Récit de la course : Trail Glazig - 36 km 2011, par Mustang

L'auteur : Mustang

La course : Trail Glazig - 36 km

Date : 13/2/2011

Lieu : Plourhan (Côtes-d'Armor)

Affichage : 1453 vues

Distance : 36km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Binic, Pordic, Lantic, c'est chic!

Glazig – 36 km

 

 

photos d'aimables contributeurs, épouse, amis et organisation

La  nuit fut courte mais  bonne ! Debout  à  6 h  pour la douche  puis direction  le réfectoire  pour  le repas. Papy61  m’accompagne. Quelques coureurs  occupent  les tables. Le  petit-déjeuner est simple  pour  moi : jus d’orange, café, et quelques tartines confiturées. J’ai toujours autant de  mal  à manger  le matin ! Petit  à petit, la salle se remplit dans  le calme. Le spectacle est toujours  intéressant d’observer  les différents équipements des coureurs ! La  météo  va  être plus chagrine que la veille mais la température demeure  relativement douce.  Aussi  je  pars  avec  un running court, un débardeur et en seconde couche  un maillot  manches  longues Odlo.

 

 

 

 

Arrivée sur  le terrain des  opérations à Plourhan vers  8h,  l’activité est fébrile. Les coureurs s’agitent dans  tous  les sens. Quelques têtes connues ! Hier, j’ai discuté avec quelques représentants de  la tribu Kikouroù : Le castorjunior, Goldenick, le Bagnard, d’autres de  la tribu NCAP ! Les toilettes sont  prises d’assaut. Un  petit vent frisquet se fait sentir aussi  je remplace  le débardeur  par  un t-shirt  manches  longues. Je pars faire deux tours d’échauffement autour du terrain de foot.  Zut,  j’ai  oublié  la  photo souvenir,  je  me précipite vers le groupe qui s’est  posté au  pied d’un arbre. Le  Lutin est fidèle  à ses  habitudes clownesques. Nous nous dirigeons ensuite vers  l’arche de départ. Ah, au fait, dans quel sens a-t-il  lieu ? Nous partons dans  le sens  opposé  à celui d’hier. Effectivement,  la  masse des concurrents s’est rassemblée  de  l’autre côté. Nous allons faire comme les autres et  nous  nous  plaçons devant ! Ça va bien reculer !  Ça recule,  ça recule  mais  un  bon paquet reste devant  l’arche,  ce  n’est pas grave, c’est bon enfant ! Voilà,  le départ est donné. Tout de suite  le flot de ceux qui en veulent  me dépasse ! Le groupe de copains  s’est vite égaillé, Eric et sa Ricounette sont  partis devant. Quant  à moi,  je vais gérer !!!

Au bout du  2e  km, arrive un  premier vallon avec  l’inévitable bouchon. Tiens  -loulou- attend sagement son tour ! Il  ne faut  pas se  plaindre,  l’attente  n’est  pas trop  longue et  nous voilà  partis à serpenter entre  les arbres sur  une  piste gadouilleuse.

 

 

Cela  ne dure  pas  longtemps,  un bon coup de reins  dans  le talus  pour revenir  sur  le  plateau et  longer des  champs. Et  on replonge dans  un autre vallon, en fait ce  sont  les  mêmes qu’hier soir avec  plus  ou  moins  les mêmes  pistes à emprunter. Au fond du vallon, la circulation est dense  mais  on avance. On a dépassé  le  4e  km. Soudain,  je vois la  masse du  peloton obliquer à gauche et attaquer  le solide talus pour sortir du vallon mais dans  le  même temps,  je vois des coureurs venir en face.  Ah, ça arrive souvent   les  plantages en trail,  les gars  ont rebroussé chemin ! Ils  pestent surtout que visiblement ce sont  les bons qui se sont fait avoir. Cependant, du coin  de  l’œil,  j’aperçois de  la rubalise qui  jalonne  la  piste par laquelle  ils reviennent. Etonnant, non,  sans doute du balisage de  la veille qui  n’a pas été  ôté. A  mon tour,  je gravis  le talus, des signaleurs sont  là, des coureurs leur signalent le souci mais ils  n’ont  pas  l’air de s’émouvoir de voir cette  masse émerger  à cet endroit du parcours. Et  pourtant,  ils auraient du s’en émouvoir ! Mais  je ne l’apprendrai qu’à l’arrivée. Ce  ne sont  pas ceux qui ont rebroussé chemin qui se sont  plantés, c’est  la grosse  majorité du  peloton qui a coupé  au  plus court ! Et encore, certains en tête  ont accompli la  bonne  portion sans faire demi-tour comme d’autres et se sont retrouvés avec  près d’un  km dans  la vue !

Pour  l’instant,  je peine dans  un large chemin qui  nous conduit dans  les faubourgs d’Etables. Hier soir,  on  l’a dévalé ! Là, le  parcours est connu. En haut virage  à gauche,  descente  puis  à droite pour  un chemin qui nous conduit  par quelques  marches à la fin  à une rue qui  nous fait  passer sous  la voie rapide puis on attaque  la  pente en face. Mais  on ne fera  pas demi-tour,  on continue vers  le sud  par  le chemin des douaniers. Tous  les coureurs qui se sont  « plantés » passent rapidement  pour refaire  leur retard ! Ça grogne dans  les rangs ! Tiens  -loulou- me re-passe. Il  n’a  pas  l’air content !!! C’est qu’il veut faire  la  pige  à Hervé et  à Laurent ! Mais ces derniers ont-ils  pris  le raccourci ? On arrive ainsi  à  la  pointe du Vau Burel. Des signaleurs   indiquent que  l’escalier qui nous conduit  à la  plage est  glissant ! En bas, la vue est saisissante.

 

 

 

 

 

 

 Le  peloton s’étire dans  une file colorée sur la  plage des Godelins. Là encore, en voilà une belle vision parfaitement  incongrue.

 

 

La mer s’est retirée. Quelques  promeneurs  nous regardent  passer. Des enfants  jouent dans  les rochers. Plus d’un  km est  à  parcourir sur le sable  mouillé de cette  belle  plage.  Un vent un  peu frisquet venant du  large  me fait  un  peu frissonner.

 

 

 La  pointe de Trouquetet est en vue. Le passage est spectaculaire car  il s’agit  pour  les coureurs d’escaler  la  paroi rocheuse pour revenir sur  le chemin des douaniers. Ça donne du  piquant au parcours. J’ai vraiment  un  petit train mais  je  n’ai pas  la ressource  pour aller  plus vite. Autant  profiter de  la vue sur  la  baie. Le ciel est gris mais  on sent qu’il voudrait  laisser  voir  un  peu de bleu ! La  mer, elle, hésite  entre  un  vert un  peu  laiteux et  un gris-bleu soutenu.

Voilà Binic, le  parcours  nous fait descendre sur  une  petite  plage sur quelques dizaines de  mètres  pour  mieux remonter sur  le quai de  l’avant-port. Un  peu de  public encourage les  héros du  jour. Nous franchissons  l’écluse qui ferme le port puis nous  longeons  le quai.  Ah, cette année, nous n’allons pas faire de  l’équilibre au bord de  la  piscine d’eau mer, nous  la contournons  par  la droite  avant de descendre sur  la  plage de Binic. 

 

 

Maintenant,  j’appréhende cette  portion du circuit que  je sais très difficile pour  l’avoir courue  l’an dernier  en  meilleure forme.  Mais les  organisateurs,  pour troubler  les marques, nous font prendre cette  partie  à  l’envers  par rapport à la  précédente édition. Taquins ! Nous remontons  doucement  en bordure de champ puis  nous  obliquons sur  un versant  plus raide. Comme  mes  petits camarades du  moment,  je  marche ! Nous empruntons ensuite  un chemin hésitant

dans la lande puis c’est  un bon chemin qui  permet  un  peu de répit. 

 

Je  ne  me  pose pas de questions,  je  profite  de  ma « course ». Le chemin nous ramène ensuite en quelques  lacets pentus vers  la côte. C’est  à ce  moment que  le Lutin  me double,  il a fait  partie du  lot qui a été  musé du côté des cordes !! Magnanime,  il s’arrête cependant  pour  me tirer  le  portrait ! Encore quelques  mètres et  me voilà en bas mais là,  se trouve  une bonne grosse difficulté en  l’espèce d’un  promontoire  à gravir par  un sentier qui se donne des allures alpestres !  Pas d’affolement,  tantôt  les mains sur  les  hanches, tantôt les mains sur  les cuisses,  les  mètres défilent ! Me voilà  en  haut !

 

 

  Là, c'est  le copain Lionel qui domine  la situation!

Je  me donne  la  peine de  m’arrêter,  à  la fois pour reprendre  mon souffle,  mais surtout  pour admirer le  panorama. En contrebas,  sur  le chemin du retour,  les coureurs sont  nombreux  à galoper ! J’y serai seulement dans  50 minutes ! Cette  partie du  parcours est  magnifique. La côte rocheuse est élevée et  le panorama  est  à  la  hauteur ! Comme  prévu, on quitte  le sentier  pour obliquer à gauche  par  un raidillon qui  nous amène sur  la plage de galets.

 

 

Sur  la  première  partie, ça va encore  mais après un chaos rocheux,  il s’agit de  progresser sur  un  lit de  pierres glissantes recouvertes de varech.  J’y vais  prudemment. Je  ne  suis pas le seul. J’écarte  par  moment  les  bras comme  un funambule  pour garder  mon équilibre.

 

 

J’aperçois  l’éperon rocheux qui ferme cette anse.  J’essaie de trouver  un passage au  mieux. Des signaleurs  nous encouragent dans  notre  progression difficile et  nous guident.  Voilà,  un  pas  ou deux d’escalade avec  les  mains et  je reprends  pied sur  le sentier. Oh que  la remontée est rude !!! Enfin, voilà  le  plateau ! C’est tout bon  pour reprendre son souffle.  Je repars tout doucement sur  le chemin. Ce  n’est pas vraiment brillant et  je  n’en suis pas encore  à la  moitié du parcours ! Voilà  le ravitaillement au  km 17. Il est  le bienvenu !   Je salue  les  bénévoles et commence à me restaurer avec  un verre de coca et des  morceaux de  bananes. Et  là, surprise, tout  un groupe de Trail61 arrive  avec Sébastien comme agent d’ambiance ! Voilà qui  me fait bien  plaisir. 

 

 

 La fine équipe de Trail61!

Et  nous repartons tous en groupe ! Nous voilà dans  le vallon qui  longe  le  mont de tout à l’heure.  J’essaie de rester  à  la  hauteur du groupe mais  je suis  un  peu  à  la  peine. Voilà  la  bifurcation de tout  à l’heure et  nous revenons vers Binic par  le chemin des douaniers. Philippe  prend des  photos.

 

 

 

 

 

 

Je reprends  un  peu confiance,  pris dans  l’excellente ambiance du groupe ! De  nouveau, nous voilà sur  la  plage de Binic  puis  le  port. J’ai repris  un  peu de  poil de  la  bête et  me  porte en avant du groupe.  J’arrive au rond-point  où ma  petite femme  m’attend.

 

 

Un gros bisou et  je repars par  une ruelle  montante. Ça, c’est  histoire de nous faire du  dénivelé, car  on revient quasiment au  même endroit que tout  à l’heure  à l’extrémité du parking !

 

 

 Sébastien, goguenard, encourage le bagnard!

 

 

                                                  Il semble que le Lutin ait  boudé cettte étape!!! On se demande  bien  pourquoi!

 

C’est  une  nouvelle  portion du parcours que  je  ne connais pas. Le début  n’est pas terrible, des zones en friches, puis  un chemin qui remonte  une vallée ombragée. J’ai retrouvé des  jambes et  je  me surprends  à courir dans  les  portions  montantes ! Pour  me  motiver,  je  me fixe comme challenge de rattraper  les concurrents qui  me devancent ! Un  par  un,  je vais les remonter ! Le chemin déroule tranquillement ses  kilomètres. Les courtes  montées succèdent aux descentes.  Voilà une belle chapelle.

 

 

Puis,  nous  longeons des étangs. J’aperçois  du balisage de  l’autre côté. Comme  je  n’ai pas étudié  le  parcours,  je  ne sais  pas trop où j’en suis  mais  ça  m’étonne qu’on repasse par  là,  je crois qu’on doit remonter  plein  nord sur Plourhan. Je continue  mon chemin  plutôt bien ! De  nouveaux étangs  puis je reconnais  une haute silhouette, c’est  celle de jéjé77. Il est dans  un  jour sans.  On continue  à couvert dans  un single-track qui  ondule bien entre  les arbustes. Ça alors,  on est revenu sur  les étangs de tout  à  l’heure et qui  vois-je de  l’autre côté, Seb  et ses amis ! Un grand signe de  la main !

 

 

 

Je suis assez  perturbé  par  le  parcours,  j’ai  l’impression que  nous sommes revenus sur Binic,  mais  non. De  nouveau,  une  montée rude. En haut,  je  reprends  mon souffle d’une  manière singulière qui  interpelle  mes suivants. Je  les rassure en  leur  précisant que  j’adopte  une  petite technique à moi  afin de faire redescendre  le cardio. Et c’est efficace,  j’ai de  la ressource,  bon souffle et  bonnes  jambes !  Je reprends quelques concurrents.

 

 

                       arrivée triomphale du Lutin!

 

 Le  parcours touche  à son terme.  J’aperçois  le clocher de Plourhan. Un  petit bois reste  à traverser  mais  ce  n’est  plus  un chemin mais un immense bourbier. Pas envie de  patauger dedans,  je  le contourne par  la  gauche dans  les broussailles  et en passant  un vieux  muret ruiné. Non, mais ! Hum, reste  le dernier  kilomètre. Je  le savoure. Le chemin le  long du parking puis  j’aperçois  l’arche d’arrivée. Le team Trail61 m’accueille   avec enthousiasme ! Voilà, encore  une arche d’arrivée que  je franchis avec  bonheur !

 

 

 

 

 

 

                            Merci Samuel  pour cette belle aventure!

6 commentaires

Commentaire de jerome_I posté le 28-02-2011 à 09:40:00

sympathique cette course en Britany... Poutré par le lutin... ;-)

Merci pour la balade

Jérome

Commentaire de Françoise 84 posté le 28-02-2011 à 17:24:00

Comme Jérôme: bien sympa cette petite balade avec toi! Un peu humide peut-être...?!! Bisous à toi!

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 28-02-2011 à 18:16:00

Depuis le temps que je l'attendais ce CR !!!
Bon maintenant, tu te mets à ton récit de la course d'Isigny.
Au boulot !

Commentaire de RogerRunner13 posté le 01-03-2011 à 17:05:00

Très sympathique cette course entre terre et mer, les photos sont superbes et le récit toujours aussi passionnant, merci.

Commentaire de eric41 posté le 03-03-2011 à 15:51:00

Belle balade Philippe.Merci.
Eric

Commentaire de gdraid posté le 04-03-2011 à 14:11:00

Bravo et merci Philippe pour tes récits et photos des 16km et 36km des trails de Glazig.
Quelle forme tu tiens pour ces trails !
JC

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