Récit de la course : Trail du Petit Ballon 2008, par seapen

L'auteur : seapen

La course : Trail du Petit Ballon

Date : 16/3/2008

Lieu : Rouffach (Haut-Rhin)

Affichage : 974 vues

Distance : 45km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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Le petit ballon c'est du gros.

De petits tiraillements côté intérieur de la cheville droite, instantanés de sensation de brûlure, talon légérement douloureux au toucher. voilà ce qui occupe mes pensées durant la semaine qui suit La Pérouse à Plombières les dijon. course qui s'est très bien passée et qui ne m'a pas donné de soucis concernant ce pied droit.

Les jours suivants  je m'interesse aux calendrier. Un semi pas très loin dans 15 jours et Rouffach, le week-end qui vient, 22.500 kms et trop proche pour enchaîner une course, que j'ai déjà couru au moins 2 fois.

En y regardant de près je m'aperçois que Rouffach est dans aussi dans 15 jours et dans la foulée je pense au 45 kms qui viennent tout de suite prendre la place du 22.500kms dans ma tête. Je laisse tombé le semi. c'est comme ça. ça se fait presque instinctivement. la voilà ma prochaine course. un 45 kms, 1800+. Ce n'est pas un hazard. Elle s'inscrit bien dans la logique de ma préparation qui m'amène à continuer un calendrier bien personnel qui se construit au fur et à mesure de sa réalisation. en fonction de la forme, du potentiel, du désir de telle ou telle course. Faire d'une course une course en elle même et aussi un entraînement pour les suivantes.

Rouffach sera  excellente pour la distance, endurance, le dénivellé fort, la résistance douce et dure. Après ça toutes les courses qui suivront seront du gâteau.

D'accord, c'est bien vu dans la théorie mais tout reste à faire ...

  ...

A partir de là ma pensée est constamment connectée à cet événement.

j'ai parfaitement conscience que ce n'est pas du Kougloff. ça ne sera pas de la tarte aussi. mais j'ai l'air profondément motivé.

Je récupére donc de La Pérouse et les vendredi samedi dimanche suivants, 3 séances : Rameur, 01 h 25 avec en plus un travail dorsal ( 2 x 4 mn) ; course sur herbe, 01 h 10 et un 19 kms où je file un très bon train. Ensuite repos total. je prévois seulement 2 petites sorties de 50 mn en douce endurance genre jogging l'avant avant-veille et la veille du jour J.

  ...

Pour la forme, pas de problème, je le suis. Mes sensations au niveau du talon seront ma préoccupation principale et aussi les conditions météoroloqiques. Le temps couvert et les tombées de pluie intermittentes avec la neige possible peuvent changer radicalement les conditions de course. Donc toute la semaine avant, un oeil porté sur la météo. Au petit ballon, le beau temps est le paradis et le mauvais, l'enfer.

Je néglige aucun de ses éléments là pour ma préparation mentale. Dans la foulée vient l'équipement qui ne sera pas le même, léger ou lesté de vêtements bien encombrants, surtout que je ne suis pas à la pointe concernant celui-ci et donc ce sera inconfortable si je dois porter trop de matos.

4 jours de repos à partir du lundi s'écoulent et me rassurent quant à mes maux. mais voilà je suis à l'arrêt et c'est pas là qu'on voit. Le jeudi donc, petite sortie. génial. ça se passe bien pour réveiller l'organisme mais seulement par la suite, je ressens au niveau du pied ce que je ne voulais pas ressentir.

Inquiètude qui vient s'ajouter à celle des conditions météo qui vont compliquer la course et aussi à celle qui est l'angoise sourde qui, petit à petit se fait sentir quant à savoir si c'est bien raisonnable de m'engager trop tôt sur une telle aventure vu mes fameux maux.

Quoique il en soit, les jours défilent et le jour J pointe son nez. je reste sur ma position tout en soupesant toutes les raisons qui feraient que je laisserais tomber. jusqu'à la veille très tard j'estimais encore mes véritables motivations afin de déceler celles non authentiques qui m'amènerait à me perdre et celles valables mais suffisamment pour ne pas tout remettre en question.

Et je me rassure, ne me laisse pas aller à imaginer tout en noir. Sur le terrain tout change et à tout moment on est maître de la situation. ce n'est pas dans ces moments de réflexion intime et vue en noir que l'on décide. c'est déjà décidé et ce qui devra changer le sera sur place au moment opportun si j'étais amener à prendre une telle décision.

  ...

Voilà l'état d'esprit qui est le mien dans ces moments d'avant. Je pense que c'est une véritable préparation afin de prendre la course avec tous mes moyens et de l'affronter au mieux.

Penser avant la course à tout ce qui pourrait l'empoisonner, c'est comme règler les problèmes avant celle-ci afin qu'il soient absents ou qu'ils n'aient pas de prise et soient pas là même sans conséquence. L'idée que ça peut être duraille a beau m'effleurer ne me pertube pas vraiment. Je n'ai tout simplement pas peur et ce n'est pas de l'inconsience. euh !... peut-être un peu quand même.

  ...

Et c'est parti pour ce gros village du Haut Rhin dont l'abord côté ouest tout en coteaux "vignoblés" annoncent les montagnes vosgiennes. la lourde couverture nuageuse laisse cependant la place à des apparitions de bleu de ciel et s'élève suffisamment haut pour laisser voir Le fameux Petit Ballon. une parure neigeuse s'étale encore sur son épaule, restant de la couche tombée récemment.

Le problème de la neige est donc résolu. de plus j'apprends sur place qu'il n'a pas trop plu durant la semaine. Donc le terrain sera très humide et il faut seulement qu'il ne tombe pas des rabasses. Tout ça est relativement rassurant.

Mon problème dès l'arrivée est : comment je vais m'habiller. je ne m'affole pas et l'avant course qui voit l'échauffement, la reconnaissance des lieux se passe tout en routine. Je me sens bien. beaucoup de monde pour 4 courses dont le cani cross qui nous permettent d'admirer de beaux spéciments canins qui s'échauffent comme les coureurs.

Je décide un équipement léger et doublé et pour la partie en altitude et s'il fait froid un vêtement chaud mais pas spécialement imperméable qui sera noué autour du cou pour na pas avoir à le subir dans les parties basses. je pense à une paire de gants coton que je case dans ma pochette gel.

Risques calculés au plus serré sans aucun doute et qui me permettent d'y opter par l'interdiction totale d'imaginer une dégradation des conditions météo : pluies violentes ou continues ou neige ou froid intense amplifié par un vent mortel. Comme pour un examen il faut faire quelques impasses. On peut ne pas tout maîtriser. L'intelligence ne se joue pas sur le tout savoir mais sur l'exploitation savante de ce que l'on sait et de ce que l'on devine ne pas savoir. Comme ça on n'est pas déçu et quelque soit l'issue on est resté simple et modeste tout en aspirant toujours à s'élever.

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Tiens s'élever, il va en être sérieusement question dans peu de temps.

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Le trail est l'occasion du dernier départ à 10 h. 500 coureurs s'alignent ou plutôt se rangent dans un long couloir assez large.

Et s'ébranlant doucement au top du starter s'étire doucement et longuement en direction des coteaux. Je me suis positionné dans le dernier tiers. j'ai l'intention d'y aller à l'économie.

première étape, Osenbach à 11.500 kms. avec un petit dénivellé répété 2 fois (150+ sur 1.5 km et un 100+ sur le 6ième km pour annoncer la couleur et du plat suivi de descente jusqu'au 1er point de ravito.

Tout se passe très cool. j'étudie la meilleure façon d'en faire le moins possible. de bouger au minimun.

J'apprécie cette sensation des premiers kms où physiquement je ne ressens rien. Pourtant je suis en train de courir. respiration, mouvement, tout est lent. Je calque dans les montées ma foulée sur une coureuse qui court encore beaucoup plus que moi à l'économie. Elle est se déplace comme cet animal qu'est le paresseux et pourtant elle avance.

Ce qui fait qu'après avoir fait poser ma respiration dans le plat, j' arrive à Osenbach en très bon état. Pourvu que ça dure, je fais tout pour ça.

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Ensuite la longue montée pour atteindre la base à 3 kms du sommet. 9.5 kms de montée quasi continue et régulière. L'arrêt a été de courte durée pour entamer ce périple. Je reste toujours "en deça" et porte l'attention sur ma respiration qui reste régulière.

Les kms passent sans que je me soucie de les compter. je n'accorde aucun regard à ma montre sinon au ravito qui m'indique qu'à 11.5 kms je passais en 01h 17".

La montée est régulière et l'effort fourni aussi. il se fait de plus en plus sentir. mais ça progresse bien. Les coureurs er coureures sont dans le même esprit, bien concentrés, conscients du "à venir".

Nous arrivons au firtzplan à 722m. depuis Osenbach 344 + sans compter les décrochages de pente répartis un peu partout sur 4.5 kms. Tout va bien et j'accuse le coup quand même. Pas de problème. tous mes maux d'avant course sont au vestiaire.

Et c'est reparti après le ravito pour atteindre la cote de 865 m sur une distance de 4 km pour un + de 144+ augmenté d'autant d'équivalent au négatif qui se répète sur une partie qui s'est radoucie.

Là je sens l'effort, j'essaye toujours de courir même quand la plupart des coureurs marchent. ma progression n'est même pas supérieure à la leur mais je cours quand même et quelquefois j'alterne. je me relance assez vite pour ne pas m'installer dans la cadence marche. Je fais en sorte de ne pas me griller. Et surtout je fais attention à mes appuis pour ne pas trop solliciter les tendons.

Dès les premiers kms, quelques-uns se sont débarrassés assez rapidement de leur vêtement. trop chaud. légèrement habillé pour le début, ça passait.  

A cet instant de la course, ils les ont remis depuis longtemps. je pense à enfiler mon vêtement longue manche. mais je ne fais pas encore. je pense qu'il a plu par intermitence mais ça ne m'a vraiment pas gêné. Le vent aussi était là et assez fort par endroits.

j'étais comme équipé d'oeillères et programmé pour avancer droit. le reste était accessoire. en tous cas c'est comme ça que le perçoit.

Pour le ravito, je me suis équipé d'une poche à eau de 50cl et une topette de 12cl énergétique + comprimés pris en 4 fois et gel en 4 fois aussi. sinon je profite de ce que je trouve sur les stands et c'est très varié avec un grand choix. sucré, salé, fruits sec, quartiers d'orange, bretzel, pain d'épice,boisson énergétique et eau.

 ... 

Ouf, nous accèdons enfin à la phase terminale. c'est un peu lassant tout de même de grimper mais excitant, de grimper, de grimper encore. on aimerait bien que ça se termine enfin  c'est ce que je pense au moment où nous traversons une petite route où se tiennent des bénévoles à qui je demande combien il rest. 4 kms me répond-on. A cet endroit, des sapins et feuillus qui bouche la vue sur les hauteurs.

Je continue donc en espérant la fin désirée et en ne me faisant pas trop d'illusions.

Arrivé au ravito après un léger calme plat et descendant, juste pour le fun. repos bien mérité. là je revêt mon habit chaud. bien agréable et scrute le paysage qui avait déjà attiré mon regard quelques minutes plus tôt bien avant le ravito.

Et là je "consciencise" ce qu'il me reste à faite. non c'est pas là haut qu'on va... attens le petit ballon c'est le sommet le plus élevé donc c'est le plus haut que je vois. punaise. j'apprécie alors le parcours restant en le visualisant. bougre de mes aieux. il faut encore se taper ça. je suis debout bien droit, tête redressée, me penche en arrière et ce n'est pas suffisant, il faut encore que j'oriente mes yeux vers le haut.

Là je me dis qu'il faut y aller. bien programmé, je vous dis. j'ai pas le choix et franchement je ne suis pas mort. j'en ai gardé sous la semelle pour ces 3 kms qui ne signifie rien d'autre qu'il reste à gravir 407m. je confirme 407m.

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Alors commence l'ascension. Ne pas céder et pour ça ne pas s'arrêter. je continue sur ma façon de faire, alternance entre marche et course, oui j'ai bien dit course car à ces moments, j'aurai été certainement disqualifié lors d'une épreuve de marche athlétique. j'avance pas plus qu'en marche randonnée sportive mais je peux le faire.

1 km besogneux où il faut s'installer dans le temps, accepter d'être là pour longtemps. et le deuxième qui vous amène au der des der pour atteindre le sommet. là l'herbe de montagne a remplacé les arbres et s'éparpillent au travers des arbustes qui deviennent rares. Du monde en haut, bénévoles canalisant les coureurs dans le froid glacial et le vent cinglant qui se sert de la pluie grésillante et neigeuse pous mieux fouetter le visage et les jambes.

Mais c'est véritablement euphorisant. j'ai parfaitement géré et tient le bon rythme. C'est tant mieux car pas question de pique-niquer. De la neige sur les côtés du sentier.  c'est comme une bouteille de champagne que l'on sabre, le passage au sommet est grisant et tout de suite ma montre, 02h 57mn 23s. Je suis très lucide et fais très attention, me laisse guider par les cris des bénévoles qui m'indiquent le chemin à prendre pour entamer la descente.

 ... 

 Et c'est parti. direction. je ne sais pas. je suis le mouvement. dans la tourmente qui augmente de ce côté de la montagne je prends en pleine face le vent violent. je pense à mon dossard et le tiens bien plaqué.

A ce moment, devant moi à deux dizaines de mètre, un concurrent qui esquisse un pas de danse, un zig zag, bizarre... j'arrrive à l'endroit et voit une chicane pour permet le passage d'une clôture mais je ne réflèchis pas et à gauche j'estime le passage libre. je fonce tout droit et ce qui arrive arrive. Stoppé net dans ma course par un fil tendu entre deux piquets au niveau du tibia gauche. le choc. la jambe droite vient à sont tour s'écraser sur le fil après avoir amorti le brusque ralentissement. hébété je suis. et tout ébahi. voire choqué. mais ça va et je passe la chicane avant de jeter un coup d'oeil sur ma jambe. Ce que je fais. bon sang. une belle estafilade avec une grosse bosse. une belle entaille de 5 cm par le travers avec de belles lèvres formées par la coupure. je ne vois pas le fond de celle-ci. De toute façon ça ne peut pas aller plus loin que l'os. Là je ne vacille pas, je suis encore "en deça" mais j'ai un coup au moral. Encore un peu, pas besoin de cours de comédie pour pleurer sur commande, mais je me ressaisis et me dit que " c'est comme ça et puis c'est tout". je constate que celà ne saigne pas. finalement c'est le principal. S'il fallait encore faire le ménage ?

je me reprends rapidement et commence à foncer dans la descente plein champ toujours dans les pires conditions météo. je repère l'entrée du petit bois à 200m, un véritable petit nid douillet que rien ne m'empêchera d'atteindre.Mais l'essentiel et le plus important alors est d'avoir atteint ce sommet. maintenant le retour. dans la tête, ça fait du bien. pourtant il reste la moitié à parcourir.

 ... 

Le prochain objectif est le ravitaillement déjà utilisé à l'aller à 3kms et de fermer cette petite boucle. Ce qui est fait rapidement. 26 kms d'effectués et l'organisme bien sollicité commence à faire sentir ses douleurs, principalement un état général éprouvé mais sans dégâts particuliers. Au ravito je me rassure en regardant ma blessure qui n'évolue pas. L'absence de saignement tient sans doutet au fait que le froid vif refoule le sang à l'intérieur du muscle et à tendance à s'y concentrer , il se raréfie ainsi dans les vaisseaux à la superficie de la peau. c'est tant mieux d'autant plus qu'il n'y a pas de douleur et de gêne quelconque. je m'en tire bien finalement. J'espérais quand même une pousée d'adrélanine au moment du choc pour me booster un peu mais apparemment je ne l'ai pas mérité.

 ... 

Sûr que cette partie de parcours en descente se vit d'un façon radicalement différente qu'à la montée. on est comme sur un nuage et tellement content.

Après la petite pose, c'est le retour à la maison. C'est aussi simple que ça sauf qu'il reste 45 kms moins 26 kms soit 19 bornes. c'est pas rien même si la course a été gérée prudemment.

Prochain objectif re-Osenbach pour boucler une autre boucle. 8.500 kms en descente par chemins divers dans les bois et sentiers pas trop tehnique qui restent assez roulant. des parties plus en pente au début sollicitant les muscles qui étaient en repos à la montée. chacun son tour, y'en a pour tout le monde.

Les kms s'enchaînent bien. je ne trouve pas le temps long bien que j'aie à gérer une dureté certaine de la course dans cette partie. Il faut avancer et malgré le ralentissement certain la sensation de progresser est là. C'est vraiment à quelques kms d'osenbach, au km 31 que la course commence à faire mal. Et je fais valoir mes qualités de résistance et d'endurance. A tout moment j'imagine qu'à Osenbach qui n'est pas encore là, il restera encore 9, 10, 11, 12 kms ? J'évite de tergiverser dans des pensées négatives. En vérité je les chasse rapidement et aisément et poursuit ma route en me situant dans le paysage que j'observe bien tout en restant concentré sur ma course. j'apprécie ces moments tout simplement parce j'en suis là de la course. A ce niveau j'en suis arrivé. Je n'ai plus qu'à continuer pour gagner le gros lot. Allons, du courage.

 ... 

Osenbach montre ses premières maisons. c'est bon. Entrée dans le village jusqu'au ravitaillement. 01h 15 mn depuis le sommet pour arriver jusque là. C'est un peu comme si c'était l'arrivée. Erreur à ne pas faire que de s'incruster cette idée dans la tête. Tout de suite ne pas "se défiler" et accepter de voir la réalité. Je nne suis pas arrivé. Je demande à une personne du ravito commbien il reste de kms, treize me répond-on. ouh! là là.... Donc depuis quelques kms c'est dur et à la reprise au ravito cela continue à l'être. Surtout qu'à partir de là commence une belle montée de 200+ sur 2kms. Mais ça va dans les montées. Je me permet de courir et je fais la différence avec ceux que j'accompagne qui me rejoignent aussitôt le calme plat retrouvé. Mais plus ça va plus l'avantage se conforte  et la seconde montée peu avant les quatres derniers kms ne me sapent pas le moral. au contraire. A partir de cet instant ça va mieux. la proximité de l'arrivée ?

Le décor a changé qui a remplacé les descentes en sous bois dans des chemins et sentiers boueux mais fermes tout de même sous le pieds et pierreux mais stables. Roulants assurémment. La partie finale s'effectue sur un rythme peu rapide mais soutenu qui ne fléchit pas. ça zigzague un peu dans des endroits très agréables pour les balades qui commence à surplomber tout le coteau et bien sûr la vue sur l'agglomération commence à s'élargir. Les jambes continuent à fonctionner et donnent l'aéergie qu'il faut. tout le corps est sollicité. celà devient finalement de moins en moins dur même si dans l'amorce finale qui nous fait piquer droit sur Rouffach il faut emprunter des allées bétonnées qui permettent aux viticulteurs de ne pas reculer quand ils décident d'accéder au plus haut de leurs vignes et ne ne pas glisser comme sur un tobogan quand ils décident d'en redescendre. c'est vous dire que c'est pentu à cet endroit et certains muscles sont très sollicités mais je vais bien et descend bien dans l'axe en amortissant relativement bien.

 ...

Puis c'est bientôt le plat et l'entrée dans l'aglomération avec rapidement la vue de l'arche d'arrivée au bout de la longue ligne droite. J'ai depuis un bon moment, 500m environ, accéléré progressivement en finissant sur un rythme fou. Preuve que j'en ai encore sous les semelles et preuve aussi que depuis quelques kms la course s'est véritablement adoucie pour me faire apprécier chaque foulée. toute la fin de course, je l'ai savourée en pensant que "je l'avais fait" et que tout s'était bien passé.

 ...

01h 30mn depuis Osenbach, c'est beaucoup pour 9.5 kms. 

Donc grande satisfaction et surtout pas de casse. Je constate à l'arrivée que la bosse sur le tibia a disparu, que les lèvres dues à l'entaille se sont resserrées. C'est propre quoi. Les anti corps ont dû faire leur travail après que la pluie aie tout lavé. Je n'ai pas véritablement puisé dans mes réserves. Une partie a été difficile avant la phase finale tout simplement parce la distance était importante ainsi que le dénivellé. Je crois que ça peut s'arranger en perdant 3 bons kilogs ce qui m'amènerait à 75. poids de forme pour une course plus confortable et plus performante.

Saluts aux kikoureurs avec qui j'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots. Salut au coureur que j'ai accompagné longuement sur le quart final avec lequel j'ai échangé quelques impressions.

Merci aux organisateurs pour ce fameux parcours et à tous les bénévoles et bravo bien sûr aux coureurs.

5 commentaires

Commentaire de intuitiv posté le 18-03-2008 à 21:00:00

bravo , des conditions difficiles, un recit de "l'interieur". Visiblement tres enrichissant pour un novice comme moi pour le futur.
tout a fait dans l'esprit "Trail" que j'imagine.
a+

Commentaire de tabuki posté le 19-03-2008 à 13:23:00

un super recit. Quelle leçon de courage surtout avec ta blessure. Apres tous ces km la moindre blessure fout un coup au moral. Alors BRAVO à toi ! Impressionnée par cette gestion de course.
J'espere à bientôt sur une autre course.

Commentaire de flapi38 posté le 20-03-2008 à 21:27:00

Je suis impressionne par ta gestion de course. Je fais encore trop le chien fou, et est vraiment du mal a passe au dessus des 21kms.

Bonne continuation

Commentaire de Lexav posté le 21-03-2008 à 15:46:00

Bravo pour cette course bien gérée du début à la fin !! Merci pour ce cr permettant de revivre chaque instant de ce trail. Et content d'avoir eu l'occasion d'échanger quelques mots au ravitaillement retour à Osenbach ainsi qu'à l'arrivée ! Et peut etre le 4 mai à Besançon pour le trail des forts ??
A+

Commentaire de myrtille posté le 25-03-2008 à 21:48:00

Merci pour ce superbe récit: grâce à toi j'ai un peu vécu ce trail auquel je n'ai pas pu participer à cause d'une petite blessure. Chapeau bas pour ta maîtrise de tous les paramètres et ton courage. Une belle leçon !
A bientôt peut-être sur le trail des Forts à Besançon ?

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