| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : L'Castor Junior
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118 visiteur(s) ! Distance : 21.5 kms Matos : Objectifs : Balade |
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| Drôle d'endroit pour une récup' | ||||
Depuis mon retour de l'Annapurna Mandala Trail fin avril, entre la reprise immédiate du travail et l'envie de trier un peu les photos que j'avais prises au Népal, je n'étais allé courir que dimanche dernier 4 mai, avec le JDM. Une petite sortie toute simple de 21,5 km, à allure JDM, c'est-à-dire entrecoupée de nombreuses pauses des plus salutaire.
Visiblement, la machine fonctionnait bien, et, même si j'avais parfois du mal à suivre certaines fusées dans leurs accélérations soudaines, je tenais néanmoins l'allure générale, et prenais un réel plaisir à refaire tourner les jambes. C'est plutôt au niveau du chef que les choses semblaient tourner de manière erratique.
En effet, à la simple évocation de la course du Sanglier de Cerny, je me voyais, revenant sur les terres d'un de mes premiers trails, en 2005, gambader parmi sangliers et marcassins, et tirer partie à fond des globules rouges excédentaires ramenés de mon périple himalayen pour, non pas enrhumer les meilleurs, bien sûr, mais, pourquoi pas, renouer avec cette période où tout semblait si facile. Bon, le fait que cette course, en 2005, ait été la dernière avant trois mois d'arrêt pour fracture de fatigue me rebutait un peu, mais je me disais, en entendant tous les copains et copines déjà inscrits : "Et pourquoi pas moi ?"
De retour à la maison, je voyais également qu'un grand nombre de kikoureurs projetaient d'aller, eux aussi, trottiner un peu dans les bois et les champs autour de Cerny. Visiblement, le tapage (terme employé ici de façon positive pour décrire une incitation chaleureuse et enthousiaste à une saine débauche) orchestré par JLW avait porté ses fruits.
En discutant hier soir avec Olivier91, je lui indiquais que, si :
- le temps restait au beau fixe,
- il était encore possible de s'inscrire sur place,
- le circuit s'effectuait dans un sens différent de ma dernière belle échappée et
- je me réveillais sans problème en ce jour férié,
j'avais bien l'intention d'aller faire le zouave, à un rythme de balade tranquille.
Au réveil, parfaitement matinal, je pouvais constater que le temps était toujours aussi clément, et, comme un coup d'oeil rapide la veille m'avait confirmé la possibilité d'inscriptions tardives et que, le sens de la course changeant chaque année, je courrais bien dans le sens inverse de 2005, je n'avais plus le droit de reculer.
Et comme j'avais un petit colis à remettre au Bagnard, qui avait trouvé in extremis une kikoumobile pour se rendre sur place, ma décision était prise : en voiture Simone !
Arrivé sur place de bonne heure, je peux déjà constater une organisation tirée au cordeau, comme les places de parking aménagées dans un champ voisin du gymnase de départ. Les signaleurs sont efficaces et souriants : les centaines de personnes attendues apprécieront je pense elles aussi.
J'aperçois rapidement Le Bagnard, qui a déjà retiré son dossard, et je file chercher le mien, non sans croiser en route tout un tas de visages connus, depuis les locaux comme le Chacal et ses amis du COSE, jusqu'à de nombreux kikoureurs (jeanluc78, jdecool, JCDUSS, tess2002, Bikoon, nictomve, jilles et d'autres que j'oublie sans doute), en passant par angelo du KWAC et de courseapied.net et, comme prévu, une palanquée de potes de l'USBY-JDM.
Une fois le dossard épinglé, et le colis remis au Bagnard, nous nous dirigeons, boulet au pied pour lui, sur l'aire de départ et d'arrivée, pour assister au départ de la course du Marcassin. En route, nous croisons JLW et Coli, bénévoles du jour, qui feront tout, avec d'autres, pour que notre matinée se passe au mieux.


nictomve, Bikoon et Le Bagnard

Je salue également Pascal, de Mondeville, mon speaker préféré, avant d'encourager les Dunes d'Espoir qui alignent deux Joëlettes au départ aujourd'hui, pour permettre à deux jeunes handicapés de profiter de façon originale de cette belle journée estivale. Ced c'est bien et Cours Forest sont parmi les gars en jaune au coeur d'or ce matin.


La seconde Joëlette, avec Gilles à droite

Le Chacal, en “promenade” pré Morbihan
A 9h45, c'est à notre tour de nous élancer. Nous sommes près de 500, mais, comme j'avais préféré rester avec le Chacal et Yves, du JDM, je me retrouve aspiré par le peloton de tête, et, comme sur toutes ces courses courtes, ça part sacrément vite.


Les visages ont été floutés pour protéger l'anonymat des coureurs...
Après un premier kilomètre à près de 15 km/h, je dois être dans les 50 premiers. Ouch : même si j'ai passé deux semaines à fabriquer des globules rouges en quantité quasi industrielle, il ne s'agirait pas d'oublier que je suis là en récup', et que, après un an passé à ne courir qu'une fois par semaine, je n'ai plus les jambes de ma prime jeunesse (comprendre, en 2005 et surtout 2006).
J'aperçois angelo qui galope loin devant, en seconde position, et, plus "humains", à une coudée devant moi, Bikoon et Yves. Je me mets donc en tête de les rattraper (mais non, pas angelo voyons), mais constate rapidement que les deux compères, que j'avais, pour l'un, accompagné en partie sur son premier ultra et, pour l'autre, souvent devancé sur ces courses vertes, sont réellement hors d'atteinte pour moi aujourd'hui (et, au vu de mon entraînement désespérément léger, pour de nombreux mois à venir encore).


Le serpentin s'étend au travers des champs de colza

Un sympathique coureur de Lozère

Les écarts se créent, même dans le ventre mou du peloton
Je profite donc du premier ravitaillement, avant même le quatrième kilomètre, pour mettre le clignotant et basculer définitivement dans un mode plus rando que réellement course. Un verre d'eau, que je jetterai, vide, dans la poubelle (si seulement tous les coureurs faisaient de même...), et je repars tranquille à l'assaut des premières côtes.

Après un premier passage en forêt, puis une montée sous une ligne à haute tension, le parcours retourne en sous-bois, ce qui permet à tous les coureurs de se rafraîchir un peu en s'abritant du soleil de plomb qui berce cette belle journée, et nous fournit aussi l'occasion de la première rencontre du jour, en course, avec les Joëlettes de Dunes d'Espoir.


Les autres coureurs saluent les Dunes d'Espoir
Ced c'est bien, reconnaissable à sa casquette rouge Kikouroù, accompagne, sourire aux lèvres, la première Joëlette que je dépasse, tandis que Gilles, le "capitaine" des Dunes au Raid 28, kikoureur également, pilote les porteurs de la première. Les deux jeunes sont aux anges, mais les Dunes doivent redoubler d'attention dans ces monotraces encombrés pour éviter que leurs protégés heurtent le moindre élément du décor.

Je les retrouve au ravitaillement qui suit presque immédiatement ce dépassement, et ne les reverrai plus avant l'arrivée. A ce ravitaillement, une fois de plus, je constate que beaucoup de coureurs jettent leur gobelet quelques dizaines voire centaines de mètres après les poubelles de format pourtant bien adapté. Quelle bêtise ! Certes, je ne doute pas un instant que les bénévoles dévoués qui tiennent les stands iront, sitôt la marée humaine passée, nettoyer la zone, mais tout de même ! Un coureur situé aux alentours de la centième place ne pourrait donc pas se permettre de perdre les deux secondes qui suffisent à faire place nette ? Fin de la (fort regrettable) parenthèse.


Les coureurs filent toujours...

... laissant parfois le sol jonché de gobelets...
Sitôt passé ce ravitaillement, le parcours retourne en forêt pour ce qui est, pour moi, la plus belle côte de la course. En effet, dans une pente raide, qui doit servir de lieu de récréation privilégié pour les vététistes du coin, sont disséminées plusieurs rampes de saut, que l'organisation, facétieuse, a pris soin de recouvrir de petits mots gentils, comme "Jump", "Jump... Oups..." ou 'Facile"... Personnellement, j'apprécie d'autant mieux ces clins d'oeil que cette petite montée me permet de casser un peu le rythme rapide suivi depuis le départ.


Les organisateurs nous invitent à sauter...

Qu'y a-t-il écrit sur cette pierre ?
Le parcours continue à travers des sous-bois qui commencent à être traversés d'ornières boueuses que le beau temps chaud de ces derniers jours permet de contourner à sec. Les branches, en travers du chemin, parfaitement signalées par l'organisation, me permettent de vaincre mes vieux démons de saut en hauteur au lycée, où j'étais totalement incapable de dépasser le mètre vertical...

Je profite d'un nouveau passage à un double ravitaillement pour me restaurer de nouveau de pain d'épices et de banane, puis file vers la zone de la course où se trouvent les pires ornières du parcours. La traversée s'effectue sans difficulté véritable, même si je manque à maintes reprises de me tordre une cheville.


Côte 4, la troisième en fait dans ce sens du parcours

Retour en lisière de forêt et de champs

Petit passage ombragé, en lisière de forêt, avant de rejoindre les coureurs déjà dans le colza

Le terrain est sec, c'est une chance

Petit passage dans l'herbe fraîche

Une nouvelle côte, dans le très court passage bitumé

L'occasion de croiser quelques coureurs plus loin dans le classement
Après un nouveau passage en lisière de forêt, je finis par tomber sur Coli, qui arbore lui aussi sa casquette Kikouroù, qui officie en tant que signaleur avant une descente quelque peu technique, que je parviens toutefois à avaler sans me faire inquiéter par mes poursuivants.

Dans la traversée de champs qui nous ramène, à vol d'oiseau, et avant un nouveau détour dans le triangle au nord du départ, vers le parking, je dépasse, pour la troisième ou quatrième fois, un coureur de l'Entente Sportive de Vauhallan, club organisateur du Castor Fou.

A-t-il vu le pseudo sur ma casquette ? Toujours est-il qu'il m'interpelle pour me proposer de venir courir cette autre course verte le 7 juin. Je lui réponds par une question : "Pierre-Yves, l'organisateur du Castor Fou, est-il dans le coin ?" Ma question peut surprendre, mais j'ai toujours en mémoire des propos de Pierre-Yves que m'avait rapportés mon père après une de mes premières courses, lorsque Pierre-Yves l'avait félicité pour mes performances de jeune (comprendre récent) coureur.
Le coureur de l'ESV me confirme que l'objet de mes recherches est bel et bien présent, à quelques mètres devant nous, et je me mets en chasse aussitôt, non sans que mon interlocuteur me mette en garde contre les dangers éminents qui menacent ceux qui se permettent de dépasser des Vauhallannais.
Arrivé à la hauteur de ma cible, je me présente, mais, à peu près comme si j'avais sorti une de mes blagues fétiches, c'est un four. Certes, nous sommes en pleine montée, à trois kilomètres de l'arrivée, et nous avons tous d'autres préoccupations circonstancielles, bien plus importantes qui focalisent notre attention, mais Pierre-Yves ne se souvient ni de mon père, ni de moi.
Tant pis, me dis-je, en filant, même si le mot est certainement mal dimensionné, vers l'arrivée et ce tour de stade qui m'avait paru si long il y a trois ans. Un rapide coup d'oeil au chrono me confirme que je vais exploser, dans le mauvais sens, mon "record" de 2005, mais j'ai l'impression que je peux encore passer sous les 110 minutes, alors que j'imaginais depuis plusieurs kilomètres un chrono au dessus de 1h55'.
Porté par cet objectif un peu bête ainsi que par les encouragements des coureurs qui en ont déjà terminé, je réaccélère un peu et termine 108ème en 1h49'55", loin derrière la première féminine mais tout juste devant les deux suivantes que sont Dominique Goulet et Evelyne Poupet.
Au final, pour une sortie de récupération, ce n'est pas si mal. En effet, même si j'avais mis cinq minutes de moins en 2005, j'avais fini moins bien classé, proportionnellement, qu'aujourd'hui.
Je récupère un superbe TS technique griffé du fameux sanglier (le premier que je verrai finalement aujourd'hui), puis embrasse Martine Napolitano, venue prêter main forte aux organisateurs en voisine depuis Mondeville.
Je félicite ensuite Jean-Luc, qui, dix-septième au scratch, s'est assuré une place sur le podium V1, et angelo, qui a pris la même place sur le podium scratch. Je retrouve également Bikoon, qui a, une fois encore, après Chevreuse, sacrément bien tourné, malgré une chaleur qui l'indisposait fortement.
Les copains du JDM arrivent peu à peu, sauf Yves qui, comme attendu, m'a largement devancé aujourd'hui, en 1h42'50". daloan, en particulier, semble avoir apprécié lui aussi cette sortie de récup', lui qui a battu jeudi dernier son record sur marathon lors de celui de Sénart.
J'aperois de nouveau Pierre-Yves, qui, toujours confus de ne pas avoir réagi à l'énoncé de mon nom, se souvient toutefois parfaitement d'un certain Castor Junior, qui a déjà dit à plusieurs reprises sur divers forums que la course du Castor Fou valait le détour et était organisée par un gars bien. Tout est bien qui finit bien, donc...
Après avoir remercié JLW pour cette organisation aux petits oignons et salué l'arrivée des Dunes d'Espoir, avec un Ced c'est bien euphorique, je regagne enfin ma voiture, avec le sentiment du devoir accompli. C'est un peu bête, mais j'ai le sentiment d'avoir finalement pas trop mal couru, tout en prenant un plaisir finalement rare sur ce format de course qui me fait d'habitude bien plus mal.
Serait-ce le deuxième effet AMT ?
Commentaires
En tout cas, c'est hallucinant ce que les AMTéens ont bien récupérés. Ca va finir par me donner des idées tout ça...
Ps Si la tête est encore là bas (au Népal) les jambes elles sont bien ici.
@+
a bientôt au pilat
manu
Très belles photos.
Pour les Cr tu restes difficile à battre.
Merci Cédric
Merci pour ton sympathique récit agrémenté de belles photos qui rendent bien compte du parcours et de ses difficultés.
Ravi de t'avoir croisé par cette superbe journée printanière.
Merci pour les photos et le CR.
Et bravo pour ta belle récup post AMT !!
Bikoon
On ne t'arrête pas, à peine remis de l'AMT, tu repars pour 21kms, bravo
Chapeau bas!!!
Bon sinon un récit du Casttor j'avais oublié ce que c'était et ça vaut le coup (mais est-ce à cause de la rareté ??), et l'AMT il y aura un CR ??
Bravo pour la perf et tu as raison de pas trop forcer, reserve toi pour trailabéné, car sinon c'est encore 1 an de sarcasmes qui t'attendent...
Philippe
Belles photos
Merci Cédric !!
Merci pour ce beau récit du Sanglier de Cerny, et pour toutes ces photos bien choisie.
Cela m'a fait très plaisir, de discuter quelques instants avec toi.
JC
Amicalement
21 km et autant de photos, de rencontres, de texte ( chavais pô que l'sanglier était une course a texte ..)
Plus c'est court, plus t'as le temps de bavasser ..
En tout cas , moi j'adore toujours ces courses devenues traditionnelles, ou il y a toujours autant d'amis , coureurs de long, de court, ou sauteurs en hauteur .
Bravo cedric et merci pour ce recit. apres ça y'a plus rien à dire ... ( oui je sais c'est petit bras ..)
Zak.
Marion
sinon juste un p'tit "warning" : n'essaierais tu pas de nous distraire avec ce CR et de nous faire oublier celui de l'AMT ? :)))))
merci !
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