Récit de la course : 100 km de Saint-Nazaire-les-Eymes 2007, par may

L'auteur La course
Kikoureur : may
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may
Course : 100 km de Saint-Nazaire-les-Eymes
Date : 17/3/2007
Lieu : St Nazaire Les Eymes (Isère)
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Distance : 100 kms
Objectifs : Pas d'objectif
St-Nazaire+Maratrail: CR d'une chaussette ou le dur apprentissage de la course à pied
Saint-Nazaire 17/03 + Maratrail 25/3: compte-rendu d'une chaussette ou le dur apprentissage de la course à pied

Je le dis tout de suite: ce sera long, très long, un ultra CR...
Et puisqu'il faut des coupables, désignons-les dès le départ. Il faut savoir que tout a commencé par la faute de Philou et Seb, coéquipiers du RAID28, qui m'ont donné envie de courir les 100KM de Saint-Nazaire, alors que j'envisageais plutôt de courir Belvès, en avril, pour notamment la beauté du parcours. Nico, coéquipier également du RAID28, proposait de nous héberger. On se disait que ça pourrait être sympa de se retrouver là-bas. Alors, ok, après un RAID28 pendant lequel ils m'avaient bien fait rire, on se donne RDV en mars pour Saint-Nazaire, d'autant plus que mes jambes, le RAID28 à peine achevé, me démangeaient déjà…
Donc la semaine qui suit le RAID28, je continue de courir, malgré une gastro entérite, et le 21 janvier, je cours l'ice trail, ce qui me fera boucler cette semaine post-RAID28, avec un total de 80km…
La semaine suivante, je continue toujours de courir. Ça tient comme ça tient, je n'ai pas particulièrement mal, ou plus exactement: je parviens toujours à dépasser les douleurs aux tibias, qui disparaissent après environ 30 à 40 mn de course, donc je fonce, bouclant cette nouvelle semaine à 60 "petits" km.
Puis, les choses sérieuses commencent, car c'est à ce moment que débute ma préparation 100KM. Enfin, c'est ce que je croyais. Le 29 janvier: une périostite diagnostiquée en début du mois par mon médecin du sport et que je croyais enfouie aux oubliettes, me rappelle à l'ordre. 29 janvier: 40mn en alternant course et marche. Je finis par jeter l'éponge et rentre en marchant. Le 30: 1h à alterner marche et course. Le 31: 30mn à alterner, la douleur est tellement intense que je finis par rentrer en bus… je me sens minable, impuissante face à la douleur. Marcher même me fait mal et c'est en bus que je me déplace, alors que j'ai l'habitude de ne me déplacer à Paris qu'à pied .
Je reprends le 2 février. 2h: c'est magique!!! Le 3: 2h… incroyable!!!!! J'enchaîne dans l'après-midi avec une petite marche (coulée verte) qui aurait dû être d'une facilité enfantine, mais au lieu de cela, vers le 10ekm, je ressens soudainement une grande fatigue, j'ai subitement très très froid, envie de défaillir, je prends de la crème de marron, je bois, je mets un pull et marche jusqu'à la gare la plus proche, pour rentrer en RER. Le 4: 2h40 c'est insensé!!! Je ne ressens plus aucune douleur…. J'ai une de ces pêches… jusqu'à 15h environ…
Le 5: repos. A partir du 6 février, les douleurs reviennent par quel mystère. Je ne comprends plus rien. Elles ne me lâcheront plus jusqu'au mois de mars. Les jours se succèdent avec des tentatives de séance, des séances qui se transformeront en marche, des marches qui deviendront des séances de torture et s'achèveront par l'arrivée salutaire du bus… c'est étrange, durant cette période, j'ai continué à me lever très tôt, entre 4h30 et 5h30 du matin, comme si tout était normal et que j'allais pouvoir effectuer mes séances le plus normalement du monde. Mais non.
Mon médecin m'explique qu'en ce qui concerne les périostites, il n'y a rien d'autre à faire qu'alléger ou couper selon le stade de l'inflammation et qu'il faut favoriser les séances en terrain souple, moins traumatisantes que le bitume… il me dit qu'étant au stade 3 (sur 4), ne pas couper revient à prendre le risque de voir la périostite se transformer en fracture de fatigue. En outre, il me dit qu'il ne veut pas me donner d'anti-inflammatoire, ce à quoi je me dis, ça tombe bien, je n'en veux pas… la seule chose à faire est donc de s'arrêter. Je n'insiste pas, je coupe.
Enfin, je reprends l'entraînement le 3 mars: 1h40 tout doucement. Le 4: 1h40 tout aussi doucement. Mes tibias me font souffrir, mais la douleur disparaît toujours au bout de 30 à 40mn de d'effort…
Saint-Nazaire approche à grands pas. Je reçois des nouvelles de l'ami Seb par mail, qui semble avoir eu une préparation très sérieuse et semble être tout à fait prêt pour affronter son premier 100KM. Je commence, mine de rien, à flipper, et bien que je n'aie toujours pas renoncé à descendre, pour la 1re fois et compte tenu de mon absence d'entraînement, je me mets à penser à l'idée d'abandon, j'essaie de m'habituer à cette idée afin que, lorsque le moment viendra, je ne sois pas trop marquée par la déception et que celle-ci ne se transforme pas en drame…

Saint-Nazaire semaine -2: le 6 mars: 2h20 matin; 50mn soir. Très bonnes sensations… bizarre… le 7: 1h50 très bonnes sensations toujours…. Je n'y comprends rien. Le 9: 2h40. toujours….. incroyable!!!! Le 10: 3h40 les douleurs aux tibias reviennent, puis disparaissent… mon talon d'achille droit s'en mêle et me fait mal… de retour, je constate qu'il a beaucoup enflé, alors je glace, je pommade, je masse… et cette plaie au genou gauche qui s'entête depuis 2 semaines à ne pas vouloir cicatriser…. Le 11: c'est le semi de Paris, je suis inscrite mais compte tenu de mes soucis, je me réserve le droit de ne pas le courir, je ne tiens à pas me griller, Saint-Nazaire est mon objectif du mois. Lorsque je me dirige vers Vincennes, dans le métro, je masse et pommade une dernière fois, je ne sais toujours pas si je vais le courir, quand je marche j'ai mal, alors… au dernier moment, je décide de le courir, eu égard à ma sœur et son ami à qui j'ai refilé le virus de la course à pied, qui viennent de Bruxelles, et en plus c'est leur première course, alors… J'y vais donc relativement cool, et cours le semi comme si c'était une dernière sortie pour le 100KM. Je m'arrêterai même quelquefois en cours de route, pour papoter avec quelques-uns de nos amis venus nous soutenir. 1h55, je sais pas comment j'ai fini, mon tendon a triplé de volume…
Saint-Nazaire semaine -1: je décide de ne pas courir du tout, même pas 30 minuscules mn. Je me soigne, je glace, je pommade, je masse: tibias+talon d'achille.
Saint-nazaire jour J: voilà, comme sur toutes les courses, je stresse pas mal…. Je cherche mon sommeil…
Mes compères du RAID28 sont bien là, ils me font toujours autant rire, ça détend bien. Ce sont des fous furieux, Phil en tête. Ils ont l'air en hyper grande forme, Seb est toujours aussi affûté… j'ai la frousse… je flippe en silence, dans mon coin…. Une fois de plus, j'ai fait n'importe quoi, n'importe comment, de travers et à l'envers… j'ai tenté de limiter la casse, j'ai colmaté les brèches, paré aux urgences… tout le monde, à Saint-nazaire, a l'air hyper expérimenté….. il y a là des gens connus de l'ultra, que je découvre, moi petit poisson rouge… euh… au fait, les gars… j'veux pas y aller… euh… Nico, t'as qu'à y aller à ma place… on te mettra une perruque….
Trop tard! Fallait réfléchir avant. Plus le temps de flipper et hop! Je m'élance parmi 153 zinzins…
Au 3e km, je cours un instant au même niveau qu'un italien, Romano, V3 et une espagnole V2 Marta.
Lui, se tournant vers moi, me dit:
-"japanese?"
je suis morte de rire… j'ai bien envie de lui répondre oui, de raconter des noises, histoire de rire et de ne pas le décevoir, mais bon…
-"no no.. i was born in Laos and i live in Paris"
-"Oh… Laos! And what's your name?" et papati et patata…
Je papote un instant avec Marta, venue seule d'Espagne, en voiture, pour courir Saint-Nazaire…c'est son 4e 100KM…. Balèze…je suis impressionnée… (euh… je fais quoi, là?...). ils me demandent combien de 100KM j'ai couru… euh…. It's my first….. puis je file doucement, discrètement…
nous nous croiserons souvent et toujours on se dira un mot, on échangera un sourire. Et vraiment, c'est ça que je retiens de Saint-nazaire: l'ambiance extra cool, ultra sympathique, tout le monde s'encourage, aux sourires des uns répondent les sourires des autres… les bénévoles sont hyper sympas et dévoués… quelque chose d'extraordinaire!
Très vite, je demande à Nico qui est blessé depuis le RAID et qui s'est proposé gentiment de nous accompagner Seb et moi, de me préparer 2 nurofen. Je suis partie vite, un peu trop vite peut-être... l'explication est simple: compte tenu de mes douleurs, je me suis dit qu'il fallait tenter d'en finir le plus vite possible ou, plus exactement, de traîner le moins possible... effectivement, les douleurs se réveillent et deviennent atroces à mesure que les kilomètres se déroulent. mon rythme baisse, d'autant que mon estomac s'en mêle et que, très vite, je ne supporte plus le goût du sucré. Heureusement, j'avais préparé de la caloreen que Nico me donne. Je finirai par laisser fondre dans ma bouche des morceaux de banane ou de sandwich, avant de les avaler... et déjà je pense qu'il me faudra bien régler ces soucis avant l'UTMB, ainsi que les pauses pipi qui me font perdre trop de temps...
Mon rythme a baissé, mais je tiens. Mon esprit est dans la course. J'aime ça. KM76, avant dernière boucle: 12km dans la douleur la plus atroce. Chacun de mes pas, entrant en contact avec le sol, me donne l'impression que tour à tour chacun de mes tibias va se fracasser en 1000 morceaux. Je cours ces 12km au bord des larmes, prête à m'effondrer. Seule consolation: j'ai la certitude de finir, malgré tout. Et j'aurai juste la satisfaction après course de me dire que je n'ai jamais pensé à arrêter. Je n'ai jamais autant souffert sur une course. L'impression que mes tibias vont se fracturer à chaque pas, et mon talon d'achille ne me facilite pas la vie, loin de là... KM86, je vois Nico qui vient vers moi. Il me demande si ça va. Je lui demande de m'attendre au prochain ravitaillement, dans 2km, et de me préparer encore 2 comprimés... nouvelle pause pipi, j'avale les 2 cachets, puis repars. C'est ma dernière boucle. J'entends le speaker annoncer l'arrivée de la première féminine, discrète au début, elle a géré remarquablement sa course, impressionnante Emilienne Rogy, ultra sympathique: une grande Dame!
Au 91ekm, je jette un oeil à ma montre et me demande si je serai capable de finir sous les 11h... je me dis que j'aimerai bien... alors, malgré la douleur, l'envie d'en terminer sous la barre des 11h me fait reprendre un peu du poil de la bête. Sursaut d'orgueil, sans doute. Moi-même, je n'en sais pas plus.
KM93, Nico me retrouve. je ne me souviens plus ce que je lui raconte à ce moment là. Peut-être que je ne parle plus. Je me souviens juste lui avoir dit à un moment "j'y arriverai jamais", je voulais parler de terminer sous les 11h... Je crois qu'il doit répondre quelque chose du genre "si si". Commence alors une drôle de course contre la montre, je dois maintenir sur les 6 derniers KM mon allure à 10km/h pour réussir. Malgré mon corps saccadé, mes tibias et mon talon douloureux, je tente de maintenir l'allure. Mes tibias sont des bouts de bois morts que je trimballe au bout de mon corps. Je surveille à peu près tous les 400/500m le temps à ma montre... à 500m de l'arrivée, Phil est là. Je ne sais plus ce que je lui crie à ce moment là. Il m'accompagne et court à mes côtés sur quelques 300 mètres, puis me laisse franchir la ligne d'arrivée, il est 10h57mn et 37 secondes.
Ensuite, tout se bouscule dans ma tête.
S'agissant de mon premier 100KM, mon objectif était de terminer. Mais en mon fort intérieur je me disais depuis le début que j'aimerai bien boucler tout ça en 12h... Finalement 10h57mn37sec... et une seule envie: être déjà en 2008, de nouveau ici, dans cette ambiance ultra sympa, pour tenter de faire mieux...
Le sommeil n'est pas venu aussi facilement que je l'aurais cru. J'ai refait la course dans ma tête à coup de si ceci, si cela... blablabla... épuisant...
Le lendemain, il me restait un goût amer de déception et je me disais que je n'avais d'une coureuse que les chaussettes. J'ai pensé à Seb qui a su gérer son effort, a fait une belle course, bouclée en 10h17...
J'ai envoyé un mail à l'ami Sam, l'ami traileur qui m'a donné les premiers conseils en trail (MERCI Sam!), pour lui raconter ma course, comme je le fais à chaque fois. Sa réponse me glace:
"franchement à te lire, je suis partagé entre te dire félicitation, vraiment c'est une belle performance, et te demander si tu es folle ? (sans vouloir te vexer ou être blessant). Courir sous nurofen, pourquoi pas, mais quand ce ne sera plus suffisant, que feras tu ? ...tu devrais vraiment penser à te préserver, on peut se trimballer quelques petits bobos, mais là tu commences à cumuler, et à ce rythme, même si le mental est bon, ne penses-tu pas que ton corps risque de te dire stop un de ces jours ? Enfin bref, penses à te soigner, sais-tu quelle est l'évolution courante d'une périostite non soignée ? même question pour une tendinite au talon d'achille ? ..." blablabla... J'ai fait comme si de rien n'était. je n'ai pas eu de courbature. bizarre. Mais mes tibias et mon talon d'achille me font atrocement souffrir, j'évite de marcher autant que possible afin de les mettre d'une certain façon en décharge. Je glace, je masse, je pommade, je récupère. J'ai attrapé une angine que je soigne. Je fais comme si tout allait bien. je pense déjà au maratrail. Je rêve plus que jamais à toutes ces courses lointaines que j'aimerai tant courir... Je passe beaucoup de temps, je trouve, sur kikourou et UFO, ce n'est pas dans mon habitude... et voilà déjà que je me greffe sur le projet du tour des 15 lacs, le 1er juin, de Didier, ce "coquin d'UFO"...

Et voilà, le 25 mars, il est 7h du matin, je sors de chez moi, direction: le Maratrail. Je m'inscris sur place sur le 42KM. Je suis confiante, fatiguée, mais confiante. Je sais intérieurement que je me mens. Que c'est une illusion qui ne m'est même pas douce. Mon talon a beaucoup désenflé, il me gêne encore un peu. de mes tibias, seul le côté gauche me fait encore souffrir quand je marche. Et puis quoi? J'ai déjà enchaîné des courses comme ça, OSO 63km 2000D+ + Saintélyon, tout s'était très bien passé, alors... ok, j'étais pas éclopée à l'époque, mais quoi? je vais pas avoir peur de 42 malheureux petits km....
Dès le début, je ressens une grande fatigue. je n'ai aucun jus. Au 3ekm, dans une descente rendue plus que chaotique et glissante par la pluie ces derniers jours, je fais un plongeon digne d'un film d'action et me retrouve à bouffer de la boue noire. J'ai pensé à Seb, qui aurait rigolé de me voir plonger ainsi, c'est sûr (un coureur après la course, viendra papoter avec moi et me félicitera d'avoir effectué un aussi beau plongeon! ben oui! dans ce domaine, je suis la 1re toutes catégories!!!). Aucun jus. Une grande fatigue, une espèce de lassitude. Très vite mon tibia gauche et mon talon droit me rappellent à l'ordre. Oui, oui, ils sont bien là. Et ça cogne dur... sur la boue... comme si ça allait, de nouveau, se fracasser.... Très rapidement, je décide de prendre de la crème de marron et de la caloreen, en espérant que ça me donne vite un petit coup de fouet, qui ne viendra jamais... et rien n'y fera... je suis HS. Les 2 nurofen que j'ai pris ne me seront d'aucune utilité. Le mental n'y est plus. Le coeur non plus. je ne pourrai que faire le clown devant quelques appareils photos dont les propriétaires étaient ahuris de voir ma tête embourbée, qui ne devait plus rien avoir d'humain, pour faire rire la galerie, mais au fond, les clowns sont tristes... Finalement, avec la possibilité de couper, j'arrête au semi et remets à l'organisation ce qu'il reste de mon dossard: des lambeaux... Je n'ai pas voulu connaître mon temps... mais je sais approximativement de quoi il retourne.... j'ai mis presqu'autant de temps à courir ces 21KM que les 30KM de l'Ice Trail, dans des conditions identiques de terrain et climat, et dire qu'à l'époque j'étais déjà très fatiguée, puisque c'était une semaine après le RAID28...
Enfin, je suis là. J'ai pour seule excuse à ma présence ici que 1/ je tenais absolument à être présente en mémoire de Régis et 2/ parce que Dom est adorable et que c'est elle qui organise la course.
Désolée, Dom, je n'ai pas su être à la hauteur. Je n'ai pas été capable de faire le 42km et je termine lamentablement ces 21 malheureux km dans les dernières. Ma course la plus lamentable. Et il a fallu que ce soit sur une de tes courses.... Je suis désolée, désolée.... Tu attendais beaucoup mieux de moi, je le sais, je n'ai aucune excuse.
Et après au ravitaillement, je papotais, je n'ai jamais autant bavardé, comme si je voulais noyer l'ampleur du désastre par des flots de paroles...

Il me faut apprendre la patience. Et apprendre à devenir sage. Je cours comme si le temps m'était compté. Il l'est, d'une certaine façon... Je me disais que jamais je n'écrirai de compte-rendu de course. Et voilà... peut-être que cela me permet de tirer définitivement un trait, de tourner la page... et de réfléchir sur la meilleure stratégie à adopter pour aborder une course en étant au maximum de mes possibilités. Comme si le temps m'était compté...

Pas très drôle ce CR. Pas forcément triste non plus. C'est aussi cela, la vie d'une chaussette trouée...
P-S: je n'ai pas pu parler de toutes ces coureuses et tous ces coureurs croisés à Saint-Nazaire et au Maratrail, avec lesquels j'ai papoté ou échangé un sourire, par manque de place et pour épargner au lecteur hypothétique une longueur de plus, mais ce fut très agréable de partager un moment ensemble.

Un grand merci à Dom: t'es extra! et à mes coéquipiers du RAID28. Merci à vous les gars de m'avoir laissée me greffer sur Saint-Nazaire: Nico, de nous avoir accueillis et accompagnés; Seb, pour ta bonne humeur toujours et ton humour! et que dire de ce filou de Philou....? comme je sais que tu ne viens pratiquement plus sur kikourou, c'est bien cool, je peux écrire n'importe quoi... sans déc'! t'es un exemple pour moi, bon vent pour l'Italie, tu m'as donné envie d'y aller aussi, un jour, quand je serai grande... d'ici là, la chaussette doit encore faire ses preuves...
May-la-chaussette-zinzin-sur-la-voie-longue-et-tortueuse-de-la-sagesse...

Commentaires

Le 26/03/07 à 15:07, commentaire de _
May, t'es un phénoooooooooooomène ! mais je t'en supplie écoute ton ami Sam!!!!!! t'es pire que le L'Castor Junior toi ! Comme ton copain Sam, je suis partagé entre l'admiration et la stupeur, déjà après le Raid 28, on hallucinait tous de te voir prendre le départ de l'Icetrail, mais là, pour le maratrail...c'était de la folie ! déjà de prendre le départ à St Nazaire, c'était limite, alors....tu aurais pu faire ce maratrail en tant que bénévole ?? Moins traumatisant, non ???

En attendant, j'ai passé un super WE à tes cotés à St Nazaires, et je suis content de te connaître...à bientôt sur les chemins...

ps : t'es gentille de m'enlever 20' de temps de course, mais , euh, j'ai mis 10h37'...

Le 26/03/07 à 16:12, commentaire de WildInTheWoods
Eh May! Slowly!
Si tu Cours contre le temps perdante à chaque fois tu seras! ;-)
Le temps vaut mieux l'avoir avec sois.. (même si on en a pas des masses..)

Sinon en lisant ton CR j'ai eu mal tout le long.. :-)
Je revoyais la grimace que tu faisais vers la fin de la course à St Nazaire.. C'était pas du pipo..

J'ai un conseil si tu veux vraiment en chier: Arrêt total de la cap pendant 15 jours! Suis pas sûr que ça tu le supportes! ;-)

Bises.

Le 26/03/07 à 16:43, commentaire de l'ourson
Bravo pour cet exploit sur 100km mais attention à ne pas aller trop loin au risque de ne plus pouvoir aller nulle part.. il n'était pas raisonnable d'enchaîner sur une autre course aussi vite. Bonne récup en tout cas et écoute bien les conseils de ton entourage, l'avis du Castor-Junior serait intéressant... Bien kikouroument ;-)

Le 26/03/07 à 23:21, commentaire de action raid
Princesse May,
Princesse ou guerrière, je ne sais pas trop, sans doute les deux à la fois. Ma très jolie may, si tu aimes, autant que moi la cap, il va te falloir faire un break. Tu enchaines trop les courses, un de ses jours ton corps va te lacher et tu ne pourras plus courir du tout. Que feras tu ? du vélo, de la salle, de la piscine ? As tu pensé à ce que tu feras à 50 ans ? Perso à 60 ans, je veux encore courir. Pour ce faire, je ménage la monture. Griller toutes ses cartouches entre 30 et 40 ans c'est bien dommage. Je suis proche de la cinquantaine et j'ai vu pas mal de copines obligées d'arreter tout le sport... à cause d'elles mêmes...Il ne faut pas croire que tu déçois qui que ce soit parce que tu as fait le 21 bornes du Maratrail au lieu du 42 que tu avais prévu. Il faut ouvrir les yeux et être lucide, sur un nombre de personnes X, combien font ce que tu fais, ou nous faisons ? Tu fais partie des gens exeptionnels. Le terme de "minable" est complètement incroyablement déplacé pour te qualifier. Comment peux tu penser cela de toi ? , regarde autour de toi, peu t'arrivent à la cheville. Réconcilie toi avec ton esprit, cesse de te battre avec ton corps, la cap doit être une amie, pas autre chose. Tu vois, la vie est ainsi faite, il y a des gens qui sont super cons, super méchants ou super prétentieux. Ils ne s'en rendent pas comptent, ils s'imaginent parfaits. Il y en a d'autres qui sont nikels et qui se voient comme des boulets, incapables et minables. Et bien toi tu fais partie de cette catégorie. As tu déjà pensé aller courir avec des débutants, juste pour leur transmettre ta passion ? courir ^pour autre chose que la perf pure et dure ? Parce que franchement que tu ais couru un 100 bornes en 11, 12 ou 13 heures, bah moi (et tout le monde d'ailleurs) je m'en fous, ce qui m'épates c'est que tu l'ais fait !!!! Saches donc aimer ton corps pour ce qu'il te permet de faire. Ce n'est pas donné au premier venu de posseder un corps capable de tes prouesses. Je t'adore Princesse
Dom

Le 27/03/07 à 00:00, commentaire de patcap21
Bonsoir May;

Tout simplement respect!!!et bon run à toi..

pat.

Le 27/03/07 à 12:37, commentaire de Karllieb
Bon sang May, on ne peut pas te laisser 5mn sans que tu fasses des bêtises (c'est le Pitaine des Kikourous du raid 28 qui te parle... ). Faut te calmer ma fille..

Non, plaisanterie à part, je suis super content que tu aie réussi à aller au bout des 100 KM, qui plus est dans un temps TRES honorable. Mais fallait-il en passer par toutes ces souffrances ? Il n'y a que toi qui peut répondre...

Tout ce que je peux te dire, c'est qu'il faut te ménager, prendre soin de toi pour pouvoir vivre pleinement tes futures courses comme de grandes et belles aventures et non comme une lutte incessante contre la douleur et la tentation de l'abandon. Alors, lèves un peu le pied, structures ton calendrier de courses, rationalises tes obejctifs et organises un peu mieux tes entraînements. Tu y trouveras ton compte, ton organisme aussi et tu pourra courir longtemps. C'est en tout cas tout ce que je te souhaite.

PS : Dans l'histoire du verre à moitié vide et à moitiée plein, il ne sert à rien de se lamenter sur le verre à moitiée vide. Seul est important ce que tu as, ce que tu es, ce que tu réalises... Tu es une véritable ultra-coureuse, une centbornarde, et ça c'est beau !

Karllieb

Le 27/03/07 à 15:09, commentaire de ALZO38
Bonjour MAY

Fais comme il te plaît, tu es bien comme ça. Si tu aimes fonce. Ton 100 km a étè formidable.

A bientôt

Pascal qui t'a trouvé très courageuse.

Le 03/04/07 à 15:56, commentaire de lulubelle1010
MAY! bravissimo!!!
maintenant! au repos!!!ok?
@+++

Le 03/04/07 à 23:17, commentaire de Say
Samebaïdi May

Bon, je ne te laisse que le bonjour en laotien parceque sinon, personne ne va comprendre.

On t'a tout dit, couverte de louanges, encouragée au repos, félicitée, "grondée". Mais après tout, est-ce cela qui compte? Toi qui te lèves avant le soleil pour l'accompagner dans sa venue en courant, c'est déjà énorme. La suite que tu donnes à ta passion de la course à pied est belle car tu l'appréhende avec toute l'humilité du coureur devant son everest. Et tu le franchis. Donc bravo et n'hésites pas à nous faire vivre des moments tels que ceux que tu viens de nous décrire.

A peluche

Coli (Say, ça ne s'invente pas, né à Vientiane)

Le 04/05/07 à 21:37, commentaire de momoVH3
Très beau récit. Si j'avais autant de courage que toi, je suis sur que je serais autour des 9 heures. Tu m'as soufflé. Fais attention de ne pas te détruire. ce serait domage.
momoVH3


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