Récit de la course : Raid Le Puy - Firminy 2013, par bubulle

L'auteur : bubulle

La course : Raid Le Puy - Firminy

Date : 17/11/2013

Lieu : Le Puy En Velay (Haute-Loire)

Affichage : 1501 vues

Distance : 67km

Objectif : Battre un record

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Et de trois !

Troisième Le Puy-Firminy de suite ce week-end : quand on y prend goût, on ne résiste pas. Cette fois-ci, la course faisait partie de mon "challenge d'automne" : enchaîner, à trois semaines d'écart, le marathon de Toulouse, Le Puy-Firminy et Saintélyon.

L'objectif affiché était initialement de 8 heures. Cela avant que j'apprenne le raccourcissement du parcours du fait d'un départ placé en sortie du Puy, au stade Lafayette et non au stade Massot. J'avais alors ramené l'objectif à 7h45, du fait des 3,5km perdus en route.

Cela devient maintenant une habitude bien rodée : dépose familiale (merci à ma chérie et à ma maman) à 21h au CLCS de Firminy, histoire de profiter de l'ambiance d'avant-course et faire la bise à cousin Gérard., inoxydable et extraordinaire président, impliqué dans l'organisation de LPF depuis....1970!

Pendant l'attente, je papote avec un sympathique belge de Liège, venu avec sa caravane faire LPF en marchant "pour changer des 50 et 100km de chez lui"..:-). Je retrouve aussi quelques kikous, mais il faut encore que je progresse sur l'association trombine-pseudo-prénom. Nous nous mettons en quasi duo avec Loul, enchanté de pouvoir enfin participer à son premier LPF, lui qui est comme moi un stéphanois exilé en terre parigote.

Le trajet en bus permet de commencer à se mettre dans l'ambiance : il a neigé la veille au matin et l'inconnue, c'est l'état du terrain, même si Lolo279, qui habite en Haute-Loire, à 4km de Malrevers, nous rassure : il n'y aura probablement pas ou peu de neige. Par contre, au dessus d'Yssingeaux, le paysage est quand même tout blanc, notamment vers le col du Pertuis. Et même doublement blanc car le brouillard s'est invité de la partie (on en reparlera : il nous gâchera un peu cette nuit de pleine lune). Côté température, il fait frais (autour de 0°C), mais c'est supportable et, comme il n'y a pas de vent annoncé, je n'ai même pas pris le coupe-vent (la chasuble réfléchissante en fera office).

Au stade Lafayette, nous sommes tous un peu entassés dans une salle assez petite, mais ça le fait, à la bonne franquette. L'attente d'une heure permet de se mettre tranquillement dans l'ambiance. Difficile, par contre, de faire un vrai rassemblement de kikous : nous sommes tous dispersés à droite et à gauche, ne nous connaissons pas toujours très bien, donc on fait comme on peut. Je suis quand même super content de pouvoir faire enfin la bise à Elcap, dont j'admire les Grand Tours d'été et que j'ai supporté et virtuellement accompagné au Mont-Blanc avec Nini (avec qui j'échange plein de SMS!).

Au départ, donc, je suis avec Loul. Nous n'avons pas spécialement prévu de faire la course ensemble, mais au moins de profiter du début de course. On verra que ça ne marche finalement pas si mal que ça.

L'objectif est ambitieux et le carnet de route me fait passer à Malrevers (km 11) en 1h05 : autant dire qu'il n'est guère question de lambiner et que je vais devoir partir un peu vite, ce qui n'est guère mon habitude.

En fait, placé au 1er tiers du peloton, je décide dès les premiers mètres de remonter au maximum vers la tête de course : pas simple car il y a un peu de tout (même des marcheurs) sur cette tête de course. Donc il faut zigzaguer et faire pas mal d'accélérations. Je me retrouve souvent sur des pointes à près de 12 à l'heure. Moi, ce sont les marathons que je cours comme ça, pas les courses de nuit de 70 bornes !

L'avantage est qu'au passage du pont sur la Loire, je suis plutôt bien placé (aucune idée de la place...a posteriori j'estime être vers les 50-60....je suis en fait en même temps que la première féminine d'alors).

Défaut : sur la première côte, sur le chemin le long de la N88, tout le monde court. C'est un peu de l'intox générale, personne n'"osant" passer à la marche. Et donc, fidèle à mon habitude, je fais le mouton noir et je passe en marche rapide.... Cela me fait certes perdre des places, mais je pense que je me préserve largement et que tout ça se paiera à la fin. Mais faut le mental pour se laisser dépasser comme ça sans réagir...:-).

Le plus marrant est que Loul, qui a fait exactement pareil, me rejoint finalement au pied de la côte de la route de Malrevers, vers le km 7. Il n'avait pas suivi dans ma cavalcade du départ et j'avais peur de l'avoir largué définitivement. C'est donc à deux que nous entamons cette longue côte bitumée et que nous alternons marche et course d'un commun accord. Tout seul, je ne suis pas sûr que je n'aurais pas "craqué" pour courir et, du coup, trop puiser dans les réserves. Merci, Arnaud, de m'avoir modéré à cet instant.

C'est donc ensemble que nous abordons ces 2,5km de montée à 6-7% en regardant ponctuellement passer ceux qui s'obstinent à la courir. Chacun sa méthode..:-).

Au passage du sommet, nous nous retrouvons à suivre à 15 mètres un petit groupe de 7-8 coureurs qui nous avaient passés en montée, pour la descente très roulante vers Malrevers. Cela dure un bon moment à une bonne allure, probablement entre 11 et 12. Et, arrivés à 1 km de Malrevers, je décide de coller une mine, histoire d'être le premier au ravito/contrôle (et de me tester un peu). Grosse accélération, je passe le groupe et j'insiste pour partir devant....et j'arrive le premier au ravito pour faire tamponner le carton et repartir presque aussitôt (j'ai encore largement assez d'eau pour tenir jusqu'à Rosières qui n'est qu'à 6 kilomètres). Au final : passage en 1h06 pour 1h05 prévues..:-)

Avantage annexe : cela permet de marcher la montée qui suit sans trop perdre de terrain. Je commence d'ailleurs à cette occasion un yoyo qui durera jusqu'à Beaux avec deux coureurs qui me repassent systématiquement en montée et que je rattrape en descente.

Un peu longuet ce passage Malrevers-Rosières, cette fois-ci, d'ailleurs. Je n'ai pas l'impression d'être au top et je crains d'avoir fait trop d'efforts. Je dois donc lever légèrement le pied, ce qui permet à Arnaud, que j'avais laissé un peu derrière avec mon accélération de me rejoindre juste à Rosières, au ravito.

Le temps de la bise au cousin Fabien et à Karine, de remplir la gourde, et c'est reparti pour le gros morceau : la montée jusqu'à 880m d'altitude près de St-Julien du Pinet. Nous la faisons ensemble avec Arnaud, avec un bon rythme, largement à la marche, et à une petite distance de la première féminine. Le dernier chemin est d'ailleurs un peu enneigé (ce sera le seul) et glissant et nous trouvons le brouillard. L'ambiance est donc un peu spéciale sur ce passage où les pieds se mouillent un peu. Mes deux gars nous passent à nouveau en montée.

Et, évidemment, je reviens sur eux dans la première descente vers Malataverne. Au final, un peu contrairement à ce que je m'étais promis, j'ai tendance à "avoiner" un peu en descente et, du coup, je lâche à nouveau Arnaud (cette fois-ci sans trop m'en rendre compte). Cette descente vers Malataverne est assez piégeuse, presque autant que celle de Beaux qui suivra : il y a au moins 4 kilomètres de descente, juste coupés par 500m de montée, le tout sur le bitume bien dur d'une départementale. Pour ceux qui n'aiment pas le bitume, c'est sûrement le passage le plus décourageant, il faut y être préparé.

A Malataverne, on repart en mode ascendant mais léger et je cours la plupart des faux-plat montants. Ça saute pas mal car le chemin est un peu boueux. Et c'est là que j'ai commis ma faute d'inattention : je n'ai pas veillé à soigneusement serrer la sacoche arrière de ma ceinture porte-bidons et, soudain, dans un grand bruit, mon téléphone s'en échappe. Le temps de le ramasser (heureusement en un seul morceau), les deux gars avec qui je fais le yoyo me ramènent mes gants (heureusement phosphorescentes).....et je perds 2-3 minutes à tout remettre correctement...et à constater que j'ai perdu dans l'affaire mes manchettes Kikourou, ma casquette (mais je la récupérerai à Beaux, merci Trimoreo!) et, crois-je, ma montre GPS de secours.

Autant vous dire que je suis en rogne contre cette faute. Et c'est en pleine attaque que je repars vers Beaux et qu'en quelques centaines de mètres, je dépasse les deux coureurs (que je remercie à nouveau). Ils seront en fait officiellement les derniers coureurs à m'avoir dépassé sur cette course.

Je ne profite donc pas comme je voudrais du ravito de Beaux, je suis trop en colère, surtout après avoir constaté que ma réserve de poudre énergétique est aussi restée sur le chemin. Et, bien que Trimoreo me fasse grand plaisir en me redonnant alors ma casquette, je ressors de Beaux avec le mors aux dents. Je prends quand même le temps de constater que je suis toujours dans les temps : 2h59 pour 2h57 prévus....et de faire coucou à Arnaud qui rentre dans le ravito quand j'en sors.

Normalement, ce n'est pas une bonne idée de partir vite : la descente de Beaux, j'ai déjà écrit et ré-écrit qu'elle peut ruiner une course en tuant les genoux ou les quadris. En plus, Beaux-Confolent, c'est l'inter-ravito le plus long : 12 kilomètres. Mais c'est comme ça que je le sens.

Pour minimiser les dégâts, j'adopte la foulée économmique du marathonien : je m'applique à raser le sol le plus possible, sans chocs, plutôt avec de petites foulées rapides façon mobylette. Et c'est terriblement efficace : je ne fais que dépasser dans cette descente (7 à 8 coureurs environ, faut pas rêver, nous sommes très espacés).

La descente ne me semble du coup pas trop longue et c'est en plein boum que j'arrive au pont de Bransac, avec un désert devant moi : personne loin devant et plus grand monde derrière. Mais il faut profiter de ce coup de mieux et j'envoie donc le maximum dans la rude côte de la Croix de l'Orme. Toujours en mode marche, mais en mode marche façon Sabzaina....qui plus est un peu motivé par des voix que j'entends derrière moi (ils sont en fait assez loin, mais dans le silence de la nuit, on a souvent l'impression que c'est plus proche).

Résultat, à la Croix de l'Orme, je commence à ré-apercevoir du monde devant : d'abord la lueur du gilet réfléchissant éclairé par ma frontale, puis le halo de la frontale du coureur, puis le coureur. Et, sur le faux-plat montant qui suit (et que je cours entièrement), je passe encore 2-3 coureurs.

Et ça continue dans la descente assez technique vers Confolent : la frontale à fond sur le chemin caillouteux, j'envoie assez lourd et je poursuis dans le plat le long de la Loire : c'est sûremennt l'endroit de la course où j'ai les meilleures sensations, notamment celle de laisser carrément sur place ceux que je dépasse..:-)

Confolent : "patron, un p'tit rouge limé", je pense désormais à chaque fois au commentaire de GillesR sur sa vidéo de 2012 (qui passera en boucle sur l'écran géant du CLCS tout le week-end). Là, c'est quand même plus au sirop de pomme que je me désaltère (étrange au début, et surprenant, et finalement pas si mal que ça pour ingurgiter plein d'eau). Les bénévoles de ce ravito sont vraiment très sympas. Je leur vote la palme du ravito le plus sympa pour cette édition (ce qui ne veut pas dire que les autres ne sont pas extras aussi!).

Je ne traîne quand même pas et je repars rapidement pour ne pas perdre ce bel élan. Il n'y a strictement personne devant et j'ai l'impression que j'en ai pour un bon moment avant de revenir sur quelqu'un. Le passage du pont, la traversée de Pont de Lignon (avec vue sur le viaduc haut, si haut) se font donc dans une solitude absolue. Il faut donc que je me booste pour attaquer la longue montée qui nous ramènera à Monistrol.

Seul événement de cette montée : en regardant ma montre, je réalise que....je n'ai plus mes lunettes sur le nez! Ballot que je suis, je les ai posées sur une table à Confolent parce qu'elles étaient embuées et je les y ai laissées. Décidément, c'est la journée. En plus, la montre GPS est en rade et je crois à cet moment que j'ai perdu la montre de secours (en fait, non.....mais du coup, elle restera dans le fond du sac). Donc, plus de chrono, va falloir que je navigue avec l'heure du téléphone.

Je range cependant cette contrariété assez vite : je suis sûr que l'efficacité des organisateurs saura me trouver une solution (et j'avais raison : je tape ce CR le soir mêmen avec les lunettes sur le nez).

Cette montée assez longue à un rythme bien soutenu m'amène à nouveau en vue d'un soupçon d'humanité : à la sortie du chemin qui revient sur la N88, j'aperçois devant deux coureurs à 200-300m, qui vont me motiver pour la toute dernière partie de remontée vers l'échangeur de Monistrol, toujours assez raide.

Et c'est finalement au début de la longue "ligne droite de la mort" de 2km avant Monistrol, que je les dépasse pour me retrouver....avec strictement personne devant moi sur plus de 500 mètres (la rue est éclairée). Mais comme je me sens toujours bien (même si les cuisses durcissent), je continue à ce rythme soutenu, motivé par l'envie de ne laisser personne revenir.

Je finis même par rattraper quelqu'un (un kikou, mais je ne sais plus qui : si tu me lis, dénonce-toi!) au moment où on quitte la ligne droite pour aller vers le ravito. Je le guide d'ailleurs vers ce ravito qui n'est pas évident à trouver.

J'y retrouve d'ailleurs calpas, qui était devant moi depuis le début, avec l'assistance morale d'Elcap, qui suit la course en voiture. calpas n'est pas super bien, avec des problèmes gastriques contrariants qui l'ont ralenti depuis Confolent. Le temps pour moi de signaler mon oubli de lunettes aux bénévoles du ravito, qui vont contacter leurs collègues de Confolent....et nous repartons avec calpas. Là aussi, l'habitude de la course me fait retrouver le bon chemin, qui n'est guère évident dans Monistrol. Il est 5h tout pile et je suis 30ème. J'ai 14 minutes d'avance sur le planning. Là, je commence à sentir que la perf est là.....si les cuisses (qui chauffent quand même pas mal) tiennent bien jusqu'au bout.

Il semble par contre évident que calpas ne me suivra pas et j'attaque donc la petite côte de sortie de Monistrol tout seul. S'ensuit le long long faux-plat descendant de 3km qui va nous mener au Pont Tranchard. Si on est bien, c'est un vrai bonheur, cette section, car on peut envoyer sans problèmes....ce que je ne manque pas de faire. Cela me fait à nouveau dépasser quelques coureurs pour me retrouver à nouveau dans une solitude totale, du moins devant où je ne vois plus personne.

Je passe le carrefour trompeur où une fléche rouge fluorescente vers la gauche indique....une auberge, mais ressemble furieusement aux flèches de la course, ce qui jouera un tour à dudu38, qui y perdra quelques précieuses places alors qu'il était 6ème...:-(. De retour à Firminy, j'ai signalé ce piège aux baliseurs, d'ailleurs.

Et c'est tout seul que j'entame la montée vers La Chapelle d'Aurec, et c'est tout seul que je la ferai : absolument personne en vue. Bon, il est vrai qu'en étant environ 26ème ou 27ème, ça commence à être du cador que j'ai devant moi, donc ils avancent aussi!

Ravito désert à La Chapelle. J'y retrouve Elcap, un peu surpris de me voir arriver, moi, avant calpas. Eh oui, je lui confirme que j'ai bien la pêche. D'ailleurs, le chrono le confirme : 5h44 pour 6h10 prévues. J'ai en fait désormais près de 1/2 heure d'avance (mais je ne le sais pas car je ne prends pas la peine de regarder mon roadbook à cet instant). Assez bizarrement, je vois un coureur arriver dans le ravito peu après moi, ce qui m'étonne car je ne vois pas qui, dans ceux que j'ai dépassés, a pu revenir.

En fait, ce n'est pas un coureur de la course : il fait le parcours depuis Monistrol en off. Du coup, il me propose de m'accompagner un bout de chemin à la sortie du ravito. Ce qui est plutôt mieux car, avoir de la compagnie dans cette solitude complète permet de garder le focus. On papote un peu ensemble alors qu'il m'attend clairement (il est frais, lui). Notamment, dans le chemin caillouteux assez long qui suit la dernière côte, c'est pas mal d'avoir quelqu'un avec soi. Par contre, sur cette section, le brouillard s'est invité et tend la progression difficile. Le chemin est vraiment piégeux et là où j'envoyais fort l'an dernier car il faisait déjà presque jour, là c'est l'obscurité totale et un halo de brouillard.

Donc, sans aller lentement, je vais ici moins vite que l'an dernier. Mon compagnon part alors devant à son rythme et j'entame l'assez longue partie roulante légèrement montante vers Ouillas. J'y retrouve enfin d'autres coureurs que je passe cependant assez rapidement pour me retrouver à nouveau dans le coton.

Difficile cette partie avant les gorges de la Semène : le terrain est piégeux, des chemins humides parfois peu marqués....et le balisage, quoique très soigné, est un peu juste à cause du brouillard. Donc, là aussi, je perdrai du temps par rapport à l'an dernier (où j'étais vraiment au petit jour, aussi).

Malgré tout, sans trop d'hésitations, je finis par arriver à Oriol pour la dégringolade trailesque vers les gorges. Une première pour moi : c'est dans l'obscurité totale que je la fais. Moi qui, à mon premier LPF, imaginais que cela était réservé aux seuls tout premiers, m'y voilà.

Par contre, personne de chez personne. Je fais toute la descente et toute la montée absolument tout seul. Le terrain est un peu glissant, mais sans plus, et les chaussures de route s'en sortent plutôt bien.

Arrivé enfin à Lafayette, j'ai droit aux honneurs d'une interview télévisée.....:-). J'apprendrai plus tard que ce sont les caméras de France 3 Auvergne qui montent avec moi pendant que le journaliste me pose des questions auxquelles je tente de répondre : "Alors, c'est dur?"..... Difficile en fait de ne pas répondre de manière en apparence prétentieuse "Ah bin non, je suis en train d'avoiner grave". De même qu'il m'est difficile de répondre à "qu'est-ce que vous avez trouvé le plus dur?". En me creusant, je crois que j'ai dit "le brouillard"....mais en fait, je n'avais pas grand chose d'autre.

Ravito de Lafayette : les crêpes traditionnelles. Je n'en prends pas comme d'habitude, mais j'aime quand même bien! Et mon cousin Fabien est tout surpris de m'y voir déjà. Il est 6h42, au lieu de 7h14 prévus. Je n'ai pas gagné de temps sur cette section, du fait de la difficulté apportée par le brouillard et j'ai même été plus lent que l'an dernier (mais, l'an dernier, j'étais un vrai avion à cet endroit, avec 50 minutes au lieu de 58 cette année).

Ne reste plus qu'à finir! Et là, je sais que ça va le faire : rien ne va exploser et je n'ai plus qu'à dérouler. Pour la forme, j'en mets quand même une bonne couche dans la montée qui suit Lafayette et j'arrive même à la courir à moitié. Je sais que je ne reprendrai personne car Fabien m'a indiqué que le premier devant moi est à plus de 10 minutes (en fait, c'est Fildar). C'est donc contre le chrono que je me bagarre.

J'entame la descente à bonne allure même si je ne vole pas totalement comme l'an dernier car....il fait encore nuit et le terrain est piégeux au dessus de Fraisses. Donc, le petit poil de prudence qui s'impose, mais sans plus....et je suis très rapidement au pied de la dernière difficulté : la remontée vers Firminy-Vert.....qui sera effectuée entièrement en courant, pour la première fois.

Et c'est presque arrivé en haut que je retrouve ma soeur Andrée, qui rêvait de terminer la course avec moi et fera donc le dernier kilomètre....même si je finis par la déposer aussi, la pauvre, en finissant à près de 14 à l'heure pour la beauté du geste....:-)

Escaliers deux par deux, passage d'arche...et je fonce en pensant devoir assurer les 7h30.....et je suis évidemment un peu éberlué quand il m'est annoncé 7h15 (je suis donc allé aussi vite depuis Lafayette que l'an dernier). J'aurais pu m'en douter : il fait toujours nuit noire quand j'arrive...:-).

7h15, 24ème. Je ne compte même plus ma "place de fille" (la première arrivera à 7h45). J'ai encore gagné 1 heure sur son temps de l'année précédente (en fait un peu moins vu le raccourcissement du parcours, mais ne chipotons pas). À ce rythme, je gagne dans deux ans....

La suite sera désormais habituelle : décompression dans la salle du CLCS, suivi des arrivées successives (toutes applaudies à tout rompre, y compris par Elisabeth, dehors, qui s'assure qu'au moins une personne encourage ceux qui terminent). Discussions avec les kikous qui arrivent successivement (jusqu'à Arnaud, super content de finir en 8h45 et totalement enthousiaste à propos de la course). Retour à la maison. Sieste réparatrice, repas familial....et retour au CLCS pour la distribution des prix incontournable.

Toujours un grand moment, cette distribution des prix car c'est un peu aussi la récompense de l'équipe d'organisation et notamment mon super-cousin que tous, sur Firminy et ailleurs, tiennent en grande estime pour son investissement dans le bénévolat. Il a même progressé, Gérard, pour prononcer "Kikourou" quand il me remet (comme l'an dernier) la coupe de la  Ville de Firminy, qui récompense la belle participation kikoutière à cette course.

346 coureurs et marcheurs au départ du Puy (dont 68 féminines), 132 randonneurs au départ de Beaux, 83 bénévoles, 67 kilomètres, c'était le Puy-Firminy 2013, 45ème édition. Et, encore une fois, c'était une grande course et un événement convivial et chaleureux, qui a été en partie dédié à une grande figure locale, M. Théo Vial-Massat (http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9o_Vial-Massat), figure de la résistance dans la région et homme politique estimé de tous, décédé voici deux semaines, à l'âge respectable de 94 ans. Lui aussi aimait ces événements, comme nous, et il aurait certainement aimé être là.

Et vous, l'an prochain, serez-vous là? Essayez, une fois. Oui, y'a beaucoup de bitume, amis trailers et traileuses....mais je vous promets que vous aimerez quand même (si si, Sab, même toi) !

En tout cas, l'an prochain, je vous garantis que ce sera mon quatrième (mais je ne vous garantis pas de faire encore une heure de moins !).

24 commentaires

Commentaire de francois 91410 posté le 17-11-2013 à 21:25:32

les courses et les CR de plus en plus supersoniques !! Bravo l'ami et bonne récup ;-)

Commentaire de Mathias posté le 17-11-2013 à 21:56:53

ah ah ! il est encore plus rapide à rédiger le CR qu'à boucler la course ! Merci de m'avoir fait vivre la course par procuration, et puis bravo, hein ! Quelle gestion de course, quelle progression c'est époustouflant ;-)

Commentaire de Bacchus posté le 17-11-2013 à 23:34:37

Bravo pour ta course
Un Cr à couper le souffle ;-)

Commentaire de Kirikou69 posté le 18-11-2013 à 08:12:33

Bravo pour ta course et ce cr qui donne envie de faire cette mythique LPF.

Attention, en 2015 tu auras la pression : "dans deux ans je gagne".

Commentaire de Mamanpat posté le 18-11-2013 à 09:07:10

L'énergie et l'enthousiasme d'un jeune premier !
Bravo !

Commentaire de Loul posté le 18-11-2013 à 09:31:32

super récit ! Merci à toi vraiment vraiment! Moi l'an prochain j'en suis !!! peux importe l’objectif mais j'en suis !!!

Commentaire de chris42-195 posté le 18-11-2013 à 10:39:29

on s'y croirait, bravo pour le recit, ça me permet de situer chronologiquement les lieux !
et bonne bourre pour la sainté!

Commentaire de ogo posté le 18-11-2013 à 10:40:16

Whaaa, sacrée perf' et très chouette CR. Voilà qui donne envie de s'inscrire l'an prochain ! Un grand bravo à toi et rdv le 8 décembre à Gerland avec le même chrono ;)

Commentaire de Jean-Phi posté le 18-11-2013 à 10:47:26

Très belle perf ! Sab va souffrir à la STL !^^

Commentaire de sabzaina posté le 18-11-2013 à 21:18:13

Je vais le laisser partir

Commentaire de bubulle posté le 20-11-2013 à 07:22:45

Tu plaisantes, j'espère...:-)

Commentaire de Olivier d Elancourt posté le 18-11-2013 à 12:08:13

1er au classement féminin, bravo :-) mais ton classement V2, cela donne quoi ?

Commentaire de bubulle posté le 18-11-2013 à 15:13:33

Je ne sais pas, Olivier, y'a pas de classement par catégorie. Ce que je peux confirmer, c'est que les 6 premiers, à la remise des prix, n'étaient pas des V2 ou alors encore mieux conservés que moi...;-)

Par contre, devant moi, j'ai au moins Joseph Vérot, vainqueur multiple de LPF, et qui est V2 (voire V2 et demi), mais qui finit toujours en moins de 7h. De toute façon, je ne vais pas chercher car si je découvre que c'est encore une course où je fais podium V2 et qui n'a pas de podiums par catégories, je vais faire la tronche..:-)

Commentaire de Arclusaz posté le 18-11-2013 à 14:20:49

c'est clair, cette course est faite pour toi et tu es fait pour cette course !

Pourtant, tu as pas mal "gastonlagaffer" sur cette édition : la fin n'en est que plus belle.

De toute façon, Fildar, tu n'aurais jamais pu le rattraper, deux ans que je le coache, il me doit tout, je lui ai tout appris.....

Commentaire de tryssingeaux posté le 18-11-2013 à 15:11:47

bonjour a vous tous,nouveau sur le site j,ai moi aussi participer à lpf,je m,entraine sérieusement depuis 2 ans c,était mon premier longue distance habitant la haute loire,elle était incontournable

tout d,abord merci à ma femme et à mes enfants présent au départ et à l,arivée (ça vous dope un homme)
bravo bubulle pour cette perf
et que dire de tous ses bénévoles,MERCI

en ce qui concerne la course un souvenir magnifique et un temps de 7h50

Commentaire de Lolo279 posté le 18-11-2013 à 15:55:22

Félicitations Bubulle et heureux d'avoir pu papoter un bout avec toi dans le bus qui nous emmenait au départ.
Bravo pour la course, bravo pour le CR.
Je ne sais pas si je serai présent en 2014, mais je vous encouragerai c'est sur.
@+ Lolo

Commentaire de fildar posté le 18-11-2013 à 17:16:34

J'ai échappé de justesse au Pac Man.
Très heureux d'avoir découvert LPF et d'avoir fait ta connaissance.
@+

Commentaire de Milkil posté le 18-11-2013 à 19:34:24

Bravo à toi, je savais que je ne pourrais jamais suivre ton rythme. Et tu vois que j'avais raison en te disant que le runnings passeraient très bien

Commentaire de Milkil posté le 18-11-2013 à 19:37:16

J'arrive quelques 2 heures après toi, problème de releveurs sur le pied droit après Monistrol, les descentes sur la fin fut un véritable calvaire. Mais j'y reviendrais certainement l'année prochaine. ;)

Commentaire de franck de Brignais posté le 18-11-2013 à 21:13:14

Et bien que récit... tu m'as essouflé !! Une gestion exceptionnelle... Bravo, merci de nous avoir narré ton histoire, je crois bien que l'année prochaine je ferai une infidélité à la STL et j'irai découvrir ces belles contrées !!

Commentaire de tidgi posté le 18-11-2013 à 21:27:25

Quand j'arrêterais de faire des allers/retours entre le 69 et le 42, sûr, je serai de cette course...
Merci pour ton récit.

Commentaire de philkikou posté le 19-11-2013 à 06:36:50

Merci pour le suive en "live" (ce n'est pas un "liv"?? on m'aurait menti ...)

Au lieu de faire le Petit Poucet avec tes affaires, la prochaine fois prends un paquet de lentilles au Puy ;-)) !!

Bravo pour la perf., la gestion,.. bonne récup. avant la SaintéLyon (t'a bien fait de profiter des moments de solitude...)

Commentaire de trailaulongcours posté le 19-11-2013 à 14:06:16

Bravo Bubulle. Je suis très impressionné! T'as mis la misère à tout le monde. Je vais essayer de te suivre à la STL du coup :))

Commentaire de patfinisher posté le 23-11-2013 à 10:22:38

Bravo....beau récit ! je pense que tu vas avoir du monde derrière toi à la STL ? en tout cas toujours très plaisant de te lire. A très bientôt sur la STL ;-)

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