Récit de la course : Ultra Tour des 4 Massifs - 100 Master 2021, par Zucchini_41

L'auteur : Zucchini_41

La course : Ultra Tour des 4 Massifs - 100 Master

Date : 17/7/2021

Lieu : Uriage Les Bains (Isère)

Affichage : 382 vues

Distance : 95km

Objectif : Pas d'objectif

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UT4M 2021 Master 100 kilomètres, 6200m D+ De la boue, du brouillard, du blabla, de l’élite, et du bolino !

UT4M 2021 Master 100 kilomètres, 6200m D+

De la boue, du brouillard, du blabla, de l’élite, et du bolino !

 

On arrive en voiture à Uriage avec Alain, Farid, de Kikourou, et Nadine, une autre coureuse, à 5h55, pour un départ prévu à 6h20. Ça, c'est de l'optimisation au cordeau !

A peine le temps de balancer nos sacs d'allégement sur le gros tas de sacs déjà là, on fonce avec Farid rejoindre le départ.

Bon, départ retardé de 20 minutes, puis 30 minutes, car il n'y avait pas le tapis qui détecte les puces des dossards.

Finalement on était larges !

Au passage, Twi vient nous saluer, il part dans le SAS 3. Toujours sympa de revoir, même masqué, un kikou avec qui j'ai partagé des bonnes discussions sur le trajet de l'ultra Lozère il y a deux ans.

Après un contrôle des sacs sommaire (la liste du matos obligatoire était pourtant longue comme le bras), on décide avec Farid de retourner aux sacs d'allégements pour dégager tout ce qui est de trop (genre les deux pantalons, les frontales, etc)

 

Enfin, le départ est donné après un compte à rebours. Bizarrement, je n'ai pas de frissons, comme ça me fait souvent au départ d'une course difficile.

Petit tour de parc sans intérêt, et on range le masque.

Même sans lui, c'est dur de respirer je trouve, on évolue en bordure de forêt, et donc la touffeur de l'air est bien présente, vu tout ce qu'il est tombé ces dernières semaines.

On peut déjà patauger un peu, ce qui donne le ton pour la suite de la course, qui se fera dans un terrain détrempé, boueux, humide à souhait, hormis les 4 derniers kms vers Grenoble...

Je croise dans la montée au recoin, chose peu probable, une triathlète qui habite mon village, à 600 km de là ! Je la connais bien, je sais qu'elle fait des ultras de temps à autre, mais le monde est petit.

On discute 5 minutes, et bon, on ne va pas au même rythme donc je trace en lui disant à plus tard. Elle a déjà fait le master, et elle avait mis 19h40 il y a 3 ans...

Cette année elle mettra 26h, preuve que le terrain humide n'a pas aidé sur cette édition.

On se suit avec Farid, et on discute gentiment, du coup le temps passe très vite jusqu'au Recoin à 1700m, 1er ravito liquide.

Ça bouchonne un peu, car il y a un seul bidon de flotte, pour tous les coureurs.

Ensuite on attaque les pistes de la station Chamrousse, en direction de la Croix du même nom, à 2300m.

On ne voit pas grand-chose, le brouillard est là depuis le début.

La montée se fait au train, sur un rythme régulier, mais sans trop attaquer non plus. Sans m'en apercevoir j'ai lâché Farid, j'espère qu'il n'y a rien de grave !

Les jambes sont bonnes, tous les feux sont au vert. Je surveille attentivement mon genou, car j'ai une légère fissure au ménisque qui m'embête bien depuis 3 mois.

La préparation pour cette course fut bien compliquée, avec beaucoup moins de séances de course à pied que d'ordinaire.

Entre certitude de ne pas pouvoir me présenter au départ dans un 1er temps, la peur de l'abandon par manque d'entrainement sérieux, et puis l'espoir qui revient un mois avant, quand j'apprends que cette fissure n'est pas énorme, et selon le médecin, je peux faire des footings.

Bon, ok, là je suis parti pour un 100km en montagne, mais c'est presque pareil que le footing dominical, non ?

 

Une bonne surprise, à quelques centaines de mètres de la Croix de Chamrousse et donc du ravito, le ciel se dégage. Et enfin on peut voir le panorama.

Ca fait du bien, d'autant que le ravito solide était réconfortant lui aussi.

 

Arrivée à la croix de Chamrousse en 4h15, pour 24,5 km et 2292m de D+. Soit une vitesse 5,76km/h, et une 319 ème place. Un poil rapide quand même cette histoire.

 

La suite se fait en descente, en prenant les pistes, ce qui n'est jamais très glamour. Les chemins sont larges, il y a des gros cailloux qui pétent bien les orteils si on ne fait pas gaffe, et ça descend fort.

Bref, il ne faut pas négliger ce passage sous peine de faire une erreur qui peut couter cher.

J'en profite pour doubler pas mal de monde, que ce soit des coureurs du master (100k donc), ou bien du challenge (ils font 4 étapes d'environ 40k par jour), et les coureurs de l'étape du jour, 40k en Belledonne.