Récit de la course : SaintéLyon 2004, par boblastar

L'auteur : boblastar

La course : SaintéLyon

Date : 5/12/2004

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 3803 vues

Distance : 30km

Objectif : Pas d'objectif

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CR Saintélyon

A mon tour de vous livrer un petit CR de la Saintélyon

Bon déjà ça commence mal. On était inscrits en relais à 4, et samedi midi je reçois un coup de fil de Greg : « ce matin j’ai fait un petit footing de réveil musculaire, et je me suis fait une contracture au mollet » ;-(((
Branle-bas de combat, on appelle tous les potes de France et de Navarre susceptibles de venir en dernière minute, sachant qu’il fallait un gars qui ait un certificat médical (indispensable pour prendre le départ)
Autant vous dire que même en élargissant le cercle de relations, trouver un pote ou une copine motivé(e) pour partir le soir même courir au moins 14 km au milieu de la nuit dans la boue, c’était comme espérer trouver un océan sans eau…
Bref on ne réussit pas à joindre les organisateurs et on part quand même à 3 à Saint-Etienne en espérant trouver sur place un 4ème ou en espérant que les organisateurs voudront bien nous changer de catégorie (c’était spécifié sur le bulletin que c’était impossible 48 h avant)
Evidemment, malgré un appel au micro pour trouver un coureur dans le même cas que nous, personne ne s’est présenté… La dame qui nous a remis les dossards s’est renseigné et nous a alors inscrits en catégorie 3 relayeurs, merci à elle !

Bon le seul hic c’est qu’au lieu de faire le dernier relais de 22 bornes, j’allais m’en taper 30 avec les relais 2 et 3 ;-(
Direction la voiture pour se préparer, je donne les dossards à mes potes et…on perd la puce électronique ! Après ¾ h à retourner tous les sacs et la moitié du (vaste) parking, on retrouve heureusement le sésame coincé sous un siège, ouf…
On laisse Tonio qui assure le premier relais de 16 bornes (tout en montée…), on s’arrête à Sorbiers pour l’encourager et on file sur St Christo pour que je prenne le 2ème relais.
Là-bas, un boxon immense, imaginez des centaines de voitures dans un petit village, les pauvres habitants ont du s’endormir asse tard…
Bon on se gare à l’arrachée, je mange un riz au lait (les pâtes de 19h étaient déjà loin) et on rejoint le relais, et si c’était le b…. dans le village, c’était 10 fois pire au passage de relais, l’anarchie totale, des centaines de coureurs tentant de retrouver leur coéquipier pour qu’il ou elle leur transmette la puce-bracelet, des gars appelant leur pote en leur disant qu’ils avaient fini leur relais 10 minutes plus tôt et qu’ils les cherchaient ! Quelques pétages de plomb je pense…
Bref nous on arrive par miracle à se retrouver, Tonio a fait les 16 km de montée en 1h33, c’est bien. Je prends le départ et j’arrive directement…dans la salle de ravito ! Apparemment ce n’est pas vraiment là qu’il fallait aller, je ressors et je retrouve bon an mal an le parcours
Je ne sais pas comment c’était lors des éditions précédentes, mais à St Christo c’est vraiment feestyle, d’autant que les coureurs arrivent assez groupés.
J’attaque par un raidillon, et je suis tout de suite surpris dans la campagne par le brouillard et les giboulées de neige, et les sentiers sont très glissants (et dire que la météo annonçait le beau temps…). Jje m’arrête à la fin de la première montée à cause de problèmes de camel-back mais je repars sur un bon rythme (je coure sur le plat et en faux plat montant, et je marche dès que ça grimpe trop)
Je me cale derrière un petit groupe qui avance bien, puis d’un coup je m’enflamme et je dépose tout le monde, je le regretterai plus tard…
On alterne montées et descentes techniques, je ne sais pas comment je ne laisse pas une cheville en route…
J’arrive à Ste Catherine en 1h08 soit une moyenne de 12,3 km/h, je me sens bien, et je poursuis sur le même rythme, j’essaie de faire gaffe dans les descentes où on est vraiment à l’aveugle.
Je rattrape un gars qui fait le raid en solo…15 jours après un marathon torché en 2h51 !!! Un fou furieux !!! On courre un moment ensemble puis il me lâche au moment où on attaque LA côte, avec au milieu un ravito bienvenu et mes potes qui m’attendent dans la voiture avec du Metallica à fond, la scène était assez surréaliste !
Je bois un coca, une tranche de pain d’épice que je mange en terminant à pied la fameuse côte et je bascule dans la descente de 10 km vers Soucieu en Jarest, là je me lâche malgré le manque de visibilité, je double quelques coureurs à l’agonie en les encourageant, mais ensuite c’est à mon tour de me faire déposer, je suis plié en 2 à cause de douleurs au ventre (selon ma femme boire du coca en plein effort n’arrange pas l’estomac…)
Quand arrive le panneau « ravito à 1km » (j’ai pris peur car j’avais cru lire 4 km…) je demande à un gars au bord de la route si c’est Soucieu (donc la fin pour moi), il me répond par l’affirmative et là, le bonheur, je m’arrache et transmet le relais à Rudy qui était tout surpris de me voir déjà arriver
Bilan : les 30 km en 2h40, dont les 10 derniers (en descente) en 40’, 11,25 km/h de moyenne, je suis content et surtout rassuré en vue du marathon de Lyon. Et le fait de faire du jus la semaine précédente fut une très bonne idée !

On file sur Lyon, étirements, sandwich, petit dodo de 45’ et on file dans le parc de Gerland attendre Rudy qui arrive après un peu plus de 2h. La côte de Ste Foy lui a bien cassé les pattes et les lignes droites de la fin ont eu l’air assez terribles pour le moral…

Dans le palais des sports, où le speaker annonçait chaque arrivée, on mange la gamelle de pâtes (merci à tous ces bénévoles) puis retour très calme sur la Savoie où seul Tonio n’a pas dormi (heureusement car il conduisait !)

A final on termine à 3 en 6h19, l’objectif était d’environ 6h15 à 4 donc contrat largement rempli d’autant que je ne pensais pas le parcours si vallonné et si technique sur la première moitié (les 30 derniers kilomètres sont quasi intégralement sur bitume)
Une super expérience, un parcours vraiment sympa même s’il est dangereux pour les chevilles (bon encore plus sympa au clair de lune je pense), et une ambiance surréaliste voire féerique avec toutes ces lucioles dans la nuit

Pas trop mal aux jambes ce matin, les étirements (et l’entraînement) ont été bénéfiques, de quoi déjà envisager de la refaire en 2005, pourquoi pas à plusieurs mais en solo ???

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