Récit de la course : Gruissan Phoebus Trail - 50 km 2015, par NajibL

L'auteur : NajibL

La course : Gruissan Phoebus Trail - 50 km

Date : 15/2/2015

Lieu : Gruissan (Aude)

Affichage : 697 vues

Distance : 50km

Matos : Salomon SLab Sense
Sac Salomon 12L

Objectif : Battre un record

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Mon récit de Gruissan 50km 2015

J’ai couru dimanche dernier le Gruissan Phoebus trail (50km pour 1500m de dénivelé positif).
J’avais déjà couru sur ce parcours en 2013 et j’avais une revanche à prendre à cause d’une blessure et d’un gros manque d’entraînement qui m’avait conduit à une véritable contre-performance.

Ainsi, je me suis inscrit en décembre et je me suis offert les services d’un coach en ligne (Alain Roche).

J’ai senti durant les 2 derniers mois une nette progression sur mes chronos, que ce soit à l’entraînement ou d’un point de vue « bien-être». J’étais donc parti pour faire un super temps.
Je fais mon sac le vendredi soir et qu’est ce que je remarque ? J’ai oublié ma paire de basket (Brooks Cascadia 9) au bureau où je les ai laissées sécher suite à une sortie du midi boueuse : je suis officiellement dans une petite merde et un tas d’idées à la con me viennent à l’esprit (blessure, courir avec des routes, racheter une paire, etc.). En regardant de plus près chez moi, j’ai une paire de Salomon S-Lab Sense 3. Ouf : je vais pouvoir prendre le départ mais je mise pas grand chose sur ces baskets très exigentes.

Nous sommes arrivés à Narbonne (juste à coté de Gruissan) le samedi.
J’étais accompagné de 2 amis qui étaient également insrits sur le 50km. Alexia a également franchi le pas en s’inscrivant sur sa première course (Trail féminin de 7km).

Nous sommes donc tous réunis la veille autour de pizzas et de bonnes tranches de rigolade. Néanmoins, des circonstances ont fait que, je me suis retrouvé à être le seul à courir le 50km.

Le dimanche matin
Je me lève sans trop avoir de jus. Pourtant, je m’étais bien entraîné et je n’avais pas négligé la semaine d’affutage (c’est ça d’avoir un coach... ;) ).
J’arrive sur le départ et le temps est sec contrairement à ce qui était annoncé.

La course
Tout le monde va dans le sas de départ. Il est très plaisant de faire des courses sans trop de monde. Mes 2 dernières courses était San-Sebastian/Behobia (35000 coureurs !!!) et Les Templiers (3000 partants).
Le coup de pistolet retentit. Ca part assez vite mais je me calme, on aura tout le temps de se tirer la bourre et ce n’est pas avec un temps de milieu de classement que je vais prendre le risque de me griller. La première difficulté arrive vite et j’essaie de rester sur mon seuil 1 pour ne pas trop me mettre dans le rouge. De toute façon, je ne me sens pas frais.

Les singles et les relances se succèdent : j’avance plutôt bien mais je sens que je n’y suis pas. La pluie vient également ajouter un peu de piment à cette course qui est assez technique à cause des cailloux. Mes baskets de remplacement, par leur chausson très proche du pied, sont un vrai régal. Je reconsidère complètement cette fausse poisse !

Je suis dans le rouge et je n’ose pas appeler mes amis et Alexia par peur de trop me plaindre. On est au 20km et je n’ai toujours pas la pêche.
J’ai un petit sursaut à partir du 25è jusqu’au premier ravito au 30è (qui était au top avec de la SOUPE ! MIAM !) où j’arrive en environ 3h10. Jusqu’au 35è, il y a encore quelques belles difficultés mais je me sens bien avant d’avoir un nouveau coup de mou qui me suivra jusqu’au dernier ravito (42è et 5h00 de course). Les kilomètres qui précèdent ce ravito sont assez exigeants : bien que les montées ne soit pas très longues (50 à 80m de D+), elles se révèlent très techniques voire assez dangereuse avec la fatigue et la pluie. La vigilance est de mise si on ne veut pas y perdre une cheville. Malheureusement, j’ai ramassé quelques collègues trailer sur la route...

Au ravito, je croise un coureur super sympa avec qui on échange sur le fromage, le salé et la course en général. On sympathise et on décide de finir ensemble. On s’encourage et on s’accompagne avec pour objectif de finir en moins de 6h. Je ferai les 3 derniers km seul parce que j’avais un peu plus de jus sur la fin pour finir la course en 5h58 en passant l’arche soulagé. J’attends à l’arrivée quelques coureurs avec qui on a fait un bout de route et je pars vite sur l’encas d’arrivée avec Alexia qui était là pour m’attendre depuis trèèèèèès longtemps.

J’étais vraiment déçu de mon résultat mais avec le recul, je me dis qu’il y a des jours avec et des jours sans. Celui là était un jour sans et je suis quand même allé au bout. C’est aussi un atout pour le mental, surtout que j’aurai de grosses courses cette saison.
De plus, la pluie ne m’a permis de profiter pleinement des paysage mais des conditions météo inappropriées permettent également d’engrenger de l’expérience supplémentaire.
Je finis donc 183 sur 340 classé.
Cette course est vraiment à faire, pour l’ambiance et bien entendu les bénévoles que l’on ne remerciera jamais assez.

Najib

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