Récit de la course : No Finish Line Paris 2016, par francois 91410

L'auteur : francois 91410

La course : No Finish Line Paris

Date : 9/4/2016

Lieu : Paris 07 (Paris)

Affichage : 386 vues

Distance : 0km

Objectif : Pas d'objectif

16 commentaires

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Live another day

 

Live another day

ou ‘24h chrono’ en français dans le texte…

9-10 avril 2016

 

 

C’est pas que je sois fan de la série, mais bon … les acteurs ont l'air sympas...

 

C’est vrai que 24 heures dans une vie c’est peu et court en principe …. mais ça peut être très long aussi !

 

J’ai beau repasser ces 24 heures-là en accéléré, au ralenti, à vitesse réelle, je le confirme : celles que j’ai passées sur le Champ de Mars début avril furent trèèèès longues.

 

 

Mais comment peut-on en arriver là ?!…

 

Remontons le temps…

 

4 décembre 2008. Je viens de participer en relais à mon premier 24 heures aux Tuileries pour le Téléthon. En relais avec des kikous solidaires. Formidable ambiance. Je suis épaté par les coureurs solos et les prends pour des martiens, moi qui ai dû faire une quarantaine de km à tout casser…

 

30 mai 2015. Je me suis lancé un petit défi personnel d’atteindre 100km à la première édition de la No Finish Line Paris. Objectif atteint de minuit à 17h, en ayant l’impression de pouvoir poursuivre en marchant, ce que je ne ferai pas la faute à une puce n’enregistrant plus mes passages… y a des limites ! Non, je reviendrai l’année prochaine ! D’autant que courir la nuit dans Paris endormie m’avait envoûté et conduit à me retrouver avec moi-même …

 

Janvier 2016. Kikouroù sera à nouveau partenaire de la NFL Paris. J’ai beaucoup aimé l’an passé, je vais revenir pour faire mieux que mes 103km… Ce sera plus tôt cette année, je calerai donc mon marathon printanier fin mars…

 

Mars 2016. Faute d’une préparation rigoureuse, je renonce à mon marathon et bascule mes entrainements vers des séances de long, jusqu’à 3h15 les dimanches. Quitte à faire le maximum de km pour des associations (1km=1€), autant se programmer et s’inscrire définitivement sur le 24heures officiel ! Pour le coup je projette de pouvoir faire 140km, voire plus …

 

8 avril 2016. J’ai passé la journée à me demander ce qu’il fallait que j’emmène, comme si je partais en expédition … J’organise mes deux sacs comme un paquetage où les effets seront rangés et compartimentés par utilité : tenue pluie, tenue froid, accessoires, rechanges, pharmacie, … car je me dis que je finirai bien par ne plus être trop lucide ni y voir clair au bout de plusieurs heures de course !



 

9 avril 2016 – 8h. Je gare ma voiture comme l’an dernier à côté de la kikoumobile, juste devant l’Ecole Militaire. Je dispose quelques affichettes sur les vitres au cas où la maréchaussée se poserait des questions pendant 24h (sait-on jamais ?!).


La file d’attente pour prendre les dossards est déjà bien longue ; les organisateurs n’ont pas encore ouvert les guichets réservés aux 24h et aux 5jours. Ca n’avance pas. Pour autant l’ambiance est sereine, nous patientons avec Ironkloug et Patfinisher. A 8h20 enfin ça se décoince, je prends mon dossard et file vers la tente réservée Kikouroù, je suis le premier. Faute de banderole j’installe une serviette kikouroù pour marquer notre territoire. Peu à peu tous les membres de la famille des kikous arrivent. Je finis de me préparer et notamment de me Noker généreusement … ce sont les ampoules que je crains le plus…


 

 

 

A cause d’une bonne cause

 

La No Finish Line® est un événement solidaire qui existe depuis 1999 à Monaco, il s’agit de la 2ème édition parisienne.

 

Le principe est simple : contre un droit d’entrée, chacun peut venir courir ou marcher sur un circuit de 1 304 mètres, ouvert 24h/24 durant 5 jours, autant de fois que désiré et autant de kilomètres que souhaité. A cette formule « open » se greffent donc deux compétitions : 24h et 5jours.

 

Pour chaque kilomètre parcouru, l’association Children & Future Paris reverse 1 € pour soutenir des projets en faveur d’enfants défavorisés ou malades. 

 

 

De grands malades

 

Quand je dis cela, je ne pense pas aux enfants malades pour lesquels nous allons courir… ben non, je pense à la petite cinquantaine de fêlés comme moi inscrite aux deux compétitions réunies. Je reconnais des visages connus, déjà présents l’an passé. Ils avaient forcé mon admiration de par leur régularité notamment et leur abnégation sur plusieurs jours et plusieurs nuits d’affilée...

 

Avec Mustang et le Lutin, nous nous contenterons donc de l’épreuve nycthémérale. Leur premier 24 heures à eux aussi ! Je perçois sur la ligne de départ que je ne suis pas être le seul à me demander ce que je fais là, jusqu’où je vais aller, jusqu’à quand ? Mais il est trop tard pour reculer.

 

Il est 10h04 et le peloton s’élance doucement. 

 

 

Partir lentement

 

En tentant de glaner quelques conseils sur le net, j’appris les 3 règles à respecter pour réussir un 24heures (ou disons pour ne pas le rater à coup sûr) :

 

  1. Partir lentement
  2. Partir lentement
  3. Partir lentement

 

Je me suis donc fait une feuille de route divisée en 3 x 8h, avec une augmentation progressive de la part de marche dans l’alternance course / marche chère à Cyrano notre ami à tous dans ce genre d’aventure (1 / 8 puis 1 / 4 puis 1 / 1).

 

Je me suis installé un limiteur de vitesse (nan j’déconne) basé sur mes dernières sorties longues mais lentes.

 

Les deux premières heures ce sera 6’30 / km et quelques secondes au ravito tous les 4 tours. Avec ce principe pas évident de progresser à la même vitesse que les copains… rapidement je perds de vue mes alençonnais favoris… Je fais un bout de chemin avec Namtar...



... mais pas que :


Les deux heures suivantes, je descends à 6’40. Le ciel s’est éclairci, les averses annoncées ont l’air de vouloir se faire attendre, il fait presque chaud. Le Champ de Mars offre une ambiance quasi printanière aux touristes innombrables, aux parisiens venus se balader et aux jeunes venus enterrer bruyamment la vie de jeune fille d’une copine avec la Tour Eiffel en toile de fond. Je suis régulier comme une horloge et observe un premier arrêt à la tente pour changer de chaussures : je sens un échauffement certain au talon. ReNokage sérieux puis j’enlève une de mes deux couches de T shirts. Je repars serein après à peine 11’ de pause.

[H+4h10 (14h14). J’ai dû faire 31km environ]



 

 

A Meeting Point

 

L’après-midi avance, c’est l’affluence sur le parcours. De tous âges, de tous styles, des habitués, des fusées lancées à 16km/h, des trottineurs, des marcheurs, des familles, des copains : le circuit de la NFL est devenu un meeting point fabuleux. Ceux qui n’y participent pas tournent invariablement dans le sens inverse ! Je trouve qu’il y a énormément plus de monde que l’an passé, ce qui est de bon augure pour atteindre l’objectif des 100 000 km.

 

Pas si évident dans cette foule de rester sur son propre rythme. Il faut maintenant que je me cale sur 6’50, pas plus. Assez naturellement je parviens à tourner ainsi.

 

Par contre la face interne de mes talons est de plus en plus échauffée. Au lieu de tenir 4h, je suis contraint de changer à nouveau de chaussures au bout d’1h30.

 

[H+5h40 (15h44). 47km] Je repars avec mes Hoka, une valeur sûre en principe. De fait, je suis bien soulagé de pouvoir prendre de meilleurs appuis. Les belles voitures (indice : de couleur rouge !) continuent de s’exhiber côté Tour Eiffel. Les kékés font vrombir les moteurs pour la plus grande joie des touristes. Tout l’après-midi, le passage de ce côté est un spectacle en changement perpétuel. Toutes les nationalités se côtoient ; des centaines de photos s’enchainent devant le monument, parfois avec les coureurs en toile de fond, en figurants ou même en pose pour repartir dans tous les coins du monde... 

 

 

Changement de décor

 

[H+9h30 (19h34). 74km] J’ai sorti mes bâtons pour ‘accélérer’ mes phases de marche, comme je l’ai répété lors de mes dernières séances longues. Tous les quatre tours, je les récupère dans un coin de la tente ravito pour un tour ; je leur ai offert une petite coquetterie pour éviter qu’ils partent tous seuls sans moi !




Cela fait plusieurs tours que j’ai revêtu une veste anti pluie et un fuseau long. L’air s’est nettement rafraîchi au moment du coucher du soleil. Il va falloir lutter comme prévu. Il reste encore pas mal de coureurs en ce début de soirée. Je rentre à chaque tour un peu plus dans mon trip perso : peu d’échange finalement avec les autres hamsters, connus ou pas connus. Je me dis que je ne profite peut-être pas assez ?...

 

[H+12h (22h04). 89km] Petit arrêt sous la tente pour mettre une couche supplémentaire, ainsi que le bonnet et les gants. Inexorablement mon allure diminue et je me refroidis d’autant plus vite. Equation sans solution pour l’instant. Seul un bol de soupe chaude toutes les heures parviens à me réchauffer un peu avant de repartir inlassablement.

 

Des ampoules sont apparues depuis plusieurs tours sur l’extérieur du pied. Les talons ne sont pas en meilleur état. Les kinés et podologues ne sont plus là … la nuit va être longue !

 

Je profite de l’arrêt pour mettre ma montre en charge, je viendrai la récupérer dans deux heures.

 

Le ravito réservé aux « grands malades » est extrêmement varié et bien garni. J’avale emmental, tucs, et cakes aux amandes avec gourmandise tous les 4 tours, rempli ma poche pour continuer de boulotter en marchant.

 

 

100 kil !

 

[H+13h55 (23h59)] Il est presque minuit. D’après mes calculs je viens de passer les 100km. Le moral reprend du tonus pour le coup. A partir de là, je veux oublier ma feuille de route car même si j’arrive toujours à trottiner je suis loin de ma vitesse espérée. C’est le métier qui rentre.

 

Je vais désormais appliquer une règle pour faire un bon score quoiqu’il arrive : rester sur la piste, ne pas s’arrêter. Et profiter de la Tour Eiffel qui s’illumine comme pour célébrer cette barre symbolique des 100km.

 

[H+15h40 (1h44 du matin). 109km] La Tour Eiffel ne scintillera plus toutes les heures. La nuit nous enveloppe tous d’un voile sombre et silencieux. Chacun progresse avec lui-même. Bientôt les seules voix perceptibles seront celles des quelques bénévoles qui font la nuit au ravito, des concurrents qui échangeront quelques mots avec eux avant de s’enfoncer à nouveau dans la pénombre. A l’autre bout du circuit, les discobus vont eux aussi s’en retourner partir avec leurs derniers fêtards.

 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

Le bol de soupe ne suffit plus. Je retourne à la tente mettre les manchettes en plus. Je commence à trembler.

 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

Ma progression est devenue vraiment lente, et je suis obligé de beaucoup marcher, je me déhanche pour éviter mes appuis habituels. Tout cela est bien laborieux. Je suis seul et me raccroche à celles et ceux qui me savent sur la piste et me font confiance pour aller au bout.

 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

 

Nuit glaciale

 

[H+17h30 (3h34 du matin). 118km] C’est l’heure la plus silencieuse. La circulation automobile ne génère plus ce bruit de fond lancinant. Seul le groupe électrogène du village NFL émet toutes les 2-3’ un curieux cri, tel un crissement de pneus, audible jusque de l’autre côté du Champ de Mars ; l’ambiance pourrait être fantomatique si la lucidité nous quittait définitivement.

 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

J’ai froid. Je grelotte. Je m’étais fixé cette heure pour un arrêt plus long sous la tente. Mustang et le Lutin sont dans leurs duvets, pas un bruit. Je m’enroule comme je peux dans le duvet, tête comprise. Aucune position ne parvient à me détendre, les pieds sont douloureux même en position horizontale. Je tremble de plus belle. Au bout de 30’, impossible de fermer l’œil, il faut que j’y retourne.

 

Il reste désormais 6h de course. Je ne peux plus faire semblant de courir. Ce sera de la marche. Mes bâtons vont me servir à m’appuyer plutôt que de m’aider à avancer plus vite. La marche nordique s’éloigne elle-même du champ des possibles…

 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

Mon allure a chuté à plus de 13’ voire 13’30 / km. Je ne pensais pas pouvoir marcher aussi lentement un jour. Je commence à être dans le dur. Les tours s’étirent incroyablement, ils deviennent interminables. Mustang est reparti après une heure de sommeil. Il marche bien plus vite que moi et me doublera à plusieurs reprises. Il m’impressionne. Lui m’observe dériver et sombrer peu à peu.


 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

  

Un autre jour, un autre monde

 

[H+20h50 (6h54 du matin). 130km environ] Je ne cesse de scruter l’orient. J’espère depuis une bonne heure que le ciel va enfin s’éclaircir, qu’un simple rayon de soleil va apparaître et réchauffer l’air glacial que nous subissons depuis des heures. Je suis congelé et tremble toujours autant. Les derniers bols de soupe que j’ai pris étaient tout juste tièdes… J’ai l’impression que mon estomac se fige peu à peu, je commence à peiner à avaler du solide au ravito.

 

Seuls les oiseaux qui chantent donnent l’espoir que le jour va enfin se lever, qu’un jour nouveau va me faire renaître…

 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

Le Lutin me dépasse et me dit avoir été victime d’une hypothermie, me conseille d’aller sous la tente Siemens chauffée. Je vais tester. J’emporte un thé chaud. En effet, au bout de 15 minutes cela va un peu mieux. Je repars.

 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

Cela va mieux, j’ai accéléré mon allure puisque je fonce en 12’30 / km : un semblant de regain… Il reste 2h45 de course… 2h45 c’est peu et beaucoup à la fois.

 

Le jour se lève enfin. Mais rien n’y fait. J’ai l’estomac en béton maintenant. Je sens que mes forces s’échappent petit à petit, inexorablement. Mes seuls moments de réconfort sont désormais les parties du tracé où le soleil réchauffe furtivement mon corps.

 

[H+22h (8h04 du mat). 135km environ] Je commence à douter que je vais parvenir à atteindre mon « objectif ». Pourtant il reste deux heures de course. Je sens quelques nausées monter et évite quasiment le ravito.

 

Je ne peux pas dire à ce moment-là ce que j’aimerais le plus au monde : je n’ai envie de rien. Ou un bain chaud à la rigueur… même pas sûr. Non je crois que j’ai envie de rentrer chez moi, de mettre un terme à l’aventure. Cela n’a pas de sens. Je me rends juste compte que le mental ne va peut-être pas suffire, le corps commence à crier fort.

 

Rester sur la piste, ne pas s’arrêter.

 

Bêtement je m’étais mis cette barrière des 140km en tête… il faut que j’y arrive. Je repars.

 

[H+23h27 (9h31). 140,832km] Je viens d’effectuer mon dernier tour comptabilisé en entier car le corps a dit stop et ce qu’il me reste de lucidité me conduit à dire stop. Je reprends un thé chaud et file me poser à nouveau sous la tente chauffée. La tête tourne un peu mais je gère. Doucement je reprends vie.

 

 

Quel bordel ! mais bon, je ne me suis pas perdu en route ...

 

 

Plus jamais ça

 

[H+23h51 (9h55)] Ce doit être le ‘tour d’honneur’. Plus précisément, l’organisateur mesurera les mètres supplémentaires que chacun aura faits au moment du coup de sifflet. J’ai repris suffisamment de forces pour repartir un petit bout de chemin, symboliquement. Je savoure même ces moments de gloire … personnelle, et impersonnelle au milieu des coureurs du dimanche. A 10h04, je dépose la réglette, un officiel vient mesurer les 492 mètres qui seront ajoutés à mon score.

 

Je n’ai plus qu’une seule idée en tête : rentrer. Je regagne la tente, rassemble rapidement mes affaires et file à la voiture. Je me rends compte que je n’ai pas eu l’occasion de dire au revoir au Lutin et à Mustang ; je les rejoins donc au brunch qui nous est offert. Les sandwiches variés me redonnent l’appétit, mon estomac les accepte de bon cœur, ainsi que les petits éclairs au chocolat, bien tentants…


 


Nous échangeons nos premières impressions, le regard dans le vide mais le verbe assez clair pour se dire « plus jamais ça ». J’ai trop souffert du froid et n’ai ressenti aucun plaisir pendant les 7 dernières heures : comment imaginer me lancer un jour à nouveau dans cette épreuve ?

 

En rentrant à la maison je ne sais même plus quoi en penser : je ne pense plus. Sauf pour enfin retrouver le réconfort de la chaleur de l’âtre … et d’une bonne bière…


 

  

Pourtant quelques jours après, je ne dis déjà plus « plus jamais ça »…

 

Ce qui confirme que je suis un grand malade …

 

Comme les autres.

 

 

 

François

Dossard 10055

141,328km - 9e sur 34

 

 

16 commentaires

Commentaire de mico34 posté le 29-04-2016 à 06:53:44

Bravo François. Beau kilométrage pour un premier 24h

Commentaire de francois 91410 posté le 29-04-2016 à 10:54:18

Merci Mireille ; on s'est souvent croisé, dépassé, soutenu, apprécié en cours de route ... bravo pour ton kilométrage tout aussi beau !

Commentaire de bubulle posté le 29-04-2016 à 07:05:52

Bin oui, plus jamais ça, bien sûr. Rendez-vous pour le "5 jours" l'an prochain ? ;-)

Merci, François pour ce récit et cette belle description d'une nuit que j'ai également trouvée magique (ah, l'ambiance survoltée de la piste à 3h30 du matin et la surprise de voir son nom encore affiché au tableau quand on revient après un tour entier).

De toute façon, au vu de ta photo de la tente, tu avais pris la place qui gagne, celle du fond, que j'ai récupérée ensuite (par contre, on s'y caille vraiment bien).

Commentaire de francois 91410 posté le 29-04-2016 à 10:58:06

Merci mon Christian de tes encouragements à faire pire l'an prochain ! manque de bol et comble de la solitude, le tableau ne fonctionnait pas cette nuit là !!! quant à la place qui gagne je suis bien d'accord c'était le détail qui change tout... car celle au fond à gauche occupée par le Lutin était la place_de_celui_qui_dort_dans_son_duvet....

Commentaire de L'Dingo posté le 29-04-2016 à 08:36:45

Belle course dans un bon esprit altruiste qui te sied bien.

Pétang !! Tu connais les Men in Black :-) je les ai reconnu malgré le changement de couleur (photo1).

Ah "nyctémérale", quelle belle expression. Le Lutin lui préfère "niktégynale" , mais bon :-))))

Au fait puisque tu as marché en bonne compagnie (photos 7 et 8) peux tu me donner le tel 06 ..... de l'ours :-))

allez , merci encore pour ce chouette récit, et bommage pour le plus jamais ça ..en 2016 ! :-)

Commentaire de francois 91410 posté le 29-04-2016 à 11:01:11

Pour le 06 de l'ours, envoie moi un mp ;-) Pour le reste, il me reste un an pour me décider à reprendre le départ et à prévoir de me calciner aussi bien lors de la prochaine édition... qui vivra verra !!

Commentaire de Arclusaz posté le 29-04-2016 à 09:56:44

Gelé en dehors mais bouillant en dedans.
bravo pour ta volonté impressionnante !

Commentaire de francois 91410 posté le 29-04-2016 à 11:22:58

Merci pour ton com' Tu peux dire gelé en dedans aussi ... genre omelette norvégienne qui allie chaud et froid (je laisse la comparaison avec un eskimau Miko au Lutin mais je devais ressembler à ça !!)

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 29-04-2016 à 11:06:20

T'as raison, plus jamais ça mon François... et à l'année prochaine avec une bande d'Ecouviens qui ont été séduits par ma description apocalyptique de l'épreuve.

Commentaire de francois 91410 posté le 29-04-2016 à 11:25:36

boudiou ... ne me tente pas ...
rien que la douce pensée de sombrer à nouveau ensemble pourrait me décider à signer tout de suite ...

Commentaire de Mustang posté le 29-04-2016 à 11:29:07

Effectivement plus jamais ça... combien de fois l'ai-je dit aussi après une course (°°)...
Bravo pour ton effort mais c'est vrai au milieu la nuit tu étais particulièrement décalqué !
Ok, on reste sur la piste !:

Commentaire de francois 91410 posté le 29-04-2016 à 15:12:51

Merci Phil de ce com, les règles à respecter et les bons réflexes s'acquièrent avec l'expérience assurément ... A bientôt

Commentaire de 2ni_57 posté le 29-04-2016 à 23:33:04

Joli kilométrage, jolie gestion de l'effort, François, jusqu'à l'atteinte finale de l'objectif fixé...
Du coup, après 24 heures, tu es devenu, sur le Champ, et sans t'en rendre compte, peut être, un "marsien"... un peu comme ceux que tu admirais tant, en 2008.
Félicitations !

Commentaire de francois 91410 posté le 30-04-2016 à 00:29:32

ben oui ... ça fait bizarre pour le coup d'être perçu comme un p'tit homme vert venu d'on ne sait où ... pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir tant changé que ça !

Commentaire de Bérénice posté le 01-05-2016 à 10:52:13

Super ton récit ! Jack Bauer n'a qu'à bien se tenir !! On a quand même mal pour toi... C'est sûr que tu reviendras l'année prochaine et je te guetterai pour faire un tour avec toi et t'encourager :-)

Commentaire de PhilKiKou posté le 06-05-2016 à 22:09:41

Les Papys déjantés font de la résistance !!! bravo à vous et merci pour ce récit haut en couleurs, en douleurs, tout en douceur

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