Récit de la course : La Val'Lyonnaise - 26 km 2011, par tidgi

L'auteur : tidgi

La course : La Val'Lyonnaise - 26 km

Date : 23/10/2011

Lieu : Vaugneray (Rhône)

Affichage : 537 vues

Distance : 26km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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La descente de trop ?


Cette année, c'est la 10 édition de la Val Lyonnaise... et ma 5° participation.
Une course que j'apprécie beaucoup et qui, avec le Trail de l'Arbresle, m'avait fait découvrir la course nature il y a quelques années.

Comme à chaque fois, l'organisation est aux petits soins avec les coureurs : un sac avec quelques spécialités locales, une entrée au centre nautique pour se délasser après la course et la fameuse pasta party. Pour cette édition anniversaire, nous aurons droit à un boeuf à la broche.

 

De plus, en même temps se joue la finale de la coupe du monde de rugby à partir de 10h : Nouvelle Zélande-France à Auckland. J'aurais donc France Info dans les oreilles pour suivre la rencontre, et je l'espère, vibrer avec les supporters.

Comme l'an dernier, j'arrive ici 3 semaines après le marathon de Lyon, mais avec une CCC dans les pattes.
Ceci dit, j'espère bien améliorer mon temps de l'an dernier (qui est le meilleur sur toutes les éditions courues). Autant dire qu'il faudra bien gérer la grande montée (sur un peu plus de 7km) avant de se lacher (?) dans la descente.


Nous sommes plusieurs du club à se retrouver sur place.
Une météo splendide
nous accompagne, avec cependant de petites gelées matinales dans les Monts du Lyonnais, du blanc dans les champs.

L'échauffement est alors plutôt difficile, j'ai du mal à me réchauffer et me préparer pour la course . 20 minutes après, çà va mieux, ouf !

Je rejoins la ligne de départ et retrouve Murielle, une amie.

A 9h, PAN ! Nous partons ensemble plutôt vers le début du peloton.
Attention à ne pas se griller dans les premières montées car çà va déjà vite...


Je laisse Murielle en haut de la 1° montée et continue sur ma lancée...L'échauffement m'a fait du bien car je retrouve l'envie que je n'avais pas tout à l'heure.

Je cours en musique pour l'instant.


Je ne viens pas souvent courir par ici, mais j'ai l'impression de connaitre chaque kilomètre. En 5 éditions, l'aspect "découverte" est forcément bien moins présent. Mais les petites montées successives sont toujours aussi sournoises...


Je chemine à présent avec la 1° féminine, accompagnée de 2 coureurs.
L'ayant dépassée avant le 1° ravito (5° km), elle repasse devant alors que je prends le temps de prendre une orange... (trop) fraiche.
..

Nous attaquons les 2 derniers kilomètres de montée avant d'atteindre le point culminant du parcours.
Je suis la féminine à distance, elle a plutôt l'air facile.

Nous dépassons quelques concurrents en train de chercher leur souffle.


Enfin ! Je passe le "sommet" en 40 minutes environ.



Allez, il ne faut pas trainer et je relance sur la partie plate, avant de "plonger" vers Pollionnay.
Je sens que j'ai forcé un peu car je n'ai pas envie de me lacher comme j'ai pu le faire il y a 2 ou 3 ans, afin d'en garder pour la fin du parcours.

Ceci dit je dépasse quelques coureurs (et la 1° féminine) en "volant" entre les grosses pierres : attention aux chevilles et à mon genou !

Une grande partie de bitume maintenant dans cette descente : aîe, je sens une douleur "connue". La tendinite au niveau du genou serait-elle en train de se réveiller ?

Je ralentis un peu l'allure, espérant que la douleur s'estompera (j'ai déjà vécu çà dans certaines courses cette année). J'essaie ainsi de ne pas dramatiser...



Je passe le km 12 en 1h : mieux que l'an dernier.
Jusqu'ici je suis dans les temps d'un chrono. Mais je sais aussi que cette douleur latente peut me jouer des tours.

Et... C'est un peu ce qui va se produire au fil des kilomètres...

Je vais ainsi perdre les bénéfices d'une montée régulière sur le reste du parcours : les descentes sont plus douloureuses, un manque de pêche dans les quelques montées, et puis surtout un mental qui, curieusement, s'effondre (en rugby la France est alors menée 5-0 par la NZ).

A Pollionay (km 15), je laisse filer la 1° féminine et ses 2 accompagnants.

Après le ravito, j'essaie de relancer dans une nouvelle descente. Mais la douleur est là et m'oblige à ne pas forcer.

Les km suivants seront ponctués de dépassements successifs de concurrents, sans que je puisse "prendre le train".
Certes il y a surement dans ceux qui me dépassent des "15 km" mais quand même. C'est pas bien bon pour le mental çà...

Au 18°km, la 2° féminine me passe. Puis la 3°.

200m après le 4° ravito, se trouve un ravito spécial promeneurs (en plus des 2 formats de course, un format rando était organisé) : j'ai presque envie de m'y arrêter.
Quand le mental n'a pas envie de suivre...

Au 20°km, nous nous engageons dans un monotrace en descente, j'essaie de garder le rythme sous la pression de ceux qui me doublent. Puis le fameux mur du 22°km.

Murielle, que j'avais laissé au 2° km, arrive à ma hauteur et me dépasse. Nous marchons tous les 2 dans la montée.
Je décide de la suivre afin de me relancer. Nous traversons Grézieu, puis le stade où je prend alors le relais.
Reboosté visiblement puisque je sais qu'il ne reste que du plat, j'ai accéléré. Je laisse pourtant Murielle revenir à ma hauteur. On va finir ensemble ?


Pendant ce temps, en NZ, la France est alors menée 8 à 0...

Nous faisons les 2 derniers km à une allure plutôt soutenue pour moi. La douleur est présente mais je tiens le rythme sur cette portion qui n'en finit pas.


Essai transformé des Français ! Ca fait 8 à 7 !

 

Nous passons la ligne tous les 2 en 2h06'50''. 3 minutes de plus que l'an dernier...

Je retrouve mon club, dont certains ont fait moins de 2h (bravo ! Là c'est du costaud. Un rêve ).



Après l'effort, le réconfort : avec la traditionnel pasta party avec boeuf à la broche puis le petit tour au centre nautique pour se délasser (j'en profiterai pour faire quelques étirements bienvenus).

 

 

Au final, cette 5° participation me laisse un gout amer.
Une bonne gestion de la montée, puis cette grande descente... la descente de trop avec cette TFL qui visiblement ne me laisse pas tranquille et jalonne cette année 2011...

C'est donc une réelle inquiétude en vue de l'échéance de fin de saison avec la LyonSainteLyon dans 6 semaines.
La prépa sera donc plutôt light (mais çà je sais faire... des "non-prépa").

En tout cas du repos sera le bienvenu.

Et çà commence par l'impasse sur le Trail du Bouton d'Or à Ahuy(21) le dimanche d'après, course que je pensais faire encore 2 heures avant. Je verrai pour Toussieux dans 2 semaines...

 

Chose curieuse : serait-ce un penchant plus fort vers le trail mais j'ai eu l'impression d'avoir eu plus de bitume cette année, alors que le parcours est pourtant inchangé par rapport aux années précédentes ???

Merci aussi à Murielle de m'avoir permis de me relancer sur la fin, et bravo pour sa 4° place.

 

Rien à dire pour l'événement, la Val Lyonnaise reste une valeur sure dans la région.
Bravo !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 commentaires

Commentaire de Arclusaz posté le 28-10-2011 à 09:32:49

Bravo : je trouve que tu as fait une très belle course.

Et si tu es un peu déçu, dis toi que tu as passé une meilleure matinée que le boeuf !

Commentaire de totoro posté le 28-10-2011 à 17:39:24

Merci pour ton récit de cette grande classique rhodanienne !

Fait attention à ton genou. Effectivement, il y a beaucoup de bitume et sur la seconde moitié de la course, ça peut tabasser dur sur les articulations ! Je suis encore une fois bluffé par tes pulses, c'est fou comme tu montes super haut sur plus de 2h !

Commentaire de Jean-Phi posté le 29-10-2011 à 21:18:02

Bon, allez un peu de repos, quelques exercices pour le TFL (t'as testé ?) et tout ira mieux. Tu seras fin près pour la LSL. Et puis dis-toi qu'avec un marathon et une CCC dans les pattes, ton chrono est pas si mal !
A bientôt !

Commentaire de fulgurex posté le 30-10-2011 à 06:36:15

sacré tidgi! quand je pense que ta femme te laisse aller faire des courses sereinement et que toi, tu "suis les filles faciles dans les montées"!!!
Un chrono en dessous des 2 heures est à ta portée, dès que ton genou sera remis. Tu as raison de calmer le jeu, il faut te préserver pour ton objectif du mois prochain.
A bientôt sur nos terres dijonnaises.

Commentaire de sebmelalix posté le 01-11-2011 à 17:53:33

Belle course tout de même, car avec un genou douloureux c'est pas facile d'aborder cette descente qui est assez rude!!! et vu que la descente représente quasiment 70% de la course.....
On s'est forcément croisé, car j'ai couru pas loin d'un km dans la montée avec la 1ere féminine et ses 2 accompagnants (elle paraissait très pro et donnait de nombreux conseils à un de ses accompagnant) je les ai laissé juste après le ravito...
Encore Bravo et bonne récupération et préparation pour la STL
Seb

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