Récit de la course : Trail Nivolet-Revard - 51 km 2015, par niconico

L'auteur : niconico

La course : Trail Nivolet-Revard - 51 km

Date : 2/5/2015

Lieu : Voglans (Savoie)

Affichage : 1014 vues

Distance : 51km

Objectif : Pas d'objectif

1 commentaire

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Le Nivolet-Revard au coeur du trail

Dans ma jeune carrière de traileur, cette course était attendue depuis plusieurs semaines : 1e grosse course après des soucis de vieux qui a mal partout, bon gros trail avec du méchant dénivelé qui fait mal, et surtout la perspective de faire un petit périple sur les hauteurs de ma ville natale. J'aurai d'ailleurs tout le loisir, pendant la course, de profiter d'une vue magnifique sur Aix, le lac, les montagnes tout autour, un panorama que je n'avais pas admiré depuis de trop nombreuses années.

Mais arrivons devant nos moutons. Toi qui lis ce récit, tu as peut-être pris le départ en 2015, ou tu te rencardes pour l'édition de 2016. Dans ce dernier cas, affute tes pompes, laisse-toi pousser les mollets, et commence à serrer les dents une heure avant la remise des dossards, ça sera toujours ça de fait. Car je t'assure que tu ne t'embarques pas dans un truc pour les premières communiantes.

Le profil, c'est vrai, n'a rien de particulièrement vicieux : et même, une fois arrivé au belvédère du Revard, si tu n'es pas trop cramé, tu es à peu près sorti des ronces. Il faudra bien gérer la descente sur la Féclaz, ne pas s'affoler dans la montée en dents de scie jusqu'à la croix du Nivolet, et patienter dans les deux grosses dernières bosses qui restent. Celle qui m'a fait le plus mal, c'était l'avant-dernière, 2 km après la cascade de la doria (grandiose, la descente jusqu'à la cascade). Mais tout de même, 2 650 m de d+, quand on y réfléchit, c'est pas mal.

Moi, perso, j'aime bien les descentes un peu tordues, en sous-bois, quand ça glisse bien et qu'il faut faire attention où on met les pieds ; si tu es comme moi, tu seras servi, elles sont toutes comme ça. J'ai finalement vu peu de gamelles par rapport à l'adhérence embryonnaire qu'il y avait samedi. Mais venons-en au gros du problème : la gadoue. des litres, des citernes, des océans de gadoue. Je pense que mes chaussures ne sècheront jamais. En fait, dans la montée du pertuyset, on redescendait de 10 cm à chaque pas, et sur le plateau, j'ai failli m'arrêter pour planter du riz, je suis sûr que ça aurait poussé. Avec ce qui était tombé la veille, cela n'avait rien d'étonnant, mais j'ai entendu plusieurs commentaires découragés de coureurs qui comme moi devaient lutter pour avancer dans des endroits où normalement tu peux en profiter pour te refaire la cerise, ou relancer un peu entre 2 montées. On a laissé pas mal d'énergie dans ce combat contre la boue, et je demande donc à l'organisation de s'assurer du beau temps pour l'année prochaine.

En revanche, il y a 2 choses que personne n'a pu remettre en cause : la gentillesse des bénévoles le long du parcours, et la qualité des ravitos. Ca semble une banalité de le dire, mais ça redonne un peu d'énergie à chaque signaleur qui nous salue avec un grand et beau sourire. J'ai aussi pu gouter la compagnie de plusieurs duos de coureurs dont la bonne humeur m'ont remonté le moral dans des montées difficiles. On fait un sport individuel, mais il arrive que la fatigue nous fasse passer à côté d'un coureur sans même lui jeter un regard. c'est dommage.

Enfin bref, si tu ne te vautres pas dans la descente du Malpassant, tu es tiré d'affaire. Les derniers kilomètres de plat (sauf la petite bosse qui tue juste avant l'arrivée) sont un peu longs, mais ça sent bon l'écurie alors ils passeront relativement bien. Un dernier virage à gauche dans Voglans, et voilà, tu as bien mérité de la patrie.  

Et pour conclure, je t'invite à tenter l'expérience l'année prochaine. Un parcours engagé mais bien pensé, de belles images à attraper avec tes yeux, et une belle aventure à raconter plus tard à tes petits-enfants. 


1 commentaire

Commentaire de elnumaa[X] posté le 05-05-2015 à 07:31:29

" le profil il est vrai n'a rien de vicieux " . tiens , marrant me suis fait la même reflexion.
enfin " marrant " jme comprend ... mais technique-complexe-glissant-en devers-sur les genoux-a l'envers , oui !!!!!!!!!! vive le TNR c'est pas du trail de shtroumphs !!!

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