Récit de la course : Marathon de Lyon 2015, par HugoGoGo

L'auteur : HugoGoGo

La course : Marathon de Lyon

Date : 4/10/2015

Lieu : Lyon 01 (Rhône)

Affichage : 1429 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Faire un temps

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RIL 2015 : 42 km de plaisir, 195m d’extase !

Premier marathon, première inscription sur un forum de CàP, premier compte rendu…C’est dire si ce Run in Lyon 2015 m’a fait pousser des ailes : avec des ailes on court plus vite, et grâce aux plumes on peut écrire ! La boucle est bouclée…et elle mesure précisément 42.195 Km !

 

PREPARATION / OBJECTIF

 

Avant une première fois, on ne fait pas le goujat, on se présente…J’ai commencé la course à pied (par « commencer », j’entends « pratiquer à un niveau légèrement supérieur à celui du jogging du dimanche ») il y a un tout petit plus d’un an. Petit gabarit (1.62m, 59Kg), j’ai auparavant pratiqué des sports taillés pour moi (^^) : basket étant gamin (meneur de jeu), rugby étant ado/jeune adulte (demi de mêlée)…endurance moyenne, mais plutôt rapide sur courte distance.

En tant que Lyonnais désormais, mes débuts en course à pied ont eu pour thème : préparation de la SaintéSprint 2014 (ah oui, j’oubliais : mon sport favori, c’est le « toujours plus »…les règles sont simples, vouloir faire plein de choses nouvelles et toujours s’y mettre à fond en se lançant des défis toujours plus fous !). Cette première expérience sur la SaintéSprint a été une révélation : la CàP c’est magique ! Du coup je décrète unilatéralement que ma nouvelle passion c’est le trail. J’enchaîne donc avec l’Hivernale des Coursières (30 km), le Trail des Cabornis (25 km) et le Lyon Urban Trail (35 km). Pas besoin de vous faire un dessin, vous connaissez la suite : objectif SaintéLyon Solo 2015 ! Du coup, il faut travailler le long…Run in Lyon 2015 me voilà !

Peu de repères sur la route (bah oui, faut courir tout le temps et sur un rythme régulier…on s’arrête pas 4 mn au ravito pour se goinfrer de saucisson ^^), je me dis simplement que selon la règle du « 100m de dénivelé en trail correspondent à 1km de plus sur du plat », j’ai déjà théoriquement couru un marathon (le LUT c’est 35 km et 1 500 D+…soit 50 km sur plat…mouais…). Au moment de m’inscrire au RIL 2015, il faut choisir son SAS. Bon, compte tenu de mon (récent) retour d’expérience et de mes performances sur les trails susnommés, je dois pouvoir faire 4h.

C’est parti pour 2 mois de prépa marathon, en suivant un plan très simple et basique, concocté par mes soins (grâce aux infos récoltées sur ce fabuleux site…merci à tous !) : une sortie d’endurance fondamentale à la Tête d’Or (2 à 3 tours du parc, en essayant de trouver mon allure spécifique), une séance de fractionné (pyramidal ou 8*30/30 selon l’humeur) et une sortie longue le week-end. Le plan est suivi à la lettre et les sensations sont excellentes, les progrès se font rapidement sentir ; quelques sorties vélo à bonne allure agrémentent le plan. Durant cette préparation, je me rends compte que mon allure devrait se situer aux alentours de 11 km/h…étant « débutant » (et n’ayant pas le matériel adéquat…espérons que le Papa Noël m’apporte une Suunto Ambit 2 !!!) je n’ai pas fait de test de FC Max ni de VMA ; c’est donc un peu au feeling que je me cale sur cette allure qui me permet d’être en parfaite aisance respiratoire. A l’aide d’un ingénieux tableau Excel (concocté également par mes soins), j’analyse mes temps de passage théoriques à cette allure de 11km (5’27 /km) et miracle, je fais virtuellement un sub 4h ! En partant sur une allure de 5’21/km (11,2 km/h) je peux viser un premier marathon en 3h45…Banco ! Les dernières semaines de préparation, je travaille cette allure et parviens à bien la tenir sur les sorties longues.

Du point de vue matériel (c’est souvent un paragraphe incontournable en trail, quasi inexistant sur route…mais bon !) :

-          Asics Gel Excel 33.3

-          chaussettes D4 Kiprun

-          manchons Booster Elite

-          cuissard Kalenji

-          t-shirt Salomon Finisher LUT 2015

-          ceinture Flip-Belt contenant : portable (RunKeeper et musique), 3 gels Isostar Booster citron, 3 pâtes de fruits Aptonia

 

JOUR J

 

H-3 – H-0

Lever 5h50 pour respecter le délai de 3h entre le petit-déjeuner et la course…Biscottes-confitures, pain d’épices, yaourt nature, compote de pommes, thé (j’avais prévu une tranche de jambon mais je n’en ai pas le courage !). Une fois paré, je rejoins le SAS vert en trottinant le long des quais (habitant le 6e, ce petit footing d’environ 20 mn servira d’échauffement). Entrée dans le SAS vers 8h30…et ça ne loupe pas : une envie pressante ! Bon je trouverai bien un coin le long du parcours ! La pression monte, le speaker essaie de nous motiver mais il fait tout de même frisquet ce matin ; c’est donc d’une main fébrile que je réponds à sa question « Pour qui est-ce le 1e marathon ? ». Je crois me souvenir que le départ du SAS 4h est donné avec un peu de retard (8h50 prévu initialement)…mais ma montre est déjà sur le mode Chrono depuis longtemps, je n’ai pas regardé l’heure. Ca piétine un peu et hop, me voilà sous l’arche de départ…mon premier marathon est lancé, RunKeeper aussi, mon chronomètre aussi…Les dés aussi…

 

Km 0 – Km 10: Tic-tac, Tic-tac…

Le nombre de coureurs est impressionnant ! Mais beaucoup de dossards rouges (semi) et peu de bleus (marathon). Malgré la foule, je ne suis pas gêné, le quai Tilsit est large, le pont Kitchener aussi et les quais de Saône également. J’ai peur de me laisser entraîner par l’allure des semi ou tout simplement de ceux qui lâchent les chevaux…je pars donc « au frein à main » et lorsque je passe devant la 1e borne kilométrique, ma montre affiche : 5’21 ! Une vraie horloge suisse…Pourtant la satisfaction sera de courte durée. J’ai de plus en plus envie de pipi et je dois slalomer pour essayer de garder l’allure…je m’aperçois au fur et à mesure des bornes kilométriques que j’accuse 20’ de retard à chaque fois ! S’engage donc une course contre la montre, tiraillé entre l’envie de recoller aux temps de passages et la crainte d’accélérer trop fort en en payant le prix plus tard. Quoi qu’il en soit je me sens bien, il fait beau et les jambes répondent présentes. Je ne zappe pas le 1e ravito (suivant ainsi le précieux conseil de nombreux kikoureurs !) et attrape une bouteille. J’aperçois le drapeau « 4h », ce qui confirme mon retard…je le double aisément et prend une bonne avance. Vers le 9e kilomètre, je peux enfin me soulager à l’abri des regards (certains ont eu moins de pudeur et/ou de respect pour les riverains). Cette pause technique me semble une éternité (le thé sans doute…) et en repartant j’aperçois le drapeau 4h au loin. C’est décidé, j’arrête de courir après le temps et de faire le mathématicien, je suis venu pour courir pas pour réfléchir ! Je rattrape le donneur d’allure en allongeant mes foulées et garde le rythme…Au ravitaillement du 10e km je suis remonté comme une pendule (52’16’’ au lieu de 53’30’’ prévues) !

 

Km 10 – km 25 : Miam miam miam

A partir de ce 10e km, je me sens plus léger (au propre comme au figuré)…La partie de Pac-Man commence et c’est un régal ! Je ne croque pas que des marathoniens puisque la grande majorité des coureurs est engagée sur le semi mais c’est toujours un plaisir de se sentir frais et doubler. Comme prévu, j’avale un gel au 12e km (j’attends de trouver une poubelle sur le bord de la route pour jeter le gel bien sûr, malheureusement trop de coureurs vont oublier leurs bonnes manières durant cette course et les bords des routes deviendront de véritables décharges, c’est vraiment moche !). Au 15e je prends une bouteille d’eau que je garde avec moi pour affronter la chaleur et la baisse d’oxygène dans le tunnel de la Croix-Rousse (où l’on comprend que l’on va se sentir seul pour les 24 km restants, la voie des marathoniens étant bien mon fournie que celles des ½). La Cité Internationale (où l’on croise dans l’autre sens des coureurs qui en ont déjà terminé avec cette portion) et la Tête d’Or me confirment que je suis bien…je double des concurrents (tous marathoniens cette fois) qui semblent déjà à la peine tandis que je ne ressens aucune douleur ni aucune lassitude. Le semi est passé avec une sensation de facilité (1h47’42’’ au lieu de 1h52’21’’ prévue) qui à la fois me réjouis et m’effraie : depuis cette fameuse pause technique du 9e km, je suis resté sur une allure de 5’00 au kilo (12 km/h)…j’ai donc près de 5’ d’avance sur mes temps de passage et je crains de le payer plus tard. Tant pis, j’entre dans la 2nd moitié de la course avec l’envie de tenir l’allure le plus longtemps possible, sachant que je ne suis pour l’instant ni essoufflé ni lassé ni endolori, et au contraire motivé et en pleine forme ! Un second gel au 24e km, une bouteille d’eau et une banane au ravitaillement du 25e et c’est parti pour les quais…

 

Km 25 – Km 37 : Pif Paf Pouf

Je sais que cette longue ligne droite monotone jusqu’au parc de Gerland va être le juge de paix pour bon nombre de coureurs (merci au passage à tous les spectateurs-supporters et aux musiciens…vous avez été géniaux !). Je décide donc de suivre un coureur que j’ai repéré depuis la Tête d’Or, qui semble être dans les mêmes conditions que moi et qui tiens une bonne allure. Je déconnecte donc complètement et le suis aveuglément (merci à lui…). Nous croisons plusieurs coureurs marchant, s’arrêtant, vomissant et j’espère ne pas me retrouver dans leur situation quelques km plus loin à cause de cette allure que je tiens depuis maintenant plus de 20km. Tout va pour le mieux même si je commence à sentir les cuisses se raidir un peu mais je m’hydrate toujours correctement (la ceinture Flip-Belt me permet de conserver une bouteille d’eau sans être du tout gêné et je consomme donc une bouteille entre chaque ravitaillement). Je saute par-dessus le mur du 30e km (2h31’46’’ au lieu de 2h40’30’’ prévues), je file vers Gerland tout en doublant mais au 34e km, mon téléphone sonne ce qui stoppe RunKeeper et termine ma session ! Heureusement l’appel en valait le coup puisque ce n’est autre que ma copine qui vient aux nouvelles…je lui dis que je vais être en avance, il me reste 8km soit 40 à 45 mn (si tout va bien) ! Je relance RunKeeper, m’emmêle dans les écouteurs, range mon portable en essayant de ne pas ralentir le rythme…me voilà enfin reparti ! J’aperçois le drapeau « 3h45 »…Sachant que ce SAS est parti 5mn avant le mien, j’en déduis par un calcul hautement savant que je cours en 3h40 ! J’avale une pâte de fruit en traversant le stade et je rejoins le groupe formé autour du donneur d’allure, qui donne aussi de la voix pour encourager tout ce beau monde. Je reste dans ce groupe jusqu’à l’entrée de la passerelle mode doux, ce qui me permet de me reposer un peu en me laissant tout simplement porter par le groupe.

 

Km 37 – Km 42.195 : Ouf

Sur le pont Raymond Barre, je quitte mes compagnons d’un instant et arrive à Confluence seul avec pour la première fois des images de l’arrivée en tête : qu’est-ce ça fait de passer l’arche ? Dois-je accélérer à la fin ? Y aura-t-il du monde ? Comment gérer ce dernier kilomètre ? Bref, je suis en mode « c’est fini » ! Malheureusement pour moi, je vais en avoir du temps pour méditer…que c’est long cette fin de parcours ! Entre les travaux, les rails, les cailloux, le bitume qui brille…ces 5 derniers km me paraissent interminables ! Ce coup-ci c’est bon, je suis fatigué, j’ai mal aux jambes, j’en ai marre…c’est sans doute la fin imminente de cette effort de plus de 3h qui me fait lâcher les nerfs mais j’avoue que j’accuse le coup ! Malgré tout je double toujours, je sais au fond de moi que je peux encore courir et surtout, au vu de mes temps de passage un sub 3h30 est encore possible alors GO ! J’essaie d’accélérer la cadence sur un kilomètre mais je dois me rendre à l’évidence, je suis cramé ! Je reste sage et reviens à une vitesse raisonnable, en toute humilité. C’est alors que je vois le panneau « 39e km »…à partir de là, le compte à rebours mental commence, mais c’est long ! Je tire un peu la langue sur ces derniers km mais le panneau « 41,195 km » me donne un second souffle ! Nous retrouvons les quais, puis virage à droite et…oh sacrebleu ! Oui c’est bien elle…l’arche d’arrivée ! Un dernier sprint de 195m en pleine extase et BIIIIIP ! La puce enregistre la fin de 42.195 km d’effort et la foule nous applaudit…c’est un régal !

 

Ça, c’est fait…

Je profite de ce super moment, en marchant trèèèèès lentement (pour que ça dure et surtout parce que j’ai mal ^^). Je récupère une médaille, un t-shirt finisher et je m’élance dans ce qui m’a paru un parcours du combattant pour s’extirper de la Place Bellecour ! Ayant oublié de prévenir ma copine que j’arrivais de Confluence et donc par le sud de la Place, elle s’était installée pour m’applaudir au nord de la Place, sur le parcours des 10km ! Dommage…Mais je suis pressé de la retrouver et c’est donc à toute vitesse (enfin à 2 km/h, les jambes raides et le souffle court !) que je traverse la zone coureur et le ravitaillement final. Ca y’est, me voilà sorti, je retrouve ma copine qui me donne ma veste et qui s’empresse de me demander si tout va bien et surtout mon temps : 3h33’42’’ !!! Elle qui me charriait en me disant que j’étais petit joueur avec ce sas 4h…Nous rentrons à pied tranquillement, rejoints par ma belle-sœur et mon beau-frère, histoire de décrasser les jambes mais j’ai les cuisses qui tirent et j’ai surtout une horrible douleur sur le côté des deux genoux, comme si l’on me plantait des pieux dans la rotule ! Heureusement, après avoir souffert en montant les 2 étages de notre immeuble, une bonne douche, une bonne bière, un bon poulet de Bresse, des frites et une tarte au Citron nous attendent…Il ne me reste plus qu’à me reposer et profiter d’un bon dimanche, heureux d’avoir terminé ce marathon, d’avoir réalisé un temps plus qu’inespéré et surtout de m’être éclaté, sur un superbe parcours. Merci encore à tous les spectateurs et aux musiciens, et surtout aux bénévoles sur les ravitaillements ! Une pensée également à toutes les personnes qui ont dû nettoyer les rues après notre passage, passage pour certains vraiment irrespectueux…

Merci enfin à Cécile qui a supporté tous ces entrainements et ces plats de pâtes pendant 4 jours…^^

 

P.S. : 2 jours après la course, plus aucune douleur, je suis en pleine forme. Etirements et massage (merci Cécile) le dimanche soir, relaxation le lundi et il n’y paraît plus. Cette semaine c’est « 0 km », car à partir de lundi la prépa SaintéLyon commence…et avec elle, une nouvelle aventure !

8 commentaires

Commentaire de Jean-Phi posté le 07-10-2015 à 11:54:59

Bien joué, très jolie perf pour une 1° ! Avec un negative split en plus.
Tu nous as doublé certainement très facilement vers le tunnel de la Cx Rousse.
Direction la STL qui sera sûrement une très beau souvenir également. Bonne prépa.

Commentaire de HugoGoGo posté le 07-10-2015 à 12:03:25

Merci beaucoup...j'ai lu avec attention votre récit également ! Je n'avais pas tilté pour le negative split mais effectivement c'en est un (à très peu de choses près ^^). Bonne prépa STL à vous aussi si c'est le cas...

Commentaire de Mamanpat posté le 07-10-2015 à 14:38:40

De bon augure pour la STL ! Bravo !

Commentaire de Khioube posté le 07-10-2015 à 18:09:28

Eh ben, pour un premier récit, tu y as mis beaucoup d'enthousiasme et d'application, un peu comme pour ton premier marathon ! Comme j'ai fait le yo-yo avec Jean-Phi et Mamanpat, tu m'as peut-être doublé début du parcours... Tu as fait la course que j'aurais voulu faire si j'avais fait une préparation sérieuse (du coup je l'ai jouée prudente et j'ai fini en 3h51). C'est de bonne augure pour la suite, je pense que la Saintélyon est à ta portée si tu continues à bien te préparer !
Et bienvenue parmi les kikoureurs lyonnais, tu auras peut-être constaté qu'on est nombreux et qu'on fait beaucoup de sorties en semaine ou le weekend, le midi ou le soir, en ville ou dans les alentours... donc n'hésite pas si tu en as marre de courir seul !

Commentaire de HugoGoGo posté le 08-10-2015 à 10:01:24

@Mamanpat : Merci beaucoup et bravo à vous...
@Khioube : Merci et bravo pour le sub 4h (ce n'est pas rien tout de même !). Hâte que la prépa STL débute pour retrouver les sentiers et, qui sait, y croiser des kikoureurs ! J'ai effectivement vu que le contingent lyonnais était important...ravi d'en faire partie !

Commentaire de arnauddetroyes posté le 09-10-2015 à 19:23:19

Et hop un marathonien de plus! Bravo

Commentaire de momobek26 posté le 12-10-2015 à 10:24:23

Salut Hugo, félicitations pour ta course très bien gérée et pour m'avoir déposé vers le 35ème kilo. En effet je suis le donneur d'allure de 3h45 qui donnait de la voix.
Bonne prépa pour la SaintéLyon. Pour moi c'est les templiers dans 15 jours.
Bonne continuation, Momo.

Commentaire de HugoGoGo posté le 12-10-2015 à 16:43:52

@Momo : Merci pour ton commentaire et merci pour l'allure...j'avoue que ça m'a bien aidé sur cette portion un peu moins fun du parcours ! C'est vraiment bien de motiver les troupes sur cette fin de course où on commence à tirer la langue !
Bon courage pour Les Templiers...c'est une autre dimension j'imagine ! Objectif 2016 normalement pour moi...
Bonne fin de préparation et bonne course !

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