Récit de la course : Sur les Traces des Ducs de Savoie 2019, par yves_94

L'auteur : yves_94

La course : Sur les Traces des Ducs de Savoie

Date : 28/8/2019

Lieu : Courmayeur (Italie)

Affichage : 603 vues

Distance : 145km

Objectif : Pas d'objectif

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Le récit

Avant-course


Je m'étais inscrit sur la TDS en 2018, espérant la faire en prépa de la Diag, mais finalement je fût recalé au tirage au sort.Par contre 2019 était bien la bonne, avec le coef 2 en poche...Et au bout du compte une belle surprise...quelques kilomètres et de D+ en plus, sur une partie que je connais en partie, car on emprunte une partie des chemins de la Montagn'hard, et une partie de l'UTB, et une partie de la Frison Roche, petite course de 44km que j'ai l'habitude de faire début août autour de Beaufort.
La prépa de l'année, du classique, un éco-trail 80, un gr73, une MH100 (raccourcie à 50km à cause des orages), quelques boucles à l'UBBC, et puis c'est tout. Bon, y'a les vacances aux US entre l'UBBC et la TDS, il doit bien y avoir moyen de caser quelques sorties intéressantes !
Par contre, le lendemain de l'UBBC, bonne petite douleur dans le bas du dos. Etrange...et 3 jours après, les 12h de vol ont fini par accentuer la douleur. Stress...j'ai beau essayer de m'étirer un peu, la douleur ne passe pas. Et ce n'est pas les 4800km en voiture aux US qui vont améliorer la situation. Bref, le doute s'installe à 4 semaines du départ de la TDS.
La douleur fini pas s'estomper un peu, mais c'est aléatoire. Par contre, je réussis quand même à me caser des jolies ballades et sorties aux US en mode rando-course, et dans des paysages magnifiques : grand canyon (2 x descente depuis le north rim), bryce canyon, monument valley, moab, Ouray dans Colorado, et Yellowstone. Au final, 200km et 10.000 de D+.Un peu limite, assez peu de casse de fibre intenses, mais par contre, une bonne partie du séjour passé en altitude à 1500-2500m. Donc j'espère que les globules rouges seront en nombre pour compenser...

 

J-7


Une petite semaine de boulot, passé à vérifier les temps de passages, vérifier le matériel, bref, pas hyper productif...En tous cas, la douleur de dos semble bien passer (dormir sur un bon matelas, ça aide...). Il n'y a plus qu'à monter dans le 74 pour retrouver la famille en vacances, et me rendre à Courmayeur !

J-1


Départ pour Courmayeur, en bus normal finalement, car je voulais arriver aux dossards et à l'hôtel pas trop tard, histoire de pouvoir me poser un peu. En arrivant au retrait des dossards, une petite queue, pas grand chose...mais qui ne semble pas bouger. En effet, une petite panne informatique bloque tout le process. Au bout de 30 minutes, c'est réglé et c'est parti !Le soir, on fait le traditionnel repas kikou au cadran solaire, histoire de bien manger et prendre des forces pour le départ du lendemain...à 4h !

 

J !


2h15, je me réveille avant la sonnerie du réveil, tout est déjà préparé, il n'y a plus qu'a ! J'aime me mettre assez tôt dans le sas, histoire d'être un peu sur le devant, de ne pas me sentir à l'étroit au début. Et puis surtout, pour avoir fait la TDS en 2014 et 2015, je sais qu'il faut passer à Chercuit assez tôt pour ne pas être coincé dans le single après.Le plan de route, que j'avais d'ailleurs partagé sur le forum dans un tableau xls que je fais à chaque fois, me donnait un temps de 32h. Il était basé globalement sur mes temps de 2014-2015, et avec l'expérience, je sais que j'arrive globalement a assez bien le respecter. Je suis sûr de partir trop vite, je fais faiblir dans la journée, je vais me refaire la nuit. Du classique quoi, en tous cas pour moi.Départ sans bâtons, au risque de manquer de puissance dans les montées, mais au plaisir d'être plus léger, plus libre dans les parties roulantes et les plats. Et puis, depuis 2016 et mon premier GRR, les bâtons sont rangés dans le fond du placard, et c'est toujours passé !

 

Départ !


Ca part à fond la balle ! Plus vite encore que les années précédentes...incroyable. On se sent poussé de l'arrière, ça double dans tous les sens. Je me laisse emporter par le flow,sachant très bien que je suis trop rapide, mais en sachant très bien aussi que dès que cela monter, je pourrai trouver un rythme plus normal.
En effet, dès que l'on se trouve sur le chemin 4x4 (ou piste de ski?) qui monte à Chercuit, je me calme, et je monte tranquille. Bon à 800m/h quand même après analyse. Pourtant je me fais doubler encore et encore...à se poser des questions sur sa vitesse sur le moment. Et sans bâtons, je me sens un peu seul...j'estime à 90% le nombre de gens avec bâtons...ça clic clic partout autour de moi...


Chercuit en 1h03, je continue sans trop m'arrêter sur le single. Cela ne bouchonne pas pour l'instant et je continue à monter à un ryhtme raisonable, sans jamais être dans le rouge.
On arrive assez vite à l'arrêt du Mont Favre (1h55). Par contre, ce qui est dommage, comme on est parti à 4h, il fait encore bien nuit. On ne voit donc pas grand chose de cette face du Mont Blanc !
La descente vers le Lac Combal est une formalité, je me pose tranquille dans un petit train qui nous enmène assez vite en bas. Pas de stress, la route est longue.
Arrivé au ravito en 2h24 (2h27 et 2h23 en 2014 et 2015, bref parfaitement dans les temps). Je remplis les flashs de poudre Décat, et je mange une barre Baouw. Et là je sens que c'est moyen. En effet, cette barre (pourtant testée depuis 1 an) me reste un peu sur l'estomac.
La montée vers Chavanne se fait bien, je mène un petit groupe sans forcer. Je leur propose de les laisser passer, mais le rythme convient à tout le monde.


Arrivé au Col en 3h26 (pour 3h27 et 3h30 avant). La veille, on pensait avec Ilgi qu'ils avaient modifiés un peu le parcours à cet endroit, mais finalement on reste bien sur le chemin historique qui descend. Par contre, après 5-10 minutes de descente, je sens une grosse envie de faire une pause technique, le ventre me fait d'ailleurs un peu mal. Rien de problématique, 5 minutes d'arrêt derrière une petite bosse pour être tranquille, et c'est reparti ! Et ca va mieux ! Je cours tranquillement jusqu'au ruisseau avant de commencer la montée vers le col du Petit Saint Bernard. Les jambes vont bien, montées OK, descentes en courant, marche rapide en plat. Bref, la routine ultra se met bien en place. Même la montée au col sur le petit raidillon passe crème. J'y pointe en 5h35 (je gagne du temps sur le raodbook, mais je suis globalement sur mes temps de 2014 qui fut une bonne année). Je ne reste encore une fois pas trop longtemps sur le ravito, mais dès que la descente commence, je commence à sentir à nouveau le besoin d'une deuxième pause technique... tiens...pas normal ça...j'ai l'impression de commencer à me vider un peu trop, et cela m'inquiète. Le reste de la descente se passe nickel, et comme il fait pas trop chaud, c'est moins pénible que les années précédentes.


J'arrive à BSM en 7h21, je suis assez étonné d'être là si tôt..., et surtout en ayant marché depuis Seez car j'ai à nouveau besoin de m'arrêter pour aller aux toilettes. Argh, y'a vraiment un problème là !
Heureusement que je retrouve ma famille là! Je vais quand même voir les docteurs pour demander un Smecta, je manque du riz, bois salé, bref, les voyant semblent tout de même être au vert malgré ces petits problèmes gastriques au vu de mes temps de passages.


La montée vers le Fort de la Plate est raide, et je sais que je vais en baver car je monte mal quand c'est raide. Manque de puissance dans mes grandes jambes, et puis sans bâtons, on sent quand même que c'est plus dur. Heureusement qu'il fait un peu couvert, et qu'il ne fait pas trop chaud. Jusqu'au Fort du Truc, je suis quand même obligé de me faire un ou deux pauses pâtes de fruits, le niveau d'énérgie ne semble pas être au top, je suis tout mou, sans rythme... Mais bon, en ultra, c'est normal d'avoir des coups de moins bien, et il faut continuer, ca finira pas passer !
Fort de la Platte en 9h48. Il me reste finalement encore du temps d'avance sur mon roadbook, donc tout ne va pas si mal que cela ! Je ne reste pas trop longtemps au fort, j'ai envie d'arriver au Passeur rapidement. Mais après 15 minutes, de nouveau besoin de faire une pause technique. Je n'en peux plus ! J'ai l'impression que toute mon énergie s'en va! Je me dis qu'il me faut bien boire, car il faut rester hydraté. Mais bon, ca va plus lentement que prévu, je suis tout mou.
Passeur en 11h46, pour 11h54 au roadbook. Ca va encore...étonnant...surtout que je n'ai globalement pas été très bon sur cette section, et que je me suis fait doubler pas mal !
La descente au Cormet passe par 50m un peu raide. Je suis derrière un asiatique...qui n'avance pas !!!! incroyable...mais bon, je ne vais pas lui faire un coup de je passe à gauche ou à droite dans le pierrier, je risquerai de me planter et de me faire mal. J'attends donc patiemment que l'on arrive à passer et je trotinne tranquillement. Bon, par contre y'en a d'autres qui n'avancent pas devant...bref, je prends mon mal en patience et me dis que ce n'est pas trop grave, après le ravito du Cormet ce sera plus facile.


Cormet en 12h41, pour 12h41 prévus. J'ai globalement perdu la petite avance que j'avais, il faut donc que j'arrive à m'alimenter correctement pour retrouver la forme. Je vais encore un fois aux wc, et là j'en commence quand même en avoir sérieusement marre de ces arrêts techniques ! Je vais donc revoir le doc, qui me donne un immodium. Et là, miracle ! J'ai l'impression que ca tient ! La montée au col de la Sauce va directement beaucoup mieux! Un petit rythme régulier mais pas trop rapide, l'estomac bien calé et rempli de riz, wow, tout est cool ! Ensuite la descente vers la Gittaz. Tout nickel, je double, je cours, je retrouve mes moyens, je double encore, bref, euphorie !
Le passage du curé de jour, et arrivé au ravito en 14h31. J'ai perdu du temps, mais ratrappé un partie du temps au ravito du Cormet.


La prochaine montée se fera en deux temps, la première comme d'habitude jusqu'à un chemin 4x4 (d'où on partait ensuite les années précédentes vers le col du Joly), et puis la deuxième vers les cotes d'Ani. Là par contre, c'est Montagn'hard style, dré dans le pentu, tout droit, quasiment pas de balisage, raide, bref, du Olivier tout craché ! Mais étonnement, je le monte bien, merci d'ailleurs mes trabucco qui accrochent bien..., j'arrive en haut en 15h57, pour 15h57 dans le roadbook...c'est bien fait quand même non?...;)
Le haut est une successions de petites montées-descentes, un peu techniques par moment. Je double encore pas mal de gens ici et là, le côté technique me fait pas trop peur et les jambes vont bien! Les deux petites côtes avant le pas d'outray sont un peu cassantes moralement, mais heureusement pas trop longues.
Pas d'Outray en 17h04, pour 17h03 prévus.
Enfin de la descente maintenant ! Bon...1500m de D- jusqu'à Beaufort. Ca va faire mal ! Les premiers 500m de D- sont assez techniques, beaucoup de pierres, mais j'arrive à avancer assez bien, et je double bien 20-30 personnes dans cette descente. Mais elle est longue, et 1500m de D- à ce moment-là de la course laisse des traces. La fin est moins techniques, mais plus raide, et ça chauffe les cuisses ! Durant la descente, je tape à un moment donné un peu dans une pierre. J'ai senti une petite douleur dans le tendon qui relie le haut de la cuisse à l'avant du bassin. C'est pas gênant pour l'instant, mais je sens bien quelque chose...


Beaufort en 18h20 pour 18h27 prévus. Je retrouve là mon épouse, je me change, mange, mais cette section a laissé des traces, et j'ai besoin de souffler un peu. Je repars après une bonne demi-heure de pause. La route et les chemins vers Hauteluce sont pas hyper intéressants.


Hauteluce en 20h22 pour 20h16 prévus. Le ravito est d'un calme, il n'y a personne ! Comme si tout le monde était resté à Beaufort...étrange... Je reste quand même quelques minutes car la prochaine partie jusqu'au col du Joly est longue !
La première partie de la montée n'est pas trop compliquée, mais je commence à fatiguer, et j'avance pas trop. Je perds du temps. (en fait, après analyse, je n'en perdais pas trop sur les montées, mais sur mes temps passés aux ravitos. j'avais d'ailleurs oublié d'indiquer une pause au ravito de Hauteluce dans mon roadbook). Le haut de la crête n'est pas hyper intéressant, mais on arrive finalement au Mont Vores et au col de Very. Je connais assez bien ce coin car mon camp de base pendant les vancances dans le 74 n'est pas très loin. Le long chemin jusqu'au col du Joly n'est pas si évident, c'est pas tout à fait plat, ca descends, mais ca remonte aussi, c'est boueux, et bien casse pâtes. En tous cas je n'y vais pas très vite et j'y perds un peu de temps. Mais tant pis, je ne peux pas aller plus vite de toute façons.
Col du Joly en 25h05 pour 24h41 prévus. J'avais échangé par SMS avec Bubulle à Beaufort. Il souhaitais que je sois aux Contas vers 6h du mat. Bon...ca va être compliqué car cela me laisse 1h30 pour descendre, et gérer ce long plat jusqu'aux Contas.
La descente commence assez bien, mais je sens que les cuisses ont laissé beaucoup de forces dans les batailles précédentes, et sans doute que le manque d'entrainement et de cassage de fibres commence à se faire sentir. Je ne suis donc pas aussi rapide que je ne souhaiterais. Surtout, en 2014-2015, on arrivait assez vite sur la voie romaine qui permets ensuite de bien descendre jusqu'à Notre Dame de la Gorge. Et là, tss tss tss, on descend par un petit chemin technique plein de pierres, tout raide, où il est impossible d'aller plus vite...

Bref, j'y laisse encore quelques plumes. Et puis le plat jusqu'aux Contas, je le fais en mode marche rapide, j'ai l'impression de ne pas traîner, mais qu'est-ce que c'est loin. J'ai même l'impression qu'ils ont éloigné les Contas rien que cette fois. J'y arrive donc vers les 7h du mat, un peu en retard pour le petit dej de Bubulle. On échange quand même rapidement pas SMS avant de s'appeler. Ca fait du bien!
La suite du parcours, ben on la connait bien. Quasiment par coeur même. Le début de la montée est raide sur le chemin 4x4, mais en partant tranquillement ca passe. Mais cela manque de rythme quand même, donc je perds un peu de temps sur cette section encore.


Chalet du Truc en 28h30 pour 27h22 prévus. La petite descente vers Miage se fait en marchant, j'arrive plus à encaisser les descentes en courant. Je sens que ca va être compliqué cette fin...La montée vers le col du Tricot est bien raide, et même si en temps normal cela se fait bien, à ce moment de la course cela ne va pas très vite. J'arrive quand même à tenir un petit 500m/h. En tous cas, il fait beau ce matin, grand soleil, ciel bleu. La fin va être super. Et la vue est toujours aussi magnifique à cet endroit où je viens randonner au moins une ou deux fois par an. le seul truc qui devient compliqué, c'est cette petite douleur de tendon en haut de la cuisse que j'avais ressenti dans la descente vers Beaufort qui me relance à chaque fois que je dois soulever la jambe en hauteur, ou faire un grand pas haut. Je compense avec l'autre jambe, ou en faisant des petits pas...pas génial...
Col du Tricot en 29h55 pour 28h48 prévus. Une bonne heure de retard sur le roadbook, mais bon, pas très grave. Il faut juste prendre du plaisir! La descente vers la passerelle n'est pas hyper rapide, les cuisses refusent d'encaisser encore plus de chocs, mais je suis globalement dans mes temps de 2015 sur les intervalles. Une fois la passerelle du Bionnassay passée, un petit coup de cul pour monter les derniers rochers pour arriver au balcon qui mène vers Bellevue. J'y arrive juste au moment où un petit train d'arrête, on ne peut pas passer et je perds 2 minutes (hooo zut alors, je dois m'asseoir pour attendre...).
Bellevue 31h00 pour 29h51 prévus. Je remplis rapidement une flask car il commence à faire chaud et j'entame la descente. Bon, toujours pas en courant, mais j'essaye d'aller le plus vite quand même. En arrivant en bas de la descente, j'ai l'agréable surprise de voir mon fils qui pique un sprint en montée pour me retrouver! Je passe quelques minutes au ravito avec eux.
Houches en 31h56 au lieu de 30h48.


Plus que 8 km jusqu'à Cham! Ca va le faire ! Je pars en marche rapide, impossible de courir, je suis bien cuit. C'est pas tout plat en plus, je le savais. Mais cette petite marche n'est pas désagréable, on croise plein de monde, il fait beau, on se fait bien encourager. Je ne suis pas mécontent d'arriver dans la ville de Cham par contre, et j'y retrouve mon fils qui fera le finish avec moi. On devait être mignon tous les deux puisqu'on avait mis le t-shirt de la Diag tous les deux ;)
Finisher en 33h28, au lieu de 32h prévus.

 

Bilan


Le bilan est quand même super bon. Je me suis bien éclaté sur cette TDS version longue. Alors oui, il faut y être préparé (je l'étais à moitié), et la nouvelle section par le Beaufortain a dû en cramer plus d'un, tellement j'avais l'impression d'être "seul" dans le dernier tiers de course.

Globalement, en analysant mes temps de passages dans le tableau excel ci-joint (qui est une version complétée de mon tableau roadbook), j'étais globalement très constant. Un peu rapide sur le départ, mais on ne se refait pas... Et même avec mes problèmes gastriques du début de course (on y reviendra), je gagne pas mal de temps sur 2014 où j'avais terminé en 24h. Etonnant! Après, les choses se sont stabilisées, et je reviens à "zéro" par rapport au RB vers Beaufort. Le derniers tiers de course est un peu plus pénible, mais gobalement finir à moins de 4.5% d'écart de son prono, c'est pas trop mal tout de même. Je crois même que c'est assez normal sur des course d'ultra d'avoir une petite marge d'inconnue, de faits de courses, de coups de moins bien, de coup de bien, de temps aux ravitos plus longs que ce que l'on pensait (2h25 au total, pour 1h55 prévus)
Bref, une belle petite sortie en montagne qui fait plaisir !

Le seul bémol fût mes petits problèmes gastriques du début, qui m'ont réellement vidés (c'est d'ailleurs la première fois que cela m'arrive!). Je vais donc revoir mon schéma d'alimentation. Plus de barres Baouw/gels D4, je repasse aux trucs de base !

Et puis, petite fierté quand même, c'est de le faire sans bâtons...;)

 

J+3

 

En retrant sur Paris, j'ai croisé un coureur qui avait dû s'arrêter à la Gittaz, et qui à priori était si j'ai bien compris lié à l'Itra. Il semblait dire que l'organisation se posait des questions sur la raison pour laquelle il y avait plus d'abandons cette année, malgré une météo qui était assez bonne et pas trop chaude. Il disait que la côté Itra moyenne avait baissé, et que sans doute pas mal de gens s'inscrivent sur la TDS pour faire un petit UTMB, mais sans se rendre compte de la particularité de terrein, de D+ de la TDS...
Et c'est vrai que la descente de 1500m vers Beaufort laisse des traces...sacrément !

 

Tableau Excel

 

En pièce jointe, mon tableau excel. Je le fais systématiquement pour que ma famille sache plus ou moins où j'en suis, si je suis bien, ou moins bien. Et comme elle me fait (des fois) mon assistance, celui donne des repères sur les passages.
J'ai complété avec mes temps réels de 2019, qui montre bien le début rapide, le milieu OK, et une fin plus lente. Pas d'immense coup de mou, pas de grosses défaillance, ni de moment hyper euphoriques. Il y a bien quelques sections où je me suis trompé sur l'estimation (col de very - joly, ou bien la montée vers Hauteluce). Mais globalement l'ensemble reste assez cohérent.

 

https://www.dropbox.com/s/9b2ixbilamijnjs/TDS-2019-02.xls?dl=1

4 commentaires

Commentaire de Spir posté le 09-09-2019 à 11:31:39

Comme quoi on peut en ch** et avancer quand même ! Elle a été rondement menée cette course, et c'est sûr que la nouvelle partie beaufortaine rajoute un sacré morceau... Curieux cette volonté d'allonger la distance, à moins que ce ne soit pour faire plaisir à la région. Bravo pour avoir bouclé ce morceau dans les bâtons !

Commentaire de yves_94 posté le 09-09-2019 à 11:41:03

Oui c'était d'après le gars rencontré de l'itra pour faire plaisir à Beaufort...cela faisait 3 ans qu'ils essayaient de faire passer la course par là!

Commentaire de nicomtpr posté le 11-09-2019 à 11:16:49

Pour info, j'ai eu le même type de trouble digestif avec visite des toilettes sèches des ravito du 1er 1/3 de course, chose qui ne m'était jamais arrivé...

Commentaire de nicolas-chiaffredo posté le 18-05-2020 à 18:05:36

Jamais 2 sans 3 : j'ai également eu de grosses difficultés intestinales sur la TDS 2019. Je l'ai ressenti avant même le départ et je n'ai réussi à me soulager qu'au lac Combal. 15 bornes à me traîner avec des aiguilles dans le bide suivies de 20 autres à temporiser pour attendre un pote (que je n'ai jamais revu car DNF sur blessure). Après je pense que commencer la course au frein à main m'a permis de mieux finir : tu avais 2h20 d'avance sur moi à Beaufort, encore 2h au Contamines mais je te reprends 1h30 sur les 20 dernières bornes pour finir en 34h00.

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