Récit de la course : Trail des Citadelles - 70 km 2017, par Pat85

L'auteur : Pat85

La course : Trail des Citadelles - 70 km

Date : 16/4/2017

Lieu : Lavelanet (Ariège)

Affichage : 337 vues

Distance : 70km

Matos : Brooks Cascadia 12

Objectif : Terminer

4 commentaires

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Fin décembre 2016, on m'explique que Les Citadelles c'est à faire.

Plutôt enthousiaste, je n'ai jamais couru en trail de plus de 30km et avec 1000m de D+ seulement. J'ai voulu m'inscrire sur le 40km, mais plus de place ! C'est donc avec un peu d'anxiété que j'ai préparé ce trail...

Préparation :

En Vendée (le 4 20 5), il y a des côtes, mais pas de montagne. Pour ma préparation, je privilégie un entrainement avec du dénivelé : au mieux, 300m de D+ sur 10km. J'ai fait une sortie de 45km fin décembre, histoire de voir la Sèvre depuis Les Herbiers en passant par le Puy du Fou, puis ensuite 3 à 4 sorties par semaine avec 40km de moyenne hebdomadaire. Dont 4 courses "nature" dans le bocage vendéen : de 20 à 32km, pour me sentir mieux préparé.

Ma dernière course (Le Champ du Loup, Chantonnay,  le 8 avril 2017: 21 km nocturne) a été "calme", pour ne pas trop me fatiguer 8 jours avant l'objectif. Mais, mes chaussures me font mal au bout des orteils dans les descentes : trops petites (ou mes orteils sont trop longs ?). Après avoir adoré mes cascadia 10 (elles déchirent !), détesté mes cascadia 11 (elles me blessent où les autres déchiraient !), me voilà avec une paire neuve 5 jours avant le départ : juste 10km pour les tester : ok !

 Equipage :

Trois vendéens du bocage vendéen inscrits sur le 70km,

- Raph : petite balade pour lui dans le cadre de sa préparation GRP 220... c'est comme un frère et un coach pour moi !

- Anthony : belle balade pour préparer une certaine diagonale de folie. Le roi du BBQ

- et moi débutant... avec l'objectif de terminer

Retrait des dossards :

L'accueil est très bien organisé : efficace et sympa. Mais le temps n'est pas terrible, ce samedi. Dame météo est quand même sympa pour ne pas prévoir de quoi transformer les chemins en marécage : le terrain sera exceptionnellement sec. Ouf !

Derniers préparatifs :

Nous logeons dans le très agréable camping "La Serre" à 10 minutes du départ. Repas de riz et pâtes, puis préparation du sac : des dattes, des gels, des barres céréales/amande... et surtout le plein d'eau. Couché à 22h30, levé 6h plus tard.

Départ :

Bah oui, c'est parti quoi ! Je laisse mes 2 amis ultratrailers partir à leur rythme. Mon objectif étant d'aller lentement jusqu'à mi-parcours et d'aviser ensuite.

C'est quand même un moment d'émotion : depuis presque 4 mois, je m'entraine avec l'objectif de ces 70km. Mais c'est l'inconnu, je n'ai jamais couru plus de 5h ni dépassé les 1000m de D+. Je suis en confiance même si la veille, je n'étais pas du tout en forme. 

Lavelanet à Belesta 

Après un départ très calme, j'ai un peu de mal à aller très doucement. Quelques passages techniques, mais pas de mur à gravir, ça fait du bien d'arriver au ravito 1 : à 8h15 après 16 km. C'est du sucré et des boissons que je consomme. Le ciel est gris, mais on sent que cela va s'améliorer petit à petit. Le terrain était parfois un peu glissant, mais pas de chute !

Belesta à Fougax 

48h pus tard, j'ai déjà du mal à bien me rappeler de cette partie : il y a une longue montée plutôt agréable jusqu'à la croix de ? Puis une descente longue et... Ah oui, je ne sais pas descendre ! C'est frustrant, quand ça monte, je parviens sans me mettre dans le rouge à dépasser d'autres coureurs, mais dès que cela descend, je suis lent. Trop prudent ou pas habitué à ce type de terrain. Je penche pour cette seconde option, car après quelques kilomètres j'arrive à être dans un rytme correcte... Sur cette partie du tracé, il y avait quelques parties comme du "hors piste" : nouveaux sentiers.

Me voilà donc arrivé au 31ème km : fatigué, j'ai un peu forcé dans la descente au lieu d'être à l'économie que je me devais de le faire. Il est 10h45. Le point positif, c'est la barrière horaire (12h15) qui est loin... mais l'arrivée aussi !!!

Fougax - Montségur - Montferrier

Par SMS, mes enfants m'indiquent leur position... pour me retrouver au prochain ravito. C'est une motivation pour atténuer la fatigue et aller de l'avant. Quand je devine Montségur, j'ai du mal à croire que c'est la haut, tout la haut que l'on va : et bien si !!! J'ai désormais du mal à monter, c'est à mon tout de subir un ralentissement... ou c'est les autres qui accélèrent. Mais mon rythme reste correcte : j'avance doucement, mais surement. 

Au pied du château, j'ai la joie d'avoir les encouragements des enfants et quelques photos avec mon joli "buff". Arrivée au château, enfin !!! le ciel est dégagé, c'est le moment de quelques photos. Il est 12h30.

Désormais, la fatigue est là et je commence à avoir des sensations désagréables. Même courir doucement en descente me demande un effort. Heureusement, la descente est facile et agréable jusqu'à Montferrier : il est 13h20 quand j'arrive au ravito. Je prends le temps de me reposer, me nourrir : je me force un peu mais j'hésite à manger... et quoi manger ? Mes enfants, eux me réclament du saucisson... je leur apporte juste de quoi goûter ;-)

Montferrier - Roquefixade - Roquefort

Il fait presque chaud, même sur le plat, je courre à peine, je marche. J'ai un problème : j'ai mal au ventre. J'enlève la sangle "tour de taille" du sac à dos. Bof... Et aussi, les jambes sont lourdes, les pieds se plaignent. Mais c'est normal ! Je m'efforce d'avancer et de garder un rythme qui ne soit pas celui d'un marcheur : courir, marcher, courir, marcher, ..., ... 

Et j'aperçois Roquefixade, la haut, tout la haut. J'hallucine, cela fait si loin. Mais je préfère la montée à la descente : moins mal au bide. Je tente d'avaler du sucré, mais c'est l'overdose : au bord du chemin, on m'offre une pâte de fruit, je la recrache un peu plus loin car je ne supporte plus le sucre. Heureusement, je bois. La fin de la montée est difficile, mais j'avance ! D'autres souffrent aussi : au bord du chemin, près de Roquefixade, j'encourage un trailer "assis" à repartir. C'est le moment de profiter du paysage et de faire une photo, panorama magnifique. Même si je ne courre pas beaucoup, je profite du lieu !

La descente vers Roquefort se fait avec plus de marche que de course à pied... j'arrive au ravito fatigué et inquiet. Il est 16h30 : 3 heures pour 15km. Je décide de me reposer et de me nourrir "autrement" : une soupe, du salé, ...

Roquefort - Raissac - Lavelanet

C'est beau, c'est plat, je marche d'un bon pas et me repose pendant quelques km. Un gars de St Nazaire me dépasse : il courre, lui. Puis 2 autres "marcheurs" se rapprochent et j'entends au loin "on est là pour courir jusqu'au bout". Comme un déclic, l'information est passée : je m'aperçois, que je n'ai plus mal, je suis reposé (presque...) : et je repars en courant. Quelques minutes plus tard, c'est sur, c'est un second souffle ! J'ai retrouvé le rythme normal que j 'avais 4 ou 5 heures plus tôt. Et là, malgré la fatigue, c'est un super moment : une petite résurrection (c'est Pâques !). J'arrive à Raissac à 17h50. Mes amis vendéens sont arrivés eux depuis plus d'une heure... Je prends le temps de boire et discuter un peu : comme partout sur le parcours, les bénévoles sont super sympa. C'est un vrai plus que de recevoir leurs encouragements. On me rassure en m'indiquant une montée facile...

C'est parti alors ! Mais la montée est très difficile : il me faut faire de multiples pauses pour retrouver un peu de souffle. Heureusement, ce n'est pas très long. En haut je marche un peu, puis je retrouve force et plaisir pour courir jusqu'à l'arrivée. Il est presque 19h.

Une belle satisfaction que d'avoir réussi ce défi, du plaisir partagé avec amis et famille.

Il faut désormais se reposer... jusqu'au prochain trail !!!!

 

4 commentaires

Commentaire de bubulle posté le 19-04-2017 à 07:11:15

Eh bien voilà, ce n'était donc pas si compliqué.... Après tout, ces montagnards (même ceux des montagnes à vache comme l'Ariège), ils nous en font tout un plat de leurs montagnes, mais ça fait une bonne excuse pour pas courir vite, en fait.

Il n'y a plus qu'à recommencer sur des vraies montagnes, quoi...;-) (eh, les *09, je blague...on sait jamais)

Bravo pour cette belle gestion d'une première pour toi....qui n'est certainement pas une dernière car le seul problème de l'ultra, c'est qu'on y prend goût (même si on se demande toujours un peu par moments ce qu'on fout là).

Commentaire de Yvan11 posté le 19-04-2017 à 08:22:26

Bravo pour ta course. Le coup de mou avant Montségur, c'est un classique.
Un conseil si tu dois refaire une course de ce type: n'attends pas autant avant de passer au salé sur les ravitos.
Sinon, après Bélesta, c'est la Croix de Millet ( c'était moi le bénévole au pied de la croix!).

Commentaire de Pat85 posté le 19-04-2017 à 14:37:03

Koukou ! J'ai ajouté quelques photos !

Commentaire de KiL Lian posté le 19-04-2017 à 14:55:37

Super récit !! beau 1er "long" !!
encore un trail à rajouter à la to do list :-)

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