Récit de la course : Trail Nivolet-Revard - 49 km 2007, par Startijenn

L'auteur : Startijenn

La course : Trail Nivolet-Revard - 49 km

Date : 6/5/2007

Lieu : Voglans (Savoie)

Affichage : 2365 vues

Distance : 49km

Objectif : Terminer

4 commentaires

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Ma vision de la course du Nivolet-revard 2007

Le trail du Nivolet-Revard, une belle bambée en perspective !

 

Je me suis inscrit après avoir participé au Trail des Collines début avril ; je connaissais de nom le trail du Nivolet-Revard, mais ne me rappelais plus de la date ; je pensais plutôt participer au trail de la Côte Roannaise fin avril, mais j'ai finalement opté pour l'option Savoie : le dénivelé, la longueur, ont fait la différence.

 

J'arrive donc vers 7 heures à Voglans le 6 mai : le temps est gris, mais il ne pleut pas comme la veille ; la météo prévoit des éclaircies dans la matinée.

Devant la salle polyvalente, je retrouve Rapace74 qui attend Raideur69 et Supersteph69. On discute un peu et on promet de se retrouver dans quelques instants, le temps pour moi de retirer mon dossard et de me changer. En faisant la queue pour le dossard, je remarque qu'il y a du beau monde : Serge Barthes, Chaigneau, Trottet, Delebarre, les gars du team Salomon bien entendu, et j'en passe.

En revenant après m'être changé, plus de Rapace devant la salle… bon, je me dirige donc vers le départ ; là, plein de monde, et pas de bonnet ou casquette Kikourou en vue. Je me place donc en trottinant vers l'"enclos" de départ, pas trop près de la ligne tout de même.

 

Voglans, 8 heures : départ

 

Je n'ai retrouvé personne de Kikourou, je prendrai le départ seul : un type arrive avec son fusil de chasse ; il le lève, je baisse la tête, on ne sait jamais avec les chasseurs savoyards (il y a un sanglier dans la foule ?).

Pan ! C'est le départ, je pars en trottant. Rapidement, le cortège quitte le bitume pour prendre un chemin qui monte la première petite colline ; ensuite, ça redescend sur une route bitumée en lacets vers le plateau qui précède le Revard. Dans la descente, je déroule et part en vitesse, en profitant de la gravité ! Je saurai après coup que j'ai dépassé Rapace74 et Supersteph69 sans les voir. A une bifurcation, un signaleur lance aux coureurs : "bonne course, et à tout de suite"…

Après la traversée de la plaine, nous arrivons au village de Méry, où les chemins bifurquent : à droite le Malpassant (23 km), à gauche plein Nord vers le Revard pour moi. Le chemin monte plus ou moins doucement dans la forêt, en alternant montées et descentes. J'avale une barre énergétique. Bientôt, je me fais rattraper par Rapace74, qui me dit que je suis parti comme une flèche. Nous discutons encore, convenons de nous retrouver sur la ligne d'arrivée, puis il me distance, le bougre, et je le vois s'éloigner avec énergie. Un peu plus tard, un autre type me rattrape (il n'est pas le seul!) en me demandant " mais il est où mon Manu ?" ; je ne connais pas encore Supersteph69, mais je devine que c'est lui et qu'il cherche Rapace. On papote, puis lui aussi me distance. Je pense que je suis parti un peu vite, et que je paie ma précipitation…

 

9h21 Les Mentens, Km12 : ravito buvette

 

Arrivé au premier ravito, c'est bon, je suis caramel : parti trop vite, j'ai vraiment l'impression au bout de 20 km d'être vidé de mes forces. je suis en colère contre moi, quelle erreur de tête vide !

Je bois un peu mai ai mal au bide. Une barre énergétique, et je repars en marchant dans la montée à flanc vers le col du Perthuiset. Le sentier est très joli, en sous-bois, parfois boueux, parfois sur feuilles mortes. je suis surpris de ne pas trouver un sentier plus rocailleux, mais tant mieux pour les aplombs, c'est assez confortable ainsi.

Je vais faire ainsi en marchant toute la montée au col. Je suis copieusement doublé (et vlan dans l'ego!) et j'ai le temps de contempler le paysage. Le temps est bien brumeux, on voit assez peu le plateau que nous surplombons déjà, et des pans de brouillard traversent les bois et s'accrochent aux branches des arbres. Un peu avant le col, on peut entendre un bruissement qui va s'amplifiant : une cascade ? Eh non, c'est le vent qui souffle au col. Joli col d'ailleurs, en dessous duquel le chemin serpente sur un escarpement. Le parcours est bien sympa (sans doute encore mieux par beau temps, mais au moins il ne fait pas trop chaud).

Au col, le sol devient plus herbeux, et nous remontons vers le Revard. Sur sol mois pentu, je me remets à courir. Sous le Revard, on grimpe droit dans la pente, sur terrain glaiseux recouvert d'une herbe longue : ça patine, surtout que je n'ai pas pris de bâtons : deuxième erreur tactique, cela commence à bien faire ! Quand je pense qu'ils sont dans mon coffre, en bas à Voglans, mais que je me suis dit "Oh non, je n'en aurai pas besoin pour monter…" Je vois que je me serais économisé bien mieux, au contraire ! Total, je me retrouve au taquet en train de patiner avec des raquettes de glaise sous les chaussures : ça fait tout de suite moins malin !

 

11h01 Revard  Km 20,5 : ravito buvette (et glou et glou)

 

Pause rinçage de gosier à l'eau gazeuse : enfin du monde dans ce brouillard.

Bon, je m'étire, essuie mes bottes terreuses, et repars au trot : on redescend au Sud vers la Féclaz sur des pistes, en serpentant entre les arbres ! Puis on rejoint un grand chemin large, et je m'accroche à un groupe d'une demi-douzaine de coureurs. A un moment, on entend des hurlements de chien : vu le nombre, on dirait une meute de chiens de traîneaux ; s'ils veulent un poids mort pour descendre à la Féclaz, je veux bien me sacrifier et monter sur le traîneau… S'ils sont en liberté par contre, je risque de remonter ma vitesse de course de façon significative. Bon, je ne les entends plus : soit c'est l'attaque finale, et je vais finir en boulettes pour chiens, soit ils ont trouvé des traileurs plus appétissants !

 

11h43  La Féclaz,   km 26,8 : ravito solide

 

Ravitaillement très sympa : de la nourriture variée, bien mise à disposition et facile d'accès, c'est super : tous les autres ravitos seront du même niveau, j'ai même eu du salé. En plus, en liquide, 4 boissons différentes (eau plate, gazeuse, "koka", jus de fruit), c'est vraiment royal, chapeau aux organisateurs, c'est d'un grand réconfort.

En plus, il fait beau, le soleil est revenu : je repars en emportant du chocolat à grignoter en marchant sur la courte pente après la pause. Quelques promeneurs sont là : leur petit York tire sur la laisse en voyant le chocolat. Halte-là, petit canidé bondissant (décidément, c'est la journée), je ne vais pas abandonner mon précieux ravitaillement.

La remontée vers la Croix du Nivolet commence par une large chemin sur des alpages, puis en forêt. Pas mal de cailloux qui roulent sous les pieds, et toujours de la boue par endroits. En montée, c'est toujours la marche pour moi, avec quelques passages de course. Je bave toujours d'envie et de colère à la pensée des bâtons de rando qui me manquent…

Arrive la portion de sentier en double-sens, puis la Croix du Nivolet : quelques hautes marches faites de traverses de voie de chemin de fer, et ça y est. A cette heure, le premier doit déjà être arrivé…

 

12h36  Croix du Nivolet   km31,8

 

La vue est magnifique, dégagée ; euh, c'est là-bas en dessous qu'il va falloir descendre ?

Après avoir repris le chemin où nous croisons quelques suivants, nous repartons vers le hameau des chalets du Sire, après lequel nous décrocherons dans la descente vers Pargondran. Avant le Sire, beaucoup de vent : un coureur perd sa casquette, et moi je tiens mon dossard pour qu'il ne la suive pas.

Après le Sire, la descente se fait en sentier monotrace, d'abord assez direct puis en des lacets plus longs et en sol plus meuble. Là, je retrouve du peps et reprends de l'allure ; la descente se fait facile, je double d'autres coureurs et je finis seul la descente sur Pragondran. Avant le ravitaillement,  trois gamins remontent le chemin : on se salue gaiement en se tapant dans les mains, que je me frotte bientôt en voyant arriver le casse-croûte suivant.

 

13h33  Pragondran   km37,3  : ravito solide

 

Je prends mon temps et mange tranquillement fruits secs, chocolat et bois copieusement car il commence à faire bien chaud maintenant que je ne suis plus sur les hauteurs du Sire. Je me change en ôtant une couche de vêtements, passant au T-shirt à manches courtes, et je repars en traversant le hameau.

Après un petit pont, le sentier remonte jusqu'à la crête ouest du vallon de Pragondran, avant de redescendre en la suivant vers le Sud. La descente est agréable, serpente dans la verdure sans trop de passages traîtres. Puis on bascule sur le versant qui redescend plein Ouest vers le plateau de Voglans, par une succession de neuf ou dix virages assez secs. Je cours toujours autant que possible. S'ensuit une zone de plat en forêt, que je trouve plus éprouvante que la descente, avant d'arriver au ravitaillement suivant.

 

14h24  Le Fournet  km44 : ravito buvette

 

Il y a quatre ou cinq coureurs déjà au ravitaillement, dont certains sont assis sur un banc à l'ombre ; je me méfie des bancs, je pourrais y rester trop longtemps… Je bois encore quelques verres de boisson gazeuse, très agréable. Deux coureurs qui cheminent ensemble se lèvent : "bon, on la finit, cette course ?". L'idée est bonne, il est temps de s'y mettre. Nous repartons à quatre, sur du terrain quasi plat mais que la distance paraît longue !

La traversée du plateau continue, nous retrouvons le début du parcours du matin. La dernière bosse ou colline est assez dure : plus que 2 km, mais nous marchons en montant, tout en discutant ; dire que ce matin à cet endroit, on jouait des coudes…

En haut de la colline, il doit rester 1 km, je repars en courant. La descente me fait quand même du bien ; depuis ce matin, j'ai l'impression de manquer d'énergie (parti trop vite ?) mais je retrouve dans les descentes une forme qui me rassure. Après le chemin, on traverse un peu de Voglans avant d'arriver à la salle polyvalente ; je franchis la ligne d'arrivée, et aborde la buvette avec plaisir.

 

15h03  Voglans   km49 !!

 

Ce dernier ravitaillement d'arrivée est à l'ombre, sous tente, très bien organisé. Les autres coureurs arrivent peu après , et on se retrouve avec un sourire. Allez, on va même jusqu'à se féliciter d'avoir terminé !

Pas de trace de Kikoureur à l'arrivée, je vais donc me doucher puis reviens vers la buvette pour continuer à me réhydrater. Je reconnais Arno38 et Marie38 (aperçus au trail des Collines) attablés dans la salle polyvalente, mais ils n'ont pas vu mes compères. Je finis par trouver Rapace, puis Supersteph69 et Raideur. Nous allons manger la tartiflette d'un pas décidé, et nous manquons de gagner plein de choses à la tombola…mais non, rien pour nous ! Après pas mal de parlotte, chacun regagne ses pénates vers 18 heures.

 

Bilan : un trail très varié, dur (j'en ai bavé, quoi) mais réjouissant (beaucoup de plaisir et de rigolade), une très bonne organisation (sincèrement, des bénévoles sympas et qui se sont donnés du mal pour nous faire plaisir, des encouragements qui font chaud au cœur), et pour finir la joie de (re)trouver des Kikoureurs.

 

 

4 commentaires

Commentaire de rapace74 posté le 12-05-2007 à 07:56:00

bravo pour ta course et pour ton Cr tres sympa a lire
j'espere que nous nous retrouverons sur un trail tres bientot

manu

Commentaire de raideur69 posté le 13-05-2007 à 01:28:00

Content de t'avoir connu startijenn,bravo pour ta course et ton CR,pétard je peux lire sans mes lunettes,bravo!!!A+ avec plaisir sur un autre trail.

Commentaire de gdraid posté le 13-05-2007 à 08:32:00

Merci Startijenn pour ce récit très agréable.
Bravo pour ta perf, à 7 km/h de moyenne.
Même sans bâtons, dans la boue et dans les pentes, tu grimpes bien !
JC

Commentaire de Startijenn posté le 14-05-2007 à 10:46:00

Oui, on peut toujours grimper avec les doigts crochus (des mains, pas des pieds !) lorsqu'on a "oublié" les bâtons.
Merci pour vos commentaires, et encore une fois, j'ai vraiment apprécié de rencontrer des Kikoureurs (en grande forme) pour rigoler pendant ou après le trail.

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