Récit de la course : Le Castor Fou - 12 km 2007, par La Belle Lurette

L'auteur : La Belle Lurette

La course : Le Castor Fou - 12 km

Date : 9/6/2007

Lieu : Vauhallan (Essonne)

Affichage : 2583 vues

Distance : 12km

Matos : Une bouteille d'eau

Objectif : Se dépenser

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Le récit

Bon, je vais vous raconter mon premier trail. On ne peut pas vraiment dire que j’ai fait des étincelles (1h 25 min 48 s pour 12 km, 188/241, 21/34 dans ma catégorie), mais je me suis bien amusée.

La première difficulté consistait à trouver le gymnase de Vauhallan. Apparemment, il n’était pas bien indiqué sur les différentes cartes que j’avais consultées, et j’étais bien partie pour aller au gymnase d’Igny. Heureusement, j’ai rapidement vu des coureurs se dirigeant tous vers la même direction, (à gauche alors que j’allais à droite) et un des bénévoles m’a indiqué où c’était : juste à coté de la mairie. Un parking était prévu, mais je m’étais déjà garée à proximité, sans difficulté particulière.
Sur le sol, les tracés de la course à venir, petit coup de stress.

De façon générale, l’organisation était très bien : le parcours et les kilométrages bien indiqués, les gens aimables, souriants et prompts à lancer des encouragements. Toilettes propres, douche, vestiaires. En revanche, il y a peut-être eu des problèmes de ravitaillement, en particulier à l’arrivée du 23 Km.

J’avais prévu suffisamment de marge pour pouvoir me perdre trois fois dans la ville et m’inscrire quand même (les inscriptions étaient ouvertes jusqu'à 17h45, le départ de la course, commun au 12 et au 23 Km, était à 18h00) ; comme je ne me suis pas perdue, j’étais largement en avance.
Il y avait un soleil superbe, beaucoup d’endroits ombragés et des coureurs occupés à pousser, sans succès, des arbres. Les dossards indiquaient sans ambiguïté le parcours que nous allions faire : jaunes pour le 12 Km, blancs pour le 23. Je l’avoue, c’était un peu frustrant de se retrouver avec un dossard jaune, mais ç’aurait été ridicule de s’inscrire pour un premier trail sur 23 Km, alors que ma distance maximale est un simili-semi fait pendant les 12 heures de Bures. Tant pis, si je travaille bien cette année, je m’inscrirai peut-être sur le 23 l’année prochaine.

J’ai profité du temps qu’il restait avant le départ pour dévisager avec insistance les coureurs, à la recherche de kikoureurs. Je pense avoir identifié Foutu, mais n’ai pas été l’aborder. De toute façon, je me voyais mal (avec mon petit dossard jaune) aller voir un coureur inconnu pour lui dire qu’il était foutu. Le sportif est d’un naturel affable, c’est bien connu, mais faut peut-être pas trop le chercher non plus, surtout avant une compet.

La pression commençait à monter doucement. Objectif : finir, m’amuser, ne pas me blesser (dans cet ordre). Mon équipement trail : 50 cl d’eau du robinet dans une petite bouteille. (Ce fut très utile, merci Olivier91 pour ce conseil). Je commence à ressentir une douleur imaginaire au genou : visiblement, le mal au genou est contagieux cette année. Il est temps qu’on parte.
Je me place derrière. Les organisateurs nous expliquent un peu la course. Trois kilomètres pour nous étirer, puis ça monte et ça descend. Pour le 23 Km, une bonne distance sans ravitaillement. Pas de T-shirt à l’arrivée mais une surprise (Un pot de confiture ! J’arrive même à nourrir ma famille à la force de mes gambettes !) Et du plaisir en perspective. On verra.

Le départ est donné un peu avant 18h00 . On met une éternité à franchir la ligne. Je déclenche mon chrono.
Bon, là, on est sur les 3 Km « plats », et je ne les trouve pas plats du tout. Légère angoisse. Je suis sur un rythme hyper tranquille, un peu inférieur à 6 min au Km. On arrive au troisième kilomètre, et je commence à saisir l’esprit trail quand je vois se dresser un escalier devant moi. (En fait, une cote, avec des marches d’un côté). Je commence à la gravir en courant, mais comme je vois la plupart des coureurs marcher, je décide de suivre leur exemple. Inutile de me casser dès le départ.Et sitôt arrivés en haut de la côte ? Ben on redescend. Je vois.

Un sympathique chien court avec nous. (Règle secrète numéro 1 du trail : on ne marche pas sur le chien. J’ai failli une fois, vers la fin.) On sera ensemble tout du long, et il aura droit à autant d’encouragements que les autres coureurs. En fait, je suis dans un petit groupe et un coach donne des indications sur ce qui nous attend dans les mètres à venir. Très pratique, je suis bien tombée. L’ambiance est excellente.

On arrive sur un gros bouchon : un passage pour entrer dans la forêt où on ne peux être qu’un par un. Là, j’ai perdu plusieurs minutes : je ne voulais pas risquer de doubler quelqu’un que je ralentirai après. Je me demande bien quel aurait été mon temps sans ce bouchon : ai-je vraiment perdu toutes ces minutes, ou ce repos m’a-t-il permis de regagner du temps plus tard ?

La partie forêt est du pur bonheur : c’est ombragé, frais, ça sent bon, ça monte et ça descend, mais si on prend suffisamment d’élan en descendant, ça monte tout seul. Bon, il y a quand même quelques endroits où ça ne monte pas tout seul… Il faut sauter par-dessus quelques troncs abattus (un défrichage dû à EDF, si j’ai bien compris les organisateurs) et il y a un ou deux petit fossés à franchir. Je m’amuse comme une gamine.

A la sortie du bois, on passe à côté d’un enclos où il y a des chevaux, et une petite famille en balade. Une petite pensée pour ma cadette.

Le premier ravitaillement. On est attendu par des enfants qui proposent du sucre et du pain d’épice. A partir de là (si je me souviens bien), on va vite se trouver sur un chemin où l’on ne peut pas se doubler. On court à la queue leu leu. Le rythme me convient parfaitement, et je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est comme le circuit automobile de Monaco (culture récemment acquise en feuilletant un magazine dans une salle d’attente). J’adore aussi cette partie, je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Peut-être les champs, ou le fait de voir tous ces coureurs alignés.
Petit douleur à la cheville droite : dans une vie antérieure, je n’arrêtais pas de me la tordre. Si je décide de faire plus de trails, il faudra que je muscle correctement ces chevilles.
On longe des champs vallonnés où il y des épouvantails. On traverse un champs de blé, avec une boucle assez sadique juste avant le ravitaillement : le seul but de cette boucle semble être de nous infliger un dénivelé. Bon, ça permet aussi de bien voir les coureurs devant, c’est plutôt chouette. Les gens sont toujours aussi sympa aux ravitaillement et nous tendent les verres pour que l’on ne perde pas de précieuses secondes.

Un nouveau passage en forêt (enfin, pour autant que je puisse en juger. Il y a des arbres, en tout cas. ). Dans les montées, je commence à avoir des sensations bizarres dans les jambes. En fait, je ne les sens plus. Pas bon, je me force à boire, et finis pas retrouver des sensations plus saines. Globalement, je suis assez épatée de mes performances, je l’avoue. La machine repart bien après chaque obstacle difficile, et les descentes me font de moins en moins peur. Je trébuche dans une et manque de m’étaler, mais en me rattrapant de justesse, je gratte un bon centième de seconde. Va falloir travailler les descentes. (Parce que les montées, c’est désespéré).

Peu après le dixième kilomètre, on se sépare des athlètes du 23. Bon, je suis quand même bien contente de ne plus être très loin de l’arrivée. Beaucoup de passants nous encouragent, et j’accélère. Un peu trop : le dernier kilomètre est vraiment dur, et je marche encore dans la dernière toute petite montée ! Je me retrouve pile derrière la fille en t-shirt rose qui était avec moi au départ. Elle est beaucoup plus rapide que moi en plat, mais a un petit peu de mal sur les montées. On finit en sprint (enfin, moi je sprinte derrière elle, je ne suis pas certaine qu’elle m’aie vue), elle finit une bonne seconde avant moi.

Je ne sais pas comment le temps a été chronométré exactement. On n’a pas de puce, et à l’arrivée il y a un type qui annonce les numéros au micro, et d’autres types devant des ordinateurs ???. Toujours est il que le temps que j’ai mesuré à mon chrono (1 :25 :31) est étonnamment proche du temps officiel (1 : 25 :48). Donc, leur système sans puce marche très bien.

Les premiers du 23 Km ne sont pas loin derrière. Je reste un petit peu pour me remettre, puis pour admirer les coureurs du 23. (Et les derniers coureurs du 12, qui ne manquent pas de courage !). Je ne peux pas trop m’attarder : on m’attend avec une certaine inquiétude à la maison.

Objectif atteint : Je me suis fait hyper plaisir, bien dépensée, et beaucoup, beaucoup plus amusée qu’à mon dernier 10 Km.  Je n’ai en revanche pas vu de castor, sauf sur le pot de confiture.  

9 commentaires

Commentaire de corto posté le 11-06-2007 à 10:10:00

Bravo,
Pour ton premier trail c'est super chouette. Et merci pour ton CR.
Je te souhaite plein de bonne chose pour ton prochain trail.

Commentaire de phil77 posté le 11-06-2007 à 14:57:00

Bravo! Belle perf car pour ton premier trail, tu n'as pas choisi le plus facile... merci pour ton CR.

Commentaire de Gibus posté le 11-06-2007 à 18:15:00

C super c'te course
j'avais fait la 1° édition
et on s'était perdu pls fois, un vrai casse tête
en plus un gars était tombé dans un ravin.
Cette vallée mérite d'être visitée, en courant bien sûr.
Féloch pour ton trail number one.

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 11-06-2007 à 22:33:00

Bravo pour ce trail !
Tu viens d'attraper le virus sans le savoir. Tous ceux qui ont touché au trail l'on contracté. On n'en guérit pas. Bientôt, tu feras des 20 km puis des 30 km etc...
La France est un beau pays de trail et tu en trouveras partout.
Au revoir et peut-être à un de ces jours pour notre trail d'Ecouves (16 ou 33 ou 61 km) -PUB- non loin de ta région.

Commentaire de isopropylamine posté le 12-06-2007 à 22:35:00

Félicitations Peggy,
Cette course était également le premier trail pour ma femme (1:14:08) qui s'est mise tout récemment à la course.
J'ai trouvé ton récit plein d'humour et... de bon sens ! Typiquement féminin. Que du plaisir !
J'espère que nous aurons l'occasion, en tant que Palaisiens, de nous saluer sur les berges de l'Yvette ; on l'a peut-être déjà fait sans le savoir ?
Encore bravo et vivement le prochain récit.
Iso

Commentaire de sand posté le 14-06-2007 à 13:24:00

Bonjour

Merci pour le récit, vraiment super !
Et surtout merci d'avoir attendu les derniers du 12km dont j'ai fait parti lol 4ème avant dernière lol en 1h45.
A quand le prochain trail ?
a+

Commentaire de gdraid posté le 02-07-2007 à 08:14:00

Merci La Belle Lurette, pour ce CR plein d'humour, et de réalisme.
Ces 12km de Vauhallan, font "mal aux pattes" à certains, je connais bien le parcours.
Bravo pour cette première, dans laquelle tu conserves la joie de courir et l'envie de recommencer, même sur le 23km !
JC

Commentaire de coureur fou 77 posté le 06-07-2007 à 20:02:00

bravo la belle,j'ai pris plaisir a lire ton CR ,(certainement autant que toi a courir le castor fou)j'espere pouvoir te rencontrer un de s'est jours sur une course,n'esite pas d'aller a l'avant des coureurs, pas tous kikourou, mais tous 100% sympas.! Bises.

Commentaire de shunga posté le 01-06-2008 à 13:08:00

ça me tente oh que ça me tente !
bravo

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