Récit de la course : La Montagn'Hard - 100 km 2016, par torchure

L'auteur : torchure

La course : La Montagn'Hard - 100 km

Date : 2/7/2016

Lieu : St Nicolas De Veroce (Haute-Savoie)

Affichage : 836 vues

Distance : 104km

Objectif : Terminer

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J’espérais arriver au moins au Bolchu….

Montagnhard 100 – J’espérais arriver au moins au Bolchu….

2015 : Je bifurque à droite au lieu de me frotter au Mont Joly.

« C’est décidé, l’année prochaine je tourne à gauche !!! »

J’ai passé 1 an avec cette phrase dans la tête enchainant les entrainements et les courses de préparations (Boulieu Trail 50km, Hivernal des coursières 30km, Ultra trail de Vulcain 75km, Coursière des Hauts du lyonnais 100km, Arbarine 30km). J’ai gagné pleins de points UTMB dont j’en ai rien à foutre ! Je me suis fait énormément plaisir sur toutes ces courses partagées avec la famille.

Je coupe 2 bonnes semaines avec une petite sortie vélo de 30Km le dimanche.

Maintenant place à la Montagn’Hard tant attendue.

Nous retrouvons Marielle, Célie, Pierr ainsi que les Parents à St Nicolas de Véroce le vendredi en fin d’après-midi pour récupérer nos dossards ainsi que la paire de lacets Alpurna. Puis nous prenons possession du gîte. Nos habitudes vite prises, nous prenons notre temps à finir nos sacs en partageant une bonne grosse gamelle de patates, patates douces, champignons sautés.

Je regagne mon lit vers 23H et me réveille d’un coup à 3H du matin. Les gestes sont calmes, le petit déj à base de Sportdéj sans « glutose » est avalé tranquillement. La petite troupe se réveille doucement. Les pieds sont nokés. Tout le monde en voiture direction St Nicolas.

Nous prenons le temps de monter à pied tous ensemble dans la pénombre. L’échauffement est donc fait.  Nous retrouvons Corine et JeanNo qui ont passés la nuit dans le camion à ST Nicolas.

Et c’est sans pression que nous entrons avec Pierr dans le sas de départ. Nous y faisons la connaissance de Bruno230 avant de prendre le départ. Un check dans la main du frangin, et nous nous élançons pour 107km et 8800mD+

J’ai découpé le parcours en portions avec un nombre de km à atteindre en un temps donné.

St Nicolas – Les Toilles : 14km en 2h40 – (2H21)

Départ tranquille à la frontale dans le village. Je croise nos supporters et j’attaque la montée. Un petit coup d’œil en arrière pour voir Pierr et c’est partie pour la grimpette. Forcément comme il y a un règlement, il est fait pour être ignoré… ainsi 5 à 6 coureurs utilisent déjà leurs bâtons. La mise en jambe n’est pas simple. Les jambes sont un peu raides. Le réveil musculaire n’est pas encore fait. Je suis partit en tshirt avec les manchons et la veste autour de la taille. L’air est frais, idéal pour grimper. La première descente est abordée à max 11km/H pour ne pas griller les cuissots tout de suite. Une douleur aux intestins fait son apparition…. Chiottes !!! Ca ne va pas recommencer comme au TGC 2015 ??!! Quelques idées plus tard me voilà tranquille….

Je rejoins FWNath juste avant de croiser mes supporters au croisement. Nous discutons pendant quelques km tout en descendant avant que JMT nous rattrape. Je ne les reverrai plus…

Je traverse le pont de Bon Nant  et j’en profite pour récupérer et déplier les bâtons et ranger la frontale sans m’arrêter. La montée suivante dans les bois ne se passe pas trop mal. J’ai  l’impression d’en garder sous le pied sans me faire doubler. Juste avant de descendre sur le ravito, le tonnerre se fait entendre. La vue sur la vallée de St Gervais n’inspire pas confiance. La vue est complètement noire. Des éclairs frappent le Bettex. Je me fais badger à l’entrée du ravito des Toilles. Je refais le plein d’une gourde à peine entamée, prend quelques morceaux de bananes et repars après un arrêt formule 1.

Les Toilles – Bionassay : 11km en 2h30 – (2h29)

La pluie commence à tomber sur le chemin en faux plat. Les coureurs s’arrêtent pour enfiler la veste imperméable. J’enfile en courant le coupe vent que j’avais autour de la taille. La montée suivante se fera sous des trombes d’eau, à découvert, avec mon simple coupe-vent qui est déjà gorgé d’eau. Je m’arrête quelques minutes au col de la Forclaz pour enlever ma veste et allumer mon téléphone. Je démarre l’application PhoneTracker qui  permet d’être suivi par SMS à la demande. Et me voilà partis à l’assaut du Prarion. Je rattrape quelques coureurs en cours de montée. Je suis sur un bon tempo. Je prends beaucoup de plaisir sur cette montée. Les rhododendrons sauvages défilent, les nuages s’écartent pour nous permettre d’apprécier le paysage. Je rejoins Bruno230 en cours de montée qui fera une petite halte au sommet alors que je file tout droit dans la descente. J’avale quelques fruits secs en passant devant l’hotel.

Le brouillard remonte de la vallée et nous absorbe avant que les éléments se déchainent. Le parcours est hors sentier et nous oblige à passer à 4 pattes sous les sapins. Brouillard, vent, pluie, tout me pousse à accélérer pour atteindre la forêt. Le gars devant moi peste mais n’avance pas. Je mets un coup de turbo et le double dans le chemin boueux et glissant.

Je rejoins enfin Bionassay où mes supporters sont déjà là. Je m’arrête quelques minutes pour en profiter tout en mangeant quelques chips et bananes. Les 2 premiers du 60 arrivent.  Je refais le plein d’une gourde avec 4 sucres avant de repartir en  courant (jusqu’au virage à gauche soit 20 mètres).

 

Bionassay – Miage : 9km en 2h20 – (2h45)

Je discute avec un coureur de barrières horaires, tracé… avant de le laisser filer. La montée avant la passerelle a été pour moi un calvaire les 2 première fois. Cette fois je l’attaque plus doucement. Le brouillard remonte encore une fois et la pluie qui va avec s’abat sur nous. Je reste en tshirt car la veste m’étouffe lors de la montée. Je croise quelques randonneurs qui montent au nid d’aigle avec qui je prends le temps de discuter. Il y a toujours autant de monde dans cette portion. La passerelle est gardée par un bénévole qui a un petit mot pour chacun. C’est très sympa. Je prends le temps de bien regarder le paysage en traversant. La montée au col du tricot est toujours aussi longue mais très belle. Un gros craquement se fait entendre depuis les glaciers. Les coureurs du 60 me doublent régulièrement.

Me voilà enfin au sommet où je discute avec un Kikou engagé sur le 60 avant de me lancer dans la descente. Une secouriste me précédé, appelée pour une urgence dans la descente. J’alterne course et marche rapide. Les sentiers ne sont pas trop mauvais. Mais je me sens un peu crispé. Un petit attroupement s’est formé autour d’un randonneur au sol avec le tibia HS. Ca calme un peu. J’arrive au ravito où je prends le temps de bien manger (chips, banane), de boire 2 verres de coca, remplir une de mes gourdes avec 4 sucres avant de me faire badger.

Miage – TLT : 13km en 3h – (2h52)

En repartant je rencontre un gars avec un accent du sud (Le P’tit Marseillais). On va faire un bout de chemin ensemble. La montée du Mont Truc se passe très bien. J’en profite pour regarder les prouesses  de l’hélico venu chercher le randonneur. J’espère que Pierr n’est pas sous l’hélico à ce moment, car je le trouve très près du sol… J’attaque la longue descente jusqu’aux Frasses avec mon P’tit Marseillais. Alors qu’il court, je le suis en alternant marche rapide et trottinage.

Aux Frasses, j’ai le plaisir de discuter quelques minutes avec mes supporters. Ca me rebooste pour attaquer la longue remontée sur TLT.

Un peu de déconne en attaquant la montée en courant et c’est partit pour le chemin forestière. La montée est éprouvante mais je sais qu’elle n’est pas longue jusqu’à la fontaine. Je m’y arrête pour ajuster le niveau des gourdes. Le chemin est sympa dans la forêt. Je traverse la passerelle avant de rencontrer 3 bénévoles avec qui je vais partager une bonne tranche de rire avec des histoires de numéros de département en référence à mon numéro de dossard.

Le sentier traverse de nombreuses fois le court d’eau qui descend des glaciers. Je marque un peu le pas. La vitesse décroit. La végétation est dense et humide. J’aperçois tout là-haut le sentier en balcon. Je me promets un bonbon quand j’y serais. J’enchaine les lacets et enfin me voilà au bosquet tant attendu. Je m’accorde un Kréma fruit rouge avant de reprendre un bon rythme de marche sur ce joli sentier. Le vide à ma droite ne me dérange pas trop cette année. Le brouillard revient avec la pluie qui me rafraichi instantanément. Je reprends du peps et emmène avec moi 2 coureurs du 60 jusqu’à TLT.

Nous sommes accueillis avec la bière servis par le Bagnard. Je ferai simplement le plein d’eau d’une gourde avant de m’élancer dans la descente technique.

TLT – Les Contamines : 9km en 1h50 – (1h45)

Alors autant les autres années la descente était technique sur sol sec, autant là j’ai l’impression de courir dans un ruisseau. De l’eau recouvre une bonne partie du sentier. Avec la boue, les appuis ne sont pas sûrs. Je descends donc à vitesse modérée alors que les gars du 60 continus à dévaler en me doublant. Je rejoins enfin le chemin de Nant Borrant où se trouve mon P’tit Marseillais. Je reprends la course à ses côtés pour quelques centaines de mètres. Nous discutons tout en rejoignant la chapelle de ND des Gorges où je retrouve mes supporters finissant leur sieste. Je laisse partir mon compagnon de sentier pour discuter un peu.

Je reprends la marche rapide sur le plat accompagné d’un jeunot engagé sur le 60. Un petit arrêt pipi me fait me retrouver tout seul. Mon rythme de marche est de 8km/h quand je me fais doubler par Raphynisher et sa caméra.

Je rentre dans le ravito main dans la main avec ma Chérie. Je m’assoie sur une chaise et je suis pris en charge par Fabi et JeanNo : pleins des gourdes, bananes, chips… changement de tshirt, manchons et veste. Je laisse mes supporters bien décidé à grimper au sommet du Joly. J’annonce à mes parents que j’y grimpe pour eux ! (ils nous ont fait découvrir le superbe sentier en crête entre l’aiguille Croche et le Mont Joly il y a maintenant quelques années)

Les Conta – Le Joly : 9km en 3h

Je pars en courant bien décidé à tout casser. Le goudron est avalé rapidement. La montée commence par un petit sentier dans la foret. Je m’arrête assez vite pour enlever les manchons et la veste. J’ai très chaud. J’avais l’impression de ne pas avancer. Là je me sens mieux. Je peux enfin grimper à ma guise. Je rattrape quelques coureurs dont un qui s’arrête régulièrement pour se pendre aux branches. Il a mal au dos et aux cuisses. Je fini par lui donner un peu d’homéopathie destinée à calmer les douleurs dues aux crampes. Le chemin s’aplanit un peu. Je double une féminine en pleur qui semble avoir mal en haut d’une cuisse. Elle ne s’arrêtera pas de courir.

A Porcherey, il me semble reconnaitre une silhouette. C’est bien Arclusa qui monte en direction de la bifurcation avant de redescendre chercher sa voiture aux Conta….

Le chemin 4X4 est usant. Il a un fort pourcentage. Nous sommes nombreux à nous diriger vers la bifurcation. Enfin, voilà la tente avec le bénévole qui me badge. Je n’ai pas un regard à droite. Je pars directement à gauche en direction du Joly. Je fais une petite pause au ravito pour boire un verre de coca. Un kikou a profité de la cabane pour faire un petit somme. Je reprends mes bâtons et me voilà à l’assaut du Mont Géroux. Je rejoins de nouveau mon p’tit Marseillais. Le sentier se transforme d’un chemin 4x4 en un truc indescriptible. De nombreuses sentes parsemées de rochers, de tas de terre avec en point de mire des rubalises. Il faut choisir la bonne trajectoire pour s’économiser un peu. Le brouillard nous cache la vue. Nous savons par où passer mais pas où nous allons.

Le replat me permet de faire quelques photos avec les névés sur la gauche. Puis vient enfin la longue montée finale. Le brouillard s’est épaissi, quelques gouttes tombent, le vent devient de plus en plus froid. La pente s’est encore accentuée. Les rochers ont fait leur apparition. Tout est minéral. Les coureurs autour de moi s’impatientent. Mais quand allons-nous arriver au sommet ? Quand soudain les panneaux solaire sont en vus ou du moins se devinent.

Je me fais un petit arrêt pour enfiler ma veste. Je prête mon téléphone à un coureur heureux possesseur d’un téléphone étanche… mais HS. Pendant ce temps mon p’tit Marseillais me double. Je passe un petit coup de fil pour annoncer à mes parents que je l’ai fait !!! OUI je suis au sommet du Joly !!! Par contre j’apprends que Pierr va bifurquer sur le 60. J’écourte la conversation car des gouttes « d’eau » tombent sur mes joues…

Le Joly – Les Tappes : 7km en 2h - (5h11)

Je repars seul dans le brouillard avec un mélange de joie d’être arrivé ici et de peine pour mon frangin… quand soudain un gars tout souriant me croise en courant. On échange quelques mots. Voilà le premier du 100 qui vient de passer. 5 minutes plus tard, un second concurrent me croise en petit débardeur alors que je me les cailles sévère.

Le parcours bifurque à gauche dans la pente pleine de boue le long d’un névé. Je retrouve mon Marseillais. On se fait une séance Holiday On-Ice non sans se mettre à terre… Nous avons mis un temps certain pour faire très peu de chemin. Nous appréhendons beaucoup le temps qu’il va nous falloir pour atteindre les Tappes vu l’état des sentiers.

Je prends mon courage à deux mains et je m’élance en courant dans la descente. Mes sensations s’améliorent au fil des kilomètres. L’obscurité se fait de plus en plus présente. Je m’arrête donc pour prendre ma frontale. Associé au brouillard, un halo blanc se forme devant les yeux. Je décide donc de la tenir à la main le plus proche possible du sol. Je peux continuer la descente tout en courant.

Je rejoins Raphynisher juste avant le petit coup de cul, qui ne semble pas avoir le moral. Il souhaite abandonner car il ne peut plus courir. Je lui dis que les barrières sont larges et qu’il peut facilement continuer en marchant…

Le petit coup de cul est avalé comme si de rien était et me voilà au ravito des Tappes.

Je suis en pleine forme, euphorique. Je décide de m’arrêter quelques minutes pour manger. Refaire le plein de mon sac avec mon sac d’allègement. Quelques coureurs se font masser, d’autres dorme. Françoise prend une boisson chaude à mes côtés avant de repartir. J’envoie quelques textos à mes supporters avant de repartir au bout de 30-40 minutes environ.

 

 

Les Tappes – Le bolchu : 12km en 4h30 – (5h25)

Ma frontale perce l’obscurité. La montée se fait sur un bon rythme. Je sais que mes supporters sont à Notre Dame. J’allume l’éclairage de mon sac. Je fais la descente en courant. Je double 2 gars. Et me voilà accueilli par une bénévole toute seule au bord de la route. Mes supporters m’attendent. On discute un petit moment. Pierr est là et semble bien content de sa petite sortie en montagne.

Je repars aussi vite qu’arrivé le long du chemin de croix. Je passe devant ND toute éclairée. Lorsque je passe la limite de propriété, elle s’éteint comme par magie…

J’arrive au bas de la montée en direction du col de Fenêtre. Je ne connais pas ce sentier. Je ne sais pas à quoi m’attendre. Ce sera mon chemin de croix. Le truc le plus dur que je n’ai jamais fait………

Je ne sais même pas comment le raconter……

J’attaque la montée équipé de ma veste et mes manchons. Il faut traverser plusieurs fois une petite rivière. Je suis pour le moment heureux d’être là tout seul de nuit dans la montagne. Mais cela va être de courte durée. J’ai de plus en plus de mal à monter. Je sue de plus en plus. J’essaye d’enlever ma veste. Le chemin est très abrupte. Quelques gouttes de pluie tombent et me rafraichissent.

Mon profil indique qu’il va falloir redescendre un peu avant d’attaquer la montée au col de Fenêtre. J’ai l’impression que le temps s’est arrêté. Ma montre n’avance plus. Le dénivelé est comme bloqué.
La descente me casse le moral. Je me suis battu, seul dans la nuit pour monter jusque là et il va falloir remettre ça en bas de la descente…….  La fatigue me tombe dessus. Je rêve d’un endroit au sec pour m’allonger. Tout est humide. Le brouillard fait son apparition. Je suis tellement crevé que j’en oublie de boire et manger.  Je m’arrête le long d’un bâtiment à la recherche d’un petit coin. Je fais le tour du bâtiment pour trouver un abri… en vain. Quand je veux reprendre le chemin, je me retrouve perdu dans le brouillard sans savoir du quel côté je suis venu…… Heureusement une frontale perse le brouillard et m’indique le bon sens. OUF… quelle frayeur !!!

« Mon petit Marseillais » fini par me rattraper alors que j’ai l’impression de faire du sur place. Il va me tirer dans la monter. Mais j’ai tellement froid, je suis tellement crevé et j’ai tellement envie de dormi… Tous les 5 pas je suis obligé de m’arrêter pour souffler. On aperçoit une lumière tout là haut… ca me semble impossible. C’est trop long. J’en ai marre. Je veux que ca s’arrête. ET les névés font leur apparition. Mes doigts sont de plus en plus gelés. Je n’ai même pas la présence d’esprit de sortir la veste de montagne, les gants, le buff… Je suis pris de vertiges. La neige fait place à des cailloux, pleins de cailloux, beaucoup trop de cailloux ! « Mon petit Marseillais » est très patient et s’inquiète de moi. Je ne me vois pas aller plus loin. J’espère arriver au Bolchu pour rendre mon dossard. Comment envisager de se tapper le Rocher des Enclaves dans l’état ou je suis. C’est mission impossible.

On finit enfin, je ne sais par quel miracle, à passer le col de Fenêtre dans un brouillard pour le moment pas trop prononcé. On ne trouve pas de balise. On décide de descendre tout droit. Et enfin sous une barre rocheuse se trouve un petit drapeau. Tout seul et dans l’état ou j’étais à ce moment, je n’aurais jamais trouvé ma route…

Le brouillard devient vraiment très très épais. Nous entendons les bénévoles du ravito du Bolchu mais nous ne voyons rien. Nous ne nous voyons même pas entre coureur alors que nous nous suivons de près.

Je rentre dans la première tente. Je reste quelques minutes avant de décider d’aller dormir dans la tente d’à côté. Je viens d’apprendre qu’il n’y aura plus de descente de 4x4 remplis d’abandon car le brouillard est trop épais. Je suis transis de froid. Je suis allongé sur un lit de camp avec 2 couvertures et je n’arrive pas à me réchauffer. Mes deux vestes l’une sur l’autre ni feront rien. C’est un vrai hall de gare. Je n’arrive pas à dormi. J’envoi un texto à JeanNo qui dort au Col du Joly lui annonçant que je vais abandonner. Je finis par me lever pour aller boire un bon thé chaud dans la première tente. Je leur annonce mon abandon et mon souhait de rentrer à pied jusqu’au Col du Joly.

Le soleil commence à se lever en même temps que le brouillard. Je suis seul sur le chemin qui descend en direction de la route du Joly. Le brouillard est coincé sur les sommets ainsi que sur le Rocher des Enclaves. Les paysages sont magnifiques. Je claque des dents. Je marche d’un bon pas. Je suis serein avec mon choix d’abandonner. Je rejoins JeanNo et Corinne dans leur camion surchauffé qui me ramène à St Nicolas.

Une bien belle course qui m’a encore résistée.

Un grand merci à tous les bénévoles, à l’organisation et surtout à nos supporters qui répondent toujours présent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 commentaires

Commentaire de Raphynisher posté le 21-09-2016 à 22:04:20

Salut Torchure, grâce à tes petits mots aux Tappes et le massage de la kiné, j'ai pu repartir avec un enthousiasme à toute épreuves et l'idée d'abandonner s'est échappée de ma tête pour ne plus refaire surface.
Interessant ton point de vue sur la course et je suis sur que tu en viendras à bout car tu aimes tellement cette course qu'inconsciemment le fait d'abandonner te force à te repointer au départ coute que coute. A bientôt sur les sentiers

Commentaire de torchure posté le 23-09-2016 à 21:04:53

Au plaisir de se recroiser...

Commentaire de Arclusaz posté le 23-09-2016 à 17:37:54

Bon, c'est pas encore pour cette fois, mais ça va finir par payer c'est sur !!!!! je ne t'ai pas reconnu tout de suite sous la birfuq et effectivement à ce moment là tu avis l'air très bien.
c'est quand même une sacrée bavante , cette course.
On se croisera peut être à l'Hivernale.....

Commentaire de torchure posté le 23-09-2016 à 21:03:11

Y a de grandes chances... j adore les courses de st mart...

Commentaire de bubulle posté le 23-09-2016 à 20:29:01

C'était très très très difficile de repartir du Bolchu dans cette purée de pois horrible. Beaucoup ont renoncé et c'était partir pour une très très longue galère, pas de regrets à avoir. Tu n'as plus qu'à remettre cela, alors...;-)

Commentaire de torchure posté le 23-09-2016 à 21:03:58

Elle est déjà cochée pour 2018 !!!

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