Récit de la course : Trail du Lac d'Annecy - Technica Maxi Race 2017, par ringo73

L'auteur : ringo73

La course : Trail du Lac d'Annecy - Technica Maxi Race

Date : 27/5/2017

Lieu : Annecy (Haute-Savoie)

Affichage : 448 vues

Distance : 83km

Matos : New Balance Hierro V2

Objectif : Terminer

8 commentaires

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Un rêve éveillé…

Tout a commencé début janvier 2017, la préparation en fait, avec une sortie dans le Semnoz (comme un symbole, lieu de la première difficulté de la maxi race) accompagné de Philippe, Yo et Olivier. Et ce jour-là je suis à la rue… il y a du boulot !

Premier entrainement après 15 jours de grippe qui marque le début de 4 mois et demi de prépa qui doit m’emmener en forme le samedi 27 Mai pour la Maxi Race.

Cette course ça fait un moment que je l’ai dans la tête et qu’elle me fait rêver, alors oui niveau parcours, monde au départ…etc. il y aura toujours des gens pour critiquer mais pour moi c’est un objectif car à domicile avec amis, famille au bord du parcours.

Puis avec cette course j’augmente encore un peu les kilomètres et le dénivelé max jamais effectué.

Bref après une préparation sérieuse et assez intense (fractionné hivernal sur piste, fractionné en cote, skating et des sorties trail (35000m de D+) c’est motivé mais quand même flippé que je prépare mes affaires la veille de la course !

Philippe passe la veille au soir chez moi pour faire le point sur mon matos et mes ravitaillements car j’aurai le luxe de l’avoir pour me faire l’assistance !!! Ça rigole pas je me dois d’être à la hauteur avec des conditions d’une team pro !

Et quand je vous dis des conditions de pro je n’exagère même pas, il tient même à m’emmener au départ très matinal… ! Pas moyen de le faire changer d’avis… c’est donc à 4h20 le lendemain qu’il se gare en bas de chez moi et charge même mes affaires dans le coffre pendant que je fais mes lacets ! :-D

On arrive au départ tranquillement et Philippe m’accompagne sur la ligne et en profite déjà pour me photographier.

Je découvre que je vais être placé pas mal devant au niveau des sas de départ calculés avec le cote Itra de chaque coureur… dans le deuxième sas il me semble alors qu’il doit en avoir presque 10… là c’est sur ça va pas bouchonner au départ mais va falloir faire attention à pas partir a 15km/h sur le plat !

Bon, je file me mettre en place après avoir échangé un regard avec mon coach du jour et il en profite pour me lancer un « allez au bout aujourd’hui Yannick ! » pendant que nous nous tapons dans la main. A ce moment-là je commence à avoir quelques certitudes car je suis ultra motivé alors que quelques jours avant Luisa me demandait si j’avais peur de ne pas aller au bout de cette course en voyant mes peurs au quotidien…

Un Semnoz tout en douceur

 

Superbe ambiance au départ avec toutes nos frontales allumées, puis les fumigènes rouges le l’organisation. Le départ est donné et je me plonge tout de suite dans ma course, les 2 premiers kilos se font à 11 puis 12km/h pour moi. Ça va je suis raisonnable, pas de quoi se mettre dans le rouge car il y en 83 des kilomètres au programme aujourd’hui !

Puis nous attaquons le Semnoz, Je connais et je sais qu’à l’entrainement ça passe en courant car c’est long mais pas raide. Mais aujourd’hui j’aurai le temps de produire mon effort c’est donc tranquillement que je monte en alternant course et marche. Mon roadbook que j’ai fait pour finir en 15h me prévoit un passage au sommet du Semnoz en 3h15. Je sais que c’est beaucoup mais je préfère avoir de l’avance au début et gérer après.

Les kilomètres défilent bien et pas loin du sommet après déjà 1200m de D+ je m’aperçois que ça respire déjà fort autour de moi, alors que mon souffle reste tranquille et que les jambes sont en super formes ! C’est donc juste en un peu plus de 2h30 que j’arrive frais au Semnoz ou je vois Pipo et Ufo venu m’encourager et me faire une ola ! J Quel plaisir que les amis soient là aussi tôt le matin ! Ca donne la pêche et ça rappelle au passage que c’est pas une petite course que je suis en train de faire !

Je retrouve Philippe à l’entrée de la zone d’assistance, le top : échange de flasks (car les nouvelles sont déjà pleines, plus qu’à les mettre dans le sac !

On échange quelques mots, et je lui dis que j’ai des jambes de folies ! Juste le ventre un peu brassé quand je cours (et pas quand je marche) mais rien de bien méchant. Je continue jusqu’au ravito pour manger des bananes ou je croise Yo qui lui est sur la XL race ! Sympa de s’être croisé !

Je repars non sans faire demi-tour car j’ai oublié mes lunettes de soleil dans le sac que j’ai donné à Philippe et vu le soleil annoncé, elles vont m’être utiles !

La suite du parcours c’est la descente vers Saint Eustache. Là il y a du monde car certains concurrents de la XL race nous ont rattrapé et pas mal de relais également.

Je me mets dans mon rythme et ne fais pas cette descente à fond. Sur la fin de celle-ci je commence à me lâcher et augmenter le rythme car les sensations sont franchement bonnes.

On arrive au point d’eau de Saint Eustache ou je retrouve Philippe venu à ma rencontre et faire quelques foulées avec moi. Romain est là aussi qui a fait le premier relai jusqu’au Semnoz et qui suit désormais son équipe. Les encouragements font du bien et je leur dis que tout va bien et que je suis frais mais que je leur dirai surement pas ça dans quelques heures.

 

Le col de la cochette « au  train »

 

La suite du programme c’est le col de la cochette je quitte le point d’eau en courant vers celui-ci sous les encouragements de Philipe et Romain.

Le début est bien boueux mais pas trop dur et la seconde partie marque le début des grosses pentes de la course.

Je me mets en mode marche soutenue avec les mains sur les cuisses (j’ai décidé de ne récupérer les bâtons qu’a Doussard) dans les pas d’autres concurrents. Là encore il y a pas mal de monde entres les représentants des différentes courses mais cela ne me gêne en rien mon rythme non fou mais pas mal efficace. Peu de souvenir de cette montée si ce n’est qu’elle passe bien malgré ça difficulté et arrivé au col on enchaine sur quelques mètres de d+ sur les crêtes avant de plonger dans une descente que je connais (pour lavoir faite en montée).

Je sais qu’elle va être raide avec des passages à 30%, j’appréhende pour mes cuisses et mes genoux et finalement je me lâche je suis bien, c’est technique, je double pas mal, j’enchaîne les petits « sauts » etc… le bonheur quoi ! J’arrive sur le bitume au lieu-dit les maisons ou Philippe m’attends téléphone à la main pour me photographier ! Et nous courons encore quelques foulées ensemble, que ça fait du bien d’entendre ses encouragements ! J’échange mon buff contre une casquette (oui je sais c’est pas bien… ce n’est pas une zone d’assistance !). Il m’indique que je suis 190eme alors que j’étais 230 au Semnoz… Waouh je double pas mal en fait… !Moi qui pense finir aux alentours des 250/300 premiers vu mon objectif de temps…

Je repars encore avec Philippe et Romain et on se fait un petit selfie avant de m’éloigner. D’ici il reste un petit morceau de D+ avant d’arriver au deuxième ravitaillent de Doussard ou je sais que je verrai Luisa ! Dans ces moments-là je ne pense plus qu’à ça ! Point par point, step by step, et là au prochain il y a la femme de ma vie et ses mots pour me motiver !

J’enchaine course et marche dans le taillefer suivant la pente et je me rends compte que j’arrive facilement a relancé en courant quand ça monte raisonnablement alors que j’ai 40 kilomètres dans es guiboles ! Que ça fait du bien au moral !

Nous retrouvons enfin le bitume pour deux bons kilomètres de plat sous le soleil…  Et là il fait chaud, c’est une évidence comme si avant je n’avais pas fait attention… Moi qui d’habitude aime bien ses transitions de plats ou on peut courir et faire une pause avec le dénivelé positif comme négatif là ce n’est pas mon moment…

J’arrive au ravito ou je retrouve Philippe mais aussi Ufo venu avec Caro et les enfants ! C’est cool, je discute un peu en me ravitaillant, Philippe me dit de manger… Il a raison car pour le moment j’ai mangé deux bout de barres énergétiques seulement et quand même une petite flask entière de mon gel maison ! Je passe dans le gymnase ou je mange encore des bananes (mes meilleurs amies contre les crampes) et je sors retrouver Luisa qui est là avec Yoyo et Vaness.

Et la Luisa voit ma tête… moi-même je comprends pas pourquoi en une fraction de seconde le moral est plus la… Elle me dit : « qu’est-ce qui a ? Tu as vu ton temps ? Tu as une heure et demie d’avance sur tes prévisions… ! ». Je réponds que je sais mais que la chaleur vient de me mettre un coup sur la tête ! Sa réponse ne se fait pas attendre : « Allez chéri tu as fait pire que ça ! A la montagn’hard il faisait 35degrés ! ». Elle a raison, ses mots font mouche ! Je sais que la suite va être dure et que finalement cette course elle commence ici à Doussard. Philippe,  Ju et Caro nous rejoignent, j’en profite pour récupérer mes bâtons et ma musique pour me remotiver un peu. Je plaisante en reprenant la route en leur disant « ce n’est pas le tout mais j’ai encore 40 bornes à faire moi ! ». Un dernier petit volteface pour faire un bisou porte bonheur à ma chérie et me voilà reparti direction le col de la Forclaz.

 

On dégaine les bâtons dans la Forclaz, Chalet de l’Aulp et Roc Lancrenaz

 

Cette partie je la connais jusqu’au col car je l’ai faite  a l’entrainement il y a deux ans. Je sais qu’on va être à l’ombre et c’est une bonne nouvelle vu la montée du mercure ! Par contre dans mes souvenirs c’était plus roulant ! Je passe vite en mode marche active appuyé par mes bâtons, je trouve cette montée longue, je m’écarte   sans arrêt pour laisser passer des concurrents… Bon c’est trompeur car ce sont souvent des relais qui ont attaqué leur périple à Doussard, donc ça court pour ce qui les concernent !

Après avoir regardé défilé péniblement le dénivelé sur ma montre nous sortons des bois et débarquons au col dans une ambiance de folie ! Les spectateurs sont la avec des cloches et ça encourage et bien sûr Philippe et Romain hurlent allez Yannick !!! Je trottine avec Philippe en retrouvant la route et là je ne suis plus aussi frais, je lui dis que j’en bave, qu’il fait chaud et que j’avance plus beaucoup… Mais quand on a un coach de luxe 3 fois finisher de l’UTMB il sait trouver les mots… Il me dit d’y aller tranquille, de laisser passer l’orage (drôle d’expression vu la météo !) et que j’ai bien grimpé le col ! Si si il me l’assure ! Il m’explique le profil jusqu’au roc Lancrenaz. Il me rassure quand je lui dis que la montée de ce dernier est dure en me disant oui c’est difficile mais ça dure pas longtemps ! Je m’éloigne à nouveau sous ses encouragements !

Il a raison je dois laisser passer l’orage… Je savais que je n’allais pas faire 80kms sans peine ! Je décide au même moment d’arrêter la musique que j’ai dans les oreilles, aujourd’hui elle ne me fait pas de bien, même si c’est dur j’ai envie de ne penser qu’à ça, je vais serrer les dents parce que c’est « mon rêve » cette maxi race !

Je retrouve  une forme correcte dans la montée jusqu’au chalet de l’aulp et dans la petite descente qui suit. La suite c’est une autre histoire, d’abord le col des nantets (ca va…) puis de là le roc Lancrenaz, c’est une sacré pente, on est en plein soleil… Je n’avance pas bien vite mais au final hormis les relais je m’aperçois que les « adversaires direct » avec le même dossard que moi ne progressent pas vite non plus. Elles sont loin les jambes de folie du Semnoz mais en même temps j’ai plus de 55kms au compteur déjà sans parler des 3500 de d+ !

Les encouragements des bénévoles au sommet font la encore beaucoup de bien ! Il faut maintenant basculer dans une longue descente jusqu’à Menthon. Je sais que ça sera raide et casse pate et pas forcément ludique… Au début de celle-ci je fais une pause au bord du sentier pour faire un coucou à ma maman venue randonner avec mon père dans le coin pour me voir passer ! Mais mon avance sur mes temps de passage prévu vont faire que mon père est encore sur un sommet à jouer au chamois ! Tant pis, je dis à ma mère qu’on se voit à l’arrivée et je file dans cette horrible descente !

La fin de la première partie de celle-ci est marquée par l’arrivée au point d’eau de Villard dessus, ou bien évidement encore une fois Philippe vient à ma rencontre en courant.

Il le dit qu’il s’attendait à me voir bien plus « marqué » que ça, et qu’il me trouve bien. Je fais le plein des flasks et je repars pour Menthon ou je suis impatient d’arriver sous les encouragements de deviné qui ??? Philippe et Romain qui crient encore dans mon dos… Je suis obligé de courir dans ses conditions la !

J’arrive rapidement à Menthon Saint Bernard ou il y a beaucoup de bruit entre les spectateurs et les bénévoles, quelle ambiance ! On commence à se rendre compte d’où on est et de ce qu’on a fait aux regards de certaines personnes !

Je passe par le ravito ou je fais le plein d’eau et mange mes fidèles bananes ! Allez un peu de folie même du fromage et du chocolat ! Enfin ce qui me donne envie car il me reste un bon morceau alors il me faudra de l’énergie !

Je ressors du ravito en cherchant Philippe… Je ne le vois pas… Mince il a ma flask avec ma boisson énergétique ! Je l’appelle au tel deux fois sans réponses mais je l’entends m’appeler juste dans mon dos ! Dernier mots échangé, je m’hydrate une dernière fois avec ma gourde et me retourne pour lui dire « regarde bien ma tête parce que la prochaine fois que tu la verras j’aurai une gueule de fnisher ! » :-D

Un Veyrier au mental…

Je repars sur le bitume en courant, puis attaque le chemin pour monter au château en marchant. Je sors mon téléphone pour appeler mon père et le prévenir de mon évolution afin qu’il ne rate pas mon arrivée mais pas de réponse ! Alors j’appelle Luisa car je me rends compte de ce que je suis en train de réaliser, je vais aller au bout, j’ai besoin de lui dire, de l’entendre… Elle décroche et me dit tout de suite : « c’est super chéri, t’as vu tes temps !!! Tu étais 128eme à Menthon ! ». J’en reviens pas… nous discutons deux minutes, je suis ému, je sens la fierté dans sa voix, elle me dit qu’elle se dépêche d’aller a l’arrivée car elle ne veut pas me rater… Je lui dis qu’elle a un peu de temps car je dois monter au Veyrier et que c’est corsé !

Le Veyrier je le connais par cœur mais pas de ce côté-là…  Je connais uniquement la fin depuis le col des contrebandiers. Pour y aller vu le profil ce n’est pas des pentes énormes, et bien le profil est faux ! Ou le bonhomme est trop fatigué car c’est dur… les mètres de dénivelé défilent lentement, dans un passage raide je m’arrête quelques secondes en m’appuyant sur les bâtons… ! Et dire qu’après le col la toute fin de l’ascension est particulièrement difficile… aie aie aie… j’avance comme un robot (enfin un robot lent…).

Puis enfin première petite délivrance : une petite descente qui doit nous amener au col ! Et la surprise : Philippe ! Je cours en disant : « mais il est partout cet homme-là ! ».

Passage sur la route en marchant avec Philippe et Romain à mes côtés ! Je remplis une flask au point d’eau supplémentaire ajouté au col (super initiative de l’orga) et reprends le chemin en direction du Mont Baron sous les hurlements de Philippe dans mon dos qui me dit allez lâche pas Yannick, c’est la fin !

Finalement cette portion comme je connais et je sais que c’est raide et bien elle ne passe pas trop mal, je vois se rapprocher le sommet… Le plus dur ça sera les crêtes depuis la table d’orientation jusqu’au Mont Baron ou il y a des petits « coups de culs » ou il faut lever les jambes pour passer de rocher en rochers !!!

Me voilà au Mont baron, une bénévole bipe mon dossard, je m’arrête pour ranger mes bâtons car je veux avoir les mains libre pour cette descente que je connais sur le bout des doigts ! Une concurrente me demande si c’est technique. Je réponds que oui un peu mais que ça va ! Je sais pas si je suis objectif comme je connais ou alors qu’à ce moment-là, vu mon chrono je veux la manger cette descente car je viens de comprendre que j’allais faire moins de 14h… !!! Moi qui d’habitude temporise et réponds souvent non quand on me demande si je veux passer dans les descentes là j’ai toujours dis oui je veux ben ! Je vais gagner 9 places dans cette descente et surtout moi qui en avait peur avec presque 80kms dans les jambes, je vais y prendre un plaisir fou !

La deuxième partie de la descente depuis Pré Vernet jusqu’au lac c’est un bonheur, ces virages à 180 degrés ou on s’agrippe a l’arbre pour tourner ! Je reste malgré tout vigilant jusqu’au bitume car il y a un mois et demi, j’ai failli laisser tous les objectifs de ma saison et même bien plus après une chute impressionnante ou je m’en suis bien sorti !

C’est juste avant le bitume que je croise mon père qui m’encourage, je sers un point rageur dans sa direction, je comprends que c’est gagné… je double encore deux concurrents juste avant le plat. Me voilà au bord du lac sur les pontons en bois au milieu des gens venu profiter du beau temps, il faut presque slalomer (ce qui m’agace un peu).

J’ai cette sensation étrange de vouloir finir vite et de vouloir que ça dure, ces instants d’euphorie, la gorge qui se sert… ca y est les barrières pour rentrer dans le maxi village, seul dans le dernier virage j’hurle de joie. Puis la dernière ligne droite, j’enlève mes lunettes je veux bien voir ce qi m’entoure, je chercher mes proches (que je ne verrai pas, pourtant ils étaient tous là au niveau de la ligne).

Je saute le plus haut possible pour faire un « joyeux », et saute à grande enjambée sur cette passerelle d’arrivée recouverte d’un tapis rouge tout en hurlant une nouvelle fois un grand « YESSSSSSS !!!! ». La troisième féminine du 110kms se retourne en se demandant ce qu’il se passe, je me rends compte que le speaker parle d’elle au micro alors pas a l’aise je dégage cette ligne d’arrivée moi qui aurait tant aimé embrasser ce tapis rouge a genou et regarder mes proches, échanger ce moment-là par un regard. Ça sera mon seul regret, l’euphorie m’a fait finir cette dernière ligne droite bien trop vite alors que j’aurais presque du passer au ralenti pour comprendre et faire durer un peu l’éphémère…

Temps final 13h34 et 106eme… Je suis heureux, comblé… ! Un rêve éveillé…

Je retrouve Luisa et les yeux qu’elle porte sur moi ne sont pas loin de me faire craquer…

Puis ils sont tous là, Pipo, Ufo, mes parents, Céline la femme de Philippe et bien sûr Philippe que je vois pour la 10eme fois de la journée !!! Tu n’as cessé de  m’encourager, tu as trouvé les bons mots, alors bien sûr c’est moi qui ai couru mais c’est aussi grâce à toi ! Ma maxi race c’est aussi un peu la tienne ! Merci mon coach, mon assistant, mon binôme, mon poto !!!

Et encore une fois merci à ma femme adorée, sentir que tu es fière de moi est ma plus grande source d’inspiration, de motivation… Parce que si j’en ai rêvé de cette Maxi race (et j’en ai trop parlé…) avant tout le rêve c’est la vie tous les jours avec toi… 

8 commentaires

Commentaire de Philippe8474 posté le 08-06-2017 à 08:53:48

J'en ai encore les frissons en lisant ces lignes! Merci pour cette très belle journée!
Enjoy my friend!!!!

Commentaire de ringo73 posté le 08-06-2017 à 21:54:25

Et dire que dans 3 semaines on se fait 3 super belles journées ! ;)

Commentaire de JuCB posté le 08-06-2017 à 13:32:11

Un joli rêve éveillé !!!
Comme quoi, la Mandallaz est bon spot d'entraînement. ;-)
@++

Commentaire de ringo73 posté le 08-06-2017 à 21:55:44

Le Veyrier surtout cette année... J'ai moins abusé de la Mandall! Il fallait cumuler plus de D+ pour cette courssette! B

Commentaire de Khioube posté le 08-06-2017 à 14:57:15

Bravo pour ta course, une sacrée performance ! Un beau week-end, clairement...

Commentaire de ringo73 posté le 08-06-2017 à 21:56:11

Merci beaucoup. Oui un weekend parfait !

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 08-06-2017 à 21:17:46

Elle est belle l'histoire !!!

Commentaire de ringo73 posté le 08-06-2017 à 21:56:54

Pas vilaine en effet ;)
Un peu longue !

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