Récit de la course : La Montagn'Hard - 100 km 2011, par ouster

L'auteur : ouster

La course : La Montagn'Hard - 100 km

Date : 2/7/2011

Lieu : St Nicolas De Veroce (Haute-Savoie)

Affichage : 1013 vues

Distance : 100km

Objectif : Pas d'objectif

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Une belle balade

La Montagn’hard 2011

 

C’est une chose bizarre la tête… à priori cela ne sert pas à grand chose en sport si ce n’est au foot ou en Boxe Thai, mais elle m’a bien servi quand même ce weekend à la Montagn’hard.

 

L’année dernière la Montagn’hard 57 était ma première tentative de trail en montagne qui s’est arrêtée prématurément en raison d’une entorse à la cheville. Je décide que je prendrai ma revanche l’année suivante et sur un coup de tête je décide que ma revanche sera sur le grand. Juste comme ca. Parce que.

 

L’été 2010 passe, le GRP 80, l’Origole, le Raid 28, l’Ecotrail… tout se suit comme il se doit, j’ai de plus en plus de confiance sur du long et je me sens prêt à aborder le très long (en plus je suis tiré au sort pour l’UTMB du premier coup) et puis lors d’un banal entrainement sur le circuit des 25 bosses à Fontainebleau 2 mois avant la course je me refais une entorse, une double cette fois-ci, mais à l’autre pied. 3 semaines sans sport et du kiné jusqu’à 3 jours avant la course et de l’entrainement quasi exclusivement sur bitume. Je fais mon sac sans être particulièrement serein en ce qui concerne ma cheville. Je rajoute à ca le manque de sommeil et un bon niveau de stress dû à un nouveau taf  et le fait que j’ai l’UTMB 2 petits mois après et les conseils du Blueb sonnent fort dans ma tête…

 

Mais bon, je n’en fais qu’à ma tête et j’y vais quand même en me disant que je peux toujours bifurquer sur le 57 si je suis au bout de mes forces. Côté hébergement je m’incruste chez Le Rapace qui vient me chercher à la gare vendredi soir, m’emmène à St Nicolas chercher mon dossard et me ramène chez lui pour un bon diner de pâtes au poulet, un lit confortable et une bonne soirée au calme. Je n’ai rien réservé pour la nuit de samedi à dimanche car je serai en balade et Bikoon me ramène gentiment sur Paris le dimanche. Le tout est bien organisé avec l’hypothèse en tête que je suis finisher ; si j’abandonne je suis dans la mouïse (pas de lit, pas de fringues, la déprime…)

 

3 heures moins dix, le réveil sonne, on se prépare doucement avec le Rapace qui part pour la 57 aujourd’hui. la Souris et Oufti arrivent et on s’arrête en route pour prendre un pote de Manu avant de faire les 45 minutes de route qui nous séparent de St Nicolas. Tout le monde se charrie gentiment mais je garde un peu mon silence, pas trop en confiance par rapport à ma cheville et mon niveau de fatigue général.

 

On se gare en bas de St Nicolas et on fait les derniers 800m à pieds, il fait bon, l’ambiance est festive, je laisse mes affaires de rechange dans la voiture d’Oufti car il revient demain et je n’ai que mon sac de mi-parcours à la main – un poil plus lourd que celui de Virginie ;-)

 

Tous les copains sont déjà là, je salue ceux que je n’avais pas vu la veille, on tchatche un peu, on écoute le briefing (plus ou moins) et on est parés pour le départ. Virginie me fait une bise, genre « bonne course, je te vois à l’arrivée », Olivier met sa musique à scalper les anglais qui résonne dans tout le village et le départ est donné. Très vite Virginie me largue et je décide de ne pas suivre, ca tombe bien car elle me mettra 10 heures dans la vue et, à ce rythme la, je me serais retrouvé sur le bord d’un chemin à pleurer ma mère très vite !

Après quelques 300 m de bitume en légère descente on commence à monter par les champs et sous les bois. Il commence à faire jour (il est passé 5h du matin) et je ne me sers de ma frontale que sous les bois pour être bien sur d’où je met les pieds – surtout le pied gauche par rapport à la cheville… Je me sens bien, mes jambes me semblent fortes, je suis parti au bon rythme, le métier commence enfin à rentrer. J’arrive en haut au moment où le soleil commence à se lever et on bascule pour descendre vers Bionnay, tout de suite je sens le manque d’entrainement spécifique, j’ai les cuisses qui tirent et je suis stressé par ma cheville, le moindre faux pas me rendra à la case départ…

 

Le terrain est facile mais je prends mon temps histoire de bien échauffer ma cheville, mes cuisses continuent à tirer, probablement parce que je freine en permanence.  On traverse quelques champs, une route et puis on recommence à monter et tout de suite je me sens plus à l’aise et moins stressé par ma cheville, ce sera le thème de la course…

 

Le parcours a été un poil modifié et on a 200m de D+ en moins sur cette section de la course alors j’arrive au 1er ravito en 2h10 au lieu de 3h et je ne traine pas, je fais le plein de ma poche, je remplis mon petit sac de biscuits TUC et chocolat, 2 verres de coca et je suis parti en 6 minutes, je mange en marchant et je continue la montée vers le Prarion.

 

CP 1 Les Toilles 1136 2h10 de course 91ème 6 minutes d’arrêt

 

C’est toujours aussi jolie, il fait super beau, on entend les oiseaux, les fleurs sont belles et après un moment on tourne un virage et voilà le Mont Blanc en toute sa splendeur qui brille au soleil J Je monte calmement en prenant mon temps à 600m/h (je le saurais après la course) mais néanmoins ce sera ma montée la plus rapide je diminue à 300m/h vers la fin de la course – il me manque un peu de spécifique je crois !! En descente je suis resté aux alentours de 800m/h pendant toute la course sauf la descente hyper technique de Tré la Tête. Je m’arrête souvent pour filmer et je suis suivi de près par mes co-équipiers de la Flying Circus Kikourou’s Team (un concours pour l’équipe avec les 3 meilleurs temps de finishers sur la 100 que je fais avec Parapgab, Freewheelin’ Nat et Astrophytum tous de Kikourou), on prend un petit moment à 4 sur le sommet du Prarion devant le Mont Blanc – les 4 mousquetaires, invincibles !

 

J’en profite pour appeler la famille et j’entame la descente vers Bionassay où je me suis fait mon entorse l’année dernière, nul besoin de préciser que je vais suuuuuper doucement à ce moment, qui n’est pas plus compliqué que d’autres mais bon, je suis superstitieux… J’arrive sans histoire à Bionassay ou je ne traine pas à nouveau si ce n’est pour remettre un peu de Nok sur les pieds qui commencent à frotter.

 

CP 2 Bionnassay 1332 4h30 de course 101ème

 

Il fait toujours aussi beau et je repars tout seul comme je l’étais depuis le début de la course, je me contente de croiser du monde mais je ne modifie pas mon allure pour autant. On est dans les bois pendant quelques temps et on débouche soudainement sur la Passerelle de Bionnassay qui traverse un torrent impressionnant. Ensuite commence la montée vers le Col du Tricot que je prend comme le reste de la course : tranquille et sans histoires ! Je double du monde, je me fais doubler et j’arrive en haut où la vue est splendide, le sommet du Mont Joly est sous les nuages mais je n’y serais pas avant 21h ce soir et il n’est pas encore midi, les nuages ont le temps de bouger. D’ici aussi on voit le prochain CP, tout petit 600m en dessous. Je vois Viktor le Suédois au Col, je l’avais rencontré à l’Ecotrail de Paris – un chouette type. Juste avant le Col je me fait doubler par le premier du 37km qui sont partis 2 heures après nous, les 3 suivants me doubleront dans la descente vers les Chalets de Miage, ils sont impressionnant. J’arrive aux Chalets après 37 minutes, j’avais mis 1h20 l’année dernière avec mon entorse, comme quoi j’ai pris la bonne décision d’arrêter en 2010. Un arrêt un peu plus long que les autres car je dois appliquer du sparadrap à des endroits sensibles… Je fais le plein de boisson, je bois de la soupe, du coca et j’amène un petit stock de Tucs et chocolats avec moi.

 

CP3 Les Chalets de Miage 1568 104ème 7h00 de course

 

Jusque la tout allait bien, je n’ai à aucun moment été dans le rouge et j’ai presque 2 heures d’avance sur mes prévisions. Je m’étais fait des temps de passage avec Softrun pour être dans les barrières horaires avec l’hypothèse que j’allais courir moitié moins vite à la fin qu’au début. Je repars seul de Miage pour une montée de 200m suivi d’une descente à la Frasse où je verrai Céline qui suit Manu sur la course. Puis une longue montée vers Tré la Tête où on entend le micro aux Contas qui annonce le passage des coureurs longtemps, très longtemps, avant que j’y soit… Le moral est au beau fixe alors je m’en fous mais à juger par les réactions autour de moi je suis un des seuls… J’ai du mal a visionner cette partie de la course dans ma tête car il y a pas mal de montées et descentes avant d’arriver en haut et je commence à trouver le temps long, j’ai hâte d’y être car je vais retrouver le Bagnard et Sophie, la femme d’Astro. Je fais peut être la course tout seul mais ca fait du bien de revoir des têtes connues et sympathiques J D’autant plus que l’accueil de Laurent est toujours chaleureux et accompagné de boisson rafraichissante à base de houblon. J’arrive enfin au refuge et je ne suis pas déçu, ni par son accueil, ni par le verre de bière qu’il me propose et que j’accepte volontiers J Je fais le plein d’eau fraîche à la fontaine et la je commets une erreur de bleu, la seule erreur de ma course heureusement mais bon… Je demande au bénévole quelle distance nous sépare du prochain ravito… Je me suis dit que c’est un coureur, il doit connaître, il a du faire la montée à pieds… 5-6km il me dit alors je repars content, « chouette, une grosse heure, peut être une heure et demie » je me dis… petit à petit je me retrouve dans un piège à entorse de chemin qui n’a pas l’air d’avoir été utilisé depuis plusieurs années, où a-t-il dégotté ce truc je ne le saurais pas mais c’est un collector ! 2h20 plus tard je sors des bois et j’entame la seule partie roulante de la course :  700m le long de la rivière sur une route plate en terre battue. L’énormité de la différence entre ces 2 tronçons ne m’échappe pas et j’en profite pour courir un peu, ceci écrit j’ai préféré le chemin torturé ! J’arrive aux Contas, je fais le plein d’eau, de soupe, de coca, de Tucs et de chocolats et je pars sans perdre de temps. J’ai cherché Franck Derrien sans le trouver malheureusement mais je ne suis pas resté plus de 5 minutes.

 

CP 6 Les Contamines 1174 104ème 12h40 de course

 

Je repars en marchant et j’en profite pour appeler mon épouse pendant que c’est encore relativement plat car là je vais attaquer le plus gros morceau : l’ascension du Mont Joly ; 1400m de D+ en un coup avec la fin de la course qui s’annonce pour les 57, et encore 50 bornes et la nuit dehors pour nous autres. La longue conversation avec Karine me fait énormément de bien, j’ai hâte d’être sur l’UTMB où elle sera en vrai J

 

Je rattrape pas mal de monde, la montée est longue et il y a une bonne partie à l’horizontale qui est frustrante car j’ai le sommet au dessus de la tête et j’ai envie de monter ! Après un long moment on arrive à la bifurcation, ici les 57 partent à droite et les 100 à gauche. On a l’option de faire 4km de descente et être rentré avant la nuit ou de repartir pour 50 bornes. Je pose mon sac, je change de t-shirt car il va faire froid quand la nuit va tomber en haut du Mont Joly et me voilà prêt pour voir toutes ces jolies choses que je suis venu voir J

 

On n’est pas beaucoup à avoir pris cette décision, c’est vrai qu’elle n’est pas évidente à prendre mais il restait tellement de choses à voir dont certaines dont j’ignorais l’existence à ce moment que je ne regrette pas du tout de l’avoir prise, même si à certains moments pendant la nuit j’en aurais décidé autrement.

 

Je continue mon ascension du Mont Joly et il reste un bon morceau, d’ici on voit toute la première moitié du parcours. On voit aussi le troupeau de biques qui mangent gentiment le balisage que j’essaye de remettre en place tant bien que mal après leur passage. On dessous du sommet je vois un gars qui cavale dans l’autre direction, c’est le premier du 100 et ca me fait tout bizarre car il a 15-16 heures d’avance sur moi et il court comme je courais ce matin… en fait il ne sera pas premier, il a coupé un morceau du parcours sans le réaliser et il sera disqualifié le pauvre.

 

Je mets les mains pour en terminer du Mont Joly et j’arrive au moment du coucher du soleil alors j’attends 10 minutes pour le voir passer tellement c’est beau et je parle avec les bénévoles qui sont très sympas. Un monsieur et sa fille, le monsieur qui doit avoir 70 ans est là pour la troisième année de suite – j’ai passé un bon moment avec eux.

 

CP 6 Sommet du Mont Joly 2525 76ème 16h20 de course

 

 

Il est temps de repartir vers Les Tappes où je récupérerai mon sac avec le t-shirt sec et des recharges de boisson. Un peu de confusion avec le n° 2 du 100 qui me dit que je suis sur le mauvais chemin mais finalement je trouve le bon chemin et voilà commence une longue descente en zig zag. Je suis tout seul et à la fin je commence à me demander ce que je fous la, j’entretiens la notion que je n’étais peut être pas assez reposé en prenant le départ de cette course. Je rentre dans le refuge et c’est un club d’abandon, il y a 4 coureurs dont un qui se lève de la sieste et ils sont 3 à rendre leur dossard, bizarrement les voyant me donne un coup de peps et je me motive. Je change mes chaussettes, je me remets de la crème où il faut, je sors toutes les petites pierres de mes chaussures, mes pieds vont bien à ce stade la (je finirais avec des grosses ampoules aux talons…), je prends et reprends et reprends de la soupe. Le seul qui ne souhaite pas abandonner m’attend pour partir alors je me dépêche mais juste avant de partir je vois Astro qui arrive et je suis vachement tiraillé entre l’attendre et partir de suite. Finalement je pars avec le gars après 36 minutes d’arrêt.

 

CP 7 Les Tappes 1488 79ème 19h00 de course

 

On descend encore un peu à Notre Dame de la Gorge, toute éclairée la nuit, où on est rattrapé par Astro et Le Boucanier (un UFO) et puis commence une longue montée vers la Balme. Les connaisseurs de l’UTMB se souviendront sans doute la large route forestière qui monte doucement vers le refuge, mais ceux qui s’y attendent (le Boucanier par exemple ;-) ) seront déçu. Le chemin prend à droite soudain et traverse un champ et on monte 200m au dessus du refuge. Le temps d’y arriver il commence vraiment à faire froid et on a perdu le gars avec qui je suis parti. On aura mis presque 4 heures à faire ce tronçon et quand mon collègue des Tappes arrive il se laisse convaincre par le secouriste de rendre son dossard – il est à bout à priori. Les bénévoles sont super sympas bien qu’ils aient super froid dans leur tente sans porte, ils attendent les derniers, qui ne sont pas loin derrière nous, avec impatience. Je fais le plein de soupe et eau et je passe tout mon temps à me demander si j’arrête ou pas. Finalement je repars avec Astro et Le Boucanier en me disant que si ca va pas je pourrais revenir ici après le Lac Jovet car il y a un 4x4 qui arrive.

 

CP 8 La Balme 1706 69ème 23h30 de course

 

Je décroche assez rapidement et je fais la remonté seul vers le Lac Jovet. C’est vraiment le moment le plus dur de la course, je suis épuisé et je me trouve plein de raisons pour abandonner la course. Je pense aux mots de la Souris avant le départ qui me dit de ne pas oublier qu’en cas de moins bien ca revient toujours alors j’attends… je mets un pied devant l’autre, je me dis que ca ira mieux quand le soleil se lève. J’arrive au Lac Jovet après une heure vingt de montée pénible mais je suis content d’y être, c’est un lieu super beau. Je discute 2 minutes avec les 2 bénévoles qui ont l’air frigorifiés et je partage mes doutes sur la fin de la course pour moi. Je continue en disant à chaque pas que soit j’arrête à la Balme car la montée au Lac Jovet est une boucle, soit je continue au Signal mais de toute façon j’attends le soleil – je n’ai pas de bobo, je suis juste fatigué. Je reviens au dessus de la Balme et je vois qu’ils ont plié la tente et sont partis, bon je vais au Signal alors. Le soleil commence à se montrer alors je me change, je mets de la musique pour la première fois et j’y vais – un pied devant l’autre jusqu’au Col de la Fenêtre. Le soleil se lève et miracle, j’ai un regain d’énergie et de moral et je suis à nouveau ravi d’être la :-D

 

Je monte tout doucement, je suis seul au monde, personne devant ni derrière, je suis convaincu d’être le dernier mais je suis largement dans les barrières horaires et j’ai le moral au beau fixe ! Je passe le Col de la Fenêtre et je suis émerveillé par la vue, le téléphone sonne, c’est Olivier et puis 2 minutes plus tard c’est le PC de la course, visiblement les gens s’inquiètent pour moi mais je les rassure et je continue vers le Signal. Je traverse un chemin sympa en balcon, un petit col et hop je reviens dans la vallée des Contamines où je vois le prochain ravito au Signal tout petit et puis l’Aiguille Croche et sa crête jusqu’au Mont Joly. Il manque juste la descente à St Nicolas sinon j’aurais tout le reste du parcours en un coup d’œil !

 

La descente au Signal est facile et les bénévoles sont super accueillants, ils sont en train de tout ranger mais ils arrêtent tout pour me trouver un bol de pates, des recharges Effinov et du coca – vraiment trop sympas les bénévoles sur cette course. J’en profite pour appeler mon épouse et discuter avec les serre file qui attendent le dernier qui visiblement n’est pas moi ! Ils confirment que j’ai tout mon temps et maintenant je sais que je vais finir alors je pars tout seul et tranquille.

 

CP 9 Le Signal 1879 67ème 28h20 de course

 

 

Je mets 2 bonnes heures à monter à l’Aiguille Croche et puis je me retrouve sur une longue crête qui tombe à pic à gauche et presque à pic à droite, je n’ai pas intérêt et faire un faux pas. C’est magnifique ici, je me sens vraiment privilégié d’y être et je prends mon temps. Il y a quelques randonneurs et je prends le temps de discuter avec eux, le PC de la course me rappelle une deuxième fois et je les rassure que tout va bien et que je suis en mode touriste. J’arrive en dessous du Mont Joly ou attend Yannick74 avec un mini ravito on parle un peu et puis je commence ma descente vers St Nicolas. Je double un coureur qui a l’air mal en point mais il est accompagné et je le laisse, quelques dizaines de mètres plus loin je croise le Bagnard qui est venu à ma rencontre – si c’est pas sympa ca !!! Merci Laurent j’ai vraiment apprécié J On partage la descente ensemble, bizarrement elle me semble beaucoup plus longue que la montée ! Laurent me laisse un peu avant la fin pour aller prévenir les copains que j’arrive et je profite de ces derniers moments de calme pour contempler ma course. Mon épouse m’appelle à ce moment et je suis ravi de partager ces quelques derniers moments avec elle, au moins par la voix. Je suis content de l’avoir fait à mon rythme et d’avoir pu gérer mon creux, cela me rendra plus sur de moi la prochaine fois. A aucun moment je n’ai été dans le rouge, j’ai juste mal aux pieds mais je pourrais continuer, tout cela sonne bien pour l’UTMB dans 2 mois. Je prendrai le départ mieux reposé.

 

J’arrive à St Nicolas et j’entends les cloches et les applaudissements des copains, Olivier vient à ma rencontre et je me fais la remarque que c’est bien classe d’avoir la bise de l’organisateur sur la ligne d’arrivée J

 

 

Arrivée St Nicolas de Veroce 1200 100km 8200D+ 65ème 34h04 de course

15 commentaires

Commentaire de Olivier91 posté le 13-07-2011 à 09:31:28

Content de te lire!
Outre le plaisir que tu as pris sur la quasi totalité du parcours, il me semble que tu peux retenir de cette expérience la concrétisation de ce qu'a dit Virginie: après des coups de moins bien on retrouve souvent de l'énergie pour finir. Garde bien çà en tête pour fin août.
A part çà, pour la prochaine bise, si tu peux éviter la tartine de crème solaire ... ! ;-)

Commentaire de raspoutine 05 posté le 13-07-2011 à 09:33:04

Bravo pour ton parcours, un vrai métronome !
Ça sent bon l'UTMB pour dans deux mois !
Merci pour ton récit, quant aux biquettes, elles sont vraiment incorrigibles ! Ouarf !
Bien sportivement
Raspa

Commentaire de tounik posté le 13-07-2011 à 10:46:23

BRAVO.

Une première qui montre que tu es devenu un vrai montagnard. Repose toi pour l'UTMB. Le plaisir est le vrai moteur.

Commentaire de rapace74 posté le 13-07-2011 à 10:57:50

bravo pour avoir fini cette course tres dure!!! apres ca l'utmb ne sera qu'une routine pour toi!!

Commentaire de coach Jack posté le 13-07-2011 à 12:47:59

Bravo à toi, respect vu les conditions (chevilles, préparation...)avant ta montagn'hard.
Bonne récupération à toi en vue te ton UTMB.

Commentaire de Tonton Traileur posté le 13-07-2011 à 14:28:01

Bravo Andrew !
Te voilà fin prêt pour la "grande transhumance" de fin aout.
Au plaisir de te croiser du côté de Cham ...
(PS: ta vidéo et les nombreux témoignages m'incitent grandement à inscrire la montagn'hard à mon calendrier 2012. merci).

Commentaire de Francis31 posté le 13-07-2011 à 16:07:09

Bravo Andrew, encore un beau finish dans la besace et content d'avoir de nouveau croisé ta trace. Bon UTMB.

Commentaire de chanthy posté le 13-07-2011 à 16:52:16

comment dire....époustouflant!!
merci pour ce très long récit...c'est à l'image de la course,non :) ??
bref,je suis partagé sur 2 avis:
1) après la vision de ta vidéo, ça m'a donné envie de tenter cette course
2) après lecture de ton récit, je pense que ça sera un court,voire très court :)
3)avec la lecture +la vidéo, je suis tenté par le 100km ( je sais ,suis frapadingue )
merci OUSTER et bravos ton ta gestion de course....comme on dit,plus c'est longue...plus c'est bon..

Commentaire de Free Wheelin' Nat posté le 13-07-2011 à 20:11:27

J'ai vraiment vécu la course avec toi, contente de lire!
Tu n'as rien lâché et j'ai trouvé ton arrivée superbe, la grande classe!
Tu peux être fier de ta perf , chapeau! (enfin... bob!!)
Yapluka pour l'UTMB alors? ;-) NI !

Commentaire de JLW posté le 14-07-2011 à 15:02:19

A ton dernier récit sur l'ecotrail j'avais écrit:

"Good job,
tu as tout compris de l'ultra, partir cool cool, et encore plus cool puis "keep going" pour en apprécier tous les aspects jusqu'au bout.
BRAVO."

Ben je crois que je peux me répéter et tu verras sur la "promenade de Cham" fin Aout ca sera pareil.

Je referai un "copier/coller" pour ton futur récit !!!!

Commentaire de trinouill posté le 14-07-2011 à 22:10:28

Bravo pour ta course.
Joli combat intérieur come quoi le mental reste primordial pour ce format de course.
C'est tout bon pout ton UTMB
Ravi d'avoir fait ta connaissance
Bonne récup et soigne moi cette cheville :-)

Commentaire de Astro(phytum) posté le 15-07-2011 à 19:21:48

Que de bons souvenirs !!! Ce bout de chemin fait ensemble pendant la nuit . Tu as vraiment géré ta course pour être sûr d'aller au bout et j'ai été rassuré quand dans la montée de l'aiguille Croche ,j'ai appris par Olivier par l'intermédiaire de l'autre Olivier :))) que tu arrivais au Signal .
Et M***E pour fin Août ;-)

Commentaire de caro.s91 posté le 19-07-2011 à 11:55:53

Bravo Andrew,

Je suis fière de toi, de voir que tu as su dompter la grande distance. Ca donne vraiment envie de pouvoir revenir sur le terrain et recourir.
Récupère bien et place à la récup en vue de l'UTMB.

Bises,
Caro

Commentaire de Ponpon posté le 21-07-2011 à 14:13:51

Très beau récit de ta course. Ça va très bien avec le calme apparent sur ta vidéo !!!
Bravo pour ta course, ça donne envie de se frotter au 100 l'année prochaine !!

Commentaire de Land Kikour posté le 03-08-2011 à 19:22:19

Un très chouette CR qui complète très bien ta superbe vidéo ;)
Un grand bravo Andrew et bonne fin de prépa pour l'UTMB...

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