Récit de la course : Marathon de la Liberté 2012, par bubulle

L'auteur : bubulle

La course : Marathon de la Liberté

Date : 10/6/2012

Lieu : Courseulles Sur Mer (Calvados)

Affichage : 935 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Préparer un marathon: est-ce payant?

Ce sera la question de ce compte-rendu..:-)

Après un Ecotrail réussi fin mars, malgré une entorse à la cheville, j'avais programmé ce marathon de la Liberté en ce début juin. Je tiens à mon marathon de printemps, j'aime trop ça..:-)

Suffisamment loin de l'Ecotrail pour pouvoir récupérer, contrairement aux marathons d'avril. Et suffisamment près de chez moi pour éviter un gros week-end logistique. Ce sera mon 7ème marathon officiel (auxquels j'ajoute deux autres courus tout seul dans les conditions de course, à Maurepas, chez moi).

Tout ce calendrier permet de penser à enfin battre ce record sur marathon, qui date d'octobre 2010, sur un des parcours les plus favorables de France, à Val de Rueil. Le chiffre de ces mois sera donc 3h40'29" : 5'13"/km est programmé dans la montre Garmin et n'en bougera pas.

Je sais d'avance qu'avoir choisi Caen me donne deux handicaps pour cela : il peut faire très chaud début juin et le profil de la course n'est pas des plus favorables avec 25 premiers kilomètres très sensibles au vent, et les 17 derniers plutôt vallonnés.

Donc, pas question d'arriver la fleur au fusil comme d'habitude en ayant "préparé" le machin au feeling en courant à droite et à gauche dans mon coin. Ce coup là, je décide de tenter ce que je n'ai jamais fait jusque là: la prépa spécifique. Je suis loin d'être un convaincu car ça a l'air d'être hyper-barbant ces programmes faits de "seuil", "VMA courte", "VMA longue" et autres bidules auxquels je ne comprends rien. En plus, ma VMA, je n'en n'ai aucune idée.

Coup de chance, je trouve un plan pour 3h30' en cherchant un peu au hasard sur Internet, qui évite tous ces concepts et explique tout bêtement que tel jour, je dois faire "30' échauffement en finissant progressivement à 12 à l'heure, puis 10 fois 400m en 1'45, recup 1'30". Bref des trucs compréhensibles par un neuneu.

Donc, j'adopte en diminuant à chaque fois très légèrement les performances recherchées : pas question pour moi de viser 3h30'.

Le plan est sur 8 semaines, à 4 séances par semaine. Et c'est parti pour les séances les mardis, jeudis, samedis, dimanches. Tous. Pas d'exception. Coup de chance, j'arrive à caler cela dans l'emploi du temps, notamment parce que je peux courir le midi au boulot.

Le mardi, en général du fractionné court. Et je fais donc l'essuie-glace sur la route de la Justice près de l'anémomètre au bois de Clamart : pratique, elle a des marques tous les 100 mètres et est utilisée pour cela par coureurs et cyclistes. J'ai d'ailleurs croisé plusieurs fois le même cycliste qui enchanait aussi des fractionnés!

Le jeudi est en général le jour des séances à allure marathon. Comme ces jours là, je bosse sur Palaiseau, j'enquille les aller-retours sur la voie verte cyclistes-piétons qui, sur le plateau, va jusqu'au Christ de Saclay.

Le samedi est le jour du fractionné long, en général. Les plus durs à mon sens. Ce sera soit au stade à Maurepas, soit en Normandie autour du lac de Bernières sur Seine (pas sur Mer où passe le marathon). J'ai un souvenir particulièrement "ému" d'un 3x3000m à 13,5km/h par gros cagnard début mai.

Le dimanche est en général la récré avec des séances longues de 1h30 à 2h. les seules où je peux caser quelques tours dans mes coins préférés chez moi, mais sans nos petits raidillons franciliens.

Deux seules entorses à ce programme de stakhanoviste. Le traditionnel "semi de 4 semaines avant" est remplacé par le Trail des Cerfs, version 20km. Cela me fait quand même une récré trailesque, ça permet de retrouver les copains kikous. Et, en plus je m'éclate en le finissant en mode avion de chasse (enfin, avion à hélice...je reste modeste) ce qui semble confirmer que la prépa sert à quelque chose. Deuxième entorse : un week-end en Brière, près de Saint-Nazaire où je prends un pied total en faisant des parties du GR du tour du marais de Grande Brière en pataugeant dans une magnifique boue origolesque et en rentrant crotté. Et ramer dans la bouillasse, ça vaut bien des fractionnés, non? :-)

L'air de rien, faut quand même se motiver dans ces programmes. Notamment dans le plus dur : les semaines 5 et 6, ouille ouille...faut quand même parfois un peu se mettre dehors pour aller faire l'essuie-glace, surtout sous la flotte (rappelez-vous la météo de fin mai).

Mais bon, en ce début juin, me voilà rendu au bout du programme et nous voilà partis ce samedi, avec ma chérie, pour St-Aubin sur Mer où nous avons réservé un hôtel pour la nuit. Partis, certes, mais avec des prévisions météo qui n'ont cessé de se dégrader sur la semaine. Au fil des jours, la pluie et le vent se confirmaient pour le dimanche matin : les éléments se ligueraient-ils contre moi et ma perf?

Nous profitons heureusement d'une belle soirée au bord de la plage de St-Aubin, extrémité de Juno Beach, dans ces lieux où l'histoire peut encore se ressentir. Et nous profitons aussi de la victoire toulousaine au rugby : "on vient, on gagne et on s'en va", c'est de bonne augure tout ça.

Bref (mais je ne fais JAMAIS bref!), si on le démarrait ce marathon, au fait?

Donc, hop, dimanche matin. Réveil matinal, il ne fait pas trop moche. Mais ça ne dure pas, la pluie démarre pendant que je "petit-déjeune" d'un bol de nouilles chinoises emmenées par précaution (heureusement car le petit-dèj de l'hôtel ouvre à ......8 heures....même le jour du marathon! La patronne de l'hôtel a même osé nous dire "je vais quand même pas me lever à 5h du matin pour faire 2 petit-déjeuners". Je ne recommande donc pas l'Hôtel de Normandie à St-Aubin sur Mer..:-))).

Direction Courseulles où le moins qu'on puisse dire est que le petit crachin et l'affluence....encore faiblarde...n'aident pas à penser qu'un marathon de plus de 1000 coureurs va partir d'ici! J'abandonne ma chérie qui part de réfugier au sec et.....je vais vite m'abriter sous un arbre comme tout le monde car le déluge commence!

Déluge certes relatif, mais quand même ça mouille bien pendant l'échauffement. Merci au Marathon de Paris pour la grande cape qui sert enfin à quelque chose.

Du coup, la pluie et le vent contrarient quelque peu le rendez-vous kikous que j'avais essayé d'organiser (nous étions 7 annoncés sur la course, même si deux d'entre nous ont du déclarer forfait au dernier moment). Tant pis, la rencontre avec les kikous normands sera pour une autre fois et je ne reverrai pas mon quasi-voisin François (qui est malade, en plus, le pauvre)....:-(

Le départ du marathon est donné un peu à la va-vite. Bizarrement, on nous fait entrer dans le sas de départ presque à la dernière minute et, du coup, c'est un peu tout mélangé. Notamment, ceux qui comptaient sur des meneurs d'allure vont avoir du mal à les trouver. Le départ est donné sous une pluie moins forte que vers 8h30 mais tout de même soutenue.

Je me retrouve relativement loin derrière mais, malgré cela, ce n'est pas trop la bousculade. L'esprit est relativement décontracté et tout se passe plutôt bien.

Je vois les meneurs d'allure 3h45 environ 30-50 mètres devant moi. L'objectif est donc de les rattraper tranquillement sans se précipiter. Eux vont partir sur du 5'15/5'20 donc le différentiel n'est pas si important que cela. Je connais l'importance de ne pas se griller trop vite!

En pratique, je les rattrape juste avant la sortie de Courseulles, à la petite côte qui amène sur la route de Bernières. Petite hésitation ensuite : le vent est Est-/Sud-Est, donc nous l'avons clairement presque de face. Faut-il rester dans ce groupe sur la longue ligne droite d'un bon kilomètre qui mène à Bernières, pour bénéficier de l'abri?

Finalement, je trouve qu'il y a un peu trop de monde dans le groupe (comme toujours autour des meneurs d'allure), donc je décide de passer. Là aussi, *tranquillement*. Du moins le plus possible. Je vais cependant un peu vite : après un premier kilo en 5'15 (logique), les trois suivants sont à 5'02" malgré le vent défavorable. Trop vite, ça. Je ne vise PAS 3h30.

Le challenge est donc de ralentir progressivement. Ce à quoi je vais m'employer en retrouvant instinctivement le rythme des séances seuil de la préparation. Du coup, jusqu'à St-Aubin, cela revient plutôt sur 5'10". Pas forcément facile car cela signifie se faire pas mal dépasser ce qui est un peu déprimant, on a l'impression de ne pas avancer. Cela veut également dire avoir du mal à se stabiliser dans un groupe, donc courir seul...et le faire face au vent sur d'interminables lignes droites.

Car ce sont cela, les 18 premiers kilomètres : des parfois très longues lignes droites, le long de la mer, soit à découvert (et avec le vent de face), soit dans les villages étirés le long de la côte.

Un petit coucou à Elisabeth au kilomètre 5, à St-Aubin : chic je vais avoir une belle photo (en fait grâce aux extraordinaires photographes de "Normandie Course à Pied", je vais en avoir plein!). Je passe le pouce levé, tout va bien.

Côté ravitaillement, comme toujours je vise l'autonomie. Du coup, j'ai embarqué une gourde supplémentaire à la main pour les premiers kilomètres, que je larguerai à Ouistreham pour garder la gourde ceinture. Cela limite les ravitaillements et, malgré une consommation estimée à environ 3 litres, je ne perdrai qu'un minimum de temps. Côté "solide", j'ai bien les gels, mais je les utilise de moins en moins (vraiment écoeurants). J'essaie par contre du nouveau : de simple "Pom'Potes" et c'est un grand succès. Faciles à transporter, pratiques à consommer car assez liquides, je recommande. Comme un ballot, j'ai oublié mes traditionnels saucissons de fin de parcours, par contre.

Pour revenir à la course, ces 18 premiers kilomètres sont quand même un combat régulier contre ce satané vent et j'ai un peu peur de m'épuiser car j'ai vraiment du mal à m'accrocher à un groupe et les coureurs commencent à pas mal s'essaimer. Et on me double toujours plus que je ne dépasse. Cela donne franchement l'impression de "piocher"!

Pourtant, les villages s'enchaînent (Bernières, St-Aubun, Langrune, Luc, Lion, Colleville) et le rythme reste régulier. Toute petite baisse de régime entre les km 9 et 11, autour de 5'15, mais ça revient ensuite vers 5'10. En fait, ça oscille entre 5'02" et 5'16". Difficile de faire plus régulier..:-). Résultat, arrivée à Ouistreham avec environ 30 secondes d'avance sur mon plan. Pas mirifique, mirifique, quand même. Surtout que je sais que la deuxième partie est bien moins plate (même si la route côtière est en fait pleine de vicieux faux plats).

Ouistreham, donc. Déjà, une pensée en passant devant le Casino, pour un des plus fabuleux plans de l'histoire du cinéma : le travelling du Jour Le Plus Long lors de l'attaque du casino par les commandos Kieffer. Un des plans que je ne peux jamais regarder dans des frissons partout (même si la scène n'a pas été tournée à Ouistreham et est largement fantaisiste par rapport à l'histoire). Bon, là, on va moins vite que la caméra de Darryl F. Zanuck..:)

Ouistreham, c'est le début de la deuxième partie de la course : la piste cyclable du canal de l'Orne. Entre les kilomètres 20 et 26, on va longer l'eau. C'est superbe, certes, mais assez épuisant. C'est en effet un très léger faux plat montant trèèèèèès long : on voit le peloton s'étirer parfois sur 2 kilomètres car l'Orne est en légère courbe.

Je passe le semi en 1h49'30" avec toujours ma petite trentaine de secondes d'avance sur mon plan. En fait, je suis maintenant à 10 mètres un petit groupe, depuis le km 18, le plus souvent à 10-15 mètres. Toujours autant de mal à accrocher un wagon, ce qui me fait encore penser que je ne suis pas si bien que cela. Le vent encore pas mal de face n'aide pas. Et, pour arranger le tout, voilà que, vers le km 23, une subite douleur au genou droit remonte en haut de la cuisse. Sur 500m je continue en cherchant à comprendre (jamais eu ça) et je gamberge. Si ça continue, comment vais-je arriver à finir? Faudra-t-il abandonner?

Je rumine donc ces idées noires en arrivant vers les km 24-25 et j'appréhende l'arrivée sur Blainvile où ça va commencer à monter. En plus, c'est vers le km 25 qu'à Berlin, en septembre, j'ai "lâché" en passant d'un coup sur un rythme de 5'20-5'30.

Cela étant, je m'aperçois en fait que j'ai rattrapé mon petit groupe devant, l'air de rien et....au passage du Pegasus Bridge, devant l'historique Café Gondrée (première maison libérée en France), je passe devant tout le monde. Grosse ambiance à ce passage, il y a un peu de monde, ça crie et encourage, ça donne du peps avant de partie "à l'assaut" des collines de l'arrière pays.

Virage à droite, enfin le vent se termine. Mais, maintenant, faut monter! Oh, ce n'est pas l'Alpe d'Huez ni même notre Côte du Précipice dans le bois de Meudon, mais rien que le pont de la voie express fait des dégâts.

En fait, subitement, autour de moi, tout ralentit. Et le bubulle, lui il continue. Les jambes sont un poil lourdes, certes. Il faut un peu plus chaud, certes (la pluie a cessé vers le km 10), mais j'avance toujours et je décide d'essayer d'éviter de trop baisser de rythme dans les faux plats.

Premier résultat plus qu'encourageant : km 27 en 5'23 (ça monte donc vraiment!) et je commence à me voir jouer au pacman.

Étonnamment, là où je m'attends à une baisse de régime, c'est le contraire qui se produit. Oh, je ne "vole" pas, hein, on approche quand même du mur, mais j'en ai l'impression et, une fois la petite côte de Blainville passée, les kilomètres qui suivent recommencent à me voir égrener du 5'05, 5'06. Yay.

Ravito au km 30. Restons lucide, il faut que je remplisse le bidon. Donc, petit arrêt pour remplir et mettre la poudre de Schtroumphixir...et me battre avec ce satané bouchon qui a collé. Grrrr. J'y laisse bien 30 secondes, mais je repars avec de quoi m'alimenter sur la fin (vous savez, les moments où on en a trop marre pour penser à boire et où les crampes arrivent?).

Et, là, honnêtement, pendant 5 kilomètres, c'est le pied. Oh, je suis dans le dur. Vraiment dans le dur. Mais les autres aussi et pas qu'un peu. Du coup je suis dans le dur, mais à presque 12 à l'heure! Pourtant, ça monte tout le temps. Donc, c'est le pied car l'ai l'impression d'être le seul à maintenir l'allure alors qu'autour, ça faiblit largement.

À partir du km 35 (Mathieu, à peu près), ça commence évidemment à moins rigoler. Faut serrer de plus en plus les dents mais, bon, je ne vais quand même pas lâcher l'affaire après toutes ces semaines de préparation. Donc, concentré le bubulle (faut voir la tronche sur les photos...:-) et ça continue à défiler autour de 5'10" à 5'15 au pire.

Bizarre, par contre, le coup du chemin de terre sur environ 1,5km vers Épron. C'est bien boueux avec la flotte. Pas l'idéal pour une fin de marathon mais pas question de mollir. Droit devant, dans les flaques. Je vais finir ce marathon avec des guibolles crottées de trailer, rigolo...

Enfin, le kilomètre 40, là, je commençais à l'attendre, celui-là. La partie de pacman s'est un peu terminée. Faut dire qu'à force de rattraper du monde qui a un peu présumé de ses forces, je suis arrivé sur du monde qui tourne un peu comme moi. En fait, je les ai comptés, ils seront 3 à me dépasser entre les kilomètres 27 et 42,195 : deux locaux partis visiblement en déroulant et qui m'enrhument vers Périer en déconnant avec les spectateurs comme de de rien n'était....et le dossard 701 avec qui j'avais pratiquement fait tout le canal de l'Orne, puis m'avait doublé juste avant Pegasus et que j'avais redoublé au km 30. Au final, il m'a collé 30 secondes dans les deux derniers kilomètres, le coquin.

Deux derniers kilomètres qui n'en finissent quand même pas. Ça fait une éternité que je n'ai pas regardé la montre, j'ai l'impression d'être dans les temps mais je ne sais plus trop et...je n'ose plus regarder la montre. Donc, je tire sur les bras tant et plus, an ayant l'impression de piocher gravement mais je ne dois pas piocher tant que ça, vu que le dernier kilomètre est avalé en 4'51"!

En prime, juste pour finir, je me gagne une place de fille en dépassant Mélanie pour qui tous les supporters de ligne d'arrivée réservent leurs encouragements, mais je serai sans pitié, non mais... Les 200 derniers mètres en 1 minute. Paf..:-)

Ligne. Chrono. 3h38'45". Bingo! 14ème fille...:-). Plus sérieusement : 58ème V2, 387ème scratch

Donc, réponse à ma question : ça paie, la préparation.

Définitivement oubliées les horribles séances de fractionné, les sorties sous la flotte pour remplir le programme et ne pas lâcher le morceau. Ne reste que ce résultat et le pied total qui va avec : avoir totalement géré la course, presque sans moment de découragement et avoir gardé une régularité de métronome. Negative split de 15 secondes. Les kilomètres entre 5'02" et 5'23" si on oublie le dernier à cause du sprint et celui où je m'arrête pour ravito.

A posteriori, c'est sûrement cela, la plus grosse satisfaction. L'impression d'avoir certes du serrer les dents (un marathon, ça reste un marathon : contrairement à une course longue en trail, on ne peut pas se permettre de pause ou de relâchement, on se retrouve à bloc tout le temps) mais le grand plaisir d'arriver à maîtriser tout cela et arriver exactement à ce qu'on veut.

La préparation, je pense qu'elle a joué à partir du 25ème kilomètre, en me permettant de ne pas baisser, même insensiblement, de rythme, et d'arriver à garder une grande régularité. Et, bien entendu, elle a aussi servi à éviter tout signe de crampe ou autre bobo (à part cette douleur bizarre autant que fugitive du 22ème kilomètre). Définitivement, je suis convaincu : ça sert de "bosser" ce genre de course et, en plus, on y prend finalement plaisir!

 Même pas de regrets de n'avoir finalement amélioré mon temps "que" de moins de 2 minutes, en fait. D'abord, parce que c'était le jour et la nuit avec les conditions très bonnes que j'avais eues à Val de Rueil (quoique le vent alors avait déjà joué des tours), que la course de Caen est nettement plus difficile (surtout avec vent d'Est). Mais, surtout et encore, pour cette sensation de maîtrise complète.

Je n'ai pas encore parlé des a côtés de la course. Il n'en n'est que temps. Il est très beau ce Marathon de la Liberté. Même avec la météo un peu catastrophique que nous avons eue. On se sent quand même en un endroit qui a compté, voici près de 70 ans et ces lieux me semblent toujours porter cette marque d'histoire.

L'organisation est excellente. D'un côté très professionnelle mais en même temps simple et conviviale. Les ravitos étaient sans prétention, mais très bien tenus et organisés. La propreté de la course est également à noter avec une belle organisation pour permettre aux coureurs de ne pas cochonner la voie publique avec bouteilles, épluchures, tubes de gels, etc. De même la zone d'arrivée était agréable et parfaitement organisée : ravitaillement varié, bénévoles sympas et même DES CHAISES..:-)

Au long du parcours, pas mal de public, finalement, et tous avec des petits mots sympas et des encouragements et ce, malgré la météo (même si de mauvaises langues diront que le Normand ne remarque même plus la pluie, en général). Et j'ai a-do-ré le passage du Pegasus Bridge.

A refaire, Caen, à refaire.

Et, pour moi, prochain objectif désormais : toujours un marathon, et toujours normand. Ce sera le marathon Seine-Eure, à Val du Rueil, sur "mes" terres, le troisième dimanche d'octobre. Et l'objectif....sera désormais de descendre sous ces 3h38'45" (3h39'12" officiel).

Pas de courses pendant l'été pour cause de longues vacances au Nicaragua (où je n'ai pas trouvé de course, mais des volcans à grimper, dont un 1600D+ qui devrait valoir un bon entraînement).

Bien sûr, je ferai ma course de rentrée à Bois d'Arcy, comme chaque année, pour le semi....là aussi, j'ai un record à taper, tiens..:-)

6 commentaires

Commentaire de vinch64 posté le 13-06-2012 à 20:54:02

Bravo pour ta bonne préparation et ta course bien maîtrisée.
C'est marrant mais ta 2nde partie ressemble exactement à la mienne (à 1,5 km/h près quand même...). J'ai adoré faire le pacman, moralement c'est génial!
A+ sur d'autres courses!

Commentaire de Arclusaz posté le 13-06-2012 à 22:04:59

Bubullement bien gérée cette affaire !
bravo d'avoir su t'imposer cette préparation ingrate au début mais payante à la fin : le secret du marathon, c'est cela.... mais je ne suis pas encore près à ce genre de sacrifice...

Dommage, avec du saucisson, tu passais sous les 3h30.....

Commentaire de Tonton Traileur posté le 13-06-2012 à 22:11:25

... et la réponse est ... oui, ça paie ! Bien joué Bubulle !

Commentaire de freddo90 posté le 13-06-2012 à 23:24:11

Bravo pour la course, et surtout avoir su rester motivé pour suivre le plan d'entrainement jusqu'au bout. Perso, ce sont les séances de 30/30 qui resteront toujours ma hantise dans ces plans...

Commentaire de lalan posté le 14-06-2012 à 16:03:51

bravo à toi pour cette belle perf et maîtrise de la course.Les records vont tomber comme les feuilles en automne.Bonne continuation

Commentaire de francois 91410 posté le 02-09-2012 à 17:05:15

J'ai enfin pris le temps de lire tout ton cr, et je vois que tu as vraiment géré ta course comme moi au MSM, avec negative split et record à la clé : 2 x bravo !!
Un seul hic : tu t'éloignes à nouveau, désormais à 01:50 devant moi ... ça va être saignant entre Seine et Eure !!!

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