Récit de la course : Trail Glazig - 22 km 2009, par Mustang

L'auteur : Mustang

La course : Trail Glazig - 22 km

Date : 8/2/2009

Lieu : Plourhan (Côtes-d'Armor)

Affichage : 2213 vues

Distance : 22km

Objectif : Pas d'objectif

10 commentaires

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GLAZIG , Phase II

Glazig, phase II

Après  une  nuit à éclipse où j’ai bien gambergé, c’est le lever  à 7h. Direction le centre ASAS  pour  prendre le petit-déjeuner. Il se tient  à à peine 500m de  notre  hébergement. C’est une petite  marche dans  le frais avec une  magnifique vue sur la côte. Là encore, l’accueil est chaleureux ! Je  prends  un petit déjeuner simple  à base de  pain et de confiture, café  à volonté.  On retourne au gîte  pour se  préparer. Le temps semble correct, pas de  pluie malgré  un ciel chargé et peu de vent. Cependant, l’air est vif. Comme  hier soir, je  m’habille  avec un cuissard, un t-shirt  manche  longue, un autre par-dessus et une veste coupe-vent. Je  prends cependant  une contention  pour  ma cuisse droite.

On récupère jéjé77 à son bungalow et partons vers  Plourhan. Là encore, c’est l’agitation intense.  Pour se garer d’abord, c’est coton. Le quartier pavillonnaire  proche du départ est envahi par  les voitures. J’y trouve  une  place ainsi que  le Lutin.

Lâchement, je me suis rabattu sur  le 22 km. En janvier, j’avais déjà effectué des entrainements le samedi et me voir  me traîner  littéralement lendemain m’a incité  lucidement à réduire la distance. Donc, c’est avec beaucoup, beaucoup d’appréhension que  j’aborde cette course. Le gros du peloton s’élance  pour 33 km. J’attends avec Jogging 61 et Co14 mais  je suis trop anxieux  pour  pouvoir discuter. Les Dunes d’espoir prennent  le départ ensuite avec 4 Joëlettes pour  leur folle équipée mais o combien réjouissante.

9h50, c’est  le départ avec le même tour de village puis c’est à travers  champs que nous  prenons  la direction de  la mer. Je suis parti en fond  de  peloton, tranquille.  Très vite, la  progression est difficile dans un champ, puis ce sont des chemins certes  glissants mais très  praticables. Bien sûr, le tracé  nous envoie dans ces  fameuses ravines boisées, mais, à la  lumière du  jour, cela passe  mieux ! J’ai  hâte d’arriver en bord de  mer !  Mais les détours sont encore  nombreux. Nous passons sur un ancien viaduc, vestige d’une  petite voie ferrée côtière. Je  remonte  les Joëlettes. Bientôt, je suis en vue d’Etables-sur-mer.  J’ai cette  même  impression que  pour le Trail du Bout du Monde, quand, enfin, on arrive  pour ce qu’on est venu chercher, courir entre terre et mer, entre ciel et eau, impression d’être  un funambule sur  une  ligne de  partage entre deux mondes qui s’unissent.

Dans  une rue du village, j’aperçois Vetchar  à  l’arrêt. Je vais vers elle. Elle   jette  l’éponge ! Après sa superbe épopée du raid28 et une grippe, elle  n’a  plus  le jus  pour continuer. Elle  préfère rester sur  la bonne  impression du Noz Trail de  la veille.

Après avoir traversé  un parc où paissent des chevaux - c’est un clin d’œil ? - me voilà enfin sur  le chemin des douaniers. Je jette  un regard sur  mon GPS, je suis dans  les temps que je me suis fixé, ces 10 premiers  kms en un peu  moins de 1h05. Le ciel est  gris, la  mer est  grise, peu  importe, je trouve ce camaïeu hivernal réjouissant cependant. J’aperçois en contrebas  les coureurs sur  la grève. Hummm, nous allons courir sur  l’estran. En effet, rapidement, mettant  à profit  une cale, le parcours du 22 nous amène sur  le sable. Le sable  mouillé offre  une bonne résistance  à la foulée si bien que  ce  n’est pas –trop-  pénible de courir sur  la plage. Certes, il y a des  rochers, beaucoup d’eau qui ruisselle mais c’est ce qui fait  le charme d’une telle course. Je pense qu’on doit  être à la Pointe du Vau Burel.

photo organisation

Nous reprenons  pied sur  le continent  par  un escalier raide. Pas d’affolement, je  le gravis tout doux pour  filer  vers  Saint-Quay-Portrieux. Le chemin est très agréable, certes ça  monte et ça descend mais ça le fait ! Tantôt  je trottine dans  les  montées, tantôt je marche, les  mains sur les  hanches ! J’arrive au  premier ravitaillement  mais je ne  m’y arrête point. Les sensations sont bonnes. A nouveau, nous foulons  le sable de  la baie.  Il y a  un peu  plus de rochers. Chacun  fait sa  trace.  Les coureurs s’échelonnent sur  la grève. Quelques rares  badauds  nous observent.  Le tracé  nous ramène sur  le  port. Nous traversons  un site technique où  nous évoluons entre  les  bateaux.  Je croise des concurrents sur le retour. Tiens, nous allons descendre dans  le port à marée basse  où sont échoués de  petites embarcations.

 

photo organisation

 

Le terrain  n’est pas très vaseux et les appuis demeurent corrects. N’ayant  pas étudié  le parcours,  je crois que  nous allons remonter sur  le quai et revenir comme auraient  pu me le faire penser  les coureurs que j’avais croisés. Non ! Et c’est tant  mieux !  Je redescends sur  le sable en direction d’un rocher impressionnant. De loin, j’aperçois des  bénévoles en tenues vives accrochés sur ce rocher comme autant de  balises. Avant d’arriver  à cet obstacle, il faut patauger dans  l’eau. Enfin j’aborde  l’île de  la Comtesse.

 

photo organisation

 

La  montée est rude. Pire qu’une certaine cheminée ! Il faut ensuite contourner  une ancienne tour. Des signaleurs me guident dans ce dédale puis c’est une dégringolade sur  la plage. Là, j’accuse  un peu le coup. C’est le moment où Noël   me rattrape. Un immense  escalier  blanc se dresse devant  moi ! Eh ! Marche par  marche, ça devrait  le faire. Comme  pour certains  passages difficiles, je regarde juste devant  moi sans lever  la tête. A un moment  ou à un autre, on arrive bien en haut, n’est-ce pas ? C’est l’essentiel ! Voilà, j’y suis !

Voilà, c’est  l’amorce du retour. J’en suis au 14e  kilomètre avec 1h34 de course ! Ça mollit  un peu mais vu la configuration du terrain, c’est tout bon. J’en  profite  pour  me restaurer dans  les rues de saint-Quay qui dominent  le  port. Je suis assez étonné de  me sentir disons  « bien » ! Je reviens sur Noël qui accuse un gros coup de  mou.  Nous quittons  le bord de  mer pour reprendre  le chemin de  l’aller. Je repasse sur  le viaduc avec une variante. Là, il s’agit de descendre au fond du vallon. Une corde  facilite  la descente. J’en suis  à un petit  9 à l’heure, cela  me convient ! Je ne me sens pas exténué comme  je  le redoutais !

Voilà c’est  le retour, comme  un vieux cheval que  je suis, je sens  l’écurie ! Le  moral est  beau fixe. Le parcours demeure assez difficile. On quitte  les ravines  pour  le  plateau. Le vent s’est  levé et je ressens  un peu le froid. Le chemin longe des champs.

 photo organisation

Encore beaucoup de  boue  bien épaisse et  quelques  pédiluves  à traverser et  j’entends  le speaker !Le dernier  kilomètre demeure  un aboutissement. L'esprit s'allège dans ces dernières foulées. C’est  l’arrivée, tout étonné d’arriver frais !! Un peu plus de 2h30 pour  les 22 bornes ! Sans vouloir  préjuger de  la suite, je vois  l’avenir sous un autre  œil. Dans la salle  d’expo, je tombe sur  les filles, Josette et Béatrice qui en ont fini avec le 15 dont elles  ont raté le départ, trop occupées  à  papoter ! je file au ravito pour me servir du carpaccio de Saint-jacques! Trop bonnnnnnnnnnnnnn!

Voilà, un week-end breton inoubliable. Merci Samuel ! Ne change rien, c’est parfait ! Gros merci à toute  l’équipe !!

10 commentaires

Commentaire de la panthère posté le 10-02-2009 à 20:05:00

hé! c'est du costaud le trail glazig, hein......
mais tellement beau!et si bien organisé!

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 10-02-2009 à 20:43:00

Les filles ont raté le départ mais ont remonté 15 concurrents ! Content de revoir que le Mustang is back.

Commentaire de gdraid posté le 10-02-2009 à 22:44:00

commentaire phase II :
idem phase I,
avec en plus, merci Mustang pour les belles photos "organisations" et autres ...
JC

Commentaire de breizhman14 posté le 10-02-2009 à 23:00:00

très content de te voir enfin remettre un pied devant l'autre. la bretagne soigne bien des maux!

Commentaire de CROCS-MAN posté le 11-02-2009 à 13:27:00

Bravo Mustang pour ta course et un grand merci pour ce beau récit. Une course la nuit et une autre le lendemain matin, il fallait être fort et tu l'as été. Bonne récup.

Commentaire de CROCS-MAN posté le 11-02-2009 à 13:27:00

Bravo Mustang pour ta course et un grand merci pour ce beau récit. Une course la nuit et une autre le lendemain matin, il fallait être fort et tu l'as été. Bonne récup.

Commentaire de fabzh posté le 12-02-2009 à 12:18:00

Merci Mustang

Heureux de te revoir galoper sur les sentiers.
Bonne récup.

Commentaire de Jihem posté le 12-02-2009 à 19:34:00

Allez, juste un petit mot. Ca fait vraiment plaisir !

Commentaire de _azerty posté le 12-02-2009 à 19:48:00

Super Philippe !!!

Te voilà de retour et tu vas pouvoir nous aider à calmer le lutin.


A bientôt

Domi

Commentaire de marioune posté le 25-02-2009 à 07:53:00

Un mustang tout frais à la fin de sa course. la bretagne c'est tout bon pour les sabots, du caillou, du sable, de la boue, du varech... Bravo à toi, oui, c'est bon pour la suite!!

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