fois. Je repars en petite foulée. Je rattrape un peu celui devant moi qui est arrêté. C'est par où. V'nez nous aider. Un gars en bas hurle en nous indiquant le ruisseau à suivre. C'est le gag. Nous sommes 5, 6. Demi tour, on redescend, c'est la pagaille. On se fait des politesses. Après vous, non, non après vous. Le gars est au téléphone. On passe à côté de lui en le fusillant du regard. Non, non, c'est là à droite, pas tout droit. Quelle m… Le petit sentier monte et descend. Je laisse passer Olivier. Je n'y suis plus, plus envie. Je m'essouffle dans les montées, je marche. Qu'est ce que j'fous là. Un gars m'arrose avec de l'eau. Il a dû voir qu'en moi ça bouillait. De retour sur le plat, on rejoint la route, puis à gauche un long escalier en descente. J'avale ou dévale les marches 2 par 2. Traversage de route. Tunnel, montée sèche. Allez c'est trop, je remarche. "En haut c'est la fin". Tans pis, j'y arriverai quand j'en aurai envie. Des gens nous encouragent : "Plus que 300 mètres". Je trottine pour la forme et franchit la ligne, 51'20, 19° déçu, j'étais 11° vers le cleps. On est tous en train de parler du balisage quand Pasteur arrive … 27°. Dégoûté il balance son dossard. Il s'est trompé encore plus que nous. Le premier du 20 arrive en 1h29, il a de l'avance. On estime à au moins 11 kilomètres, notre parcours. Dommage, car jusqu'au bois, c'était pas mal. J'ai bien couru avec de bonnes sensations et j'ai tenu tête à Olivier qui est un bon point de repère. Sur les résultats officiels resteront les 50 secondes que j'ai mis à Pasteur, maigre consolation, mais j'étais devant quand même.

Cette Sathoverte n'est pas encore mûre.

 

2 commentaires

Commentaire de thunder posté le 03-05-2007 à 01:25:00

Sincèrement navré que tu te sois perdu, la com d'avant course n'était sans doute loin d'être parfaite. Oui il ne s'agissait pas d'une course roulante et les traileurs affirmeront que c'était bien trop roulant. Une amie adepte du cross, s'est bien amusée. Lors des réunions de préparation j'avais bien compris que l'esprit de la course était plus dans le courir plaisir que courir perf (ce qui explique mon sourire quand j'ai vu débarquer Pasteur NYABENDA et son accompagnateur j'ai eu comme l'impression d'une erreur de casting) mais j'ai pas assez communiqué sur le forum, je suis sincèrement désolé. Enfin malgré ton chronos, ton classement reste plus qu'honorable. (les deux premiers espoirs rentre du 1h14 sur semi)
Au plaisir de se recroiser sur d'autres courses (tu vais quoi le 21 juin au soir?)
Matthieu

Commentaire de titifb posté le 05-05-2007 à 07:20:00

Salut Gibus !
Je comprends que tu aies eu les nerfs! Quand on n'est pas orienté comme il le faudrait (absence de balisage clair ou d'indications de la part des signaleurs, si si ça arrive !), on est un peu à cran et on se sent frustré (cf mon CR sur le Trail de Dieulefit...).
Mais, bon, tu sais ce que tu vaux...et finalement malgré ton "jardinage", tu t'en sors bien !
A +

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