Récit de la course : La Transbaie 2007, par boulard raymond

L'auteur : boulard raymond

La course : La Transbaie

Date : 24/6/2007

Lieu : St Valery Sur Somme (Somme)

Affichage : 1706 vues

Distance : 15km

Objectif : Pas d'objectif

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Magnifique et insolite traversée

24 juin 2007

 

 

Magnifique et Insolite traversée

 

 

Cette année le Team Boulard malgré les forfaits de :

Sebastien est parti ce jour outre manche avec sa petite famille, Christian le bras en écharpe suite à une chute de cerisier (voir article), Laurène dernièrement élue jeune ambassadrice au J8 épuisée par ses déplacements en Allemagne au G8 et le passage de son BAC, Geneviève au chevet du blésé, Dominique resté avec sa fille

Notre groupe se compose de Céline, Gaëlle, Stéphanie, Christophe, Frédéric, Greg, Olivier, Cyril et moi même sans oublier Fabien, le frère de Gaëlle qui est venu avec un couple de coureurs.

Samedi 23 juin

Dans le courant de l’après-midi avec Olivier on récupère les dossards des copines, copains, la méthode de détection des organisateurs pour retirer le dossard de quelqu’un d’autre est simple mais très efficace.

On prend le temps de boire un café face à la baie, on se dit finalement si la météo restait pluvieuse voir très mouillée pendant la traversée se serait génial, mais seulement pendant la course, là c’est une autre paire de manches.

Retour sur Rouen où Christophe dit Toto nous attend avant de rejoindre Cailly. Cette année la pasta-party est chez Olivier et Céline " champagne, spaghettis à la bolonaise, st Emilion, gâteau au chocolat ", décidément la transbaie, avant, pendant, après, c’est que du bonheur.

Dimanche 24 juin

Vers neuf heure la majorité du groupe est réuni, Stéph et Greg nous rejoindrons à St Valérie. Une heure trente pour faire les quatre- vingt kilomètres sous une météo épouvantable et plusieurs kilométrés de bouchon pour atteindre le parking.

On prend le petit train à vapeur des années 1900 notre Marie est enchantée.

10h50 on veut inscrire notre Pitchoune à la course des Baby et à notre grande surprise elle est déjà terminée, dommage cette petite épreuve est tellement sympathique, les organisateurs ont décidé d’anticiper le départ à cause de la météo, surtout d’éviter aux enfants de prendre froid, déçu certainement mais compréhensif.

Malgré la pluie, la masse des coureurs grossit aux fils des heures, une atmosphère de bonne humeur s’installe et ce temps maussade, n’empêche ni Martine, ni Céline de manger copieusement des pralines.

12h30 retour en train vers le parking pour le pique-nique préparé par ma femme, on tend une couverture entre deux véhicules, on mange dans les voitures, dans les coffres, il faut s’abriter, pas d’autre choix. Greg me téléphone il vient d’arriver, il se trouve sur le deuxième parking.

Il faut se changer, épingler les dossards, discuter sur la tenue appropriée, le temps se dégage le short et le maillot feront l’affaire, il faut juste prévoir un vêtement chaud pour l’après course.

Pour les enfants en poussette les organisateurs ont prévu un wagon à cet effet. Chapeau et merci.

Stéph et greg nous ont rejoint devant la gare pour récupérer leurs dossards, ils me paraissent en pleine forme, quoi de plus naturel après leur marathon de Paris et le trail du Vexin.

Gaëlle, Cyril et Toto nos néophytes de la course à pied se sont inscrits à la Transbaie pour leur première épreuve, choix très judicieux Toto devra sa caisse de champagne s’il ne va pas au bout, plutôt intéressant pour nous cette perpective d’abandon. Photo de groupe avant de rejoindre la ligne de départ.

Céline et Gaëlle ont souhaité avoir un Camel Back pour éviter de se déshydrater, cela ne me paraissait pas indispensable sur cette distance, les femmse finissent toujours par obtenir ce qu’elle veulent et en plus sur ce désir elles ont même trouvé leur porteur d’eau, pas mal les filles !

On croise quelques coureurs déguisés en clown, perruque et jupette, en haillon. 14h00 on se dirige vers l’aire de départ, 6500 coureurs vont s’y entasser dans l’attente du signal de la locomotive pour le départ.

En attendan,t on plaisante, on discute, je reçois de l’eau froide dans le dos on rit.

14h30 le peloton bouge doucettement d’abord en marchant, puis en trottinant. Ensuite la foulée commence à s’allonger, je suis aux côtés d’Olivier devant nous Stéph ronge son frein, cette belle jeune femme est une compétitrice, Greg nous jette un regard, ils partent, ils vont faire leur course, ils sont beaux, l’amour leur donne des ailes.

Olivier me demande de faire l’allure, ce passage en ville avait l’année dernière bien entamé le physique de la ptite Céline, la prudence est de rigueur.

Petite côte, on marche cela bouchonne, tout se passe bien, nos féminines papotent, on arrive à l’écluse, bouchon de nouveau, il faut faire attention avec les rails on peu se tordre les chevilles.

Sur notre gauche on prend le chemin, le peloton s’est légèrement étiré, on rejoint la digue en prolongement de celui ci, tout va bien, pas de visage rougi par l’effort.

On plonge dans la baie c’est magnifique, le paysage donne cet aspect insolite et si particulier à cet endroit .Une pente bien grasse, on se retient les uns aux autres pour éviter la glissade, les premières bâches d’eau, on court, on éclabousse son voisin, un mélange de cris et de rires, c’est la Transbaie qui commence.

Le temps se couvre, plutôt bon signe remarque mon fils Olivier, Frédéric est reporter photos il court devant, couvre le terrain pour avoir le maximum du groupe. Petit fossé, à plusieurs reprises Cyril va me pousser, tailler comme une armoire normande, il veille sur moi dans les passages difficiles.

Sur notre gauche on aperçoit les premiers de la course, incroyable à la vitesse qu’ils courent, élancés, minces, ils permettent par leur vélocité de donner un comparatif chrono, terrain, se sont des athlètes de haut niveau.

 

On arrive au " Grand Canyon ", un fossé étroit qu’il faut traverser sans trop réfléchir, sous les yeux de l’équipe des photographes officiels de la course.

Pas le temps de se poser des questions il faut y aller, passer de l’autre côté pour aider ceux qui ont des difficultés.

 

La course continue, on longe une culture de salicorne, pour Olivier le parcours paraît moins technique que l’an passé.

Le terrain devient moins accidenté, presque six kilomètres de parcourus, à ce stade de la course souvent les néophytes ont dépensé beaucoup d’énergie et leur physique est légèrement entamé. J’observe mon groupe : Céline caracole en tète avec son ravito, Frédéric, Olivier impect, Gaëlle et Cyril sont fatigués, ils marchent.

Le Crotoy est en vue, sur notre gauche un peloton de coureurs qui sont sur le chemin du retour, Stéph et Greg nous interpellent de l’autre côté, on se lance des boules de vase. Passage en eau de mer jusqu’à la taille. Olivier vient me rejoindre, il me fait part que Cyril veut abandonner et Gaëlle n’est pas au mieux de sa forme

Céline est en forme, souriante, détendue, sans râler elle a mangé une pâte de fruit, plutôt bon signe, on discute et elle souhaite que ses amis continuent l’aventure.

L’objectif dans cette course; atteindre le Crotoy, après on fait le point. Passage difficile pour Cyril qui en a marre, on arrive au ravitaillement, il faut se restaurer, manger des quartiers d’orange, fruits sec et boire pour se réhydrater. Trouvez les bons mots pour Cyril, je lui explique que le retour est moins physique et que en alternant marche et course à pied cela était jouable, que un de nous resterait avec lui jusqu’au bout. Je ne sais si ces paroles ont pesé dans sa décision mais il décide de reprendre la course. Super !

C’est reparti en petites foulées, le terrain meuble permet aux articulations de récupérer. De nouveau il faut traverser la bâche d’eau, assez profonde et très large, Frédéric adore ce passage en eau de mer, il traverse en sprint et attend pour prendre des photos.

Céline se détache légèrement avec Toto, Olivier me fait signe de partir avec eux, il va fermer la marche de notre groupe.

Passages herbeux, quelques fossés bien gras, marche obligatoire sur les parties vaseuses, deux bâches d’eau, la course continue. Céline commence à remonter des coureurs, tranquillement elle assure, je m’engage à payer deux douzaines d’huîtres si le chrono est entre 2h00 et 2h05. Christophe dit Toto me surprend, sa foulée correspond aux coureurs de trail ; souple et économique, avec un peu d’entraînement bien adapté ce jeune pourrait participer au marathon du Médoc par exemple, je délire la fatigue sans doute !

Au dessus de nos têtes, l’hélicoptère continue ses rotations incessantes pour assurer la sécurité des coureurs.

Frédéric arrive à nos côtés pour prendre quelques photos et repart en arrière pour accompagner Gaëlle, un peu plus loin Olivier est avec Cyril. L’esprit de la Transbaie c’est cela: arriver, accompagner, aider, prendre, donner, recevoir, que du plaisir.

On double des coureurs qui se roulent dans la vase, ils y passent un bon moment, on plaisante, un coureur me demande des nouvelles de Boubou

Api Greg a conçu des maillots de trail au logo du Team Boulard avec le pseudo de chacun dans le dos, sympa et repérable.

Saint Valérie est en vue, Céline toujours très à l’aise dans sa foulée, découvre cette année le plaisir de courir en baie de la Somme sans souffrir.

Dernier passage difficile pour accéder à la digue Céline passe plus facilement que nous, dernier regard sur cette baie magnifique et insolite, il reste un petit kilomètre , on est obligé de crier pour faire écarter les spectateurs qui sont sur le chemin du retour. Franchissement de l’écluse, 300 mètres et c’est fini, je sens à mes côtés Chochotte qui accélère et franchit la ligne en 2h08.

Martine et Marie sont là pour nous applaudir.

 

 

Remise d’un sac de ravitaillement à chaque concurrent.

On s’embrasse, on se félicite, contents, heureux d’avoir partagé ces moments particuliers et prêts sans aucun doute à relever de nouveaux défis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Temps réalisé par le Team Boulard :

Fabien et ses amis en 1h30

Stéph et Greg en 1 h39

Céline, Christophe, Raymond en 2h08

Gaëlle et Frédéric en 2h12

Olivier et Cyril en 2h15

La Transbaie est une course unique en France par son environnement naturel, festif et magique, elle demande néanmoins effort et volonté, courage et humilité.

 

Mille fois merci :

 

A ceux qui ont tracé ce sillon magique entre St Valéry et le Crotoy, aux organisateurs qui ont travaillé sans compter, aux bénévoles toujours présents et très actifs.

A ceux qui ont crée le site Kikourou, fabuleux recueil de course à pied par ses conseils, son bulletin d’information, ses récits etc., etc.…

A la lecture de certains témoignages, j’ai retrouvé le plaisir d’écrire, de raconter et de transmettre.

 

Remerciements particuliers à :

 

A Martine et la petite Marie de nous avoir accompagnés et encouragés.

 

A Frédéric, pour son reportage photographique durant la course.

 

A Stéphanie, Gaëlle, Cyril, Christophe, pour leur première participation avec la Team Boulard.

 

A Cyril de sa bienveillance discrète à mon égard dans les passages difficiles.

 

A Olivier mon fils, d’avoir partagé ces moments de bonheur.

 

A Greg pour le concept et la fabrication des maillots.

 

A Céline ma belle fille pour sa brillante participation, dont le pseudonyme Chochotte demande peut-être réadaptation, il reste cependant sympathique et très attachant.

 

A Danièle Delafolie, ma correctrice de mes différents récits.

 

 

 

Raymond Boulard

 

St Marcel le 01 juillet 2007

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