Récit de la course : La Course des Pélerins 2009, par Mustang

L'auteur : Mustang

La course : La Course des Pélerins

Date : 14/11/2009

Lieu : Le Val Saint-Père (Manche)

Affichage : 997 vues

Distance : 35km

Objectif : Pas d'objectif

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Oh Phil, de l'eau !

Oh Phil, de  l’eau !

Ce samedi, vers 18h30, après  une visite des  petites routes du coin, nous arrivons devant le gymnase du Val-Saint-Père qui se situe à quelques encablures d’Avranches. Comme l’an dernier, pas de comité d’accueil ! GGO, Zabou et moi entreprenons un tour des  lieux. Lorsque nous nous représentons devant l’entrée, quelques bénévoles arrivent pour ouvrir les  lieux, ce qui nous permet de voir  où était planquée la clé ! Chut, on ne dira rien !

Bientôt sept heures et  précis comme un coucou suisse, euh… non… comme Big Ben, notre so british Kikou Ouster arrive avec sa  moitié. Nous commençons  à nous  installer et déballons  nos victuailles  pour  le repas du soir.  C’est alors que Taz et Domi font  leur entrée ! Je propose  une  Grimbergen pour ouvrir  l’appétit, sans succès ! Nous attaquons donc  notre repas ! Ouster propose  une salade de  pâtes, moi une salade composée à base de riz mais ce sont des  mets froids qui  n’ont  pas  l’agrément de Domi. Il  lui faut du chaud ! Il sort deux  réchauds  à gaz pour chauffer la soupe et  l’eau  pour ses Bolinos.

 Généreux, bien sûr,  il nous propose la soupe, ça ne se refuse  pas ! J’ai bien fait de  prendre des  bols sur  les conseils de GGO ! Ouster agrémente son consommé avec des  Tucs émiettés.

 

 

 La salle se remplit doucement. D’autres concurrents ont sorti les réchauds et  cassent la graine. On se cale  bien l’estomac. Pour  le dessert, je  propose le fondant au chocolat que  ma tendre a  préparé selon la recette de  notre fille, mais pas de chance, elle  l’a fait de  mémoire ne retrouvant pas  la dite-recette. Déjà, au  moment de l’emballage, Zabou et  moi avions aperçu la chose  noire peu engageante. Là, dans  l’assiette en carton, le gâteau avait  un aspect schisteux tout à fait curieux.  Mais  on n’allait pas s’arrêter  à ce détail. Zabou  nous fit  observer  les curieuses  incrustations de  beurre non fondues dans  la  pâte noire. Etonnant  mais  ça se  mangeait ! Un petit café par-dessus tout  ça et  nous étions  prêts !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin,  presque prêts car  il restait le  plus  important, à savoir comment s’habiller. La température extérieure était relativement douce, l’incertitude restait sur les  précipitations pour  la nuit. Je  m’habillais avec  un sous-vêtement Mizuno breath thermo et mon t-shirt Kikouroù manches  longues, bien sûr  un collant  long et des  guêtres.  J’ajoute,  à la demande des  organisateurs, un gilet fluo réglementaire ! Cependant, dans  le sac, je plaçais  une veste et  une  polaire, une seconde  lampe. J’ajoutais  le ravito, essentiellement des  bananes séchées et 2,5 litres de  boisson ! C’est qu’on part  pour la  nuit sans ravito ! En fait,  il  y en aura  un ! En faisant quelques aller-et-retour  à la voiture, je remarque que deux cars  attendent  moteur en  marche ! Oh, oh !  Ne  nous prépare-t-on pas  un déplacement ? En voilà du changement ! J’écoutais  à peine  le briefing, tout occupé à effectuer mes derniers  préparatifs, comptant sur  mes valeureux partenaires pour saisir tout  la quintessence du discours de  l’organisateur !

 

 

 

 

La salle était  pleine, essentiellement des  jeunes ! Trois  parcours étaient  proposés : une  initiation d’environ 15 km qui se déroulera sur le secteur (24 équipes et 75 concurrents), un parcours  « pantoufle » d’environ 25 km (18 équipes et 72 concurrents) et  le parcours « rangers » d’environ 40 km (seulement 8 équipes et 27 concurrents). Vous avez bien  lu, rangers ! Oui, c’est cela rangers ! D’aucun aurait dit commandos de  marine !  Bien sûr, l’équipe Les Kikoureurs font la Manche s’est inscrite au parcours rangers ! D’ailleurs,  un des  organisateurs  m’a reconnu tout   l’heure et  nous a salué en  nous appelant  les  Kirikous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lefough, un kikou petit joueur donne dans la pantoufle!

 

Il est passé vingt-et-une heures quand nous montons dans le car. Un coucou à Taz et à Karine qui vont gagner la douceur d’un lit chaud et nous partons vers l’inconnu ! Enfin pas tout à fait, assez rapidement, nous apprenons que nous nous dirigeons vers la Haye-Pesnel à 20 km au nord d’Avranches. Arrivés  là-bas, un comité d’accueil nous attend sur  une  place et  procède  à une sélection, les pantoufles restent sur  la  place et les rangers sont dirigés vers un gymnase. Nous  nous retrouvons dans  une petite salle et nous recevons enfin  nos cartes et nos instructions ! Deux cartes de  la région, un plan d’Avranches,  une carte du bois  Guérin et une des  herbiers. Je  m’attelle  à la carte des  herbiers  pour déterminer  avec une boussole les azimuts afin de trouver 4 balises  pendant que  le reste de  la troupe reporte les balises sur  les deux cartes générales selon  le degré et la  longueur donnés avec le rapporteur circulaire. Pendant que je travaille, je  perçois  une agitation dans  mon équipe ! Ils  ont bien commencé  à reporter  les balises cependant le  point  marqué ne correspond pas  à la description sommaire donnée par  la feuille récapitulative !  Et  les distances les séparant semblent énormes ! Il y a comme  un souci ! Un petit  moment de flottement et on change d’échelle  pour le report des distances ! Voilà qui est  mieux !

 

 

 Mais  les autres équipes se sont éclipsées ! Avant de  partir, l’organisateur  nous donne  une dernière carte, c’est une spéciale à effectuer dans la Haye-Pesnel. C’est  une  mise-en-bouche  pour trouver 8 balises. Il est  passé vingt-deux heures quand  nous commençons  enfin le grand  jeu.

Nous sortons de  la salle, le temps est doux. Après  une  première balise,  nous relevons  une deuxième  à l’entrée du stade  puis  nous  nous dirigeons  vers  un  lotissement. G.G.O s’est  porté volontaire  ou a  été désigné volontaire pour  aller  poinçonner  le carton. Toujours est-il qu’il fait  plaisir à voir galoper devant  nous, tel  un chien de chasse  à  l’affût pour débusquer  le gibier. 

 

 

 

Et  puis cela  nous permet d’économiser  nos pas, c’est toujours  ça  de  pris,  il  n’y a  pas de  petites économies ! Nous croisons d’autres concurrents. Nous allons ensuite vers  le centre du  bourg. Une  balise est  placé tout en haut d’un escalier de secours. Qui croyez-vous qui alla  la  poinçonner ?? Près de  l’église, un petit comité  nous accueille car  des  imbéciles  ont enlevé une balise. Ce sera  la seule fois du parcours ! Puis  nous prenons  la direction du sud, vers  la sortie du  bourg. Un autre comité  nous attend. Nous leur remettons  notre carton  plein. L’accent d’une des  bénévoles attire  notre attention. Une compatriote d’Ouster ! Celui-ci engage la conversation. Oh, capitaine, c’est  une course !

Nous entrons enfin dans  le vif du sujet. Domi et Ouster  ont le chef  orné d’un super  phare, indispensable dans  la recherche d’une  balise bien planquée. Les subalternes se contentent de  petites  loupiotes. Ouster  nous indique la direction  à prendre et  la distance  nous séparant de  notre  objectif.  La  balise se fait désirer, justement  à cause d’une  mauvaise estimation de  la distance. Nous apercevons  les lampes d’une autre équipe  non  loin de  là.  Nous hésitons dans  un chemin  boueux à la recherche d’une ruine et  perdons  les  premières  minutes d’une  longue série ! Enfin,  nous la trouvons !  Puis c’est  la deuxième  accrochée  à un  petit lavoir. Nous retrouvons  une  petite route  au profil  bien vallonné. Je suis devant en compagnie de GGO.  Nous  filons vers  le  prochain  objectif. Je trouve  la distance  bien  longue. Nous atteignons  un carrefour  puis un autre et  nous  nous engageons dans  un chemin et  trouvons enfin notre  objectif. GGO  fait  observer que c’est  la  balise  n°4 ! Zut, on est  passé devant la trois sans la voir !

 

 

          on dirait un Rembrandt, ronde de nuit!

 

Un bref conciliabule et Ouster, Domi et GGO repartent en arrière  pendant que je reste  avec Zabou.  Nous trouvons  le temps  un peu long et partons tranquillement  à la rencontre de  notre trio.  Le temps passe et  personne. Soudain,  il  me semble  percevoir des cris dans  la  nuit. Oui, ce sont bien des cris, ceux de GGO mais ils viennent de derrière  nous ? Comment se fait-ce ? Tout simplement,  en passant  la  première fois, nous avions raté  le chemin où se trouvait la n°3.  Et  nos compères  ont rejoint directement  le  point de rencontre que Zabou et  moi avions déserté  malgré  les  ordres ! Euh, pas taper, m’sieur, pas taper ! Et voilà  bien  15  mn encore de  perdues ! Il va falloir réagir. Aussi, notre capitaine  nous propose  une  option à travers champs.  Et c’est  parti  pour  les  premiers franchissements de  barbelés et clôtures électriques de  la nuit.  Nous dérangeons seulement  les vaches.   Le  pré est  bien gras, assoupli qu’il est par  les pas des  vaches.  Enfin, nous continuons  notre  périple par  les chemins et  les  petites routes. A  un  moment, nous croisons des  véhicules de  l’organisation qui nous font traverser  une route  un peu  plus  importante.  Au  loin, nous apercevons encore  les  lumières d’une équipe qui  nous précède. Le temps se gâte. La  pluie devient de  plus en plus présente. Nous traversons  un  petit bois très, la région est très vallonnée. Nous débouchons dans  un petit  hameau. Ouster   reste  à  l’entrée avec Zabou car la  balise recherchée  est  à quelques centaines de  mètres  plus  loin et le chemin  à suivre est  à  l’entrée. Nous  nous rendons vers  l’objectif.  Non  loin de  là, nous apercevons  les feux clignotants d’un véhicule. Un  moment d’hésitation mais  nous rejoignons  notre  meneur et  nous nous engageons dans  un chemin qui se révèle une  impasse. Mince ! Nous rebroussons chemin et partons vers  la sortie du hameau  puis  arrivons  à  hauteur  de  la voiture aux feux clignotants. C’est  l’organisatrice  compatriote d’Andrew. Elle est dans sa voiture, par  la fenêtre  ouverte, elle tient un grand parapluie à larges rayures  bleues et  blanches, so british ! Quelques  mots sont échangés. Nous repartons, la  pluie devient  battante ! Nous avons enfilés  nos vestes. La voiture de  notre anglaise  nous  passe et disparaît dans  la nuit. Nous ne  la reverrons qu’au  petit matin !

Nous en sommes  à la balise 8. Depuis quelques temps,  nous remontons  un chemin dans  un bois. La n°8 se trouve dans  un coude du chemin. Nous  observons  bien la carte et  le tracé  ne correspond  pas vraiment  à l’endroit où nous  nous trouvons. Il  me semble reconnaître un tracé. Nous essayons  plusieurs possibilités et rien. Nous avons  rejoint l’équipe qui nous précédait. Comme  nous, elle  jardine ! Le temps  passe et  pas de  balise  n°8.  Nous essayons de  la retrouver en regagnant  une route. Enfin, la voilà. Nous repartons de  plus belle.  La  pluie a fait sortir les grenouilles  et les salamandres. Je  n’ose demander  l’heure ! Cependant  nous approchons d’Avranches dont  nous apercevons  les  lumières. Au niveau de la balise 9 ou 10,  je ne sais  plus,  nous trouvons  un ravitaillement d’eau dans  un chemin creux.

 

 

 

Pour  l’eau, on a ce qu’il faut ! C’est par seaux qu’on la reçoit sur la tête ! Enfin, nous atteignons  les faubourgs d’Avranches. Notre  prochain  objectif est  la n°12. C’est que celle-ci  nous  interpelle. Elle est  placée en limite de carte, bien  loin des autres ! Humm, on ne  nous  la fait  pas ! Il doit avoir  une astuce ! En venant de  la 11, un tracé direct  pourrait  nous faire regagner  du temps,  plutôt que  d’emprunter  les routes. Cependant, ce tracé direct  butte sur la Sée. Il se  peut qu’il  y ait  une passerelle qui enjambe ce cours d’eau  bien qu’elle  n’apparaisse pas sur le  plan passablement  délavé.  Banco,  on y va  tout droit ! Bigre, c’est qu’il  y a de  la clôture et de  la barrière ! Nous  les franchissons  les  unes après  les autres avec des styles bien différents.

 

 

 

Nous empruntons  une piste d’entrainement pour  les chevaux bordée de ronces. Nous trouvons  un passage  acrobatique  puis traversons un champ de  trognes de maïs et arrivons au bord du fleuve côtier. Boudiou, il est large, le courant est important. Un grand  moment d’hésitation.  Je  me vois  traverser  à la nage le cours d’eau tenant d’une  main en l’air  mon tel et  mon appareil  photo dans  le sac plastique  où je  les ai rangés pour  les  protéger de  la  pluie. Bon, allez  on se  jette  à  l’eau ! Pas vraiment, en fait, c’est  moi qui  me  jette sur un fil barbelé, direct sur l’œil droit. La  première chose que  je fais est de cacher  mon œil gauche afin de vérifier  ma vision : je vois ! Juste  une  plaie sur  la paupière. En fait, j’irai le  lundi consulter l’ophtalmo  qui constatera  une  petite déchirure sur la conjonctive. Je  l’ai échappée belle ! Domi me donne de quoi étancher le sang.  Je  perçois l’inquiétude de  mes compagnons. Un  petit  moment de flottement  mais  je  les rassure. Nous repartons en  longeant toujours  le cours d’eau mais  pour rejoindre  la route. Ce n’est pas évident, car des  clôtures sous lesquelles  ne  passeraient  pas  un lapin  nous ralentissent sérieusement mais  nous parvenons tout de  même  à les franchir ! Enfin, nous voici sur  la route. Que de temps perdu, bien quarante  minutes ! Je sens  de  l’abattement dans la troupe. Nous rejoignons  une  longue route  montante  pour trouver  la 12 ! Je suis devant dans la  montée au petit trot. La troupe s’étire. Quelques  véhicules  nous croisent sur cette route  importante. Enfin, Ouster va  poinçonner  le carton dans  un chemin  en  impasse  où se  loge  notre fatale  balise.

Nous continuons  notre  périple en grimpant  par  un chemin étroit encombré de  pierres et de terre.  La  balise suivant est trouvée et  nous arrivons sur un plateau pour reprendre  un nouveau chemin que je reconnais. C’est celui qui est  balisé pour le Mont-Saint-Michel. Je  l’ai déjà emprunté  lors d’un périple en VTT puis  l’an dernier mais dans  l’autre sens. Nous dévalons ce chemin, nous continuons sur  le  plat et arrivons sur une route.  Pour  la suivante, seule  une partie de  l’équipe va  à sa  recherche. Je pars en tête. Elle est  un peu  loin  dans  un chemin  montant  mais  nous la trouvons. Nous coupons encore  pour rejoindre au  plus vite Zabou. C’est ensuite  par un chemin très raide, muni d’une rampe que  nous continuons  notre quête. Nous arrivons enfin sur le site du vieil Avranches. Là, commence  une spéciale avec  le  plan de  la vieille ville  où nous devons  trouver trois balises. La fatigue  nous  joue des tours car  nous n’arrivons  pas  à nous situer ! Pourtant,  je devrais reconnaître les  lieux ;  Nous  longeons  un bâtiment que  nous  ne situons  pas sur le  plan ! Sur  une  place,  nous croisons  un véhicule ; celui-ci s’arrête : ce sont deux gendarmes en patrouille.  Souriants,  ils s’enquièrent de  notre situation.  On a vite fait de  leur coller  le  plan sous  les  yeux afin de  nous situer.  Ils  nous demandent si  on  peut  les suivre en courant.  Et comment !  Ils  ont tôt fait de  nous amener sur un parking le  long des remparts de  la citadelle. C’est  un jeu d’enfant que d’aller chercher la balise C qui se situe tout en haut de  la tour ! Nous saluons  nos guides  occasionnels pour  chercher  la suivante. Elle se situe dans  un fossé.  A voir les traces sur le talus,  beaucoup sont  passés  par  là. Nous déléguons GGO  pour la glissade et  le rejoignons  un peu plus  loin par  un chemin beaucoup plus confortable.Enfin, pas tant que  ça, dans  un dernier escalier, Domi glisse et atterrit sur  le dos dans du verre cassé. Ouf, il n'a rien! Reste  à trouver  la dernière. Un petite erreur sur  le  plan  nous fait  perdre  un peu de temps  mais   nous  la trouvons finalement sur  le talus  bordant  la vieille ville.

Il s’agit ensuite de rejoindre  le  jardin  public. Sur  la  place,  il y a beaucoup d’agitation. Des  jeunes  plus  ou  moins alcoolisés  nous accueillent. Etonnant, ils  ont respecté la  balise orange accrochée  à la grille du  jardin  public.  Le froid  nous gagne. On se couvre. J’enfile  une  polaire. Nous filons  vers  le parcours sportif où se situe  la troisième spéciale : Huit  balises à trouver. Nous disposons d’un autre document  composé deux plans : un agrandissement du sud-ouest  d’Avranches et  le  plan d’une grande propriété, le Bois Guérin. Nous pénétrons dans  un grand  parc. Sans trop de difficultés, nous trouvons  les  premières  balises. En  limite du parc, nous  nous trouvons en surplomb d’un chemin. Nous dévalons  le  mur qui le borde et  pénétrons dans  la  belle propriété. Les  balises se situent en  limite de  la  propriété, il suffit de suivre  les  murs. Pas si facile que  ça avec  les lauriers  palmes à la  pousse exubérante.  Nous quittons ce  parc  en passant  par des  prés où nous attendent  nos clôtures. A  un  moment, Ouster  fait   une  jolie roulade pour passer dessous et disparaît dans  un fossé qu’il n’avait  pas vu !  Nous passons sous  l’autoroute et  nous arrivons sur les  herbus. La 17 est tout au bout.  Avec Ouster, je tente de courir  mais  les  herbes sont  hautes et  le terrain est détrempé. Quelques fossés  piègent  le terrain.  Quelle est  loin ! Enfin, nous  la trouvons en bordure de  la Sée. La suivante est plein sud, au bout de  la piste  de  l’aérodrome.  Je  n’ai toujours  pas  consulté  ma  montre mais  il doit  être bien tard. Les  organisateurs  n’ont  pas fixé de  barrières  horaires  mais je sais qu’on doit être  bon dernier. Nous n’avons  plus vu  personne depuis la balise 8 ! Je file en tête, mes compagnons se sont regroupés et progressent  à une centaine de  mètres derrière  moi.  Finalement,  je  les attends.  Ils  me rejoignent  l’air  morose. Le couperet  vient de tomber. L’organisation a appelé Ouster  pour nous demander d’abandonner ! Oups ! Quelle désillusion ! Certes, il est  presque 6h du matin ! Il ne restait que trois balises et  la spéciale de 4 dans  les  herbiers  à la boussole.  Cependant, avec GGO, je vais chercher  la 18e balise. La vache, elle  n’est pas au bord de  la piste goudronnée mais  bien deux cents  mètres au-delà, dans  l’eau des  herbus ! Nous rejoignons  le reste de  l’équipe  à l’entrée de  l’aérodrome. Nous rentrons  par  la route  pour gagner  le  gymnase du Val-Saint-Père. Nous  y arrivons  vers 6h30. Le  parking est  presque désert, la salle est rangée. Les  organisateurs  n’attendaient que  nous ! Ils  nous accueillent  mi-figue,  mi-raisin ! Ah, ces  Kikous, ils  ne sont pas vraiment doués  pour la CO ! La  première équipe  a  mis 5h48. Sur  les 8 engagées, 4 ont fait  le  parcours en entier.  Comme  il nous manque  6 balises,  nous avons  une  pénalité de 3 heures ! Je  pense qu’en une  heure, nous aurions trouvé  nos  6 balises et, sans  pénalité, nous faisions jeu égal avec  la septième équipe en près de 10h de course. Au gps,  nous en sommes  presque à 50  km de  parcourus!

Dommage,  on se  préparait  tous  à un lever du  jour sur  le Mont-Saint-Michel.

On se  prend  une douche,  un petit casse-croûte avec des rillettes que  nous propose  l’organisation. Domi file rejoindre Taz, Ouster sa tendre qui s’inquiétait. GGO, Zabou et  moi devions dormir dans  le gymnase  mais vu  l’heure,  il est 7h30, cela  ne vaut  plus le coup. Je  prends  la décision de rentrer sur Alençon que  nous atteindrons vers 9h du matin.

We ‘ll be back !

22 commentaires

Commentaire de _azerty posté le 18-11-2009 à 10:57:00

Finalement, on a fait vachement de choses en 8 heures.

Le petit matin sur le Mont St Michel aurait été une belle récompense.

Sinon, elle était vraiment sympa cette balade en votre compagnie... je suis partant pour l'an prochain où nous serons plus malins et donc plus performants.

Domi

Commentaire de robin posté le 18-11-2009 à 11:16:00

Ben mon neveu ! ils ont l'air d'avoir sacrément corsé le truc nos amis du Val Saint-Père ! avec en prime une soirée bien arrosée, pas facile pas facile !

Vous avez avec brio porté les couleurs kikouriennes ! Bravo !

Commentaire de ouster posté le 18-11-2009 à 11:32:00

que des erreurs d'orientation, je ne sais pas qui tenait la boussole mais va falloir faire mieux la prochaine fois !!

Elle était très chouette cette balade en votre compagnie - je la referais avec vous et avec plaisir :)

ouster_c'est_quoi_ce_truc_rond_dans_ma_main_?

Commentaire de taz28 posté le 18-11-2009 à 12:09:00

Il s'en passe des choses dans la nuit Normande !!
Tandis que nous, pauvres femmes, attendions, inquiètes au fond de nos lits, vous couriez, trempés, tels de braves courageux !!

En plus, tu as failli être éborgné !!! Tu aurais été obligé de changer ton pseudo...Mustang le cyclope !! :-((

Bravo à vous la dream team pour cette course un peu plus longue que prévu...

Merci à toi Philippe, pour ta bonne humeur et ton gâteau au chocolat (enfin Mireille aussi..)

Gros bisous

Taz

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 18-11-2009 à 13:06:00

Décidément, c'est pas mon truc ces choses-là !
Comme je suis content que tu y sois et pas moi !!!

C'est vrai que vous auriez mérité d'aller jusqu'au bout. Surtout une équipe comme la vôtre !

Commentaire de la panthère posté le 18-11-2009 à 16:22:00

prochaine fois, tu mets un masque de plongée.....
mince, tu l'as échappé belle, quand même...
à bientôt, à Sées peut-être? BISOUS

Commentaire de eric41 posté le 18-11-2009 à 16:28:00

Cà devient dangereux la CO.Arrête Philippe.
Bravo à toute l'équipe et merci pour le CR.
Eric

Commentaire de CROCS-MAN posté le 18-11-2009 à 18:48:00

Avec une telle dream team, c'est bien dommage d'avoir pas fait mieux mais le seul fait d'avoir de tels camarades devait valoir le coup.
Merci pour ton récit.

Commentaire de philtraverses posté le 18-11-2009 à 19:26:00

Quel récit. Tant de partage et d'amitié. Je t'envie d'avoir vécu ces si bons moments rares dans la vie. comme tu dis l'essentiel est ailleurs c'est l'amitié la rencontre le partage

Commentaire de Lydie posté le 18-11-2009 à 22:48:00

Ah un CR qui fait plaisir
ça se passe aussi comme ça chez nous.
Vivement, on s'y remet bientôt.
Belle équipe.

Commentaire de LtBlueb posté le 19-11-2009 à 00:22:00

Allez l'essentiel sur ce genre de truc, c'est de s'amuser entre amis ! Et puis tu aurais pu finir frigorifié dans un tunnel , alors estime toi heureux :)))

Commentaire de laurent05 posté le 19-11-2009 à 09:34:00

merci pour cette belle balade nocturne
sympa de passer la nuit entre amis à courir
a+

laurent

Commentaire de Rag' posté le 19-11-2009 à 11:35:00

Un beau CR, une belle équipe, un bel esprit... Je signe tout de suite!
Le résultat est secondaire.

Commentaire de frankek posté le 19-11-2009 à 21:44:00

en voila une belle et fine équipe de CO ! sympa ton réçit. content de revoir le GGO et Zabou sur une CO...

Commentaire de zakkarri posté le 20-11-2009 à 18:48:00

Pas facile la CO !! sacrée équipe en tout cas ... merci pour ce bon cr ;)

Commentaire de lefough posté le 20-11-2009 à 20:32:00

Vous être vraiment trop forts, que de beaux récits tous les ans.
Vous êtes toujours les bien-venus (même si c'est vrai, les gars au chrono commençaient à fatiguer) Je te propose pour 2010, toi qui connait la cachette, de faire le portier et à l'occasion d'éteindre les lumières après avoir passer la toile ;-)
à+,
Franck

Commentaire de francois 91410 posté le 20-11-2009 à 22:14:00

Un récit haletant d'un bout à l'autre ; quelle aventure ... humaine dirais-je.

Commentaire de Le Bagnard posté le 21-11-2009 à 21:15:00

Bien belle équipe et bon CR comme j'aime !!

Bon faut vous dires que vous n'êtes pas ou plus des pro de la CO et ça, çà m'arrange !!! lol et que vous ne pourrais faire que mieux enfin j'espère l'année prochaine !!! ;-)

Commentaire de l'essuin posté le 24-11-2009 à 22:21:00

wouaouh... quelle aventure !
bien raconté comme d'hab, z'êtes vraiment des fêlés ... même si le résultat nétait pas à l'arrivée, mois je dis bravo !

Commentaire de gdraid posté le 27-11-2009 à 11:47:00

Beau et bon récit Philippe, dont une image style Rembrandt, genre clair obscur du Caravage !
Quelle équipe de Kikous !
La Normandie ça se mérite, il faut savoir se mouiller pour arriver tôt ou tard !
JC

Commentaire de La Tortue posté le 27-11-2009 à 18:03:00

il faudrait demander à raidlight de commercialiser des ponts flottants en kit pour traverser les fleuves cotiers ;-))
bravo, ouster m'a tout expliqué et m'a donné envie pour y aller l'an prochain

Commentaire de Estive 73 posté le 28-11-2009 à 10:10:00

De la sueur, du sang, du rire, des larmes ! Une production hollywookikouresque !
La SaintéLyon n'est, à côté, qu'une gentille balade de nuit...
Bravo Philippe !

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