Récit de la course : La Montagn'Hard - 63 km 2019, par BouBou27

L'auteur : BouBou27

La course : La Montagn'Hard - 63 km

Date : 6/7/2019

Lieu : St Nicolas De Veroce (Haute-Savoie)

Affichage : 315 vues

Distance : 63km

Matos : Chaussures Altra LP 3.5
Sac à dos Raidlight Ultra Olmo 5L
Batons Leki vertical

Objectif : Balade

4 commentaires

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Ma première MH, mais pas la dernière

Introduction

J’ai commencé ce CR avant la course, ayant tellement hâte qu’elle arrive.


Au début de cette année, après une très belle Saintélyon de 81km passée sous 7h de pluie dans le noir (plus 5h de jour…), l’objectif principal de 2019 devait être l’Echappée belle 85km fin Août.

Mais grace, ou, devrais-je dire, à cause de Kikourou, j’ai gagné début Mai une place pour la Montagn’hard 60km. Enfin, c’est que j’ai du cliquer quelque part pour m’inscrire. Il faut dire que cette Montagn’hard était alléchante et le point de rendez-vous annuel des kikous, Steph le givré m’en ayant fait la promo sur la VVX en 2018 (mais qui malheureusement ne sera pas là).

Le fait d’avoir gagné n’est pas sans contraintes: ce dossard m’engage, selon l’article 9 du règlement du TASK (Tirage Au Sort Kikourou):

  • Faire la promotion de la course et du TASK, notamment en partageant le TASK sur vos réseaux sociaux habituels et en participant aux discussions à propos de la course sur Kikouroù.

  • Prendre vous-même le départ de la course (transfert de dossard interdit, même gratuitement) ;

  • Préciser "Kikourou.net" comme club (ou team, ou entreprise...) lors de votre inscription (si l'organisation en donne la possibilité) ;

  • Porter les couleurs de Kikouroù (casquette et/ou buff et/ou tee-shirt et/ou veste...) tout le long de la course ;

  • Déposer un récit de votre course sur Kikouroù dans les 2 semaines suivant la course.

Alors, je ne suis pas très présent sur les réseaux sociaux, mais ce que je post sur facebook est principalement à propos de mes courses. Ca tombe bien. Donc tout mon entourage est au courant.

Et pour ce qui est de porter fièrement les couleurs de Kikourou, j’ai l’écusson d'agrafer sur l’arrière de mon sac à doc, et la casquette , la vrai, la rouge avec mon pseudo. J’espère croiser des kikous afin de réaliser un beau reportage.


Préparation

Mais à cause d’une contracture survenue après un entrainement un peu trop violent, juste après l’Ecotrail de Paris fin Mars, mon entrainement n’a pas été aussi important que voulu, et j’ai toujours une petite gène à la cuisse que je vais essayer de limiter avec un cuissard de compression. De plus, cette gêne a engendré une douleur au genou de la même jambe pendant quelques semaines, mais elle semble avoir disparu maintenant.

Pour compenser la baisse d'entraînement en course à pieds, j’ai acheté un vélo de course d’occasion pour croiser les entraînements avec quelque chose de moins violent, et aller travailler en vélo.


Bref, j’arrive en ce début Juillet sur cette Montagn’hard, pas à 100% physiquement, mais avec la volonté de faire de belles rencontres et faire une belle course sans forcer, au moins jusqu’au ⅔ de la course.


Concernant la course, elle fait 61km avec 4500m de dénivelé positif, avec quelques belles grosses montées:

Ca commence fort avec 1400m à monter sur 7km. Juste une petite mise en jambe !


Du fait de ma cuisse sensible, j’ai acheté un cuissard compressif ¾ (qui descend en dessous du genou).

Je vais essayer de m’obliger à faire cette course en mode entraînement. Sans essayer de faire le meilleur temps possible. Juste prendre du plaisir, et essayer de ne pas se blesser pour l’objectif principal de l’année fin Août.

Avant course

Avec mon amie, Murielle, nous récupérons Alban, alias bamban, à 8h, et c’est parti direction la montagne. Quelques petites pauses (n’est ce pas Alban ?) et on arrive au camping des Miages ou nous sommes bien accueilli et nous installons avant de monter à Saint Nicolas pour récupérer nos dossards. Pas besoin de justifier de son identité. Tout est fait avec simplicité et bienveillance.


Le soir, nous montons manger au Shuss ou une pasta party “Kikourou” était organisé, et auquel, j’ai modestement participé (je saurai comment faire plus rapidement l’année prochaine !). 

C’est sympas de mettre un visage sur des pseudo car a part Bubulle, je n’avais jamais vu personne d’autre. Et on se fait tout petit à côté du Bagnard…

Course

Nous partons du camping à 6h pour monter en voiture au parking un peu avant Saint Nicolas et faire le reste à pieds. Presque arrivé au départ, je me rends compte que j’ai oublié mon dossard dans la voiture… un petit coup de stress pour retourner le chercher, mais j’arrive à relâcher la pression en voyant que j’ai le temps.

On croise Le Bagnard qui va s’en aller à Tré la Tête pour brancher la tireuse. Je lui dit de garder un peu de bière pour les 60km qui vont passer après les 100, mais malheureusement, vous connaissez l’issue, je serai stoppé au pied.


Un petit discours d’Olivier pour les règles de sécurités et de faire attention à la chaleur et c’est parti… j’en oublie de mettre en route ma montre, qui mettra 15’ a se synchroniser (elle se croit encore en Normandie ?).

Je m’étais fait un petit roadbook en fragmentant le parcours en de petites sections (27 !) avec noté l’heure de passage, la distance et le dénivelé. J’avais également enlevé le lap automatique tout les km de la montre, qui ne sert a rien ici. Pendant toute la course, ou du moins ce que j’en ai fait, je ne regardais que ce que j’avais devant moi, sans penser à la suite. Sans savoir a quel km j’étais.


A peu prêt toute les heures, j’envoi un petit message avec le temps de passage à ma suiveuse de choc à laquelle j’avais fait un beau programme pour me retrouver à divers points de passage:

  • Le ravitaillement du Pontet (prévu 11h45)

  • La chapelle (prévu 12h24)

  • La Laya (15h15)

  • Le ravitaillement de Miage (18h23)

  • La Gruvaz (19h23)

  • Arrivée (20h39)



Bref, c’est parti pour une petite grimpette de 1400m sur 7km. Je me place plutôt à l’arrière du peloton en remontant tranquillement quand c’est possible. Sinon, je reste derrière à suivre au train.

Ca commence dans un champs en dévers. Ca promet...

Je reconnais un t-shirt du VRAC, pas très loin de chez moi en Normandie. On discute un peu. Et un peu après j’aprend qu’il sont une vingtaine d‘amis à être descendu (entre Rouen, Pose et Val de Rueil). 

Pendant la montée je m'apperçois que je ne vois plus ma chaussette gauche ! On me l'a volé pendant que je marchais !!!
Bon en fait, j'ai du trop mettre de pommade et elle a glissé au fond de la chaussure... Il y a tellement de place dans les Altra ! Je continue comme cela et la remettrait en place au sommet.

J’avais prévu 1h58 pour arriver au Mont Joly. Je mettrai 1h52. Pas trop mal sans trop donner. Pas d’arrêt, sauf pour prendre des photos tant le paysage est somptueux.

Ensuite, le passage sur la crête jusqu’à l'Aiguille Croche est magique. J’adore ce type de terrain avec en plus toujours le paysage.

Un gars juste derrière moi qui n'arrête pas de discuter avec sa copine se tord la cheville… aïe, ca commence bienJe m'arrête pour lui demander si ca va, mais bon, a chaud comme ca, ca va toujours… je continue.

Mais maintenant place à la descente. J’aime (plus que) bien sur le court, mais j’ai un peu peur sur des distances comme cela. Surtout ne pas se mettre dans le rouge pour ne pas flinguer les cuisses et pas trop de prise de risque pour ne pas se tordre une cheville. surtout que ca alterne entre la piste et dru dans le pentu...

J’arrive au ravitaillement de Tierces à 9h53 (prévu 9h55). Le soleil commence a bien taper sur la tête. Je me pose un peu pour refaire le plein d’eau, manger un peu de tout, et me faire mouiller l’éponge que je mets sous la casquette. Les bénévoles sont aux petits soins avec nous. J’y suis resté un peu moins de 10’.

La descente infernale continue jusqu’à un chemin qui va suivre plus ou moins le niveau pour se placer au dessus du Pontet pour plonger dessus. A chaque ruissellement tout le monde en profite pour tremper la casquette.

Après Pré Revenaz, nous finissons la descente dans la forêt avec des chemins assez ludique.

Le ravitaillement du Pontet arrive enfin où m’attend ma chérie. Je suis quand même bien claqué par cette descente, mais je cours sur le plat pour faire bonne figure. J’arrive à 11h30 pour 11h45 au roadbook. J’avais prévu 15’ d’arrêt, mais je crois que je suis resté près de 20 minutes à boire (eau, soupe) et manger un peu de tout. Murielle me remets aussi une couche de crème solaire car le soleil tape fort à midi.

Nous devons nous revoir juste après à la chapelle de Notre Dame de la Gorge. Je redoute un peu cette partie de plat de plus de 3km. J’ai l’impression que je ne vais pas réussir à les courir, mais en fait, ca passe facile avec un petit trot. Je depasse même. J’ai même un peu peur d’aller trop vite et qu’elle n’arrive pas a temps pour se voir, alors a partir du parking je marche en la cherchant un peu. Quand j’arrive a la chapelle, elle vient juste d’arriver !

Un petit bisou, et c’est parti pour encore une grosse montée. Notre prochain point de rendez vous est à La Laya dans un peu moins de 3h.

La montée fait plus de 800m de D+. La première moitié, abritée dans la forêt sur un sentier bien sympa. Certains commencent à avoir des problèmes… un qui vomi tout ce qu’il a du manger au Pontet, d’autres qui sont scotchés dans la pente. Je monte a un bon rythme sans m'arrêter. L’arrivée au niveau du bas du télésiège de Bûche Croisée, à la moitié de la montée, me semble interminable. Je monte bien, je dépasse, mais ca commence a être long… Enfin le télésiège à 13h00, pile dans le roadbook, mais j’avais 10’ d’avance à la sortie du Pontet que j’ai perdu. Je continu mon effort sur la seconde partie, à découvert mais le temps commence à se couvrir un peu. Certains passages ont été tracés dans la végétation, en dévers (j’aime pas ca les dévers).

J’arrive enfin en haut du télésiège de Bûche Croisée.

 Il faut maintenant descendre une centaine de mètre pour arriver au ravitaillement dont on voit la tente de loin.

J’y suis à 13h55 (13h49 au roadbook). J’entends que certains indiquent qu’ils abandonnent ici.

Je suis plutôt bien. Pas trop entamé et profite des paysages. Je me pose quand même 12’ qui font du bien.

Dans la montée au col de la Fenêtre, je me cale derrière une fille et son copain qui l’encourage. Elle a pas un gros rythme, mais ca me va comme ca, juste après le ravito. Sur le papier, la montée n’est pas longue, mais dans la caillasse et sous le soleil, elle me semble trèèès longue…

A l’arrivée au col, l’ambiance est super bonne avec des marcheurs qui sont postés en haut autour du passage qui a un petit air de Malatra (pour ce que j’en ai vu sur YT, avant d’y aller pour de vrai en septembre, encore merci Kikourou).

Une petite photo pour la postérité, et on bascule pour descendre sur la Laya. 700m a faire sur des parties bien technique dans les rochers au début, puis dans les racines une fois dans la forêt.

Dans la descente, Murielle m’envois un SMS pour me dire que les coureurs sont arrétés à La Laya du fait de risque d’orage. Sur le coup, je ne sais même plus si je suis déçu tant j’ai passé plus de 8h merveilleuse dans la montagne.

J’arrive à la Laya à 15h30. Le pointeur prend mon numéro, et voilà, c’est fini…

Pour descendre sur le Pontet ou est la voiture, je n’ai plus l’envie de courir. On descend tranquillement. Deux ou trois gouttes tombent…

J’envoi un message à Alban que nous récupérons aux Contamines et direction le camping. Je n’ai même pas l’idée d’aller à Saint Nicolas… (petit regret après coup). 


Après course

Au camping, un couple a planté sa tente juste en face nous. Nos plaques 27 nous font se rapprocher et nous apprenons qu’ils étaient au ravitaillement des Tierces: Bamban avec sa cloche et son amie au ravito liquide (c'est elle qui m'a trempée mon éponge).

Nous discutons (Bamban, Boubou, Ponpon et Mumu) en buvant une bonne bière.


Le lendemain matin, nous décidons d’aller à Miage dont on nous a dit le plus grand bien. Le soleil est au rendez vous.

Avant de repartir dans notre Normandie, nous allons au repas de l’organisation. J’avais pris 2 tickets pour Murielle et moi. Vraiment sympa de discuter avec les Lyonnais, en particulier Benman. Et Murielle avec sa voisine en Normandie: Elisabeth alias madame Bubulle qu’elle a rencontré au Pontet.


Conclusion

Cette course devait servir à se donner confiance pour l’Echappée Belle 85km. 

Doute que ma cuisse gauche tient le coup: RAS. Pas le début d’une petite gène

Doute sur la cheville droite: a part la reprise après le Pontet, aucun problème. Ni même après la course

Pour le rythme de la course, j’ai été pointé 148ème à Tierces, 144 au Pontet et 126ème au Bolchu. Donc même si le rythme a baisser un peu, j’ai plus que tenu ma place. J’ai l’impression que j’aurais pu continuer encore comme cela sur les 20 derniers kilomètres (facile de dire cela maintenant…).

Pour la gestion des ravitos, il faut que je mette des arrêts plus important. J’aime profiter de ces moments là, et sur l’EB, j’aurais mes enfants qui seront là. Autant en profiter.


Mais cette Montagn’Hard aura été plus qu’une course de préparation.

Alors, je n’ai qu’une seule chose à ajouter: 

A L'ANNÉE PROCHAINE


4 commentaires

Commentaire de Mazouth posté le 09-07-2019 à 16:03:15

Une belle balade pour bien commencer l'été ;) Bonne chance pour tes prochaines échéances !

Commentaire de bubulle posté le 09-07-2019 à 17:35:27

Comme quoi les falaises normandes ou les collines mordoriennes, pour préparer les ultras de montagne, ça ne le fait pas si mal que ça.

Merci pour le récit et les jolies photos (tu en as bien plus que moi)...et dommage pour l'arrêt prématuré car, bien sûr, tu serais allé au bout sans problèmes.

Commentaire de shef posté le 09-07-2019 à 17:43:37

Bravo. Belle course tu as pris du plaisir, ca se lit bien :)

Commentaire de Benman posté le 06-08-2019 à 23:54:10

J"avais loupe ce récit. Bravo, le task a etebfierement porté grâce à toi.

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