Récit de la course : Marathon du Mont-Blanc 2008, par papicoureur

L'auteur : papicoureur

La course : Marathon du Mont-Blanc

Date : 29/6/2008

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 1610 vues

Distance : 42.195km

Matos : Chaussures La Sportiva. Sac à dos Quechua.

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

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Le récit

Y'en a marre des rapides !!

 

Je vais donc faire le compte rendu d'un "lent".

Arrivée à Chamonix le vendredi en début d'après midi avec toute la famille (épouse, fille, beau-fils et petit-fils)

Reconnaissance des restaurants avec spécialités savoyardes.

Le samedi matin nous allons au départ du 10 klm couru par un gars du club qui rentre d'un trek au Népal (Il finit 40eme de la course)

L'après midi les autres membres de l'équipe arrivent. On sera quatre sur cette course comme les mousquetaires!!

On décide de partir en "configuration" CCC pour trois d'entre nous. Les sacs contiennent le matériel qui sera obligatoire, réserve de 2 L, barres etc…

Deux d'entre nous (dont moi) décident de faire leur course et les trois autres (dont deux débutants sur la distance) vont rester groupés.

Début de course tranquille (mais du vrai tranquille pas à 15 klm/h !) J'apprécie la montée vers le Planet beaucoup plus sympa que la route qui menait à Montroc. Mon collègue en profite pour me fausser compagnie.

Je continue de dérouler jusqu'à Vallorcine tout en n'oubliant pas de me manger, du bout du pied gauche, un superbe caillou posé négligemment au milieu du chemin (Que fait la DDE de Haute Savoie?) ce qui m'obligera à un arrêt de 10 bonnes minutes à Vallorcine pour strapper les doigts de pieds !!

Je repars et là en bas à  droite posé sur le sol un petit panneau annonce : Les Posettes 6 klm 790m D+. Attaque de la montée à travers un pré puis sur un sentier à l’ombre de la forêt. Le pente est toujours aussi rude mais je monte à mon allure et je me sens bien. Jonction avec le parcours de l’an passé , coup d’œil sur le barrage d’Emosson et direction le ravito du col des Posettes. Un verre de Coca et ça repart. J’aperçois la longue file des coureurs qui me précèdent et qui grimpent en direction de l’Aiguillette. Arrivé en haut arrêt photos pour immortaliser tous ces superbes paysages et c’est parti pour la descente technique annoncée lors du briefing avant le départ. Dans cette descente je me surprends à dérouler et à avancer beaucoup plus vite que je pensais pouvoir le faire. Faut que je me calme, vais tout de même pas rattraper les premiers moi !!

Mauvaise surprise ! en arrivant sur le sentier plus facile dans la forêt la bête refuse d’avancer. Cuisses explosées, genoux douloureux. Je marche. Les premiers, et pas mal d’autres peuvent être tranquilles c’est pas aujourd’hui que je vais les rejoindre !

Ouf le ravitaillement de Tré le Champ. Mon épouse, ma fille et mon petit-fils sont là ! Je retrouve le moral. Dix minutes de repos et de papotage et la machine se remets en route. Essai de trottinement avant de traverser la route qui marque le début de la montée vesr La Flégère et Planpraz. Je comprends de suite qu’il faudra marcher à défaut de courir. Je me fixe, dès que je vois un concurrent devant moi, l’objectif de le rejoindre lentement mai sûrement. Et ça marche ! Je rattrape quelques coureurs et quelques uns ont l’outrecuidance de me doubler !

La chaleur est forte et je trempe la casquette au passage d’un torrent. Au torrent suivant je prendrais pratiquement une douche ! Dans la montée de la Trappe un coureur est assis en bordure du sentier :

-    ça va ?

-         Non pas trop j’ai des crampes de partout

-         T’as quelque chose sur toi pour te calmer ?

-         Non !

-         Tiens prends un sporténine tout de suite et un dans dix minutes et bon courage !

-         Merci

J’en profite, pendant que le tube est ouvert pour prendre moi aussi un cachet. Ça peut pas faire de mal.

Le ravito de la Flégère précédé de cette putain de montée. Un groupe de spectateurs m’encourage par des hop ! hop ! hop ! sympathiques.

Encore un verre de Coca et le balcon sud. Là je suis certain d’aller au bout. J’ai retrouvé un moral d’acier et je continue à marcher à bonne allure. L’arrivée est là-haut je la vois !

Dernière côte à la ramasse , 8 heures 37 au chrono pratiquement 8 heures 37 de plaisir ! Bein Ouais j’ai eu quelques moments difficiles mais je les ai déjà oubliés. Mon collègue m’attends depuis plus d’une heure. Il a mis cette année très exactement le temps que j’avais mis moi l’an dernier. Les modifications du parcours lui « coûtent » 55 minutes et une heure vingt pour moi !

L’organisation tient à jour et affiche une liste des abandons ou arrêts au barrière horaires et déception ; le groupe des trois collègues a été arrêté à la barrière horaire de Tré le Champ.

Je suis déçu bien évidemment pour eux. Je me dévouerais pour boire, à leur place, la bière à l’arrivée.

Télécabine, navette, repas d’après course ça retape son homme.

Pour oublier la petite déception des copains qui n’ont pu finir on se vengera méchamment le soir avec la reblochonnade, l’Apremont et le Mont Blanc (Mont Blanc sous forme de glace !!!)

 

3 commentaires

Commentaire de DJ Gombert posté le 02-07-2008 à 22:34:00

Quelle courbe ascendante, après les 9h de Signes, la CCC en 20 H ?

N'oublies pas de nous mettre les photos.

A bientot

Commentaire de frankek posté le 03-07-2008 à 10:29:00

bravo pour ta course! c'était un merveilleux marathon!! non? grandiose!!!

Commentaire de mokujin13 posté le 05-07-2008 à 08:24:00

félicitation a toi,jai eu le meme probleme a la fin de la descente oups,bon courage pour la suite.

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