Récit de la course : Lyon Urban Trail - 23 km 2012, par Campingou

L'auteur : Campingou

La course : Lyon Urban Trail - 23 km

Date : 1/4/2012

Lieu : Lyon 01 (Rhône)

Affichage : 835 vues

Distance : 23km

Objectif : Faire un temps

5 commentaires

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Le dimanche c'est ...trail !

L’urban trail ou mon premier récit….

Tous les ingrédients réunis pour un agréable dimanche. J’en ai pris plein la vue malgré 3 reconnaissances, mais j’en ai surtout pris..Plein les mollets.

Bref, 8H39, me voilà dans le SAS de départ au milieu avec ma crevette, Bruno ses amis. Le chamois et le bouc manquent à l’appel, j’essaie de les joindre en vain…je grimpe sur la barrière, me mets en évidence, mais je ne les vois pas… eux non plus. Bref…départ donné, c’est parti pour un bonne soupe de marche, de bitume et … de soleil, oui le soleil et là et la course s’annonce agréable.

Nous passons l’Arche du départ, 2 min après le départ officiel, 200 m plus loin après un petit sprint, ça grimpe déjà, je suis bien, mais trop vite pour ma crevette, à la sortie du tunnel, je la laisse et m’accroche à Bruno qui court à son train. Tout va bien, le monde ne gène pas trop, on enchaîne les montées, les descentes, à un rythme raisonnable. Trop pour le jeune traileur que je suis. Au 3ème km, Bruno me dit qu’il monte à sa FC, moi, je suis bien, j’avance toujours au même train, et creuse petit à petit l’écart, je joue à quitte ou double car je sais à ce moment là que je vais faire une course en solitaire et que je n’aurai plus de comparse. Je me dis que je n’emmène pas non plus un train d’enfer, et que peut être que Bruno, Chamois et Bouc me reprendront plus tard…

Nous passons rapidement de l’autre côté de la presqu’île, direction la Saône, c’est là que les choses vont prendre un caractère quelque peu…frustrant !

Je passe le 1 er ravito, je suis en moins de 45 min, je jette un œil à mon montre, et j’assure un peu + de 10KM/H, tout va bien, je prend de l’avance et anticipe les prochaines difficultés qui risquent d’amputer mon capital. Je jette un œil en bas, en haut, mais je n’aperçois aucun de mes comparses, pfiou, ca va être long… J’arrive à ma descente préférée, celle que jadis, NAPOLEON emprunta, je descends les marche 4 à 4, voir 5 (oui oui), je suis à tombeau ouvert, si je me gaufre, j’ai la rampe de dents qui saute, mais bon, qu’importe à ce moment là je suis euphorique, mon 45 de pointure me permet d’absorber ces petites marches de 10cm, donc d’absorber les quelques déséquilibres occasionnés. Bon, c’est bien, je fais le kéké, mais ca ne va pas durer.

Je traverse la Saône, jette un œil de temps à autre sur ma montre et enfile mon premier gel pour aborder la longue montée direction fourvière (épisode 1). C’est là que ca commence à déconner, je chope mon premier point après les 10 premières marches, zut, vais me balader ce fichu point un moment. Ainsi soit il, je décide de marcher sur ces marches pourtant pas trop hard, sur la 1ere portion. J’arrive au Fort de Vaise, je lève les bras au ciel, c’est superbe, un porche en pierre, les organisateurs nous on gâté, j’adore…pas mes jambes, mais bon. J’arrive aux abords de la piste de ski, sur l’esplanade, je jette un œil méfiant sur cette piste et me dit que je vais peut être lever un peu le pied, je n’ai pas vu mes comparses me doubler et il reste encore 9km à parcourir et…quelques escaliers.

On passe devant la cathédrale et on croise les premiers coureurs du 12 KM, les randonneurs et tout l’toutim, je les regardes avec  un air envieux, et je continue ma route, les jambes un peu molles, j’ai peut être trop tiré dans la côte, mon point me gène moins, mais il est tjrs présent.Ca y’est je descends les 1ères marches en direction de l’amphithéâtre, je regarde le sol et j’aperçois les inscriptions au sol, je les lis et m’arrête avant la fameuse résurrection… serais un mauvais présage ? On passe par l’amphi, quel spectacle, encore faut-il que l’on ait le temps de regarder, nous empruntons tous le même parcours, et c’est là que démarrent le calvaire des goulots d’étranglement. Je me faufile, sur fond de : « les marcheurs à droite ! » d’un traileur, je m’accroche et je profite du passage qu’il ouvre, pas longtemps, il va trop vite pour moi, il est 10H30 (enfin, un truc comme ça) j’ai trop chaud, je décide de profiter de l’occasion du ravito pour enlever une couche. Coup de coca et verre d’eau sur la tête, je repars sur le parcours initialement reconnu avec Bruno, je croise des coureurs, au bout de 100 m je fais demi tour, le parcours était à l’opposé, je me dirige alors direction un porte de 1m de large, transformée en entonnoir, je vais patienter quelques minutes avant de pouvoir descendre les premières marches, furax d’avoir perdu du temps, j’entame à nouveau une descente infernale, je suis bien, je suis en manche courte, la fraîcheur me fait un bien fou, je remonte ma moyenne, Je jette un œil à ma montre, 9.2 km/H, puis 9.5 jusqu'à 9.7 c’est cool, mais je vais vite déchanter, j’arrive aux abords de la montée de Chazeaux avec des jambes de feu, un couple de coureur à mes côtés semblent soulagés d’en avoir terminé avec les escaliers…je les mets vite au parfum, la suite, il la connaîtront comme moi : AREA, ASF, VINCI Autoroute, bref, personne n’avais prévenu ! nous abordons pourtant une portion noire ! tout le monde c’est donné rencart à Chazeaux ou quoi ? on y croise de tout, y’a même momo qui rentre au bled avec son toit plein à craquer. Je prends mon mal en patience et je me remémore cette reco, faite avec Didier et le rythme auquel nous avions avalé cette côte. Bref, là je suis en mode warning et je guette impatiemment mon chrono avec une envie folle d’être hélitreuillé en haut de ce bordel pour pouvoir remettre en route mes guiboles. De longues minutes plus tard, me voilà devant l’entrée de l’ECAM au pied du parc de la visitation, et là, je décide d’envoyer le pâté, il en sera ainsi jusqu’au pied de la SARRA, au passage j’ai encore fait une trace au fond de mon calbard dans la descente des escaliers, gueulant fort sympathiquement à qui le voulait bien, de s’écarter.

J’enfile mon second gel, y’a un truc qui coince, ca va pas, j’ai peut être encore trop forcé ou c’est le gel qui passe pas, une fois de plus. Bref, me revoilà à luter avec un point, paradoxalement, la douleur des jambes dans la montée de la piste de ski, me fait oublier, un instant ce point, j’arrive en haut, j’aurai bien volontiers pris le tire-fesse. Ca me rappelle au bon souvenir de Parménie, et je me dis qu’au moins, cette fois ci, y’a pas de grêle.

Je passe le point chrono, ca commence à sentir la fin, je descend, encore des marches, moins vite que les autres, celles là elles sont trop raides, mon dos n’apprécie guère, mon point de côté tourne aux crampes d’estomac, là je me dis que ce n’est peut être pas un hasard, je n’ai pas d’eau pour rincer tout ça alors je me traîne péniblement jusqu’à la passerelle, là c’est fun, on tangue d’un côté à l’autre, je me dis qu’au pire, je vais poser un gerbi, et cela me nettoiera l’estomac de cette merde de gel, mais la traversée sera trop courte. Je trottine jusqu’à la montée de la Muette, c’est reparti, nous revoilà dans les bouchons, ca va durer jusqu'à  la moitié, j’avale les  dernières marches 2 à 2, ce qui aggrave mon état, bref le ravito ne doit pas être bien loin, je vais pouvoir laver tout ça. Il arrive enfin, je vide 2 verres d’eau et je repars, ca fait un bien fou, mon point me lâche enfin. Je repars mes les jambes ont quelques kms au compteur. Au km 21, je sens mes lombaires qui se raidissent, ca devient dur, mais la perspective d’accrocher les 2H30 est tjrs possible. KM 22, je jette un œil sur ma montre, 2H24, là je me dis que 6 minutes pour toucher le but c’est largement faisable. Je remets le bleu de chauffe, et je mets tout ce que j’ai, tant pis, je traboulerai un autre jour, j’arrive aux portes de l’hôtel de ville, ca y’est, 2H29, ca va l’faire, je descends les dernières marches, je saute encore les 4 dernières et je passe la ligne.

C’est enfin, terminé, quel parcours ! petit boût de sauc’, jambon cru, merci le LUT ! 

Ah oui, j’oubliais, Chamois et Bruno sont arrivés bien avant moi, et je ne les ai même pas vu passé, certainement quand j’ai posé ma table de camping et ma butagaz au 2eme ravito, ou encore dans le trafic surchargé de Chazeaux, nul doute que ces bougres faisais partie des alpinistes qui grimpaient sur la gauche…rahh pourquoi j’ai pas mis le cligno aussi ??? bravo à eux. Le Bouc quant à lui est arrivé…en retard me dit-on dans l’oreillette...Suivi à 4mn près de Pam qui fini 24 ème SEF, bravo !

5 commentaires

Commentaire de Jean-Phi posté le 01-04-2012 à 22:07:52

Félicitations, belle course ! Bien assuré !

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 01-04-2012 à 22:13:49

Facile, le chamois et toi êtes passés en 53'16 respectivement en 319ème et 320ème position au pont Koenig !
Put*** mon pauvre t'as pas pu prendre bien du plaisir... Enfin c'est fait !!
Le Bouk était à l'oeuvre, à sa place dans la hiérarchie... La saison 2012 sera longue !

Commentaire de Corne de chamois posté le 01-04-2012 à 22:52:15

C'est un beau 1er récit campingou
Tente maréchal au 2nd ravito ???

Commentaire de yves_cool_runner posté le 02-04-2012 à 20:13:22

Encore une victime des bouchons lyonnais... Bon, c'était bien sympa quand même. On reviendra et on partira à fond la caisse pour éviter le gros troupeau. Ça c'est de la stratégie ! Bravo pour les 2h30.

Commentaire de Campingou posté le 03-04-2012 à 22:05:15

Merci. Promis l'an prochain, je roule de nuit, j'éviterai ainsi le trafic ! Bravo à tous les 38 km qui me lisent, ça a pas du être de tout repos ...

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