Récit de la course : Marathon de Lyon 2011, par tidgi

L'auteur : tidgi

La course : Marathon de Lyon

Date : 2/10/2011

Lieu : Lyon 01 (Rhône)

Affichage : 663 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

10 commentaires

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Un marathon, çà se prépare... sérieusement...


Le marathon de Lyon, 4° participation en 5 ans. A croire que je suis un aficionados de cette épreuve.
Non, pas vraiment, j'ai surtout la chance d'avoir une invitation
, et comme je souhaite faire au moins un marathon par an, la solution de facilité et de proximité s'impose une fois de plus.

Ceci dit pour en revenir à l'épreuve, les organisateurs ont tenu compte des principaux points négatifs de l'an dernier : un circuit beaucoup plus dans le centre-ville et le parc de la Tête d'Or, ce qui améliore l'ambiance sur le parcours. Des ravitos plus fournis (reste à réduire les trop nombreux déchets). Et un départ par sas cette année (les plus rapides devant, les suivants, ben... derrière).

Quoi qu'il en soit, je suis au départ ce dimanche matin avec un objectif de faire 3h30.
Après 3 ultras sur ces 4 derniers mois (dont l'objectif principal aura été la CCC), je suis là plutôt en "demi-touriste", avec comme jeu d'être le plus régulier possible du début à la fin. L'envie de bien faire est là, ainsi que la motivation.


L'an dernier, mon objectif de 3h15 s'était soldé par un écroulement au 28°km, une agonie qu m'aura permis de terminer cependant en 3h32.
Je me dis que ces 3h30 sont jouables en étant régulier dès le début. Allez, maxi 3h45...


En guise de prépa, et après la CCC, 2/3 séances de VMA (histoire de jauger la vitesse), et un semi à allure spécifique lors d'une sortie du dimanche. Autant dire rien de bien construit, récup CCC oblige...


Le dimanche d'avant, et bien que ce ne soit pas prévu, je m'aligne sur le 10km des 3 Monts : rassuré sur la forme actuelle mais ayant puisé dans les ressources pour l'échéance de ce dimanche, tant pis...



Me voilà donc dans le sas 3h30/3h50, arrivé dans les premiers (ce qui n'empêche pas d'avoir toujours des retardataires qui passeront les barrières pour être aussi devant
).
Je vois le ballon des 3h30, qui quitte ensuite ce sas. Visiblement il sera dans le sas plus rapide que le mien. De toutes façons je ne souhaite pas accompagner le "ballon", je me fierai à ma montre.

J'ai l'habitude de courir en musique sur ce type de course, mais voilà, mes écouteurs me lâchent 5 minutes avant le départ
. Moi qui avais préparé une play-list qui me boosterait lors des moments difficiles, me voilà nu au niveau du son... On fera avec et pour une fois pourquoi ne pas profiter de l'ambiance dans et hors la course ?

 

Le départ donné, nous avançons progressivement vers l'arche de départ, que je franchis au bout de 6/7 minutes.
C'est PARTI !!


Je pars donc sur une allure de 5mn/km, allure que je dois tenir toute la course.
Un oeil régulier sur ma montre me permettra de surveiller aussi le cardio.

Je passe le premier kilo en 4'59". Tiens le "marathon du beaujolais" fait son show en poussant une barrique (quel courage pour partir ainsi sur le marathon, en fait les joyeux drilles feront le semi).

Nous longeons la rive droite de la Saône en direction du Nord et passons le pont Koenig, pour "redescendre" vers les Terreaux, cette fois par la rive gauche.
J'ai du mal à trouver mon rythme, pourtant le départ par sas nous fait tenir une allure régulière dès le départ. J'ai cependant l'impression qu'autour de moi çà va plus vite que la musique (que je n'aurai pas dans les oreilles, oui passons...
)

Au 5°km, 1° ravito place des Terreaux : un sucre, de l'eau, je ne traine pas. La bouteille fournie me permet de rafraichir la tête, et de boire par gorgées régulières sur le kilomètre qui suit (je ferai comme çà à chaque ravito).


Nous filons vers le parc de la Tête d'Or, en laissant les "10km" filer vers le Sud le long du Rhone.
Le circuit du parc est sympa : nous arrivons à parcourir quasiment toutes les allées sans repasser par la même (ce qui est nouveau). Beaucoup de monde est là pour nous encourager. Visite du jardin zoologique.

Je reste à peu près régulier, le cardio est correct, je suis en mode plaisir mais je sais cependant que le plus dur est à venir, mais avec une expérience de l'ultra en plus pour le mental.

Nous "grenouillons" ici pendant 12 km avant de ressortir pour revenir vers le centre-ville.

Beaucoup de "semi" (très nombreux) fournissent leur effort, ce qui me permet de me relancer (çà faisait 2 km où mon allure était plus lente).
Attention cependant à ne pas m'emporter : eux ils terminent, moi je commence...


Place des Jacobins, un coureur du semi a été victime d'un malaise : il est allongé sur le bas côté. Du monde est autour de lui, j'attends au loin la sirène des secours.

Nous sillonnons les rues de la presqu'ile, avant de laisser les "semi" vers leur arrivée.
Au ravito du 20°km, Ogo est là en reporter. Jusqu'ici tout va bien !

Crédit photo Ogo


Puis nous filons ensuite vers Perrache et la Confluence.

Là, tout à coup, un (léger) moment de solitude : nous sommes tout de suite moins nombreux (1000 marathoniens sur 15000 coureurs... forcément).
Et la partie du parcours qui nous attend n'est pas la plus sexy !

C'est le moment que choisissent mes jambes pour commencer à chauffer
: ah, les 10km de dimanche dernier sont loin d'avoir été effacés !
Je dois à présent forcer pour rester dans le rythme des 5mn/km : le cardio s'envole.

La chaleur se fait alors sentir, je pense rentrer dans le dur de la course.

Après la Confluence, son ravito du 25°km... et ces coins de no man's land, nous nous dirigeons vers Gerland. Je me prépare au mur du 30°km, que certains coureurs sont déjà en train de rencontrer : j'en double quelqu'uns, rattrapés par des crampes.
Je relance parfois, faisant monter le cardio à 180. Mais malgré les jambes qui chauffent, le moral est bon et je crois toujours (naivement ?) en mon objectif initial.

Tiens ! Je croise le ballon des 3h30 à la sortie du stade de Gerland. Moi, je dois encore le contourner et le traverser, soit 5 minutes de retard sur lui. Je pense qu'il est un peu en avance sur sa cible,... mais moi je suis en retard
. Vais-je pouvoir accélerer sur la fin pour revenir ?

Après le ravito du 30°km, nous longeons à présent le Rhône par sa rive gauche à présent : çà change des années précédentes... enfin juste le sens seulement, car pour le côté interminable...

Beaucoup de concurrents sont en train de souffrir. Moi un peu aussi, mais je m'accroche, pas de "mur".

Bien que j'en double encore quelqu'uns, je sais maintenant que je ne serai pas dans mon objectif. Je dois donc "limiter les dégats", c'est à dire les minutes de rab qui, au fil des secondes perdues à chaque kilomètre, vont rendre l'addition un peu plus salée... Là c'est plutôt du 5'20"/km, voire 5'40" par moment...

Arrivé à nouveau vers le parc, un demi-tour pour reprendre les berges du Rhône dans l'autre sens, au milieu des promeneurs, des vélos, ... pas super top. Dernier ravitaillement, pour moi, ce sera juste une bouteille d'eau pour refroidir les cuisses.

J'essaie de profiter des derniers km pour rester dans le rythme, certes moins rapide.

Une nouvelle traversée du Rhône pour la "montée" finale vers l'arrivée à Bellecour. Au sens cartographie... mais aussi au sens propre avec la sortie de la trémie, sur la fin du parcours. Même pas mal !

Tiens, Ogo est à nouveau là pour un petit encouragement...

L'arrivée se fait en ligne droite, 500m, l'arche au loin.
Allez ! Les cuisses toujours en sur-chauffe, je fonce vers l'objectif que je sais dépassé. Le public est nombreux et encourage : c'est super ! Je profite de ces moments tout en accélérant pour passer la ligne en 3h38 : pile dans la fourchette 3h30/3h45 envisagée.



Un peu déçu de ne pas avoir tenu le temps fixé (que je comprends comme pas atteignable si facilement pour ma part), je suis surtout satisfait d'avoir pu gérer sans trop de dommage ni de moments douloureux. Pas de mur mais un stade de Gerland au 30°km, c'est toujours mieux (supporter de l'OL ou non).


Je retrouve des collègues ou anciens collègues à la consigne des sacs.
Puis Arclusaz, pile poil dans son objectif (j'ai failli attendre...
) pour son 1° marathon "bitume". Super !
Ogo nous retrouvera ensuite pour partager cette matinée.

 

 

 

Avec le recul, et sachant que la perf ne serait pas au RDV, je m'attendais à gérer - du début à la fin - l'allure régulière que je m'étais fixée, mais la fraicheur physique a manqué, c'était prévisible hein...
Ce qui me fait encore plus relativiser ma contre-perf de l'année dernière, où j'avais fait 6 minutes de moins...

Pour la régularité, il y a encore un peu de boulot comme en témoigne la trace ci-dessous.

 

En tout cas, une organisation qui s'est plutôt améliorée (bravo pour çà).
Continuez ! Continuez !

 

 

 

 

10 commentaires

Commentaire de Touffe posté le 06-10-2011 à 20:57:31

Avec un 10km dans les pattes, c'est une jolie performance! Comme toi je n'ai pas ressentit l'effet du "mur", en revanche les 7km sur les berges au milieu des piétons et des vélos... dur dur!
Félicitations en tout cas!

Commentaire de Arclusaz posté le 06-10-2011 à 21:21:59

Tout ça veut dire que tu es ultra-doué en marathon !!!
sans prépa, en ayant forcé la semaine précédente et en ayant la pression parce que tu savais que j'étais sur tes talons (!), c'est une très bonne performance.
A bientôt..... dans les Monts d'Or !!!
PS : bravo pour l'indice pour trouver ce récit !

Commentaire de franck de Brignais posté le 06-10-2011 à 21:27:46

Bravo Thierry !! Réaliser un temps aussi impressionnant après 4 ultras successifs ... et une prépa.. qui n'en est pas une ;-) ... c'est plutôt une belle perf' moi je dis. J'imagine pas ce que ça peut donner avec un plan digne de ce nom !!

Commentaire de fulgurex posté le 06-10-2011 à 23:50:18

un récit haletant et plein de suspens! J'ai cru que tu allais réussir à rattraper le ballon... mais dans la vie, ce n'est pas comme dans les films. Bravo quand même, cela reste une perf, même si ce n'est pas un record.
J'ai un truc pour faire un meilleur temps: il faut partir (trop) vite ;o)

A bientôt en Bourgogne?

Commentaire de Jean-Phi posté le 07-10-2011 à 11:13:39

Après ton périple chamoniard cet été, un 10 et un marathon. mais tu ne t'arrêtes donc jamais !??
Bravo pour ta course. Vu la chaleur de dimanche, 3h38 c'est plutôt pas mal je trouve.
Au plaisir de se croiser dés lors que je pourrai recourir sereinement !

Commentaire de totoro posté le 07-10-2011 à 11:16:06

Bravo !!! Après un tel été, finir sur un marathon dans un joli chrono en plus, encore bravo ! C'est quoi ta FCMax pour être à 175 de moyenne sur un marathon ?

Bonne récupération pour la STL j'imagine ?

Commentaire de sebmelalix posté le 07-10-2011 à 13:22:40

Félicitations pour cette course tout de même rondement menée, c'est marrant car on arrive à 2 minutes d'intervalles (moi je suis derriere!!!) en espérant bientôt faire connaissance...
encore bravo...
seb

Commentaire de Eric Kb posté le 07-10-2011 à 16:38:14

ça sent le plaisir tout ça , Marathon et récit rondement menés ! Bravo !

Commentaire de Sylvain01 posté le 07-10-2011 à 22:17:59

Bravo !

Tu as du me doubler en pleine perdition sur la fin de parcours...

Commentaire de ogo posté le 13-10-2011 à 20:39:09

Bravo à toi ! Avec une prépa spécifique tu passes sous 3h15 ;) Ravi d'avoir partagé une bière avec toi. A la prochaine

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