Récit de la course : Ultra Trail du Vercors 2019, par spongebob28

L'auteur : spongebob28

La course : Ultra Trail du Vercors

Date : 7/9/2019

Lieu : Lans En Vercors (Isère)

Affichage : 397 vues

Distance : 86km

Objectif : Objectif majeur

8 commentaires

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Ultra trail du Vercors

Pour mon premier ultra trail je tenais à ce que ce soit l’UTV car c’est par ce trail que j’ai appris qu’il y avait des défis qui me paraissait surhumain à l’époque. 

2018 : j’hésite à l’inscription mais je ne pense pas être suffisamment prêt physiquement pour profiter pleinnement de la course, tant pis je préfère repousser d’un an.

2019 : le tracé passe pas Méaudre, Autrans, Géve, la Molière, que des endroits que je connais par le ski de fond, serait-il un signe du destin ? Allé hop dès février je signe pour cette folie dirait certain.

Les mois passent est  on est rendu mi-aout ou je fini ma prépa par le circuit des 25 bosses qui me confirme que tous les signaux sont au vert, ce qui est déjà une bonne chose.

 

Entre préparer le sac et établir les points de rdv de la famille pour les encouragements le temps passe vite et voilà qu’on se retrouve dans le sas de départ pour cette journée qui s’annonce fraiche le matin et en soirée mais avec un soleil radieux, que demander de plus si ce n’est de franchir la ligne ce soir.

3 – 2 – 1 – GO !!! nous voilà partis pour une belle balade qui commence par un KV histoire de se réchauffer. Le temps s’écoule et en prenant de l’altitude on commence à apercevoir les villages illuminé dans la vallée sous un ciel étoilée, on est déjà pas mal niveau décor de course je trouve.

A l’approche du pic Saint Michel, en se retournant, on voit une longue procession de frontale que je trouve sympa à admirer histoire de patienter sur le panorama que j’attends impatiemment de voir au pic. Apres un dernier effort nous y voilà et je ne suis pas déçues de la vue : un Grenoble illuminé avec en arrière-plan les montagnes se découvrant sous l’aurore, je resterais bien admirer plus longtemps ce panorama splendide mais il parait qu’on a une course à terminer.

 1568830345-1.jpg - envoi d'image avec NoelShack

La première partie de descente on joue la sécurité, pas de risque inutile et j’assure mes appuis car la pente est raide.

Une fois sur le sentier Gobert, on peut diminuer l’attention et profiter un peu des paysages de la vallée. Après plusieurs minute je rejoins un groupe de 3 coureurs dont le premier semble n’être pas trop rapide, vraiment pas rapide car je suis rejoint par plusieurs au point de former un convoi d’une dizaine de personnes.

Malheureusement se rythme qui n’est pas le mien me fait baisser l’attention au point de faire une chute qui me fait glisser sur la pente rendue humide par la rosée, je me rattrape tant bien que mal et avec l’aide des coureurs de derrière je repars mais un bilan s’impose : mécanique pas de casse (ouf), matériel RAS aussi (double ouf), la carrosserie légèrement éraflé (pas si pire vue l’endroit de la chute) et en bonus un bon coup d’adrénaline, verdict plus de peur que de mal.

Le chemin continue mais les pentes raide à l’approche de Villard me font chauffer la voute plantaire (début d’ampoule), je ressers les lacets pour limiter la casse, on verra bien l’évolution. Une fois au ravito (en 2h40) je ne m’attarde pas à celui-ci, j’enlève la veste imperméable, un verre de Saint-Yorre, 2 bricoles et ça repars, j’en profite pour faire un coucou à la famille venue m’encourager.

La partie pour rejoindre Méaudre n’est pas spécialement compliqué ni longue et je l’atteins en 1h40. Je prends un peu plus mon temps pour refaire le plein de tout car la section suivante s’annonce plus compliqué (aussi bien en D+ que D-) tout en discutant avec ma famille au abord du ravito.

Directement on attaque les choses sérieuse avec la montée jusqu’au Gros Martel, je trouve mon allure et monte sereinement. A mis chemin on retrouve le domaine de ski de fond, c’est marrant de voir le contraste et courir sur des piste skier en janvier. La pente fini par s’adoucir et on voit la croix signifiant que les quadri vont bientôt ramasser sur cette longue descente. Celle-ci se passe bien mais ça longueur commence vraiment à me faire chauffer les cuisses, vivement la montée pour que je me repose =). L’arrivée à basse valette fait plaisir car c’est la fin de cette descente qui m’a pris 50’ et les encouragements redonnent de l’énergie.

Mais pas le temps de profiter de la section de route pour se reposer car directement on reprend un sentier qui vas nous emmener à Rencurel que j’attends après 6h50 de course. Bon bas une bonne chose de faite car on est à la moitié et tout vas bien (heureusement aussi car ce n’est que la moitié) même si les quadri ont accusé le coup. J’en profite pour faire une pause et bien me ré alimenter et hydrater car la route est encore longue. Je fais également un changement chaussette/chaussure est je constate que l’ampoule de la 1er descente n’a pas empiré et n’est plus douloureuse dorénavant (une bonne chose d’ailleurs).

En repartant, on voit au loin les réjouissances mais pour l’instant la pente permet de trottine.

1568830459-2.jpg - envoi d'image avec NoelShack

A l’approche du Pas de Pertuson la pente se fait plus raide et certain du petit peloton formé commence à accuser le coup. Une fois la bascule faite je retrouve des sentiers déjà emprunter en raquette donc çà aide de savoir à quoi s’attendre. La descente se poursuit mais une légère gène sur l’extérieure du genou droit  sur certain appui m’inquiète un peu sur le moment mais à la fin de la descente rien n’empire, ça me va comme ça car c’est très léger mais à surveiller.

A l’approche d’Autrans je pensais couper par les pistes de ski mais non Samontetro a décidé de nous faire faire le yoyo (je l’ai un peu maudit sur le moment) mais c’est vite oublié une fois arrivé au ravito en compagnie de la famille avec qui je fais l’état des lieux : environ les 2/3 de fait, 14h10 pour une BH à 17h20 donc aucun souci, encore bien en forme, un morale à 100%, le soleil bref le pied total pour l’instant cette UTV.

Direction le refuge de Gève, la première partie, ou l’on fait l’essentiel du D+, jusqu’à rejoindre la piste de fond puis couper la route (qui rejoint le plateau de Gève) ou plusieurs spectateur ne sont pas avare d’encouragement. Ensuite l’essentiel du chemin ce fait sur les pistes de fond donc je suis en terrain connu et une fois que j’attaque la descente de la piste rouge pour rejoindre le refuge on entend déjà qu’il y a de l’animation. Ça fait plaisir de voir de l’ambiance et tous ses encouragements. Sur ce ravito je prends mon temps (trop à posteriori) mais bon la famille est venue et je suis en bonne compagnie avec mon suportere ammené par ma soeur

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Après ¼ heure de pause il faut vraiment que je reprenne la route car la course ne se finira pas toute seul.

Directement on reprend la montée pour rejoindre les crêtes ou j’espère profiter du paysage d’un côté ou de l’autre de la vallée.  La montée se fait bien et une fois en haut je comprends que le chemin des crêtes va me prendre plus de temps que prévu, j’ai l’impression d’être 2 semaine en arrière sur le circuit des 25 bosses sauf que là j’ai déjà 11h d’effort dans les pattes donc prudence et pas de risque inutile si proche du but. Bien que je joue la sécurité je reprends du monde ce qui fait plaisir au mental. Le chemin continu est après un rapide bonjour à coco38 au Pas de la Clé on attaque des sections ou l’on peut voir des 2 côté de la vallée ce qui est sympa. Cette alternance de montée descente en plein cailloux commence à moins m’amusé et j’ai hâte d’arrivée sur la piste de ski qui rejoint la Molière, heureusement qu’on arrive à la Buffe et qu’il ne reste plus beaucoup de ce terrain escarpé. C’est à ce moment que je remarque que le balisage est réfléchissant, effectivement la fin de peloton passera de nuit ou à la tombée, je leur souhaite bon courage car ça ne sera pas simple pour eux.

Une fois à la Sure je sais que ça devient bon car c’est la fin du cassant mais aussi je commence à me dire que sauf catastrophe je serais finisher de mon premier ultra. Je profite d’ailleurs quelques instants du panorama

1568830587-4.jpg - envoi d'image avec NoelShack

Une fois la piste de fond je rattrape un participant qui marche d’un bon pas en marche nordique, la flemme de courir je me mets à marcher avec lui est nous commençons la discussion. Au fil de la discussion il me décrit en détail la dernière descente qu’il connait bien car il habite Autrans, c’est chouette ça et me conforte dans l’idée que ça va le faire.

Le vent se fait plus présent et n’est pas très chaud, de marcher je me réchauffe moins également et je commence à avoir froid : bof pas grave le ravito est dans 10/15min me dis-je, je mettrais ma veste là-bas.  A l’arrivée du ravito j’ai qu’une hâte c’est de mettre ma veste et me réchauffer avec un thé chaud servi par des bénévoles courageux sur ce ravito exposé en plein vent. Il nous propose même merguez/saucisse  faite au barbecue cequi me fait tellement envie pour me réchauffer, j’ai vraiment été stupide de ne pas mettre cette veste plus tôt et de dépenser autant d’énergie à me réchauffer (à ne vraiment pas reproduire cette erreur).

Je repars après 1/4h mais je me mets à greloter, bordel mais j’ai vraiment pris froid avec cette C…. allez hop on ferme tout et on attend de chauffer, ce qui m’a pris 10min et c’est long 10min quand tu grelotte en courant. Bon on oublie cette mésaventure est on profite du paysage sur les crêtes avant d’attaquer la descente final en forêt.

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Au moment de passer en mode nuit un dernier état des lieux s’impose : 5km de descente, 2km dans la ville et 4h30 pour faire ça, on peut commencer à dire que ça vraiment bon cette histoire et cette pensée me donne des ailes au point que je me mets à tout courir, en pensant qu’à me faire plaisir et savourer cette descente (quitte à le regretter les jours suivant en descendant les escaliers). Je suis tellement bien que je reprends environ 15 coureurs justes dans la descente, jouissif au possible, a telle point que je n’ai pas vue le temps passé et me voilà à l’entrée de la ville ou les encouragements et la certitude de finir me donne la patate au point de me mettre à courir à 12km/h. Après un ultime virage on voit l’arche, arche que je vais franchir dans quelques secondes, arche d’une course qu’il y a 10 ans je ne pensais même pas imaginer pouvoir  franchir, arche qui veut dire que je vais rejoindre le club des ultra-traileurs.

Voilà arche passé en 16h et quelques minutes. Je ne reste pas trop savourer car j’ai faim et froid et si je m’arrête ça vas être compliqué de repartir.

Apres un bon repas en compagnie de coco38, une bonne douche brulante pour me réchauffer car à nouveaux je grelotte (tout ça pour avoir tardé  de mettre ma veste, c’est vraiment trop bête comme erreur). Je ne tarde pas à me mettre au lit et m’avant de m’endormir tout en pensant déjà aux prochains défi.

8 commentaires

Commentaire de coco38 posté le 18-09-2019 à 20:28:51

J'avais eu quelques épisodes de ton récit en avant première pendant le repas ! ... dont cette fameuse chute ! Sinon belle maîtrise pour une 1ère ! BRAVO. Maintenant place à de nouveaux défis ... à se recroiser avec plaisir un de ces jours.
JC

Commentaire de bubulle posté le 19-09-2019 à 07:53:49

C'était donc pour toi le gros Bob! Je lui ai fait un énorme check à Rencurel et à l'arrivée.....et j'ai un superbe selfie ave clui (il sera dans mon récit, bien sûr).

Dommage de n'avoir pu se voir car entre fans ultimes de Bob, on avait forcément des choses à se raconter....

Commentaire de bubulle posté le 19-09-2019 à 07:54:57

Pas à Rencurel, le check, à Méaudre, d'ailleurs...

Commentaire de spongebob28 posté le 19-09-2019 à 15:04:57

Partie remise pour la rencontre 2020 j'ai prévu de continuer sur l'ultra et qui sait bob sera peu être de la partie.

Commentaire de NRT421 posté le 19-09-2019 à 23:16:30

Bien joué. En plus, le Bob supporter ne se repère pas aux contrôles anti-dopage.

Commentaire de bubulle posté le 20-09-2019 à 19:29:49

Par contre, tes photos sont toutes pitites, c'est dommage....Je pense que tu ne les insères pas de la façon recommandée (c'est un peu pas évident, mais y'a quand même une dos qui explique)

Commentaire de samontetro posté le 20-09-2019 à 20:41:35

Et un UTV rondement mené pour mettre le pied (ampoule comprise) dans le monde de l'ultra! Mais oui il fallait en garder sous le pied et en lucidité pour le lapiaz entre le pas de la Clé et la Sure afin de ne pas s'y faire laminer, mentalement surtout!
Bravo, réussir au premier essai à boucler un ultra trail n'est pas donné à tout le monde! Savoure!

Commentaire de spongebob28 posté le 22-09-2019 à 10:50:41

Il faut dire que ce beau parcours,la gentillesse des bénévoles et la qualité des ravitaillements on contribué à cette réussite.

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

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