Récit de la course : Triathlon CD de Passy-Pays du Mt-Blanc 2009, par thunder

L'auteur : thunder

La course : Triathlon CD de Passy-Pays du Mt-Blanc

Date : 30/8/2009

Lieu : Passy (Haute-Savoie)

Affichage : 587 vues

Distance : 49.5km

Objectif : Pas d'objectif

9 commentaires

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3 autres récits :

No pain no gain




6eme édition du triathlon de passy sur le site du lac de Passy. Donc vues sur le mont blanc assurées et eau claire. L’idéal pour en prendre plein les yeux.

Le choix


L’année dernière je faisais mon premier tri, à Passy. Une relativement bonne expérience. J’avais été freiné pour me lancer sur le courte distance car la licence journée rendait l’inscription prohibitive. Cette année je suis licencié donc y’a pas de raison que je tente pas l’aventure.  Sans compter que l’année scolaire s’annonce avec plein d’activités diverses et variées sur terre comme dans l’eau, donc va falloir que je sois à l’aise en eau libre. Voilà comment sur une idée arrêtée prise un an à l’avance on se retrouve comme un gland sur une ligne de départ…


La prépa


Et oui comme un gland car la prépa c’est pas ça. Eté passé derrière mon écran du matin à la nuit pour bosser mon mémoire.

Août une semaine de rando et quelques footings. Puis retour à Cluses, retour des insomnies, du mémoire qui avance pas. Et bien sûr je culpabilise trop avec mon boulot pour aller m’entraîner. Enfin j’arrive à m’évader un WE auprès de ma chérie, ce qui me permettra de faire une séance de natation avec des sensations pas trop mauvaise et une séance de vélo où je comprends que je vais souffrir . Après 20km en hypo, en plus je m’atomise le tibia sur la pédale et teste les piqures d'insectes.

Leçon retenue, j’adapte le matériel pour limiter la casse. Déjà rallonger les manivelles pour avoir un poil plus de force, ensuite mettre une pochette avec des gourmandises pour pas finir le vélo sur les rotules.
Pour la course à pied. Une séance de 2fois 1000 au lieu de 6 fois 1000. Bref j’arrive très très frais ou pas entraîné et je finis mon mémoire à 12h20 pour un départ 13h30.

L’avant course


Samedi matin esthéticienne, si j’ai survécu à ça je peux survivre à tout
. Et surtout reco en amoureux avec ma chérie. Petite séance de natation où j’arrive presque à chopper ses pieds et surtout de bonnes sensations dans l’eau . Ensuite reco du parcours vélo première boulette du WE j’ai oublié mes chaussures de vélo, donc reco vélo avec les baskets aux pieds. Un vent pas possible, départ du vélo 40km sans tourner les jambes (je tiens une forme) Redécouverte du parcours et la bosse me semble plus longue et plus raide selon ma douce ça se monte à 12km/h. Retour vent de face j’écrase les pédales pour un royal 16km/h.

Le dimanche je finis mon mémoire à 12h20, pas vu le temps passer mais ma chérie a tout géré. Elle est pas belle la vie
, je suis remonté comme une pile électrique.
12h50 on arrive sur site, récupération du dossard sous le contrôle des arbitres. Puis fin des préparatifs du vélo, cette année les freins sont serrés, la transmission est ok, le cycliste out. Bref ça va le faire.

On pose nos vélos au parc. 13h25 Briefing. Grrr je vais pas pouvoir faire mon pipi de la peur. 13h30 fin du brief, vite à l’eau pour se soulager. Bien sur faut que tout le monde vient discuter de la fraîcheur de l’eau. Coup de corne de brume, faut se mettre dans le départ. Grrrrrr. Petit bisou à mon amoureuse et je file vers le fond.

La course

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Pouet
Il est 13h35 et maintenant c’est en mode va t’en comme je te pousse.


Natation


L’année dernière j’avais observé le départ du CD, une vraie machine à laver. Cette année c’est mon tour. Ça bouillone mais bon faut bien y aller.
Donc je me jette tout contracté prêt à prendre des coups (faut dire que cette hiver je me suis entrainé) .

Finalement ça se décante. Les sensations sont bonnes et je rêvasse même aux mois qui m’attendent. Enfin ça fait avancer en zig zag Donc je reprend le cap.

Première bouée de passée tout va bien, je me suis rarement senti aussi bien dans l’eau, l’impression de pouvoir nager des jours comme ça. Plusieurs fois je me retrouve coincé entre deux nageurs et l’un d’eux parfois brasse. Allez va pour quelques coups. Et bien sur le mec à ma gauche dérive à droite et la bouée est à gauche. Du coup j’essaye d’imposer mon cap et me prends quelques claques derrière le crâne. Ma foué c’est le jeu mon ami.


Bouée du fond pour faire le demi tour, tout le monde converge et le mouvement de crawl d’un mec s’appuie un peu trop franchement sur mon épaule
. Du rythme pépére 1/2/3 je passe à ½ pour le passage de la bouée, puis reprend mon allure, le passage de la bouée me permet de voir que finalement je suis pas dernier.
Cap sur la prochaine toujours en trio. Maintenant c’est dos au mont blanc et la vue se fait sur les fiz et les aravis. Dernière bouée et là en tournant la tête j’aperçois que ça contourne quand même pas mal par la gauche.
A quoi ça sert de faire des briefing si les gens prennent au plus court.
Cap sur la plage alors là je suis en mode au radar dégradé, je me calle sur une arche mais ça doit pas être la sortie de l’eau. Enfin bon j’avance, je repense aux conseils de Maya et de l’entraineur du club, faire corps avec l’eau détendre les bras, serrer les fesses et regarder le fond. J’admire le fond. L’eau est super claire, et on peut voir les poissons ainsi que les herbiers.
Finalement on se rapproche de la plage, et les mecs commencent à marcher avec de l’eau jusqu’à la poitrine. J’opte pour la technique du dauphin et … crampe, à l’ischio. Grrr

Sortir de l’eau et la famille qui encourage, et je sautille.
Entré dans le parc en 34’19, pfff j’avais opté pour 45’ ça va me fausser tous mes temps de passage.


T1

Légèrement crampé j’essaye d’enfiler l’attirail du cycliste, chaussettes, chaussures, casque, dossard dans le dos, tient une ligne rouge, arf c’est pas la bonne. Les parents qui encouragent et les pédales qui se clipsent pas. A coté y’a même un gars qui tate du bac à gravier.
1’41 plus tard les jambes tournent enfin

Vélo


Pas mon point faible mais pas mon point fort
. J’ai fait un peu de VTT cet été mais le vélo de route sort pour la 4eme fois. Mais bon tourner les jambes ça reste tourner les jambes.
Donc je passe un mec puis j’essaye de relacher les bras. On sort de la base de loisir, et hop sur la grande route avec le vent dans le dos. J’essaye de bien me positionner et zou un grand vent
: un mec qui passe avec une roue pleine.

Faire son vélo et juste tourner les jambes, le compteur m’indique des chiffres à plus de 30 ça me convient. Au premier village je redescends à 28, grrr relance, virage et rond point puis ralentisseurs que j’aborde comme un VTTiste. Je remonte tranquillou et passage sous la voie ferrée, je tourne mieux qu’avant (avantage du VTT ou vitesse moindre) On remonte vers l’usine et je casse la croute. Ne pas regarder en direction du lac vert, ne pas regarder, wow c’est super beau ces falaises, c’est raide. (et zut j’ai regardé) passage de la voie ferrée sur une épingle. Puis de la zone d’atterrissage des parapentes. Maintenant direction la cascade de Chedde. Dans le virage devant la cascade, pause technique et je manque de me casser la geule avec les cales sur le goudron, je fais enfin tomber la trifonction et je me fais passer par des wagons de triathlètes.

2 kilo plus tard, j’ai la gniak maintenant ça va envoyer le pâté dans la bosse. Enfin plutôt la guimauve que le pâté.
Je passe en mode subition, tourner les jambes et attendre que ça passe. Petit moment de calme, scotché comme je suis, c’est dingue j’ai vu l’herbe pousser(le lecteur attentif remarquera qu'après les herbiers en natation, je voue une véritable passion à ces végétaux).  Ravito, mon premier ravito cycliste et j’arrive à prendre une bouteille à la volée.

Puis on bascule pour une première section descendante thunderator débarque, j’envois du gros enfin je passe tout à gauche, appuie sur les pédales et cadence. Chouette un chiffre supérieur à 50, je me permets même de remonter sur certains mecs. On arrive à Passy et après une petite grimpette toute courte, presque un faut plat montant, on attaque la descente, la vraie. Repérée la veille, elle doit passer à bloc. Je me fais plaisir, trajecte, effleure parfois les freins et relance. Là au moins je vais pas perdre trop de temps sur ma chérie. Par contre je perds la vue de l’œil droit. Ma lentille décide de visiter la région. Résultat fin de la descente d’un œil.


Retour sur le plat, et hop on tourne les jambes, un peu plus de 40 sur le plat, il a bon dos de le vent.

Retour vers la cascade de Chedde, comme l’impression que j’ai un peu moins de jambes . Enfin je peux admirer la tête de course qui part vers le parc, ça roule et c’est beau.
Je pioche dans la poche magique et trouve un truc à machouiller.

La bosse pour la cascade de Chedde, pas possible, les orgas sont trop fort ils ont augmenté l’inclinaison entre les deux boucles, et là j’annonce officiellement ma non participation à l’embruman
. Enfin tout manière faut passer par le haut pour finir. Je remonte sur une miss des aligator qui en bave et monte en zig zag. Remonter c’est vite dit il me faudra bien 5’ pour faire les 15 mètres qui nous séparent et pour éviter d’être dans sa roue, je suis obligé de zigzaguer. Enfin à nous deux ça fait du tricot. Donc pour 2010 je prends une licence à la FFTri (fédération française de tricot). La miss veut même me lancer un défi dans cette discipline.
En parlant de miss je repense aux paroles de ma chérie 12km/h dans la bosse, un œil sur le compter à 5km/h près c’est ça
. 7km/h ça passe aussi.
Deuxième ravito, là on a le droit à la douche.
Puis redescente, je roule sans voir personne.
Puis sur la plat ma deuxième lentille décide de visiter la vallée de l’Arve,
maintenant c’est en mode aveugle pour finir le vélo. Je me fait déposser par une miss et réalise que le négative split c’est pas ça.


Virage pour quitter les boucles et rentrer vers le parc. La veille ma chérie m’a expliqué comment trouver une meilleur rendement sur la route et j’applique. Petit saut pour éviter un trou. Finalement le VTT ça sert. Passage des ronds points puis pont au dessus de la voie ferrée, scotché le petit thunder. Pourtant c’est pas un mur.


Après le pont à une épingle à 180, repéré ela veille, j’ai une idée sur comment trajecter. Dans mon dos quelques voitures. En face les voitures sont arrêtées je prend large pour basculer et la bagnole de derrière veut me passer par la droite, coup de patin, signe paniqué des signaleurs et finalement le conducteur réalise que ça passe pas. Ouf j’ai senti le souffle du moteur.
  Du coup ma belle trajectoire c’est soldé par un virage pris à 7km/h du coup relance puis s’aplatir pour offrir le moins de prise au vent. J’aperçois quand même ma chérie, bien accompagnée par un peloton de coureurs étrange comme les triathlères peuvent être serviable avec les petites minettes  . Petits encouragements et direction le parc. A cet instant sauf grosse défaillance je sais que je ne reviendrais pas sur elle pendant la course à pied. Sans compter que je sens mon pied droit engourdi dans la chaussure. Enfin je m’hydrate et on arrive sur le parking. Finalement on accède directement à l’aire de transition. Du coup je saute plutôt que prévu du vélo avec les chaussures au pied.
Je quitte le vélo après 1h23minutes et 59 secondes. C’est bon j’ai rattrapé mon avance de la natation.


T2


Avec mes chaussures de vélo, je cours moins vite dans le parc, le temps d’enlever les chaussures de remettre les autres, prendre la casquette et le gel, puis en avant.

Ravito et je coupe mon chrono sur la course à pied après 3’10

Cap


Alors là normalement c’est mon point fort. Normalement ça donne départ cross et ensuite on s’arrache la gueule. Ça c’est quand je suis en forme.

Aujourd’hui ça donne démarrage poussif et augmentation progressive de l’allure. Mes parents, puis belle maman m’encouragent. J’ai l’impression d’être en footing. J’ai les orteils qui font mal. Bon je passe en mode footing rapide toujours à moitié aveugle. Souvenir de l’époque où je faisais de l’ultra, un pied devant l’autre et la ligne arrivera bien quand elle arrivera.

Deuxième ravito vers le centre technique un verre de coca, marcher et relancer. Je gère ça comme un marathon. Sur les chemins, j’avance mais pas moyen d’allonger ou d’augmenter la cadence, je suis complètement bridé. Je me cale au mental pour rester debout et avancer même si je suis à l’ouest. Avancer juste avancer, pense à ce qui m’attend cette année. Tu peux avancer, suffit juste de mettre un pied devant l’autre. Un gars sur sa deuxième boucle me passe, on fait quelques relais face au vent. L’allure me va mais j’arrive pas à l’imprimer. Toujours aussi bridé et au profit d’un ravito je retrouve mon allure de vieille charrue.

Tour de lac, je ne vois rien, toujours à la ramasse, la première féminine passe et m’encourage, je lui glisse quelques mots. Un pied devant l’autre on retrouve finalement le parc, je prend mon chouchou et une bouteille d’eau, un pied devant l’autre essayer de lever les pieds et avancer. Encore des encouragements mais je suis plus en état pour déconner. Mais je remonte quand même un peu. Je repense à ce que dit Bruno Heubi sur la TG, remonter doucement sans forcer l’allure, j’ai des coureurs en visu mais remonter sur eux se fait à l’allure d’un escargot sur un lac de sel.
Retour au ravito du centre technique et hop un coca, mais c’est qu’on me remonte par l’arrière ? Là c’est vraiment pas normal. J’arrête de m’écouter et relance. Merdum, creuser l’écart, j’impose ma cadence. C’est pas du grand thunder, mais je ne subis déjà moins, la cheville m’envoie un signal, on coupe l’alarme sonore et on continue à creuser l’écart, rien lâcher. Finalement je creuse l’écart et revient même sur un gars, du coup je passe en mode attaque, je vais chercher le gars devant. Ravito pris à la volée cette fois ci je bois doucement mais conscient que j’ai besoin du liquide, je fais passer progressivement les gorgées. J’avance, même si je vois rien j’avance. Mètres après mètres je reviens sur le gars de devant. Puis le passe, je continue sur les rives du lac en essayant de creuser le trou ne voyant personne devant. Tient une autre alarme sonnore, crampe dans la vasque interne droit, c’est noté je pousse pas trop et cherche le point maxi sans aller à la rupture. J’avance, me sert des bras et finalement augmente encore le tempo pour passer la ligne.
Fin de cap chrono officiel 52’54 temps total 2h52’48 pour une 106 ème place sur 138
Un bon chrono digne du running backside team.


L’après course


Rendre la puce, rallumer les signaux sonores et réaliser toutes les douleurs. Puis se jetter au ravito et enfin retrouver sa chérie qui finit 15’ avant, retrouver nos familles et puis savourer ces instants à 6 car les prochains seront pas avant de longs mois.

Comme prévu ce tri fut une vraie boucherie,
mais bon c’est pas en coupant l’entrainement 2 mois avant qu’on arrive prêt, le jour J. Sinon pour la première fois du plaisir en natation et le reste il a fallut gérer. Maintenant il va falloir ranger toutes les belles images de la course et se préparer à gambader dans la lande bretonne. Malgré tout l’été prochain, je serais plus en forme et j’espère pouvoir me faire plaisir en tri sans subir 2 des 3 sports et bien sûr reprendre le travail en cap.
Au niveau de l’organisation comme tous les ans c’est toujours aussi bien géré, le parcours toujours aussi beau, bien flêché et sécurisé. Sans compter les nombreux ravito.
Par contre je suis surpris, j’ai pas du avoir le même briefing que certains concurrents car entre les coupes en natation et les pertes de gel…

9 commentaires

Commentaire de Fimbur posté le 02-09-2009 à 21:18:00

Ben même pas prêt, ça reste toujours du grand Thunder dans les faits et dans le texte.
Merci pour ton récit
Fimbur

Commentaire de LtBlueb posté le 02-09-2009 à 21:23:00

sympa ces récits de triathlon. merci & bravo à toi !

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 02-09-2009 à 22:55:00

Aaah, ça donne envie !!!
Tu seras à Aiguebelette dimanche ? Ou Aix les Bains le weekend d'après ? On tourne à peu près dans les mêmes temps !

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 03-09-2009 à 07:45:00

Ben, c'était Passy dur ! L'esthéticienne, c'était pour faire le maillot ?

Commentaire de hemerodrome posté le 03-09-2009 à 09:35:00

Excellent Mathieu,
un régal, vive le Triathlon lol

Bertrand

Commentaire de le_kéké posté le 04-09-2009 à 17:14:00

Sympa le récit du pôvre étudiant tri-athlète qui doit malheureusement écrire ses mémoires plutôt que de s'entrainer.
Encore une bonne tranche de vie que la lecture de ce CR qui donne à chaque fois envie de s'y mettre.
(et puis malheureusement il y a toujours un truc qui t'empêche de faire du sport ou ce que tu veux et quand c'est pas les études c'est les gosses ou la flemme - avec ou sans l)

Commentaire de vial posté le 06-09-2009 à 22:42:00

T'as pas encore fini avec ces p... de mémoires? Chaque fois que ça patauge c'est la faute aux mémoires. toi C'est pas Alzheimer, c'est l'inverse: trop de mémoires!!
bon un récit sympa dans l'adversité du triatlhon
michel

Commentaire de Matov posté le 07-09-2009 à 19:25:00

t'as fini l'"ultra" qu'a été le mémoire pour enchaîner avec un triathlon, non mais tu serais pas un peu fou dans la tête??
Je te tire un grand coup de chapeau pour l'homme endurant que tu es, sachant que ça te servira bien pour ce qui t'attends cette année! Bon courage à toi!

Commentaire de l'ourson posté le 22-12-2009 à 23:17:00

Ah.. enfin quelques nouvelles de Thunder :-) Félicitations pour ce 1er CD bouclé avec un zouli chrono quand même vue ta prépa light ;-)
Au plaisir de te croiser à nouveau, ... à Embrun 2010 par exemple ;-)))

L'Ourson_kia_pris_une_licence_FFTri_pour_payer_moins_cher_le_CD_Embrun2010_et_autres_chtis_tris_de_prépa_;-)

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