Récit de la course : 20 km de Paris 2018, par Ze Man

L'auteur : Ze Man

La course : 20 km de Paris

Date : 14/10/2018

Lieu : Paris (Paris)

Affichage : 452 vues

Distance : 20km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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20 km de Paris 2018

3 semaines après Paris-Versailles, me revoilà aux pieds de la Tour Effeil pour le départ de ces 20 km de Paris version 2018.

Je reste sur la même impression : c’est un spot de départ juste énormissime, vraiment un pur plaisir !

Pour cause d’inscription tardive, j’ai acheté mon dossard sur luck-it, un site de revente officiel affilié/prestataire de la course. Jusque-là tout va bien. Il ne restait que 2 sas disponibles : celui des <2h et celui des préférentiels 2, qui correspond à un semi marathon en moins de 1h40, sur présentation d’un justificatif de performance. Coup de chance j’ai ça à disposition et je récupère donc un dossard préférentiel 2.
Il n’y a que 2 sas devant moi : celui des élites et celui des préférentiels 1.

Chouette, me dis-je, je vais pour une fois pouvoir partir (raisonnablement) devant et envoyer un minimum sans slalomer à tout va.

Petit aparté : je ne comprends toujours pas comment fonctionne le système des sas. L’organisation demande d’y être à 9h00 pour un départ à 10h00. Ok, mais une fois dedans, comment on s’échauffe ? Il y a trop de gens pour avoir de la place pour trottiner. Et puis 1h d’attente c’est beaucoup, non ? Ou alors il faut que je ne prenne pas en compte les conseils de l’organisation, que je m’échauffe à part et que je rentre dans le sas au dernier moment ? Jusqu’ici j’ai scrupuleusement suivi les instructions (peur de ne pas pouvoir rentrer dans le sas) mais clairement ça n’est pas à mon avantage car je pars toujours à froid. Suis preneur de tout conseil / partage d’expérience. Fin de l’aparté.

10h00. Les élites s’élancent. Quelques minutes plus tard, c’est notre tour. Yallah !

Bizarrement, ça commence par bouchonner : trop de monde, pas assez de vitesse, on s’entasse sur les 1ers mètres. J’ai du mal à y croire, sachant qu’on n’est pas tant que ça dans le sas et que l’on est censé courir plus ou moins à la même vitesse.

Je patiente une poignée de secondes et puis non, décidément, on n’est pas assez rapide. Je commence à dépasser sur les côtés et à zigzaguer. Situation bizarre : une dame devant moi ne se décale pas malgré mes demandes et je force le passage. Elle râle et ça m’énerve même si je ne réponds rien. Mais comment a-t-elle fait pour se retrouver là, dans un sas de départ avec justif et tout le tintouin, alors qu’elle n’avance pas ?

Au final, je ne sais pas lequel de nous 2 a été le plus con sur ce coup-là : elle parce qu’elle râle alors qu’elle n’est clairement pas à sa place, moi parce que j’ai forcé le passage. Je suppose qu’on est ex-aequo, malheureusement. Il n’y a jamais vraiment de vainqueur quand on est con.

Le 1er km est donc un poil lent mais les choses se tassent vite et j’arrive à courir à une vitesse où je me sens bien (pour un 1er km). 

Avec un peu de recul post-course, je trouve que toutes les difficultés de la course sont au départ : sur le 1er km, déjà, parce que c’est celui qui grimpe le plus, et sur toute la 1ère moitié du parcours, parce que ça descend doucement à partir de l’avenue Foch et pendant tout le bois de Boulogne. Le dénivelé indiqué par Strava ne me dit pas ça mais ça reste mon impression générale.

Bien évidemment, je me lance dans la (douce) pente comme un poulet sans tête et du 3e au 10e, je suis tout le temps en dessous de 4’10 du km, ce qui est rapide pour moi. En fait, c’est même bien trop rapide, comme je vais m'en apercevoir assez rapidement. Je prends un gel juste avant le ravitaillement du 10e km, un peu d’eau que je galère à boire en courant, et je rends compte que je n’ai pas fait de course avec gel depuis le marathon de Paris en avril et que j’ai perdu le pli pour boire comme il faut et prendre ces foutus gels. J’avais juste bu un peu sur Paris-Versailles et j’avais puissamment galéré – et donc rebelote et même petit point de côté qui va me tenir compagnie pendant quelques km.

Routine d’approvisionnement mal maîtrisée, départ trop rapide et il faut bien l'avouer volume d’entraînement pas au niveau + pas de stratégie de course… Ce qui devait arriver arriva : gros coup de moins bien au 14e (+30 sec au km par rapport aux 13 km précédents !). Mental dans les chaussettes, point de côté, douleurs aux jambes. Tout va mal !

Et pourtant miracle : c’est là que le gel fait son effet ! Je ressens un coup de mieux qui efface le point de côté et me permet de relancer doucement. La différence n’est pas flagrante cependant, car rien à faire, le mental n’y est pas et toute la partie sur les quais me défonce les jambes. Je ne vois pas d’indication kilométrique sur les côtés et je cours dans le flou le plus total. Je m’accroche, je fais un mauvais 16e et un mauvais 17e km et là l’orgueil prend le relais. Je me fais violence (mais alors d’une force !) pour m’arracher sur les 3 derniers km qui vont me sembler interminables. Y’a pas moyen de lâcher maintenant, même si je n’ai que ça en tête ! Un peu de fierté, garçon ! Plus de cuisses, plus de souffle, plus de cardio et pourtant 4’08 sur le dernier km – inespéré. 

Je passe la ligne d’arrivée en 1h23 et des brouettes, ce qui est un super temps pour moi, mais avec des sensations vraiment mauvaises. C’est par exemple la 1ère fois que je me demande pourquoi je m’inflige ça tellement j’en ai bavé. Je titube jusqu’à la médaille et au sac d’approvisionnement avec dans la tête de mettre le holà sur mes projets de course à pied.

Bien évidemment, quelques jours après je m’inscris au semi-marathon de Boulogne qui aura lieu un mois plus tard, comme quoi ivrogne un jour, ivrogne toujours… Il y a trop de choses à améliorer pour que je m’arrête là et puis j’aime la sensation de courir vite (à mon échelle), tout simplement.

 

En conclusion :

  • Parcours rapide mais piégeux (la 1ère moitié est la plus facile selon moi) qui reprend la fin du marathon de Paris mais à l’envers (de l’avenue Foch au Bois de Boulogne puis on remonte les quais).
  • C’est mieux de partir devant si on veut courir un peu vite car il y a vraiment beaucoup de participants et ça bouchonne facilement.
  • Il faut que je me penche sur mon mental, et ça fait plusieurs fois que je me fais la réflexion. Pas sûr que ça se travaille réellement mais je crois au déclic à un moment. Ou pas 😊

5 commentaires

Commentaire de augustin posté le 25-10-2018 à 13:40:02

Sympa ton récit! on s'y retrouve à te lire!!! Pour la dame du depart, cela m'est déjà arrive, j'étais arrive à la conclusion qu'elle avait un dossard d'un des sponsors, quand bien meme son rythme est different, cela complique la donne pour tout le monde. Pour les SAS, ben l'idéal est de viser une course plus petite ou tu arrives quelques minutes avant le depart, déjà échauffé. A bientot, on se retrouvera au semi de BB!

Commentaire de marathon-Yann posté le 25-10-2018 à 17:01:01

Merci pour le récit !Tu m'auras donc battu d'une minute sur le 20 km après m'avoir mis une min sur le Paris-Versailles... Et dire qu'on va se retrouver à Boulogne !
Pour l'échauffement, j'ai tendance à le zapper sur ces distances (ca explique peut-être la min d'écart à l'arrivée !), sinon il y a aussi la possibilité de suivre les échauffements collectifs proposés (au moins sur le 20 kilo).

Commentaire de Ze Man posté le 26-10-2018 à 10:11:01

Vouiiiii ! J'ai vu qu'on avait fini dans les mêmes temps 2 fois de suite ! Si ça te dit, on peut refaire la course autour d'une mousse après Boulogne, vu qu'on devrait encore finir à peu près ensemble ! Augustin tu es le bienvenu aussi, mais je pense que tu seras arrivé depuis longtemps :)

Commentaire de marathon-Yann posté le 26-10-2018 à 16:59:56

Bonne idée, on devrait même essayer de se retrouver avant et de courir ensemble, qui sait, je gagnerais une min sur mon record ?

Commentaire de Ze Man posté le 31-10-2018 à 13:54:48

A fond ! Comment on fait pour se retrouver ? Il y a un système de messagerie interne sur Kikourou ?

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

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