| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : Pasqui
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446 visiteur(s) ! Distance : 42.195 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| ...mon dernier marathon... | ||||
Le marathon de Toulouse :
Toulouse, ma ville étudiante. C’est en quelque sorte mon coup de cœur de l’année. Pour rien au monde, je ne voulais rater cet évènement. Et pour que ce marathon reste un souvenir longtemps graver dans mon cœur, j’ai voulu marquer le coup en réalisant un super chrono. D’après les commentaires, le parcours est assez roulant, propice à la performance.
Mon objectif, mon rêve :
Passer sous les 3 heures…
Mon entraînement :
Un entraînement sérieux est requis pour espérer passer sous cette barre mythique. Mais la fête, l'ambiance pendant la course, l'accomplissement de l'objectif fixé lors du franchissement de la ligne d'arrivée (c'est tellement magique!) valent bien quelques gouttes de sueur et un mal de jambes à l'entraînement..!
Entraînement type de la semaine :
- Lundi : fractionnées 6x2000m en 7’55 avec 3’45 de récupération. En fin de programme, je suis monté à 10x2000m en 7’55 avec 3’ de récup.
- Mardi : repos.
- Mercredi : footing lent 7-8km
- Jeudi : sorties longues 3h à 35km
- Vendredi : repos.
- Samedi : footing lent 7-8km
- Dimanche : footing un peu poil plus rapide 9-10km.
L’organisation :
IMPECCABLE ! Les organisateurs ont voulu marquer le coup pour ainsi assurer la réputation de ce marathon qui deviendra grand au fil des éditions ! Des ravitaillements astronomiques ! Un tous les 2,5 km, l’idéal ! 85000 bouteilles pour environ 3500 participants (3200 individuels+300 équipes relais) soit une moyenne de 25 bouteilles par coureur ! Je n’ai raté aucun ravito, donc j’en ai pris 16 ! Je suis impressionné de voir que j’ai bu environ 4 litres pdt la course ! Un super T-shirt de participation, un bon d’achat de 10 euros à Intersport. Un parcours intéressant, roulant sans compter quelques ptites montées par ci par là. Et les bénévoles et spectateurs accueillants qui encouragent tout du long !!
Ma course, mes espoirs :
6h00 je me lève. La nuit a été longue, couché à 22h et l’heure de sommeil supplémentaire a fait son effet. Mon rituel d’avant marathon commence : petit déjeuner classique avec du lait et des céréales, je me lave et prépare mon sac marathon. J’arme mes pieds de pansements un peu partout pour éviter les ampoules. J’hésite encore pour la tenue vestimentaire : débardeur ? en manches longues ? Il a l’air de faire beau dehors. Il annonce même des températures agréables, quelle chance ! Je décide alors de prendre plusieurs affaires de course, on verra bien sur place. Je suis enfin prêt ! Un ami s’est gentiment proposé pour m’accompagner à la navette de départ à 7h45. Merci ! Ca m’aurait embêté de faire 45min/1h de vélo juste avec le marathon. En attendant la navette, je sympathise avec un allemand qui ne comprend pas un mot français, on coupe ce silence en parlant un peu Anglais. La navette nous dépose devant la ligne de départ, il est 8h00. J’admire quelques minutes l’A380…le départ ne se fera pas « sous les ailes de l’A380 » comme il a été dit, mais c’est déjà pas mal ! J’apprécie le buffet de bienvenue avec tout ce dont on a besoin ! Bouteille, oranges… 8h30, je suis toujours habillé, j’ai fait un ptit tour d’horizon de la zone, et je m’apprête à regarder le départ des relais. 3 équipes se détachent considérablement de la masse dès le départ, bon vent et bon courage à tous.. !
Les minutes passent et étrangement, je ne stresse pas. Je suis complètement détendu. Je me dis que je n’ai rien à me reprocher, rien à ne regretter, j’ai l’impression d’avoir mis toutes les chances de mon côté avec les entraînements effectués.
Finalement, je m’habille avec le T-shirt offert par le marathon avec par-dessus un débardeur. J’ai la chance d’avoir un dossard préférentiel, j’arrive donc à bien me placer. Tous les meneurs d’allure sont devant moi.
5, 4, 3, 2, 1, go ! C’est parti ! On dévale rapidement la rocade de Toulouse. C’est une bonne idée, les ralentissements ont ainsi pu être évités. Je suis les deux meneurs d’allure à 3h00 (ballons violets). On passe les deux premiers kilo dans les temps : 8min30. Un ballon rouge se ballade parmi nous, c’est le 3h15. Il se fait engueuler car il va trop vite…! D’ailleurs nous aussi on va trop vite… On passe le 3ème kilo et 4ème en moins de 3min50. Tout le monde se plaint et demande aux meneurs d’allure de ralentir. Le 5ème kilo est passé en 20min, soit 1min20s d’avance sur les 3h. Au 7ème kilo, ma montre affiche 27min31s! Encore deux kilomètres rapides à raison de 3min45s le kilo! Les plaintes s'accentuent, mais les meneurs d'allure n'y prêtent pas trop attention. Le parcours était pour l’instant assez roulant, pas de difficultés apparentes.
Les kilos qui suivent sont un peu plus cassants : beaucoup de virages, beaucoup de trottoirs. Les meneurs d’allure s’amusent toujours autant à faire les yoyo, ce n’est pas super. 3min55, 4min20, 4min05, 4min25… On passera même un kilomètre en 3min40. Aux 15ème kilo, on a encore 1min40 d’avance sur les 3h. Un de meneurs d’allure commence à s’inquiéter car il a peur qu’on aille droit dans le mur (A ben c’est pas trop tôt ! Quelqu’un de censé !). Il nous propose donc de marcher 1min au ravito du 18ème kilo (A ça par contre, ce n’est pas très censé ! Autant garder maintenant ces secondes d’avance pour ralentir la cadence quand il le faudra…!)
On passe le semi en 1h29min. 1min d’avance. On est encore nombreux derrière les ballons violets. Mais des visages commencent à se figer. Je me fais un état des lieux : pas mal aux jambes, pas mal aux pieds, je suis super super bien !!!
On maintient l’allure pendant la fameuse montée après la Cité de l’Espace, toujours 1min d’avance. Le groupe commence à se disloquer. Je trouve une place idéale juste derrière un meneur d’allure. Les kilomètres passent, le parcours plat voire un peu descendant par moments nous permet de passer les kilos en 4min05 et 3min55s. On gagne ainsi encore une soixantaine de secondes.
Au 29ème kilo, je fais un autre état des lieux : un peu plus de 2min d’avance sur les 3h, pas mal au jambes, une ampoule qui apparaît à mon pied droit, en bref, je me sens super bien !!! Plus que 13 kilos ! J’y crois, j’y crois dur comme fer, je suis même euphorique…!
Mais le drame est bel et bien arrivé…. Un point de côté détruit tous mes espoirs… Je résiste pendant 1 kilo, je me concentre sur la respiration, mais rien n’y fait, ce malheureux point de côté ne veut pas partir…. Je me vois contraint de m’arrêter et marcher un peu plus d’une minute. Les ballons s’éloignent devant moi petit à petit…. Le point de côté disparaît et je repars ! Mais stupeur, les jambes sont maintenant lourdes ! Cette halte m’a complètement cassé, j’ai perdu mon rythme, cette cadence qui me faisait tant espérer…je n’arrive plus à avancer à 14km/h ! Le moral est au plus bas. Je m’arrête 3 fois pour marcher avant le Capitole (36ème kilo). Vers le 37ème kilo, au bord du canal du Midi, je croise Agnès et un autre kikoureur dont je ne connais pas le nom mais sa tête me disait quelque chose !! Je fais bonne mine, mais la motivation n’est plus là, je suis en plein désarroi, je m’obsède à essayer de comprendre pourquoi j’ai eu ce foutu point de côté, pourquoi…pourquoi … ?
Les derniers kilomètres sont pénibles, je m’arrête plus régulièrement, mais étrangement lorsque je cours je fais du 12 à l’heure alors que j’ai l’impression de ne pas avancer. Je passe la ligne d’arrivée en 3h14min02s, 251ème sur 2655 arrivants.
Extrêmement déçu… Déçu car je sentais que c’était complètemet à ma portée. Je m’étais réellement investi pendant les semaines d’entraînements. Déçu car même si le chrono indique 14min de plus que 3h, je sentais que physiquement je pouvais frôler cette barre…mais voilà…tout se joue sur un point de côté…..
Je suis conscient que beaucoup serait content de faire mon chrono, mais le fait de passer si proche du but et de s'être investi considérablement à l'entraînement m'empêche d'avaler la pilule...je n'arrive pas à relativiser.
A l’arrivée, je sympathise avec un gars, la quarantaine, qui pour son premier marathon le finit en 3h07, chapeau ! Et j’apprends aussi que son frère excellait dans la discipline : 29min et des poussières sur 10km, 2h14 sur marathon, moins de 7h sur 100km. Il avait été qualifié au championnat du monde à Athènes et a fini 2ème au Championnat de France sur 100km. Il s’est retiré de la compétition il y a peu.
Bilan :
Je vais éviter de vous dire encore que je suis déçu lol. Je pense que mon entraînement aurait été meilleur si lors de mes sorties longues, j’avais fait 30 à 45 min d’endurance active. Une fois de plus, je rate la barre des 3h, mais cette fois-ci je la sentais toute proche !! Tant pis.
Je décide maintenant de faire une pause de 5 ans environ et de ne plus m’afficher sur un marathon. Car, malgré son côté prestigieux, son enclin à l'admiration et tout le bonheur que ça procure, un marathon reste tout de même une aventure traumatisante pour le corps et étant jeune, je préfère dans un premier temps freiner les entraînements trop cassant (sorties longues...). Donc je pense me spécialiser sur des courses de 10km voire semi et améliorer ma vitesse. Si d’ailleurs quelqu’un peut m’aider à élaborer un plan d’entraînement sur 10km en moins de 35/36min, j’en serai ravi !!
Puis je pense que si je m’attaque à nouveau aux marathons dans quelques années, je serai plus mâture et pourrai (enfin !!) passer sous les 3h. Et une chose est sûr, je referai ce marathon, car il est vraiment super!
Et pourquoi pas ensuite des trails… ;)
Commentaires
J'espère bien pouvoir le faire un jour..;
5 ans sans marathon... Outch' c'est pas un peu trop ;-)
De plus, si je peux me le permettre, une sortie toutes les semaines de 3h c'est un peu trop, il faudrait en faire plus souvent et moins long.
Pour les meneurs d'allure, on leur lance souvent la pierre, mais cela arrive souvent (Paris, semi de Nice). Quand ils réalisent leur erreur, il est trop tard pour nous pôv coureur.
Allez bonne récup et à bientôt sous la barrière des 180'
Ah oui j'imagine ta déception, que d'entrainements, et un point de coté te fiche tout en l'air ...
T'inquiètes tu auras le temps de le battre ce record !
Donc on va pouvoir se tirer la bourre maintenant sur les petites distances, hehehe ...
Allez maintenant, l'objectif, les - de 38' ...
a bientot !
L'Ourson_aussi_à_Toulouse_et_déçu_également_;-)
Dur dur ta course. Cela n'en reste pas moins une belle perf, et je suis d'accord pour dire que 5 ans sans marathon c'est bien long.
Le prochain tu le décrocheras ton chrono, j'en suis sur !
bises
agnès
En tout cas, ce marathon a l'air très sympa. Pour les mêmes raisons que toi (étudiant à Toulouse), je sens que je me laisserai tenter dans un an ou plus ...
cr émouvant où on peut ressentir ta déception.
j'imagine ta colère face à ces heures d'entraînement, un petit point de côté dicte sa loi.
J'espère avoir l'occasion de te rencontrer sur un 10kms ds notre région
a bientôt
Moumie
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