| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : Grain de sel
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| Ce récit a été lu par
291 visiteur(s) ! Distance : 30 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| A la poursuite du Petit Savoyard ! | ||||
Vendredi soir, pasta party à l’appart. Les deux kilos de pâtes ne sont pas de trop pour les six coureurs que nous sommes.
Samedi matin, 2h45 le réveil sonne ! Frank et moi partons en direction de Cruet. Nous retirons nos dossards au stand Kikourou auprès de Yayoun et Langevine.
Après s’être dit environ vingt fois d’être prudents, nous nous dirigeons vers le départ. A 5h, le départ du Grand Raid est donné en musique et avec des feux de bengale, comme aux Templiers.
Maintenant que Frank est parti, j’essaye de me concentrer sur ce qui m’attends.
Jessica (Jess06), Yannick, mon père (Tomtom) et mon frère arrivent. Après les derniers préparatifs, nous rentrons dans le sas de départ. Badgone, Mamanpat, Eric74 et d’autres kikoureurs sont là.
Je suis stressée, j’ai une grosse boule dans le ventre. En plus en étudiant le parcours de la course, j’ai vu que ce n’est pas 28 kms comme annoncés mais 30 kms ! Houlà…. Je n’ai jamais couru plus de 23 kms, ça risque d’être très difficile. D’autant plus que ce dernier mois mes entraînements se résument à trois randos et trois footings !

8h33 c’est parti… Je pars doucement. Rapidement Jess me devance dans la première côté raide, je la perds de vue. Je monte doucement, je commence à regretter de n’avoir pas pris les bâtons. Arrivée en haut de cette côte, Jess m’attend. J’ai les mollets déjà très durs. Nous repartons en trottinant dans la descente.
Puis les choses sérieuses commencent : 1000 mètres de dénivelé positif. Nous sommes seules dans cette montée, nous apercevons une fois les deux filles qui nous précèdent, et nous entendons celles qui nous suivent.
Enfin les derniers lacets, nous sortons dans des prés. A la table d’orientation, nous apercevons le lac de La Thuile. Dans ma tête, je me dis « ça y est, on va descendre sur le ravito ». Du coup, j’arrête de m’alimenter. Grosse erreur !!
Nous faisons une grande boucle sur les crêtes de la Savoyarde. C’est un vrai calvaire pour moi, ça monte, ça descend, ça remonte… Je n’ai plus de force, je n’avance pas. J’ai une grosse baisse de moral, des idées noires commencent à pointer leur nez « on n’a fait que 15 kms, seulement la moitié ». 
C’est en pleurs que je rejoins Jess au ravitaillement. J’entends une bénévole dire : « ça va abandonner », c’est bien mal me connaître. Je veux continuer, je n’ai aucune raison d’abandonner, mais j’en ai marre. Il est midi, déjà 3h30 de course.
Nous prenons 5 minutes pour manger tranquillement. Je n’ai même pas envie de chocolat, que du salé : fromage et Tuc me régalent !
Nous repartons en direction du col de Marocaz sous les encouragements des bénévoles.
Je me sens mieux. Dans les portions plates et descendantes nous trottinons.
Au col, deux bénévoles nous annoncent le ravitaillement suivant à 3kms. Nous n’aurions pas dû les écouter, nous avons dû faire le double. Jusqu’à Montlambert, c’est un petit sentier balcon en dévers et en forêt.
Les kilomètres passent, et toujours pas de ravito. Nous commençons à râler, surtout que ça monte tout le temps. La fatigue est bien présente, les jambes sont dures.
Le soleil pointe son nez, nous passons à côté de l’aire de décollage des parapentes. J’avoue qu’à ce moment là la motivation et le plaisir de courir se situent au niveau des pâquerettes. Dans ma tête je n’ai qu’une image : l’arche d’arrivée. Le mental a pris le relais sur les jambes depuis un bon moment.
Enfin nous arrivons au ravito, en même temps que le 4ème du Grand Raid. Yayoun et Langevine sont au petit soin avec nous. Ca fait un bien fou de voir des têtes connues. Nous repartons lorsque notre « suiveuse » arrive au ravito.
photos : Langevine
Plus qu’un seul objectif : l’arrivée. J’en ai marre, j’ai mal partout. Les bénévoles pointeurs nous annoncent : « plus que 5kms ». Des coureurs du Grand Raid nous doublent. Et il y a toujours des montées, alors que le profil de la course annonçait une deuxième partie descendante !
Cruet est en vue. Nous sommes maintenant sur la route. Surtout ne pas s’arrêter de trottiner, je n’arriverais jamais à repartir.
Nous voyons l’arche d’arrivée. Jess me prend la main. La dernière ligne droite… J’ai des frissons, les larmes commencent à pointer leur nez.
Nous franchissons la ligne, le sourire aux lèvres. Je m’écroule en pleurs dans les bras de Jessica.
ON A REUSSI !! Je suis sur mon petit nuage. 
photo : BadgonePersonne ne croyait que nous irions au bout, nous si !
Peu importe le temps que nous avons mis (plus de 6h40), le but était de finir.
Une heure après, c’est mon champion Frank qui arrive : 11h24 seulement ! Bravo !
Un grand bravo à Yannick, Monsieur Jess06, qui termine 19ème du Petit Savoyard, en deux fois moins de temps que nous !
Bravo également à tous les kikoureurs, et bien sûr aux organisateurs pour cette magnifique journée.
Deux jours après, je n’ai pas trop mal aux jambes. Mais qu’est-ce que j’ai sommeil et faim !! Et les trois étages d’escalier pour monter chez moi sont de trop pour mes jambes et le souffle !
Commentaires
A bientôt
Biz
Pat
Merci pour ce CR!
Bonne récupération
Bisous et à très vite, les baskets aux pieds à vos côtés!! :-)
Récupère bien maintenant
au plaisir de te rencontrer
bises
agnès
Le petit savoyard n'est pas si dificile que çà, la preuve tu as dèjà repris l'entrainement dans les escaliers.
Bonne récup et à bientôt
Denis
Bravo à toi...Ca peut paraitre banal , mais vraiment quel bonheur de vous voir arriver (avec jess) , avec pleins de larmes de joie et d'émotions...On était proche de chamonix fin aout ! Tu vas pouvoir ambitionner d'autres courses...j'en suis convaincu !
Chapeau
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