Récit de la course : Marathon du Val Nantais 2006, par L'Bigorneau

L'auteur : L'Bigorneau

La course : Marathon du Val Nantais

Date : 9/4/2006

Lieu : Nantes (Loire-Atlantique)

Affichage : 1332 vues

Distance : 42.195km

Matos : Mes guibolles !

Objectif : Terminer

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Mon premier Marathon, mon premier CR !

Nantes - 9 avril 2006

CR avec photos sur le blog du Bigorneau : http://le-bigorneau.blogspot.com/2006/04/cr-marathon-du-val-nantais.html

Il est 8h45 au Parc des Expositions de la Beaujoire à Nantes. Le temps est aux nuages et il fait un peu frisquet : 6°C. J'hésite encore sur ma tenue et mon équipement. Est-ce que je prends ou pas ma ceinture avec gourdes ? Est-ce que je mets deux tee-shirts ou un seul ? Bref, je suis un peu tendu et stressé. C'est le jour de mon premier marathon et pour moi c'est l'inconnu. Je suis dans le sas de départ et je fais des petits sourires crispés à ma femme, mes deux garçons et ma petite fille venus m'encourager. Depuis quelques jours le doute m'assaille du fait de quelques entraînements ratés, et d'une petite douleur persistante au pied droit. Enfin, bref, tous ces éléments me servent de prétexte au fait que j'ai peur de me foirer…Suis-je capable ? Ai-je bien fait mes entraînements ? Si je rate que vais-je penser de moi-même ? Et les autres ? C'est l'heure des interrogations de dernières minutes...

Cela fait huit mois que je m'entraîne à raison de 3 à 4 entraînements par semaine. Avant, j'étais un coureur du dimanche, voire même occasionnel. Une course par semaine tout au plus. Mais j'avais du poids à perdre alors j'ai augmenté le nombre de séances : je suis passé à deux. Je faisais 72 kgs pour 1m73. Le virus m'a pris pendant une course du mois de septembre : j'avais couru sans peine mes 20 kms, pour la première fois. J'ai encore augmenté le nombre de séances hebdomadaires en passant à trois par semaine. Trop vite. On était en novembre et mon genou droit m'a lâché. 3 semaines de repos forcé à me maudire et à trépigner dans mon canapé. Fin novembre, je reprends doucement et le genou tient le coup. J'augmente la charge et me chope un syndrome rotulien. M'en fous ! Je continue avec. Ma pharmacie se remplit de pommades, de comprimés, de pansements de toutes sortes devant le regard interrogateur de ma femme. Je serre les dents, et le corps se fait. Je vais de moins en moins fréquenter ma pharmacie.

Entre temps, je fais une rencontre décisive : le Zoo. Un endroit peuplé de fous, de fous de course à pieds bien entendu ! Chacun y est affublé, plus ou moins de force, d'un sobriquet animalier. Pour ma part j'ai hérité de celui du Bigorneau grâce au Dingo ! Si je le croise, il va toucher de mes antennes cuilà ! C'est la contraction du Big Tarnaud ! J'entends parler de Marathon, d'Ultras…Ah bon on peut faire des marathons sans être un athlète de haut niveau ? Alors moi aussi je pourrais ? Incrédule ! Le début de la fin. L'idée me prend et ne me quitte plus. Je m'inscris dès Janvier au Marathon de Nantes sans trop y réfléchir et en me disant que j'ai trois mois devant moi pour être prêt. Ma femme se demande si je vais bien : "T'es sûr ?".

Je cours tout l'hiver sans m'arrêter, seul une pluie diluvienne m'empêche d'aller m'entraîner. Je m'équipe et remplace mes vieilles runnings qui me servaient à tondre par de nouvelles. Je prends bonnet et gants, cardio et collant. Je note mes entraînements dans un carnet. Je structure…Je suis de mieux en mieux : pas plus rapide mais plus facile…

Voilà, tout cela m'a conduit aujourd'hui sur cette ligne de départ. Je fais aujourd'hui 61 kgs soit 11 kgs de moins à porter…Je fais toujours 1m73 : j'ai pas trouvé le moyen d'agrandir ma coquille !

Et là, seul, devant cette ligne de départ, après en avoir bavé tout l'hiver (n'oublions pas que je suis un Bigorneau), j'ai des incertitudes et des hésitations à me jeter dans cette épreuve. Ma femme s'en rend bien compte mais elle a la décence de ne pas m'en parler. 42 kms seul…qu'est-ce que je fais ici ? Qu'est-ce qui m'a pris ? Je sais que La Tortue va m'attendre au kilomètre 30, du moins si j'arrive jusque là. Il m'a demandé la veille comment je serai habillé. Autour de moi les autres coureurs sourient, d'autres s'échauffent. Moi j'attends, je m'échaufferai dans le marathon !

On est à 10 minutes du départ maintenant, et tout à coup je vois arriver un grand gars avec un béret bleu ! C'est ma Tortue ! Ben qu'est-ce qu'il fait là ? On n'est pas déjà au kilomètre 30 ! Elle est venue m'encourager sur la ligne de départ ! Bonjour et présentation à ma tribu. Et là, cet encarapacé me dit : "T'as vu mon dossard ?". "Quel dossard ?". C'est exact, il a un dossard sur la cuisse. Qu'est-ce qu'il fait avec ça ? Je ne percute pas tout de suite. Englué, les antennes parasitées, je viens de comprendre : La Tortue m'accompagne ! Il va faire mon Lièvre (on a déjà dû la faire celle-là !) ! C'est pas vrai ? J'y crois pas ! Je vais pas être seul ! Il va se taper 42 kms en courant, rien que pour m'accompagner, sans autre objectif ! Alors là, que dire ! Béret bas. Ça me secoue la coquille. Et là, d'un coup, pffuuuiiitttt, les ¾ de mon stress se barre en courant : il va faire son marathon ailleurs ! Je suis prêt maintenant.

La foule bouge, le départ vient d'être donné ? Ah bon ? Alors on y va ? On part tranquillement en papautant. Un p'tit signe à ma tribu et c'est parti. Je ne suis plus tendu. On fait 5 kms à une allure de 6 mn/km et dans l'euphorie j'oublie de prendre mes temps à chaque kilomètre. Je suis à 77% FCM. Tout va bien. Je regarde à côté de moi : plus de Tortue ! Ben où qu'il est ? Je me retourne et je le vois à l'arrêt, debout, les jambes légèrement écartées et contre un buisson…Il est en train de pisser ! J'y crois pas ! On vient juste de faire 5 kms ! Je trottine en l'attendant…Le voilà, il me rattrape et on repart tranquille. Il me raconte qu'il vient de boire un litre de thé et qu'il a bouffé trois croissants ! Mécréant !

On continue toujours sur la base de 6mn/km jusqu'au kilomètre 10 où se trouve le deuxième ravito. "Ah le béret bleu ! Super !" disent les bénévoles à La Tortue. Je prends un gobelet d'eau, des fruits secs dans les mains et je repars de suite en courant. J'essaie de boire mais je m'en mets partout : je vais choper un hoquet si ça continue ! Je vois La Tortue qui marchotte tout en buvant ! Je m'arrête et je prends mon eau en trois gorgées. Allez hop ! C'est reparti ! On arrive en bords de Loire. C'est mon terrain de chasse, le lieu sur lequel je m'entraîne. Cela me rassure. Ben où est la Tortue à nouveau ? C'est pas vrai ! Elle est encore partie se soulager contre un arbre ! Bon ben j'y vais aussi alors ! On repart.

On est en route pour le kilomètre 15 sur lequel on arrive à 5:36 mn/kilo. "Ouaahhh ! Chouette le basque avec son béret bleu ! " dit le gars qui sert les verres. "Jsuis pas Basque, jsuis Nantais !" rétorque La Tortue. Je commence à m'emballer et à accélérer sans m'en rendre compte. La Tortue ne cesse de me dire d'y aller plus doucement et que ce n'est pas le moment de se griller. J'écoute ma Tortue mais je sens que ça commence à bouillir sous le pied. Je sais aussi qu'au kilomètre 18 ma ptite famille m'attend au complet. Le parcours faisant un aller-retour en bords de Loire, on croise alors tous les autres coureurs en avance sur nous. On croise les deux premiers : ouah ! Ils courent avec combien de jambes ceux-là ? Ils sont équipés de trois poumons ? Et là, il en arrive plein d'en face ! Merdouille ! Yen a autant ? Je me rends compte avec dépit que l'on est vraiment dans le fond de la course. On en croise des tas ! C'est pas possible ! La Tortue les encourage vivement. Moi ça me fout le bourdon…je pense que mes enfants que je vais rencontrer dans quelques kilomètres vont me pourrir ! Allez tant pis !

Kilomètre 18 : on fait demi-tour sous le portique. Je salue ma ptite tribu qui nous encourage. "Allez ! Allez ! Plus vite !". Pas de quolibets ! L'honneur est sauf ! Maintenant je sais que je ne les reverrai qu'à l'arrivée, si j'y arrive ! Le fait de voir ma famille et d'être un peu vexé d'être dans le fond de course me pousse à accélérer. La Tortue me tempère à nouveau. Pauvre Tortue ! Le nombre de fois incalculable où elle a dû tempérer mes élans. Un groupe nous rattrape et nous dit qu'ils sont en partance pour un 4h15 et nous invite à prendre leur train. On les laisse partir, La Tortue me dit d'attendre encore avant de foncer. J'attends, résigné, l'antenne sur la pédale, la coquille qui frémit. Un spectateur lance un "Allez le béret bleu ! Bravo !".

Kilomètre 21 : allure 5,43/km. Temps cumulé : 2 heure 06. C'est le premier semi. Je me sens très bien, pas de douleur, pas de fatigue. Ça va. J'attends avec crainte le kilomètre 25, ma distance maximale jusqu'à maintenant. A partir de ce kilo ce sera l'inconnu pour moi. Mon dernier entraînement long sur cette distance s'était mal terminé ; j'avais fini complètement séché (sans sucre, sans eau, et en passant tout mon temps entre 85-90% FCM !). Je regarde mon cardio : FC toujours sur 82%. "Allez courage le béret bleu ! Tu vas y arriver" dit un spectateur.

Kilomètre 25 : ravito ! 5:53 mn/km. Temps cumulé 2h30. Ça y est c'est l'inconnu pour moi. A partir de maintenant que j'arrive ou pas, ce sera mon record ! J'écoute mon cœur, mes jambes, tout va bien. Je suis agréablement surpris. Je me charge en sucre et en eau tranquillement. "Hé c'est le béret bleu qui est de retour, allez courage mon gars !" dit un bénévole ! Ah ben là yen a marre du béret bleu ! Et moi je pue ou quoi ? Yen a toujours que pour le béret bleu ! Merdouille ! Moi j'ai mis ma belle casquette blanche Adidas ! Hé ! Ho ! C'est moi qu'en bave quand même ! On pourrait quand même m'encourager un peu aussi !

Kilomètre 30 : 6:02mn/km. Temps cumulé 3:00 ! On est pile dans le temps ! J'ai un métronome géant à mes côtés ! Je suis toujours bien. La Tortue va bien aussi et est rassurée sur sa cuisse. Tout tient bien. J'ai toujours cette envie furieuse d'accélérer.

Kilomètre 32 : La Tortue me dit : "Tu peux y aller maintenant si tu te sens !". J'accélère alors progressivement sur 500 mètres. Je me retourne. Merdouille ! J'ai lâché ma Tortue. Elle est 100 mètres derrière. Je l'appelle pour qu'il me remonte tout en ralentissant un peu. Je crois qu'il ne m'entend pas. Je quitte ma Tortue à regret avec le sentiment de l'abandonner. Il m'a accompagné et tempéré pendant 32 kms et de le lâcher me culpabilise. Chapeau bas ma Tortue ! Merci ! Bon allez tant pis j'y vais.

Kilomètre 33,34,35 : je pars comme une "bombe" en atteignant les 4:53mn/km. Punaise qu'est-ce que je me sens bien ! Je remonte les autres coureurs qui commencent à aller clopin-clopant : ça me fait du bien au moral de doubler les collègues ! Je suis en super forme. J'ai l'impression de glisser sur le bitume, et sans baver ! Que rien ne pourra m'arrêter, que si ça continue comme ça je vais péter un score ! Quelle sensation agréable ! Ce moment, je l'ai rêvé de nombreuses fois. Je suis au kilo 35 et je suis bien. C'est l'euphorie ! Je suis à 94% de ma FCM.

Kilomètre 36, à la sortie du Centre de Gros. Ben que se passe t'il tout à coup ? J'entends mon moteur qui a des hoquets ! Le châssis qui couine ? La "bombe" vient de me péter dans les pattes (j'en ai pas !). J'ai la coquille qui se fend, les antennes qui s'effondrent. Mes jambes s'alourdissent subitement. J'ai les mollets qui se contractent. Aïe ! C'était trop beau ! Je commence à me dire que j'ai fait une belle connerie en accélérant comme un dingue. J'aurais mieux fait d'être plus progressif. Je crains la casse ! Quel con ! Mais quel con ! Je me calme et me détends. Je regarde mon cardio et je me recale sur 6mn/km. Ma FC redescend à 87 %. Je sais que je suis dans le rouge dorénavant. Je regrette. En laissant ma Tortue à l'arrière, j'y ai laissé mon cerveau. Je m'en veux ! Si jamais la Tortue me remonte, c'est sûr elle va me mettre un coup de carapace bien mérité !

Kilomètre 37 : ça devient de plus en plus dur. J'arrive quand même à conserver mon allure de 6mn/kilo. Je remonte encore quelques coureurs. J'ai mal ! Le dos s'y met. Ma hanche gauche me lâche pendant une foulée. Ça va j'ai rien. Deux douleurs derrière le talon gauche. Merdouille de merdouille ! Je me mets à parler à mon corps :"Allez c'est bon ! On y est ! Tiens le coup encore 5 kms ! Me lâche pas maintenant ! ". Je tiens sur les nerfs. J'ai des bouffées nerveuses qui me remontent jusque dans les yeux. Quelle lopette ! Je vais pas lâcher ! Je vais pas marcher ! Je refuse de m'arrêter ! Je ne ralentirai pas !

Maintenant je ne regarde plus mon cardio, je me mets dans ma bulle, le regard en-dedans. Je ne regarde plus au dehors. Je m'isole. Je cours.
Kilomètre 38 du coin de l'oeil. Ça va le faire. Allez ! Les bénévoles m'encouragent et m'applaudissent. Je dois avoir les antennes qui tombent et la bouche qui grimace, j'en bave c'est sûr !

Kilomètre 39. Punaise j'y suis presque. Encore 18 mns à tenir. Allez ! J'arrive sur la Beaujoire. Je n'avais jamais remarqué ces côtes et ces descentes dans ce coin auparavant. J'arrive au même niveau qu'un certain Jean-Luc qui a dans les 60 ans. Je le prends dans les côtes, il me prend dans les descentes : va falloir que je revois ma technique de descente en passant. Bien sûr quand je parle de côtes et de descentes, je parle avec le regard d'un Nantais. Ça ferait marrer un montagnard ! Mais moi, à ce moment, je les trouve ENORMES ces @#"% de côtes de @#"%.

Kilomètre 40. Le ravito : je ne prends rien, je baisse la tête, je fonce. J'ai un peu mal au ventre. Je sais que dans quelques minutes, je serai MARATHONIEN. Je sais que ma petite famille m'attend à l'arrivée.

Kilomètre 41 marqué Dernier Kilomètre. C'est le dernier ! Une grande descente. Zut c'est pas ma tasse de thé. Je prends tout dans les jambes. C'est du bois maintenant. J'arrive en bas de la descente en bords d'Erdre, j'entends les hauts-parleurs qui énoncent les noms des arrivants. Je vois la ligne du finish, les barrières métalliques le long de la route, ma p'tite famille est là, un coup d'œil et un coucou rapide ! Je "sprinte". Je vois le portique. Encore 10 mètres. Je crois bien que depuis un certain temps j'ai oublié quelques respirations ! Je passe sous le portique ! Deux bénévoles se jettent sur moi, l'un pour désactiver la puce, l'autre pour marquer mon dossard d'une croix rouge. Je m'arrête sans vraiment faire attention à eux. Je cherche ma ptite famille des yeux. Et la Tortue ? Je ne la vois pas arriver. On me donne un sac à dos et un paquet de mâche Nantaise (super !). Je réalise dans cette attente que JE SUIS MARATHONIEN. J'ai pas foiré. J'ai rien lâché. Ma femme et mes trois enfants arrivent et me félicitent. Je ne parle pas trop. J'ai mal aux guibolles. Je pense à ma Tortue que j'ai plantée au kilomètre 32. Je me mets juste au niveau de l'arrivée et je l'attends. Quelques minutes passent et je vois au loin un Béret Bleu ! C'est la Tortue qui arrivent avec un papy (non pas cuilà !) à ses côtés. Ils causent ! La Tortue arrive à mon niveau. On se serre la main, du moins je crois, j'étais sur mon p'tit nuage ! Allez on rentre à la maison, heureux, mais avec un léger sentiment de vide. Celui laissé par la réalisation d'un objectif longuement préparé et attendu. C'est fait ! On revient à la vie "normale", avec l'impression d'avoir accompli un truc extraordinaire.

Merdouille ! Ma femme s'est garée à perpette !


Voilà les Zozos mon premier CR pour mon premier Marathon. Il est un peu long mais je ne voulais rien oublier de ces moments. C'est pour mes vieux jours !

Temps : 04:12:48. Position : 814/937. Pas terrible cette position : ça me chiffonne !

Merci à La Tortue d'avoir eu le courage, le sacrifice, ou l'inconscience, d'accompagner un Bigorneau durant 42 kms ! Sans lui, c'est sûr, je me grillais sur le premier semi !
Merci à L'Ourson pour ces encouragements lors de notre course en bords de Loire, et pour ne pas m'avoir prévenu du coup pendable que me réservait l'encarapacé !
Et bien sûr merci à tous les Zanimos qui permettent quotidiennement de maintenir la motivation !

Prochain Marathon : La Baule avec la ferme intention de faire moins de quatre heures (03:59:59 !).

Leçons à retenir pour moi :
* maintenir mon allure jusqu'au kilomètre 32
* ne pas accélérer brutalement par la suite
* me dégoter un béret bleu dare-dare avant le prochain marathon pour bénéficier de quelques encouragements !
* se méfier des complots ourdis par La Tortue, et le compère L'Ourson !



1 commentaire

Commentaire de calimero posté le 15-05-2006 à 21:16:00

J'crois L'Birgorneau qu't'es doué autant pour le Marathon que pour les C.R!!!Ce serait dommage de t'arrêter en si bon chemin!!

Bravo encore et RDV un de ces jours dans le Pays Nantais.

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