| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : Mustang
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| Ce récit a été lu par
674 visiteur(s) ! Distance : 15 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| Nocturne Glazig | ||||
Le Glazig, késako ? J’ai lu un post sur Kikouroù. Le programme semblait alléchant. Comme d’habitude, j’ai envoyé un mail à tous les traileurs alençonnais. Le Lutin, toujours prêt comme un brave scout, a répondu présent, toutefois avec l’aval de son mentor, Riah50. Tous deux accompagnés de leur moitié respective seront donc du voyage. Deux autres, lolo61 et un copain Benoît viendront pour le dimanche. Moi, je récupère un kikou de la Ferté-Macé, Jogging61.
Cependant, entre le moment de l’inscription et le jour de la course, il se passe un certain temps, pour ne pas dire un temps certain ! Après une reprise douce en octobre avec quelques cross et une CO de nuit sur Avranches, une blessure m’avait stoppé en décembre. Janvier a été nul ! Au fond du trou ! Y a mieux comme prépa pour un trail.
Enfin, donc le Glazig, la baie de Saint-Brieuc, Binic que je connais bien. Bref, la Bretagne et ses trails ! Tous ceux auxquels j’ai participé m’ont enchanté, Le défi Vert, Guerlédan, à travers l’estran, le Morbihan, Nostang - euh non pas celui-là ! Quoique !! - Le Bout du Monde. Sauf pour les deux premiers cités, ce sont des trails où l’on court en limite d’eau et de terre, bref ce sont des trails pieds dans l’eau !

Après étre partis sous la neige, nous arrivons en début d’après-midi à Plourhan. Dans la salle, ça se prépare doucement. Noël et moi récupérons nos dossards et filons nous installer dans un centre de vacances à 5km de là. Retour vers 18h à Plourhan. Là, c’est une toute autre ambiance, c’est la fébrilité. Un salut au stand Kikou pour saluer Oly et sa moitié, Bénos –non, Bénos n’est pas la moitié d’Oly (à la limite, il serait le double)- jéjé77 en peine de taxi, CO14 et Vetchar 14, Breizhman 14, et d’autres non identifiés. Je retrouve le Lutin et sa Josette, Riah50 et sa Béatrice.

Dans l’après-midi, il y a eu quelques averses de neige, mais pour ce soir, le temps semble vouloir faire une pause. Le ciel se déchire pour dévoiler une lune brillante ! Un peloton fort de près de 500 coureurs se presse derrière l’arche de départ. J’ai fait deux tours de terrain de foot pour me chauffer. Je gamberge un max. C’est parti pour 15 km. C’est un départ impressionnant dans les fumigènes rouges. J’ai les jambes qui me démangent mais je dois m’en tenir à ce que j’ai prévu, un petit 10 de moyenne ! Après un petit tour dans le village, on rentre dans le vif du sujet : des chemins bien gras. Il va falloir consommer de l’énergie pour garder ses appuis ! La bonne humeur est de rigueur dans le peloton qui s’étire en une longue ribambelle lumineuse dans la campagne. Bientôt, nous serpentons dans un petit bois. Ce fil lumineux en mouvement est étonnant. Le plus souvent, c’est une piste monotrace, tout le monde se suit en fil indienne. Mais bientôt les choses se gâtent. Bien sûr qu’il était évident que nous n’allions pas déambuler comme ça dans les chemins. La campagne de Plourhan réserve des secrets. Ce sont de méchantes ravines gorgées d’eau et de boue. On y plonge avec appréhension pour en ressortir comme un noyé émergeant à la surface de l’eau mais c’est pour mieux y retourner ! L’équilibre est précaire, certains se livrent à quelques belles glissades. Soudain, un ralentissement, nous arrivons à la hauteur d’une Joëlette des Dunes d’Espoir. Comment ne pas être ému par cette vision extraordinaire: 10 bonshommes fluo poussant, tirant, portant ce radeau au-dessus de la boue pour l’émerveillement d’un enfant, dans une fantastique aventure nocturne. Le ravito arrive. Je ne m’y arrête pas ayant ce qu’il faut avec moi. Le périple nocturne continue. On monte, on descend, on monte, on descend. On se faufile entre les arbres. Parfois, on revient en bordure de champs, on longe des routes. Des spectateurs sont là pour nous encourager. Le balisage est parfait : de la rubalise, des plots oranges, des flèches fluo, des signaleurs. Je passe une deuxième Joëlette, puis bientôt une troisième dans un passage particulièrement étroit et pentu. Incroyable ce que fait Dunes d’Espoir ! Je ne regarde pas mon GPS. Je me laisse aller à mon train. J’ai ma musique dans mes oreilles. Je rêvasse tout en courant. Pourquoi faire ça, pourquoi je suis là. Simplement pour être là, pour vivre un moment intense comme tous les autres coureurs avec moi. Un signaleur annonce plus que 3 km à parcourir. Bon, mais cela ne veut pas dire que cela se calme. L’eau ruisselle dans les chemins. Prévoyants, les organisateurs n’ont pas voulu nous laisser arriver tout crottés aussi nous devons effectuer un joli plongeon dans un ruisseau assez profond pour avoir de l’eau au-dessus des genoux. Bientôt, j’entends le speaker par-dessus System of a down. Un dernier pédiluve et c’est le stade. C’est une arrivée chaleureuse. Je me précipite à un jet d’eau pour me rincer les jambes car je suis parti en court ainsi que les chaussures. Ensuite, je me dirige vers la chaumière où se trouve le ravito d’après-course. Je me régale du carpaccio de Saint-Jacques !

C’est le repas avec l’équipe puis direction l’hébergement pour la douche et une bonne nuit ? Et demain sera un autre jour.
Commentaires
un environnement naturel enchanteur, un état d'esprit partageur d'émotions au milieu de coureurs généreux à tous égards, et cet indéfinissable bonheur de se dépatouiller seul en tous lieux, quel que soient la météo, et l'état du terrain.
JC
faites pas la guerre, faites la boue ...
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