| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : hellaumax
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| Ce récit a été lu par
368 visiteur(s) ! Distance : 21.1 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| Du bon boulot | ||||
Samedi dernier, c’était le 14 mars, et l’Eco Trail d’Ile France. J’étais, en tant que spectateur, sur le bord du parcours, à quelques hectomètres de l’arrivée et je dois avouer que j’en ai pris plein les mirettes ! Alors forcément, au moment de rédiger mon récit du semi de Paris, qui avait lieu une semaine plus tôt, j’ai peur que ça fasse un peu fade.
Mais bon, je suis quand même vachement fier de ma course, alors il n’y a pas de raisons que je ne fasse pas profiter ceux qui voudront bien me lire de ce que m’ont apporté ces 21,1km parcourus dans les rues de Paris.
Oh, c’est sûr, ce n’est pas le fait d’avoir couru 21,1km, ça c’était il y a deux ans, pour ma première participation. Le gros truc, c’est quand même le temps final : 1h32’37’’ soit presque une minute trente de mieux qu’à Caen en juin 2008.
Et puis surtout le scénario de la course. Bref, je ne vais pas vous parler d’exploit, mais de la satisfaction du travail bien fait, celle de l’artisan qui contemple son boulot avec fierté.
Je ne sais pas vous, mais moi, il y a un truc qui me fascine dans la course à pied, c’est le nécessaire équilibre qu’il faut trouver, à tous les niveaux. Je m’explique : tu t’entraînes trop, et tu te blesses ou tu arrives crevé ; mais tu ne t’entraînes pas assez, et tu ne parviens pas à ce que tu voulais. Tu pars trop vite et tu te crames avant la mi-parcours ; tu pars trop lentement et tu regrettes d’avoir fini avec une énorme marge sous le pied. Tu ne te ravitailles pas assez, et tu te tapes un bon coup de bambou ; tu te ravitailles trop et tu finis en gerbant le long de la route.
Alors, après chaque course, je cherche à identifier ce qui m’a fait défaut. Pourtant, comme le dit un proverbe sans doute chinois « L’expérience est une lanterne que l’on porte sur l’épaule et qui n’éclaire que le chemin parcouru ». Car, même en pensant avoir identifié les détails qui ont pu générer soit des désillusions, soit simplement des petits regrets, je me retrouve à chaque fois en pleine incertitude au moment de franchir la ligne.
D’autant que cette année, j’ai clairement assumé l’objectif en prenant un dossard dans le sas jaune (-1h35).
Et, en regardant qui m’entouraient dans le sas, j’ai réalisé que ça ne rigolait pas. Mais ça aussi, assumer son ambition, ça fait partie de l’équilibre.
Avant d’arriver dans le sas, il y a d’abord eu la petite photo sur les marches du château de Vincennes, où j’ai retrouvé avec plaisir Agnès94 et Ostéo94, rencontré enfin Loïcm et Chrystellem, Mysterjoe (et de sa petite famille), Berdaguer, et fait la connaissance de Sebinfo .
Puis tranquillement on a rejoint les vestiaires, en échangeant anecdotes et impressions, avec mention spéciale pour le « accroche-toi, gamin » lancé à quelques kilomètres de l’arrivée par une coureuse d’âge mûr, dirons-nous, à Berdaguer lors des 100km de Millau.
Puis l’échauffement, et le sas donc, où la pluie se décide de se mettre de la partie. Pas une grosse pluie, au début ; non juste cette espèce de petite pluie chiante qui vous mouille en douce, celle où on a l’impression qu’il ne pleut pas vraiment, et où on est quand même trempé.
J’ai vu passer Marioune et Jihem sur la gauche du départ, au moment où je repensais à ma préparation, histoire de me rassurer sur ma présence dans ce sas. Une préparation qui était avant tout la prépa des Foulées de Vincennes, 10km donc, avec pas mal de VMA. Considérant que la vitesse était acquise, j’ai consacré les quatre semaines avant le semi à travailler la vitesse spécifique et l’endurance, me faisant même une petite reconnaissance de terrain sur la fin du parcours, qui m’avait toujours parue laborieuse lors de mes deux précédentes participations.
Puis le départ fut donné ! J’ai pu faire un petit coucou à Marioune et Jihem, le rythme au départ étant beaucoup plus lent que ce à quoi je m’attendais. Mais très vite, la course prit son rythme de croisière, avec un premier kilomètre en 4’27, et un second en 4’12, la pente aidant.
Je n’ai pas beaucoup de souvenir du début de course. J’étais bien concentré, j’avais ma bouteille pour shunter le ravito de la Place de la Nation (même si je l’ai trouvé plutôt fluide, privilège sans doute du sas jaune).
Passage au 10km en 43’15, avec de très bonnes sensations, je sais alors que ça va le faire. J’ai même hâte qu’on arrive « aux choses sérieuses », et je trouve l’avenue Daumesnil particulièrement longue.
Mais on arrive enfin place Félix Eboué, qui avait marqué le point de départ de ma reconnaissance. On va descendre la rue Taine, puis ça va être la montée de la rue de Charenton, la porte du même nom et l’entrée dans le bois de Vincennes. Tout se passe comme je l’imaginais : je ne coince pas dans la côte, j’y laisse juste quelques secondes (4’41 pour parcourir le 13ème km), puis je retrouve sur le plateau un rythme de 4’25. Nouveau petite baisse de rythme au 17ème sur le long faux-plat de l’avenue de la Gravelle (4’40) mais pas de panique, je sais où je vais. Bientôt il y aura l’allée du pesage qui longe l’hippodrome, puis on va tourner à droite pour rejoindre le rond-point et repartir par la route de la Pyramide, dernière ligne droite, et je sais que j’ai le coffre suffisant aujourd’hui pour ne pas flancher et même pour relancer : 4’18 d’allure sur l’allée du Pesage, 4’20 devant les photographes, et 4’13 dans l’avenue de la Pyramide.
Je ne regarde même pas mon chrono en passant la ligne, je sais que ça l’a fait à l’aise !
Bercé d’une douce euphorie, je vais récupérer mon sac où je retrouve Lionel, un VH2 que je croise systématiquement dans le métro à chaque fois que l’on participe à une même course, et ce, sans se donner rendez-vous (ça nous est arrivé à Meudon, à Issy, le matin même du semi, et on se retrouve à l’arrivée alors qu’il y avait plus de 20000 participants !!)
Je passe un petit coup de fil à Marioune, qui sera donc la première à qui je pourrais faire partager ce plaisir que j’éprouve d’avoir vraiment maîtrisé ma course, laisse un petit message à Jihem, et rentre chez moi le cœur léger.
Une place, que je sais être flatteuse, dans les 2000 premiers, me vaudra un petit succès auprès de mes collègues le lendemain, bref, ce semi de Paris 2009 restera pour moi un bon millésime.
Commentaires
Jérome
Mais toi, tu as su faire une course top sans en faire trop !!!
Bravo pour ce chrono Laurent !!! J'en reste pantoise !!
Bisousssssssssssssssssssssss ;-)
Taz
Au plaisir de te revoir. Bisous ainsi qu'à ta jolie petite famille. Fanfan (chtigrincheuse)
Jlouis.
la barre des 1h30 n'est pas très loin
a+
laurent
Eric
A plus.
on est arrivé ensemble alors!!
fade ce récit? tu rigoles j'espère
L'Ourson_édition_2008_moins_glorieuse_;-)
à très bientôt
bises
agnès
C'était super de t'entendre juste après, ta joie, presque étonné, tu avais fait la course idéale ce jour la, maitrisée et tout...Re-bravo, allez allez, la suite approche...Bisous à bientôt
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