Récit de la course : Trail des Aiguilles Rouges 2009, par Timoth

L'auteur : Timoth

La course : Trail des Aiguilles Rouges

Date : 27/9/2009

Lieu : Vallorcine (Haute-Savoie)

Affichage : 666 vues

Distance : 51km

Matos : Salomon Exo
Salomon XT Wings SLab
Sac XT Wings

Objectif : Objectif majeur

4 commentaires

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Le premier ultra

Pour consulter mes comptes rendus de courses en trail, photos de sorties en ski, ski de rando et alpinisme, vous pouvez consulter mon blog : http://peignee-verticale.blogspot.com

 

Ultra, c'est plus qu'un marathon c'est ça ? Donc c'est ultra dur ? Pas forcément... :)

 

 Evènement que je m'étais fixé comme objectif majeur de la saison, le trail des Aiguilles Rouges se présente comme une super journée. Très bien préparé ces dernières semaines, je n'ai pas vraiment de doutes sur ma capacité à boucler un tel parcours (que j'ai reconnu dans sa totalité) mais plus sur le temps qu'il va me falloir.

C'est en effet la première fois que je m'aligne sur un ultra (bien que ce soit un petit ultra...)

 

L'objectif avec mon beau frère est de finir dans les 50 et en à peu près 8h, et que lui le grimpeur fou me tire jusqu'au Brévent. On a déjà l'avantage d'être logés chez la famille dans la vallée, ce qui est pratique pour se rendre sur place...

 

Cette superbe journée commence donc sous la pluie à 5h du matin à Vallorcine. 

 

Comme prévu, ça part vite et on suit Dawa sur les 300 premiers mètres. Je décide rapidement de le laisser partir :)... La première partie sans grand intérêt sert juste à étirer le peloton et je mets la gomme avec Laurent lors des deux premiers kilomètres (9 min !) pour ne pas me laisser trop enfermer.

 

Tout se passe bien sauf lorsque l'on aborde le single track dans les racines où l'on se rend compte de notre erreur commune : notre lampe frontale, ou peut être nos piles, est la plus merdique de tous les concurrents (on a la même...).

 

Résultat : les 6 premiers kilomètres à l'aveuglette ou presque, jusqu'au début de la vraie montée du vallon de Bérard dans laquelle on court moins vite. La visibilité est donc moins importante et je peux me déplacer plus vite.

 

Je dis "je" à partir de maintenant parce que notre plan de course est chamboulé et que j'ai déjà 3 minutes d'avance sur Laurent que je ne reverrai pas.

 

Commence donc l'ascension vers le refuge de Bérard, premier ravitaillement. Je suis dans une partie que je connais parfaitement et j'avance à un bon rythme en courant dans tous les faux plats. La motivation est bonne et je commence déjà à manger en prévision de la longue journée qui m'attend. Je passe 55ème au refuge et entame sans m'arrêter la montée de Salenton. 

 

 Le jour se lève rapidement, je peux éteindre la frontale et la motivation augmente. Je reprends plusieurs concurrents dans le pierrier et bascule au sommet sans avoir trop mal aux jambes. Je commence à descendre prudemment et laisse passer quelques fusées. 

 

Je perds 2 ou 3 places jusqu'aux chalets de Villy mais je ne cherche pas à accélérer parce que je ne connais pas mes limites sur longue distance.

 

La première chute intervient alors au moment de traverser une rivière... Mon pied gauche glisse sur une pierre mouillée et le genou droit va buter violemment contre une pierre. Je me suis aussi entaillé la main gauche mais je ne m'en apercevrai que deux heures plus tard. Je m'assois alors sur le côté du chemin, sans être sur de pouvoir me relever. Je fais une tentative, la douleur est vive.

 

Je repars alors en boitant et en m'appuyant sur mes batons en pensant ne même pas pouvoir rejoindre Moëde Anterne. Puis au bout de 10 minutes environ, le genou se réchauffe et je me remets à trottiner doucement. Je peste contre le temps perdu à chaque concurrent qui me double mais je suis bien content de pouvoir continuer.

 

A Moëde, j'ai retrouvé toutes mes sensations et je rejoins rapidement le Pont d'Arlevé, au pied du Brévent. Dans ma chute, j'ai perdu une dizaine de places mais je n'y pense pas trop. Je réalise une montée à près de 800m/h de moyenne en servant de lièvre à pas mal de concurrents. Et j'en ratrappe :).... 

 

Au sommet, je suis plutôt en avance sur mes temps de passage : 5h avec seulement 20 kms à parcourir et quasiment que de la descente.

 

Maudite descente... L'Aiguillette des Houches est rapidement atteinte mais le pire est à venir... Je la connais pourtant cette descente jusqu'à Servoz... Mais je ne l'ai jamais faite avec près de 40 kms dans les pattes. Je m'y engage prudemment et je chute plusieurs fois tellement je suis fatigué. Un des concurrents qui me voit tomber 3 fois en 50m me propose de l'aidem ais je la refuse gentiment. Je suis simplement cuit, et je perds beacuoup de temps. Puis je résuscite... Et je le redouble... J'arrive  tout de même à Servoz avec plus d'une demie heure sur les prévisions du site Internet, et ce n'est pas encore fini. 

 

J'ai la bonne surprise de croiser Laurent dans les rues. Il me dit qu'il a abandonné à Moëde à cause des ampoules. Ma soeur est là aussi et tout ce petit monde me redonne le moral.

 

Je reste à peine une minute au ravito avant d'entamer la dernière partie. Qui est très très très longue. Je termine carbonisé aux Houches, en conservant ma place dans les 50, 48ème. Je rate le podium Espoirs pour 8 min, et ce pour la quatrième fois en 4 courses. Mais la satisfaction d'avoir fini en 7h45, soit 15 minutes en deça de mes prévisions me comble.

 

 

Conclusion:

 

- Un très très mauvais choix de chaussures qui m'a valu la plupart de mes chutes

- Sans ces 10 chutes, le podium jeunes était certainement jouable, mais c'est la course et peu de gens ne sont pas tombés dimanche 

- Je monte aussi vite que les coureurs entre la 20eme et la 40eme place mais ils descendent beaucoup plus vite que moi...

 - Ma saison que j'avais articulée autour de ce trail était pas trop mal conçue en termes de masse de travail mais pas forcément très réfléchie dans le contenu des séances... 

- 54 kms (ah oui, le GPS dit 54kms et pas 51, le dénivelé était bon par contre), c'est long, mais je pense que pour courir plus longtemps, ça se joue dans la tête et pas tellement dans les jambes. RDV à la CCC donc, j'ai le point qu'il me fallait en poche ! 

 

Merci à tous les bénévoles pour cette superbe épreuve qui contrairement à ce que j'avais pu lire a été très bien organisée cette année. Je reviendrai avec grand plaisir! 

4 commentaires

Commentaire de @lex_38 posté le 29-09-2009 à 20:15:00

Bien joué Timothée!
Tu n'as pas choisi la plus facile des épreuves pour obtenir ton point CCC! Mais tu es allé au bout de toi-même et avec en prime un excellent résultat!
A bientôt sur une course ;-)

Commentaire de Tercan posté le 29-09-2009 à 20:30:00

Moins de 8h ça laisse rêveur... Félicitations à toi et bonne CCC !!!

Commentaire de maxledahu posté le 30-09-2009 à 00:22:00

Très sympa ton récit!! Bravo encore pour ta course!! Tu à l'air d'avoir pas mal de marge pour l'an prochain, tu sera un peu mieux en descente et tous les podiums seront pour toi ;)!! A la prochaine
max

Commentaire de Théophile posté le 03-10-2009 à 12:25:00

Bravo pour ta course, j'étais avec mon pere a une des dernières traversées de route.
Si tu veux j'ai une photo de toi, pas exceptionnel, c'est comme tu veux, a bientot sur une course peut etre !

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