Récit de la course : Marathon Seine-Eure 2005, par Fred27

L'auteur : Fred27

La course : Marathon Seine-Eure

Date : 16/10/2005

Lieu : Amfreville Sur Iton (Eure)

Affichage : 1609 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

1 commentaire

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j’ai partagé ma course avec Kader Igdal, touareg du Niger,

Le hasard à fait que j’ai partagé ma course avec Kader Igdal, touareg du Niger, de l’association « Les amis de Timia. » (Louviers 27) www.lesamisdetimia.org
C’était mon premier marathon, et je dois dire que je fais très peu de compétition, car cela prend beaucoup de temps sur la vie familiale. Je m’entraîne depuis 2 ans et demi dont 2 au VRAC (Val de Reuil 27), mais il est difficile d’abandonner toute la famille les dimanches matins.
Entraînement, c’est vite dit car je ne suis pas très sérieux, en tout cas je ne l’étais pas avant le mois d’août 2005. C’est à partir de ce moment que j’ai suivi à la lettre le plan d’entraînement marathon de F.M. (VRAC) que je suis devenu sage et raisonnable, sur tout ce qui fait les plaisirs de la vie.(Seulement raisonnable…),et cela grâce à l’émulation de mes amis FM2, LH et CD ainsi qu’à la lecture des conseils des magazines spécialisés. (Vraiment de bons conseils, je ne fais pas de pub, à vous de voir.) Je suis donc devenu sage à l’entraînement, peut-être trop sage ont pu penser mes amis. En tout cas pas de séances longues à plus de 140/145 pulsations, j’y tiens pour un marathon. Résultat, pas de fatigue le jour J, une bonne perte de poids, compensé par de la prise de muscle.
Le jour J approchant, l’envie était plus que présente, voire obsédante, de partir, de se défoncer. En ce sens, les 2 dernières semaines sont terribles car il faut se retenir,et finalement on est intenable (n’est-ce-pas chérie ?) Je ressentais des douleurs dans le bas du dos, la cuisse droite; l’angoisse monte, suis-je blessé, un peu, beaucoup, va-t-elle tenir cette foutue jambe, vais-je finir ? Ces douleurs sont elles psy ?(un peu quand même…) Comme pour chacun, le challenge était tel pour une première, que j’en rêvais la nuit, l’obsession, la folie douce…

Et le jour J , à l’heure H, le starter devient délivrance. Mais je suis devenu prudent, voire emmerdant avec mes copains CD et LH (FM2 est un champion, il est loin devant, 2h49) :
-« Doucement, pas trop vite… 3h30 ‘ on les fera, patience, on les grattera à partir du 30e km les inconscients, on commence à 145 pulsations, on verra plus tard. »
Donc CD, LH et moi-même sommes restés ensemble dès le départ. Au 3e km nous avons constitué un petit groupe de 6, dans lequel Kader Igdal, touareg nigérien,(première visite en Europe, première course) s’est inséré au km14. (Recru de choix, car il allonge, le gaillard…). Dès lors, notre groupe de 7 est resté soudé jusqu’au km30. Je dois dire que j’étais en forme pendant ces 30 km. Je blaguais avec les copains, nous applaudissions les bénévoles. Malgré tout, je limitais les accélérations afin de rester dans l’allure des 3h30’. Et donc passage au semi en 1h 43’ avec les 6 autres collègues, 2h02’ au km25. Nous étions dans les temps.
Mais comme il se doit, le km30 arrivant, les préparations de chacun se révèlent, le mur approche pour certains, d’autres en ont encore sous la semelle. C’est Kader le Touareg, néophyte en course à pied (!!!), encouragé par des supporters au environ du km30 qui accélère. Notre groupe se disloque petit à petit.
Je reste avec Kader et nous finirons ce marathon ensemble, dans ce qui m’a semblé être une folle accélération jusque sur la ligne d’arrivée.(+175pulsations) En effet nous avons doublé une quarantaine de participants entre les km30et 42. Le mur, connaît pas…
Résultats pour Kader et moi : 3h26’. Pour moi, pari réussi, pour Kader Igdal à lui de vous le dire. En tout cas, il a été déterminé, courageux, et volontaire jusque sur la ligne.
Les motivations de Kader, Touareg nigérien, devait se situer bien loin de nos préoccupations, nous qui vivons dans l’abondance d’eau et de biens de consommation. Rappelons que le Niger souffre de famine depuis plus d’un an, et que c’est un des pays le plus pauvre du monde. Bravo et Merci Kader.
Cette première expérience restera forte dans mon esprit, pour son côté sportif où j’en pu découvrir mes capacités, et pour son aspect amical voire fraternel. Merci à notre petit peloton si sympa, bravo aux bénévoles, à l’année prochaine.

1 commentaire

Commentaire de luclafrat posté le 19-10-2005 à 10:16:00

Encore bravo, ca c'est une course bien gérée.

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