Récit de la course : Marathon du Mont-Blanc 2016, par catcityrunner

L'auteur : catcityrunner

La course : Marathon du Mont-Blanc

Date : 26/6/2016

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 1714 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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L'appel de la montagne

Tout commence en septembre 2015, avec la pré-inscription puis le tirage au sort. J’ai la chance de faire partie des heureux élus pour le Marathon du Mont Blanc…

La lecture des nombreux récits m'a donné envie de goûter au vrai trail de montagne, sur une distance raisonnable pour commencer Clin d'œil

Ma préparation a consisté à faire un maximum de D+, entre la colline d'Elancourt et la forêt de Meudon. Mais l'agenda professionnel très chargé sur ces derniers mois m'a obligé à jongler entre entraînements matinaux et séances tardives. J'arrive au marathon avec une bonne préparation mais de la fatigue et beaucoup de nuits courtes. 

26 Juin, départ à 7h de Chamonix dans de bonnes conditions pour la course : fraicheur, pas de pluie, nuages et quelques éclaircies.

Je me suis imaginé un temps de cours de 6h, à la lecture des CR des années précédentes et en échangeant sur le forum. Je vais aussi essayer de ne pas me griller sur la première partie; je sais que les difficultés sont à partir du 18ème km. Sans expérience sur ce genre de dénivelé, trouver la bonne allure au départ n'est pas évident.

Toute la première partie est assez roulante jusqu’à Vallorcine en passant par Argentière puis le col des Montets : 17 km et 600 m de dénivelé positif. On court le plus souvent sur des sentiers ou des chemins très agréables et faciles. Dans chaque hameau, nous sommes accueillis et encouragés par beaucoup de spectateurs : super ambiance, ici le trail est à l’honneur, on apprécie !

Passage à Argentière en 56 mn, puis Vallorcine en 1h48. Je ne force pas, mais quelque chose me dit que je suis un peu rapide. Je me fais plaisir sur les portions roulantes (c'est bien un marathon non ? c'est le moment d'en profiter, ça ne va pas durer)

Effectivement, les choses sérieuses commencent après le ravito de Vallorcine avec le col puis l’Aiguillette des Posettes : 1000 D+ sur environ 6 km, quasiment sans répit. Il reste encore quelques névés près du col, mais le soleil perce et les paysages se dévoilent.

Passage au col des Posettes en 2h48. 1h de montée depuis Vallorcine, toujours de bonnes sensations.

Après le sommet se présente une descente assez technique, humide et piégeuse ; on passe de 2200 à 1300 m. Là les montagnards aguerris donnent une leçon sur la façon de gérer les appuis et de dévaler la pente avec une facilité déconcertante. J’essaye de suivre le rythme, mais une cabriole mal maîtrisée me ramène à la  dure réalité :  pas de gros dégâts, mais mon ardeur a été sérieusement refroidie et donc passage en mode « descente prudente ». 

A Tré le Champs, les 30 km sont passés et il faut reprendre des forces au ravitaillement, avant d’attaquer la partie finale, particulièrement corsée… Je passe en 4h03 et me dit qu'il reste environ 2h de course, ce qui va s'avérer très optimiste. 

C’est là que je commence à me dire que je suis peut-être parti un peu vite et entamé mon potentiel…

Après 500 m de D+, le parcours replonge dans une descente raide entre rochers et racines. Pourtant d'après les récits des années précédentes, je pensais qu'on avait plus qu'à monter...

Cette descente de Bechar est un calvaire: tétanisé par ma chute des Posettes, je suis les deux pieds sur le frein. Finalement, je préfère les montées !! Je laisse filer les descendeurs d’élite qui s’annoncent par des « à droite » ou «  à gauche ».

Ensuite la montée vers la Flégère est interminable : je serre les dents, je sens les crampes qui montent dans les cuisses.

Après le ravito de la Flégère, la fin est proche. Le paysage est magnifique et on suit un très beau sentier qui oscille à flanc de montagne. On se remet par moment à courir (enfin trottiner plutôt).

Il reste le bouquet final : 200 m D+ particulièrement raides. Allez il faut le faire au mental ..

Je suis dépassé par beaucoup de coureurs qui ont mieux géré, gardé des ressources pour ce final et qui finissent « frais ».

Mais nous sommes portés par les encouragements du public sur les derniers mètres.

Et voilà c’est l’arrivée à Planpraz : 43 km et 2780 m D+  au compteur.  Finisher en 6h52. Mon marathon le plus dur et le plus long, mais sans doute un de mes meilleurs souvenirs J

Au bilan :

  • Un parcours magnifique, mais exigeant,

  • Une organisation impeccable avec de nombreux bénévoles attentionnés,

  • Une ambiance formidable

  • encore du boulot pour arriver à bien descendre...

 

 

 

 

 

4 commentaires

Commentaire de Benman posté le 01-07-2016 à 20:34:36

Bravo pour cette première.
Le parcours a été rallongé avant la Flegere. Ce qui peut expliquer ton incompréhension à redescendre ainsi. Bravo pour ton super temps quand même sur cette très belle course qui en appelle maintenant beaucoup d'autres à venir en montagne !

Commentaire de catcityrunner posté le 01-07-2016 à 20:52:21

Merci Benman
Je pense à mes prochains objectifs. Au plaisir de se croiser sur une prochaine course !

Commentaire de Bérénice posté le 01-07-2016 à 22:32:08

Bravo à toi ! Comme ça tu "effaces" la déception de celui de Paris !
Tu avais tes fraises Tagada pour repartir dans les montées ? :-)

Commentaire de catcityrunner posté le 01-07-2016 à 22:35:43

Merci Bérénice !
Pas de fraise Tagada avant la montée sur la Flégère, c'est pour ça que j'ai eu des crampes ;-)

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