Récit de la course : Trail des Citadelles - 73 km 2011, par laulau

L'auteur : laulau

La course : Trail des Citadelles - 73 km

Date : 24/4/2011

Lieu : Lavelanet (Ariège)

Affichage : 1002 vues

Distance : 73km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Les Citadelles avec du soleil et un peu de boue...bizarre non ?

6h du matin ce 24 avril, ça y est, je suis sur la ligne de départ du 73km des Citadelles, enfin !

L’an dernier, une vilaine entorse m’en avait empêché et m’avait pourri le reste de l’année, d’ailleurs.

Cette année, pas de pépins, de bons trails en préparation, juste l’organisation du trail du Barétous du 1er mai qui me prend beaucoup de temps et d’énergie. Ce n’est pas idéal mais au moins, ça m’empêche de gamberger sur les Citadelles !

La veille, repas kikou bien sympa avec en fond sonore (et ce n’était pas que le fond !!) une banda locale.

 Quelques mots avec Patrick Bruni et Bruno Bareilles que je laisse se placer en première ligne. Musique de départ, oeuvre d’Yvan11. Je connais bien le départ maintenant et c’est parti. Je me dis que, au moins pendant plusieurs heures, je ne vais pas penser à ci et à ça pour le trail du barétous ! On court à la frontale finalement peu de temps. Quand on arrive sur les crêtes de Madoual, le soleil se lève et le château de Montségur apparaît, magnifique, dans la lumière du petit jour. Je m’arrête pour le prendre en photo avec mon portable. On continue plein ouest vers Bélesta en alternant superbes sentiers et portions de route ou pistes. La descente finale, avant la route, vers Bélesta est bien boueuse et glissante mais sinon, le terrain était plutôt bon. J’atteins le ravito 29ème en 1h40 (dixit GéoFp)

 

 

La suite s’avère plus difficile avec des montées bien raides sur sentiers et pistes forestières dans la forêt de Bélesta. On traverse de superbes forêts de sapins et des hameaux qui semblent au bout du monde. A un endroit, un engin de débardage de bois est passé il y a peu et a laissé de profondes ornières. Heureusement que ce n’est pas trop humide car ç’aurait été un drôle de chantier. Depuis les crêtes de Madoual, nous sommes quelques-uns à courir à peu près au même rythme, courant ensemble, se doublant ou se faisant doubler au gré des montées ou des descentes. Puis, nous atteignons la fontaine de Fontestorbes. Je ne me souviens que de la traversée sur la passerelle, je n’ai rien vu du reste du site, c’est con quand même !

 

 

Ce sont les photos qui m’ont montré que j’étais passé à côté d’un superbe site. Pour arriver au ravito de Fougax, c’est plat, très long et à vrai dire un peu ennuyeux. Mais on court à 2 et on prend le temps de discuter. Le ravito de Fougax est très calme et je prends le temps d’enlever le vêtement manches longues que j’ai sous le tee-shirt, de remplir la poche à eau et de me restaurer à base de chips, saucisson. Je suis pointé en 24ème position en 3h21mn. Sur le moment, je n’ai aucune idée de mon classement, je me pensais même un peu plus loin. Encore de la route puis très vite ça remonte fort sur un large sentier un peu glissant. Je commence à avoir mal aux cannes et comme je monte les mains sur les cuisses, j’ai peur de déchirer mon dossard. Tout d’un coup me vient l’idée de prendre 2 bouts de bois pour m’aider comme des bâtons. Je prends presque les premiers qui me tombent sous les yeux. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas profilés mais je ne les laisserai que sur la crête de Raissac, peu de temps avant l’arrivée.

Assez loin, en haut sur la gauche, le château de Montségur nous domine.

La montée est faite d’alternances entre sentiers et petites pistes  pentues et d’autres moins pentues.

Je reconnais l’endroit où l’on rejoint le sentier du 40km menant au Col du Tremblement. Pour avoir fait 2 fois le 40km, je suis maintenant en terrain connu.

Des coureurs du 20km, qui passent, me doublent à bon rythme. Il y a aussi des randonneurs.

Peu avant le col du tremblement, j’entends pas mal de bruit au dessus dans la forêt. C’est tout simplement un groupe de cavaliers qui s’est engagé sur ce sentier en descendant. Mon courage légendaire face aux chevaux fait que je me pousse bien sur le côté et j’attends sagement qu’ils passent. Des coureurs, eux, continuent bille en tête, sans s’en soucier. Ils prennent quand même des risques vu la largeur du chemin.

 

 

 

 

 

 

En arrivant au col du tremblement, c’est la foule des grands jours. Je me dis que l’aller-retour au château ne va pas être simple…C’est le moins que l’on puisse dire ! Des coureurs du 20km qui descendent vite voir très vite, d’autres qui montent, des coureurs du 73km beaucoup moins nombreux, de nombreux visiteurs, notamment de nombreux groupes d’Espagnols. Tout ça fait un mélange assez explosif mais finalement ça a l’air de bien se passer. Des touristes encouragent, d’autres râlent un peu mais cela donne une bien belle ambiance. Autour du col du tremblement, il y a vraiment beaucoup de monde et c’est bien agréable, cela donne un bon coup de boost ! Le seul souci, c’est que dans la descente du Château, les premières crampes aux mollets sont apparues…Il ne reste qu’un peu plus de 30km ! Il va falloir gérer ça !

 

 

 

Ensuite, c’est la descente vers Montferrier, finalement assez rapide. Je m’arrête un moment au ravito (48èmekm). Je fais à nouveau une cure de tranches de saucissons. La première tranche mise dans la bouche est un peu trop grosse. Je suis obligé de tout recracher. La gentille bénévole me regarde faire mi-surprise, mi-amusée. Je me retrouve un peu penaud. Puis je teste dans la bouche en même temps, saucisson, morceau de gruyère et coca…Je ne le referai pas ! Je remplis la poche à eau avant de repartir et hop direction Roquefort les cascades, cascades qui me paraissent très éloignées. Je connais bien l’itinéraire. La traversée de la forêt est agréable. Le printemps est bien là et toute la gamme de vert est présente. La descente vers Silence est bien boueuse et glissante. Depuis Montferrier, je suis seul. Mais dans la montée sur la route vers Roquefixade, un gars me rattrape et on fera route(c’est le cas de le dire) à deux jusqu’au hameau. Je craignais ce bout de route un peu fastidieux mais de la faire en discutant me l’a rendu moins long que prévu. Passage au village de Roquefixade où il y a un peu de monde. Je double Le Bagnard qui me propose ses bâtons en voyant mes 2 minables bouts de bois. Finalement, je m’y suis attaché et je les garderai encore un bon moment.. La montée jusqu’au Château se passe bien et à un bon rythme, me semble-t-il. Je sens comme des ondes électriques qui me parcourent les mollets, signe que les crampes ne sont pas loin, mais rien de vraiment préoccupant. J’entame la descente par un tout petit sentier dans les buis, seul endroit un peu technique du parcours avec la crête de Raissac. Puis c’est la classique bien glissante qui nous amène peu à peu jusqu’aux cascades…qui sont sèches. Voilà le dernier ravito, plus qu’une dizaine de kilomètres…ouf ! Je commence à en avoir un peu marre. J’ai du mal avec ces distances, de la lassitude physique bien normale mais aussi morale. Je perds un peu la motivation, sûrement aussi le fait de courir souvent tout seul, et je m’ennuie un peu. Je repars du ravito au moment où plusieurs gars y arrivent. Je suis 25ème en 7h07, je me maintiens !

 

 

Il va pas falloir traîner si je veux garder ma place. La partie que je craignais le plus est là devant moi, ce long plat puis ces successions de petites bosses jusqu’au hameau de Péreille.

Je trouve long mais le fait d’avoir plusieurs gars pas loin derrière me pousse un peu. Je double pas mal de coureurs du 40km qui sont vraiment dans le dur. Je passe le haut du sentier au dessus du village puis j’entame la descente derrière. Dans le grand pré avant Raissac, un gars me double à bonne allure (par rapport à la mienne !). Il a de grands bâtons style skating et ça a l’air de bien le propulser. Bon, il a surtout encore de bonnes jambes. Il fait chaud et en passant à Raissac, je me bois une demi-bouteille d’eau. Je suis 26ème en 8h09. Puis tout de suite c’est la dernière montée. Je suis occis et je n’avance plus. Je m’arrête souvent en appui sur les « bâtons ». Un du 73km me double puis vite après, 2 autres qui montent en discutant sans signe de fatigue. Peu avant l’arrivant sur la crête, encore un autre ! Je n’avance plus. Je n’ai pas spécialement de crampes, juste un gros coup de mou ! J’ai quand même bien les boules de me faire dépasser comme ça mais vraiment, je ne peux pas faire grand chose. Sur la crête, j’arrive à courir doucement mais je fais attention au terrain très piégeux et je me fais encore doubler. Enfin, la croix puis la descente raide, une petite crampe au milieu de la pente et enfin, l’arrivée tant attendue !!

 

 

 8h58mn, 33ème je m’en contente bien ! Dans ma tête, l’objectif secret, c’était plutôt vers les 20ème et 8h30. Mais finalement, je ne pense pas que j’en avais les capacités.

Content de revoir les amis à l’arrivée, d’échanger sur les temps réalisés, les impressions. Pauvre Benoît, une nouvelle entorse de la cheville l’a contraint à l’abandon sur le 40km…Je vais être chauffeur pour le retour !

Je revois Christophe Le Merrer que j’ai rencontré au trail de La Valouze  puis au trail du Marensin. Il a bien fini et n’a pas l’air trop usé.

A table, on n’est pas loin du vainqueur Iker Karrera qui semble frais comme un gardon malgré sa victoire en un temps canon !

Avant de repartir vers le Béarn, on discute un peu avec Land et Le Bagnard. J’ai déjà en tête l’organisation du trail du Barétous.

Ce trail est toujours un modèle d'organisation avec toujours des bénévoles bien sympas. Ce n'est pas tapageur et on s'y sent vraiment bien. Sinon, je suis un poil déçu du parcours avec finalement un kilométrage relativement important de route ou piste carrossable. J'ai préféré le 40km. Si j'y reviens (et j'y reviendrai sûrement), ça sera sur le 40km.

6 commentaires

Commentaire de mic31 posté le 06-05-2011 à 22:26:00

C'est prémonitoire, j'étais dimanche sur les sentiers "2012" et normalement beaucoup de routes et pistes autour de Bélesta Fougax devraient disparaitre. En 2011, c'était un copié collé, plus simple à organiser.
Bravo pour ta course et ta place. Faut que je récupère tes batons pour les ranger à leur place de départ.

Commentaire de Berty09 posté le 06-05-2011 à 22:49:00

Malgré ce p'tit coup de moins bien sur la fin, t'as quand même bien tenu la distance! Encore bravo et bonne chance pour les prochaines courses.

Commentaire de Francis31 posté le 09-05-2011 à 13:17:00

Bien joué Laurent, belle course bien maitrisée avec au final un classement et un temps qui me font rêver!

Commentaire de picos de europa posté le 12-05-2011 à 20:10:00

Belle place très enviable en effet malgré le coup de mou. Pour moi, des regrets persistent d'avoir manqué cette édition exceptionnellement peu boueuse!
J'espère que tu ne t'ennuieras pas sur le Grand Raid qui est un petit peu plus long.
Bonne suite de saison.

Commentaire de Land Kikour posté le 04-06-2011 à 11:08:00

Bravo Laurent et merci pour ton CR, très heureux d'avoir fait ta connaissance sur ce superbe trail des Citadelles.
Bonne continuation,
Olivier

Commentaire de Ben64 posté le 08-06-2011 à 19:45:00

Ah tiens j'étais passé à côté de ton récit, c'est moche!! Tu t'es quand même bien débrouillé sur une distance de (non) prédilection. Comme quoi les bâtons étaient judicieux... mais tu en as trouvé des écolos biodégradables ;-)

Je te promets que l'année prochaine c'est moi qui conduis!!

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