Récit de la course : La Transbaie 2006, par ch'ti vincent

L'auteur La course
Kikoureur : ch'ti vincent
Si vous appréciez ce récit : faites le savoir !
Laissez un commentaire ici (il apparaitra en dessous du CR)
Envoyez un message à l'auteur (ch'ti vincent)
ch'ti vincent
Course : La Transbaie
Date : 21/5/2006
Lieu : St Valery Sur Somme (Somme)
Autres récits : il y a 27 autre(s) récit(s) de cette course dans la base.
Ce récit a été lu par 1209 visiteur(s) !
Distance : 14 kms
Objectifs : Balade
1ere Transbaie
Ca y est, je l’ai faite cette Transbaie, dimanche 21 mai 06 c’était le grand jour !
Arrivé a St Valery a vers 11h, nous sommes dirigés vers une aire de stationnement aménagée pour l’occasion dans un champ en périphérie de la ville. Pour nous rendre en ville, tout est prévu, un train nous attend, il effectue des navettes entre la gare de St Valery et le parking toute la journée et c’est gratuit, c’est la Transbaie qui régale …Bravo aux organisateurs !
C’est pas le confort un TGV c’est sur, mais ils sont sympa et bien entretenus ces vieux wagons d’une autre époque. Après un « voyage » d’une dizaine de minutes nous voici a destination, en Gare de St Valery au cœur de l’événement.
Face a la gare sont disposés des chalets pour le retrait des dossards, la signalisation est bien faite, je trouve « mon chalet » très vite, et me voila en possession de mon dossard, d’épingles a nourrices que j’avais oublié !!! Et du traditionnel tee-shirt.
Coté météo ça va, les grenouilles de Météo France se sont encore trompées, heureusement.
Il n’y a pas trop vent, est le soleil pointe timidement son nez.
On en profite pour s’installer en terrasse d’une brasserie et commander devinez quoi ?....le menu Transbaie ! Spaghetti bolognaise, gâteau de riz, Vittel et café, menu de circonstance, je n’allais pas prendre une moule frite et un demi avant la course !
Quelques gouttes nous font quitter la table et rejoindre la voiture en train pour me changer.
L’heure du départ approche, pour patienter, je consulte le plan du parcours et les photos de la dernière édition de la course, exposées sur un stand dans le village course. Les visages sont souriants et les corps maculés de vase…ça promet ! On va se régaler !!
Apres quelques foulées d’échauffement je rejoins l’aire de départ, et refait le laçage de mes chaussures, un bruit court sur l’aire de départ : la baie de somme est gourmande, elle adore les running, elle n’aura pas les miennes, je serre les lacets !
C’est le sifflet de la loco qui donne le départ, officiellement c’est parti !!!
Il se passe de longues secondes avant je démarre ma course, ça bouchonne tellement qu’il n’est pas possible de courir, je suis donc le mouvement et part en marchant comme les « coureurs » qui m’entourent. Petit à petit la foulée s’allonge, on trottine, déjà encouragé par les spectateurs nombreux. Le début de parcours forme une boucle qui monte légèrement a l’extérieur la ville, mon chrono affiche 7’42 au 1er km ! Ça démarre très lentement n’est ce pas ! A nouveaux un « bouchons », on piétine, les rues parcourues sont étroites. La descente vers la gare se passe mieux on est encore très serrés mais on court. Après un passage dans le village de la course, on traverse l’écluse, ça bouchonne encore,…et un spectateur plaisantin me fait un croche pied ! Je ne tombe pas, il a de la chance !!!
Juste après l’écluse, on quitte le bitume pour emprunter le chemin sur la digue et au bout….
La baie de somme enfin.
La voila ! J’y suis, je n’ai pas le temps d’admirer le paysage, il faut descendre de la digue et se jeter sur la baie. Premier bain de pied, ce n’est pas très profond on peut courir enfin ! Je suis aux anges. Les premières difficultés arrivent très vite, après quelques foulées vivifiantes dans l’eau fraîche, c’est dans la vase qu’il va falloir courir maintenant. On assiste aux premières chutes, nos mollets se couvrent de vases, certains se lancent de la vase, d’autres se font tomber, j’ai l’impression d’être au beau milieu d’une cour de recréation, quel beau terrain de jeu, c’est la fête !
Il y a de place maintenant pour courir, je cherche le chemin le moins collant, a gauche, a droite, rien ne change c’est vaseux partout, mes chaussures s’alourdissent ! En plus de la vase, il faut traverser des fossés en sautant avec peu d’élan, on se retrouve « planté » dans la vase après les sauts, certains y laissent leurs chaussures, quel bonheur ;-) !
Il y a des passages on l’on s’enfonce vraiment, il n’est possible de s’en sortir qu’avec de l’aide. Sur la Transbaie les coureurs sont solidaires j’en témoigne, la marée n’a engloutie personne !
Sortis de cette vase, on se retrouve sur du sable très souple, mais résistant, j’avais l’impression de courir sur une bâche prête à céder sous mon poids
Vient ensuite un sable plus dur recouvert de végétation qui cache des trous dans lesquels je ne voudrai pas y laisser une cheville, il faut bien regarder on l’on pose les pieds sur ce terrain.
Mais ce n’est pas long, la vase reviens vite, le parcourt suit ensuite le lit d’un fossé, c’est hyper gras, je rejoins le bord du « fossé », ça colle moins.
Pas facile ce parcourt, mais qu’est ce que je m’éclate, c’est comme sur les photos, la publicité n’était pas mensongère !
On approche du Crotoy, il faut traverser le chenal sur quelques dizaines de mètres, on a de l’eau jusqu’au nombril, elle est bonne ! En tout cas elle rafraîchit et nous rend plus présentable, on sort tous de l’eau beaucoup plus propre, pour se présenter au public du Crotoy venu nombreux sur la plage.
Le ravitaillement est donné sur la digue du Crotoy, je prends une bouteille d’eau et des abricots séchés et retourne vite dans la baie, elle m’attend.
Apres un petit parcours sur la plage, on se refait une baignade dans le chenal, direction St Valery.
Nous retrouvons très vite la vase, comme si elle nous manquait déjà ! Et les fosses à franchir. Le retour vers St Valery me semble plus court. Il y a pas mal de gros galets sur la fin du parcours ça ne colle plus, mais attention aux chutes.
Encore un peu de vase et un bain de pieds et c’est le retour sur la terre ferme, il faut remonter sur la digue, ça glisse…et retrouver le public très nombreux sur la digue et jusqu'à l’arrivée.
Voila, ma première Transbaie est terminée, 1H32 au chrono, mais ce n’est vraiment pas ce qui compte a mon avis sur ce genre de course, ce qu’il faut retenir c’est le plaisir éprouvé pendant la course, et elle vous en donne croyez-moi, c’est un course folle, unique, atypique, trop belle trop forte, dans un site merveilleux et super bien organisée.
La Transbaie, c’est sur ,je la refais !

Commentaires

Le 27/05/06 à 14:50, commentaire de l'ourson
Content pour toi ! Course effectivement à refaire, à refaire et à refaire jusqu'à plus soif ;-) Magnifique CR qui m'a ramené sur ma terre natale et la joie de glissouyer dans la vase et de se laver dans l'eau bien fraiche ;-) Merci

L'Ourson_né_dans_ce_coin_là

Le 28/05/06 à 20:33, commentaire de mikesurlenet
bonjour
c'est vraiment ce que l'on a vécu durant cette course.
c'etait super on a bien rit
vivement l'année prochaine
avec un peu plus de soleil

tchaoo

mikesurlenet

Le 15/07/06 à 11:40, commentaire de ch'ti vincent
effectivement jy ete a cette fameuse course la transbaie !! je te regarder souffrir lol ! non je rigole tu y ete normal un petit peu dur me bon !!
marion

Le 15/03/07 à 14:34, commentaire de chtigrincheux
Alors la mon ch'ti gars je dis bravo .De par ta faute je m'inscrit pour la prochaine ,les pieds dans le sable ,ça doit croquer sous les dents !!!
En espérant une bonne bouffe entre kikoureurs également

Le 03/05/07 à 22:09, commentaire de horn
ca donne envie de la faire rien que pour s'amuser!


Laissez un commentaire ici.
Note importante : l'auteur du récit a la possibilité de modérer lui-même les commentaires qui sont faits sur son récit (en supprimant les commentaires indésirables).
Haut de page - Aide - Qui sommes nous ? - Faire un don - 0.21 sec.