Récit de la course : Ultra Trail du Sancy - 17 km 2009, par Siberian wolf 10

L'auteur : Siberian wolf 10

La course : Ultra Trail du Sancy - 17 km

Date : 12/9/2009

Lieu : Le Mont Dore (Puy-de-Dôme)

Affichage : 557 vues

Distance : 17km

Objectif : Se défoncer

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Dernière de la saison dans les fraîches rafales du Sancy

Samedi 12 septembre 2009. J’ai participé au trail du Sancy, sur le petit parcours de 17 km (et 1090m de dénivelé) au départ du Mont-Dore (63). En fait, je voulais courir sur le trail de 34 km mais je me suis inscrit trop tard et les inscriptions étaient closes sur les parcours de 34 et 70 km. Pour moi, ce mini-trail sera le dernier de la saison avant de consacrer l’année prochaine au cyclosport.

 

Le départ a été donné à 10h pour les concurrents du 17 km, à 9h30 pour le 34 km et encore bien plus tôt pour l’ultra-trail de 70 km. Sur la ligne de départ, je suis placé à cinq mètres environ des premiers. Lorsque le départ est donné à 10h, il n’est pas excessivement rapide, les meilleurs étant probablement inscrits sur les autres parcours. Pendant un moment dans les rues du Mont-Dore, je suis à une dizaine de mètres des premiers mais je n’arrive pas à les rejoindre. Mieux placé sur la ligne, cela m’aurait probablement évité cet effort.

 

C’est alors que nous prenons des escaliers pour commencer l’ascension vers le roc de Cuzeau. Là, les premiers s’échappent. Il y a quelques pontons de bois et un pont à passer. Je suis dans un groupe avec une femme qui est membre de l’équipe de France de course de montagne et je distance un peu ce groupe peu après. Nous arrivons au ravitaillement du col de la Croix Saint-Robert (1451m) où il y a des oranges, des bananes, des fruits secs, de la barre bretonne, du coca-cola, de l’eau, du jus d’orange. Je passe plus d’une minute à y manger et boire du coup les coureurs que j’avais distancé me passent devant.

 

En repartant, il y a un peu moins de 2 km pour parvenir au roc de Cuzeau. Cela commence par des prairies sous ce sommet et quelques clôtures à passer grâce à de petits escabeaux de bois. Alors que le groupe de la 1ère féminine membre de l’équipe de France de course de montagne est à une centaine de mètres devant, m’ayant dépassé pendant le ravitaillement, un type derrière moi me dit « allez, on les rattrape ». C’est ce que je voulais aussi faire et j’accélère sur l’herbe des prairies. Mais je le fais si bien que le gars derrière moi n’a pu me suivre. Alors que la pente se fait maintenant plus raide, je continue à courir et double le groupe de la 1ère féminine pour me hisser devant au sommet du roc de Cuzeau (1747m), suivi par un autre gars, après 5 km environ, la principale difficulté du jour.

 

Mais alors que je commence la descente de ce sommet, je me sens nettement moins à l’aise. Je descends lentement, faisant sans doute trop attention (et je me dis que je dois certainement m’améliorer en descente). Les autres sont mieux à l’aise pour sautiller sur les touffes d’herbe plus bas. Peu à peu, le groupe de la 1ère féminine que j’avais devancé avant le roc de Cuzeau me re-dépasse avant de démarrer une autre ascension, celle du Puy de Sancy, plus courte sur ce versant des crêtes.

Sur une partie plate et un peu technique avant, le premier espoir me dépasse. Nous nous retrouvons désormais presque un par un. Dans les 300 derniers mètres de l’ascension du Puy de Sancy (1886m), plutôt raides, des randonneurs nous applaudissent. Mais au puy de Sancy, le temps était particulièrement venté et froid. Il y avait tellement de vent là-haut que mon petit sac noir commençait à se balancer sur une de mes épaules. Pour ceux qui ne connaissent pas le massif du Sancy, il faut savoir que le vent fort est souvent présent sur les crêtes et qu’il est parfois bien pire que celui qu’on peut rencontrer au Mont Aigoual, au Mont Ventoux ou au Grand Ballon !

 

Je commence maintenant à descendre les courtes marches de bois. Entre le col de Courre et la dernière crête, quelques trailers me doublent sur le sentier monotrace et je demande comment ils peuvent avoir une telle aisance. La dernière crête passée, il faut désormais prendre la direction du Capucin, essentiellement en descente. Il ne reste au plus qu’une côte sur un sentier monotrace à côté de fils barbelés pour atteindre le Puy de Cliergue, d’où on peut habituellement très bien voir la station de ski du Mont-Dore. Mais je le vois, j’ai perdu l’énergie que j’avais dans le roc de Cuzeau puisque je ne parviens pas à rattraper les gars qui m’ont doublé juste peu plus tôt.

 

Après cela, il ne reste plus qu’à descendre. Alors que j’arrive au buron du Capucin, je regarde derrière moi pour voir qu’il y a un coureur environ 400m derrière moi. J’essaie en vain de courir à fond pour ne pas me laisser reprendre mais il n’y a rien à faire, il descend mieux sur cette partie pourtant peu technique et roulante et me rattrape un peu avant le salon du Capucin.

 

Après le funiculaire du Capucin, commence la partie finale de la descente. Là aussi, je résiste comme je peux et passe un moment sans voir quelqu’un derrière moi mais je sais bien que des poursuivants ne sont pas loin. Alors que j’aborde les derniers hectomètres assez raides avec des cailloux, une bénévole me dit « allez, plus que 300m » pour m’encourager. Mais si les poursuivants que je ne voyais pas encore derrière moi ont entendu cela, ils ont compris qu’il y avait encore quelqu’un à dépasser…

Et deux gars ne tardent pas à arriver dans cette portion caillouteuse et technique si bien que le speaker, qui annonce mon arrivée, dit « ah, finalement, ils sont trois ».

Je n’essaie même plus de sprinter avant l’arche et les deux gars me devancent sur la ligne.

 

Je termine finalement dans les 40 premiers sur 347 arrivants et 370 partants (sur le 17 km) en un peu plus de 2h. C’est pas mal pour mon ultime course de l’année mais j’ai quand même un peu pêché dans les descentes. Mais lorsque j’ai repris la course à pied plus tard, je me suis nettement amélioré en descente, notamment à partir de 2013 et c’est devenu pour le trail l’un de mes points forts.  Ce mini-trail clôt pour moi une très belle saison (dans les 8 % des premiers arrivés dans les montées des 4000 marches de l'Aigoual et du Puy de Dôme...) essentiellement en course de montagne à l'exception de ma fringale lors de la montée de l'Aubisque. Et la course de montagne représente maintenant pour moi un effort trop court par rapport à mes entrainements, c'est pourquoi je me tournerai désormais essentiellement vers le trail après le cyclosport.

 

Après le ravitaillement d’arrivée, il y a le repas mais inscrit trop tard, je n’en bénéficie pas à moins de payer un repas accompagnateur. Dommage car le repas chaud pour les parcours 17 et 70 km avait l’air tout à fait appétissant. Je dis cela car les concurrents du 34 km, moins veinards ont eu eux droit à un autre traiteur qui servait des crudités et de la charcuterie, au Casino du Mont-Dore. De ce côté là, il faudrait servir le même repasà tous les concurrents, sous peine de faire des jaloux.

 

Après cela, il a fallu pour moi attendre le bus SNCF qui allait à Laqueuille avant de prendre le train express régional (TER) qui retournait à Clermont-Ferrand. Je suis en effet venu en train et l’autocar SNCF du retour partait à 16h53, soit près de cinq heures après mon arrivée ! Cela a été là un peu dur car je suis venu en débardeur sans affaires de rechange (pas de voiture pour en entreposer car je ne l’avais pas prise à Clermont-Ferrand) et les rayons de soleil se font très rares aujourd’hui, il fait même un peu frais. J’avais chaud pendant la course mais là je suis à froid pour regarder le podium ! Heureusement, j’ai pu me réchauffer un peu dans le hall du casino mais je me suis bien ennuyé pendant ce temps !

 

De plus, j’ai connu trois jours de courbature à partir du lendemain. Incroyable d’avoir de telles courbatures pour une course de 17 km.

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