Récit de la course : Trail Glazig - 15 km Nocturne 2009, par Mustang

L'auteur : Mustang

La course : Trail Glazig - 15 km Nocturne

Date : 7/2/2009

Lieu : Plourhan (Côtes-d'Armor)

Affichage : 2017 vues

Distance : 15km

Objectif : Pas d'objectif

8 commentaires

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Nocturne Glazig

 

 

Le  Glazig, késako ? J’ai lu un post sur  Kikouroù. Le programme semblait alléchant. Comme d’habitude, j’ai envoyé un mail  à tous  les traileurs alençonnais. Le Lutin, toujours  prêt comme  un brave scout, a répondu  présent, toutefois avec l’aval de son mentor, Riah50.  Tous deux accompagnés de  leur  moitié respective seront donc du  voyage. Deux autres, lolo61 et un copain Benoît viendront  pour  le dimanche. Moi, je récupère  un kikou de  la Ferté-Macé, Jogging61.

Cependant, entre  le  moment de  l’inscription et le  jour de  la course, il se  passe  un certain temps, pour  ne pas dire  un temps certain ! Après  une reprise douce en octobre avec quelques cross et une CO de  nuit sur Avranches, une blessure m’avait stoppé en décembre. Janvier a été nul ! Au fond du trou ! Y a  mieux comme prépa pour  un trail.

Enfin, donc  le Glazig, la baie de Saint-Brieuc, Binic que  je connais  bien. Bref, la Bretagne et ses trails ! Tous ceux auxquels  j’ai participé m’ont enchanté, Le défi Vert, Guerlédan, à travers  l’estran, le Morbihan, Nostang - euh non pas celui-là !  Quoique !! - Le Bout du Monde. Sauf  pour les deux premiers cités, ce sont des trails  où l’on court en  limite d’eau et de terre, bref ce sont des trails  pieds dans  l’eau !

 


 

Après étre  partis sous la  neige, nous arrivons en début d’après-midi  à Plourhan. Dans la salle, ça se prépare doucement. Noël et  moi récupérons  nos dossards et filons  nous  installer dans  un centre de vacances  à 5km de  là. Retour vers 18h à Plourhan.  Là, c’est une toute autre ambiance, c’est la fébrilité. Un  salut au stand Kikou pour saluer Oly et sa  moitié, Bénos –non, Bénos  n’est pas la  moitié d’Oly  (à la limite, il serait  le double)- jéjé77 en peine de taxi, CO14 et Vetchar 14, Breizhman 14, et d’autres  non identifiés. Je retrouve  le Lutin et sa Josette, Riah50 et sa Béatrice.

 

 
 
 
Oly

 

Dans  l’après-midi, il y a eu quelques averses de  neige, mais  pour ce soir, le temps semble vouloir faire  une pause. Le ciel se déchire pour dévoiler  une lune  brillante ! Un peloton fort de  près de 500 coureurs se  presse derrière  l’arche de départ.  J’ai fait deux tours de terrain de foot  pour  me chauffer. Je gamberge  un max. C’est parti  pour  15 km. C’est un départ impressionnant dans les fumigènes rouges. J’ai les  jambes qui me démangent mais  je dois  m’en tenir à ce que j’ai  prévu, un petit 10 de  moyenne ! Après  un petit tour  dans  le village, on rentre dans  le vif du sujet : des chemins  bien gras. Il va falloir consommer de  l’énergie  pour garder ses appuis !  La  bonne humeur est de rigueur dans  le  peloton qui s’étire en  une  longue ribambelle lumineuse dans  la campagne. Bientôt, nous serpentons dans  un petit bois. Ce fil  lumineux en  mouvement est étonnant. Le  plus souvent, c’est une  piste  monotrace, tout le monde se suit en fil indienne. Mais  bientôt  les choses se  gâtent. Bien sûr qu’il était évident que nous n’allions pas déambuler comme ça dans les chemins. La campagne de Plourhan réserve des secrets. Ce sont de  méchantes ravines gorgées d’eau et de boue. On y  plonge avec appréhension pour en ressortir  comme  un noyé émergeant à la surface de  l’eau mais c’est  pour  mieux  y retourner ! L’équilibre est  précaire, certains se  livrent  à quelques  belles  glissades. Soudain, un ralentissement, nous arrivons  à la  hauteur d’une Joëlette des Dunes d’Espoir. Comment ne pas  être ému par cette vision extraordinaire: 10 bonshommes  fluo poussant, tirant, portant ce radeau au-dessus de la  boue pour  l’émerveillement d’un enfant, dans  une fantastique aventure nocturne. Le ravito arrive. Je  ne  m’y arrête pas ayant ce qu’il faut avec  moi.  Le  périple  nocturne continue. On monte, on descend, on monte, on descend. On se faufile entre  les arbres. Parfois, on revient en  bordure de champs, on longe des routes. Des spectateurs sont  là pour  nous encourager. Le balisage est parfait : de  la rubalise, des  plots  oranges, des  flèches fluo, des signaleurs. Je passe  une deuxième Joëlette, puis  bientôt  une troisième dans  un passage particulièrement étroit et pentu. Incroyable ce que fait Dunes d’Espoir ! Je ne regarde pas  mon GPS. Je me  laisse aller à  mon train.  J’ai ma  musique  dans  mes  oreilles. Je rêvasse tout en courant. Pourquoi faire  ça, pourquoi je suis  là.  Simplement  pour  être  là,  pour vivre un moment  intense comme tous les autres coureurs avec  moi. Un signaleur annonce  plus que 3 km à parcourir. Bon, mais cela  ne  veut pas dire que cela se calme.  L’eau ruisselle dans  les chemins.  Prévoyants, les  organisateurs n’ont  pas voulu nous laisser arriver tout crottés aussi nous devons effectuer un joli  plongeon dans un ruisseau assez  profond  pour avoir de  l’eau au-dessus des genoux. Bientôt, j’entends  le speaker par-dessus System  of a down. Un dernier  pédiluve et c’est  le stade. C’est une arrivée chaleureuse. Je me précipite à un jet d’eau pour  me rincer les  jambes car je suis parti en court  ainsi que les chaussures. Ensuite, je me dirige vers  la chaumière  où se trouve  le ravito d’après-course. Je  me régale du carpaccio de Saint-Jacques !

 

 

Le Lutin et sa Josette, Béatrice et Riah50, Jogging61 et Jeje77

 

C’est le repas avec l’équipe puis direction l’hébergement  pour  la douche et  une  bonne  nuit ? Et demain sera  un autre  jour.

8 commentaires

Commentaire de Sac d'os posté le 10-02-2009 à 14:10:00

Merci pour ce récit qui me laisse sur ma faim tant je l’ai apprécié et j’aurais voulu continuer de le savourer sans modération.

Commentaire de gdraid posté le 10-02-2009 à 14:23:00

Merci Mustang pour ce trail, dans le récit duquel tu transmets si bien par le texte et les images,
un environnement naturel enchanteur, un état d'esprit partageur d'émotions au milieu de coureurs généreux à tous égards, et cet indéfinissable bonheur de se dépatouiller seul en tous lieux, quel que soient la météo, et l'état du terrain.
JC

Commentaire de co14 posté le 10-02-2009 à 14:35:00

je vois que tu as pris plaisir à patauger dans la boue...bravo

Commentaire de Françoise 84 posté le 10-02-2009 à 16:12:00

Et bien, voilà, c'est reparti, la forme revient!! Vos récits donnent envie, dommage que ce soit si loin...

Commentaire de la panthère posté le 10-02-2009 à 16:56:00

bravo! une belle reprise, qui devrait te rassurer pour la suite des réjouissances.....à bientôt!

Commentaire de CROCS-MAN posté le 10-02-2009 à 17:17:00

Une belle reprise Mustang, Bravo et merci pour ce beau récit.

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 10-02-2009 à 20:37:00

Je veux bien refaire la boue avec toi, quand tu veux !

Commentaire de gdraid posté le 10-02-2009 à 22:46:00

d'où l'expression soixantehuitarde :

faites pas la guerre, faites la boue ...

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