Récit de la course : Trail des Citadelles - 71 km 2008, par Run To The Hill

L'auteur : Run To The Hill

La course : Trail des Citadelles - 71 km

Date : 23/3/2008

Lieu : Lavelanet (Ariège)

Affichage : 3303 vues

Distance : 71km

Objectif : Pas d'objectif

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RTTH sur les traces des Cathares



L’après éco trail
Ce compte rendu tombe près de deux mois après la course. Je m’excuse de ce retard, problème de batterie de portable, problèmes personnels. Bref, j’espère que le décalage de ce récit glacé apportera de la fraîcheur dans l’atmosphère estivale que nous rencontrons au début de ce mois de mai.

Cinq semaines auparavant, le 16 février dernier, je bouclais sans difficulté l’écotrail de Paris. Lire mon CR, avec une entorse bien strapée au 50e km par un kiné.
Les semaines suivantes ont été consacrées à de grosses sorties trails pour entretenir les acquis, sans oublier de la qualité avec de la vitesse et du seuil.
Le dimanche précédant l’épreuve, je me risque à courir le semi marathon de Rambouillet. Prudent, je me retiens et le boucle en 1h36. C’est frustrant, mais raisonnable.
La semaine avant les Citadelles est inquiétante, j’attrape une grosse grippe+rhume et me bourre de médicaments (Ibuprofène, Dolirhume, Doliprane, vitamine C, vitamines Bion), sans succès.


Les Cathares


Comment parler du trail des Citadelles sans évoquer, au moins brièvement son contexte historique ? Cette région est un témoin de l’histoire, de la stupidité des hommes, au même titre que peut l’être dans un autre registre Ouradour-sur-Glane. Mon propos n’est pas une évocation exhaustive de l’histoire cathare, les historiens me pardonneront les raccourcis employés.
Comme dans toute guerre de religion, il y a des motivations politiques sous jacentes.
Lors du passage au premier millénaire, l’Eglise catholique avait annoncé l’approche du jugement dernier et en a profité pour durcir son autorité. L’absence de fin du monde a provoqué un rejet de l’Eglise catholique dans ce qui sera le futur milieu cathare, essentiellement basé en Occitanie. Entre le 12e et le 13e siècle apparaissent les églises Cathares d’Albi, Toulouse, Carcassonne, Agen, Epernon et Razès. Les Cathares sont organisés autour d’églises indépendantes, ils recherchent une pratique plus proche de la parole du Christ et des Evangiles, rejettent l’autorité de Rome et ne paient plus l’impôt papal. Le clergé vit au milieu du peuple, la messe est célébrée dans des maisons de particuliers, ils refusent l’adoration des symboles (croix, représentations picturales) et pratiquent le sacrement du consolament par imposition des mains, comme procédé par le Christ (le seul sacrement à apporter le salut en assurant le retour au ciel de la seule partie divine de l'homme - l'esprit.). Les femmes ont une place égale à celles des hommes dans l’église cathare et donnent le consolament. Les Cathares se nomment eux-mêmes bonnes gens, ou bons chrétiens. Le terme « cathare » a été donné par un détracteur du mouvement : l’étymologie latine ramène à catus -chat- parce que les Chatistes baisaient le postérieur d’un chat en qui leur apparaît Lucifer.
En 1209 le Pape Innocent III lance la première croisade sur un territoire chrétien, la croisade des Albigeois. Cette croisade aura pour effet la quasi suppression du catharisme, la création de l’Inquisition et celle de l’ordre des Dominicains. Les Cathares sont systématiquement mutilés et massacrés. La dernière défaite qui vient sceller le sort des Cathares est le siège de Montségur qui va durer un an. Suite à leur reddition le 16 mars 1244, 200 bonhommes et bonnes femmes sont massacrés sur un gigantesque bucher. Le château est détruit, puis reconstruit plus tard. Les ruines qui se trouvent sur le pog de Montségur sont celles du nouveau château.
On raconte que le pog de Montségur renferme le trésor cathare ou même le saint graal. Ces légendes ont alimentés rumeurs et fantasmes mais sont sans fondement, les Cathares méprisaient l’idolâtrie, la notion d’un graal cathare est ridicule.

 

Monument en mémoire des deux cents cathares brûlés à l'issue du siège de Montségur 

Références :
Sites :
http://www.montsegur.org/html/cathare.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cathares
http://fr.wikipedia.org/wiki/Croisade_des_Albigeois
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Monts%C3%A9gur

Livre :
« Les Cathares : Pauvres du Christ ou Apôtres de Satan ? » de Anne Brenon.


Le voyage
Après un voyage sans surprise (seulement 20’ de retard pour mon TGV), Ampoule31 (Manu) et Corto (Jeff) me récupèrent à la gare de Toulouse. Bref arrêt dans un D4 pour que je m’achète une paire de gants, ayant oublié les miens (je ne regretterai pas cet achat…)
Ampoule nous amène chez lui où nous sommes rejoins par un de ses camarades de club d’athlé Christophe. Christophe a participé brillamment à toutes les éditions de l’UTMB (38e en 27h en 2007)

Ampoule nous conduit généreusement dans son monospace à à Lavelanet (distance 100km), lieu du départ de la course et du retrait des dossards. Le temps devient menaçant avec l’approche de la montagne ; la neige est tombée, les sommets sont blanchis.


L’hébergement
Christophe nous a dégotté une maison à 3 kilomètres du lieu de départ. La maison appartient aux parents d’amis qui l’ont acheté pour une bouchée de pain dans un village qui n’est plus guère hanté que par les quelques paysans du coin.
L’endroit est surréaliste. C’est une petite baraque sur 3 niveaux qui ne tient debout que parce qu’elle est soutenue de part et d’autres par deux maisons (qui a dit « par un grand mystère et deux piquets tout droit »
), qui elles - espérons-le - sont en meilleur état. L’endroit est cependant très confortable, car le chauffage fonctionne. Je vous laisse juger pour le reste sur les photos.

 

Christophe



 

Ampoule31









Retrait des dossards
Le retrait des dossards est l’occasion de (re)voir d’autres Kikoureurs et de papoter sur les stands des courses. Nous apprenons qu’il neige une fois tous les 100 ans à cette époque de l’année à Lavelanet, manque de chance, c’est aujourd’hui… Mic31 (Michel), l’organisateur nous confie que le passage au château de Montségur est enseveli sous 10 cm de poudre, rendant l’endroit périlleux, le tracé de la course sera donc modifié. Dommage, nous ne prendront pas d’assaut la citadelle.

La pasta party se déroule dans une ambiance joyeuse. On a même droit à du rab de pâtes !
Puis retour dans notre palace 4 étoiles, la nuit sera courte.

 

Isard66






 






Préparation matinale
Réveil tardif pour profiter le plus longtemps possible de notre duvet. Corto se lève vers 4h15, histoire de prendre son temps pour manger du solide avant la course. Je me lève vers 4h40, descends l’escalier vers le rez de chaussée. Je croise Corto. Pouah… Quelle haleine de phoque ! Ah oui, c’est vrai, son petit déjeuner se compose de sardines et de café

Il faut se mettre en tenue, remplir les poches à eau et remballer les sacs car nous ne reviendrons pas.
L’ambiance est très décontractée, on blague, sous fond sonore de clips musicaux, la télé allumée. Par la fenêtre, l’éclairage de la rue éclaire quelques flocons de neige.
Niveau santé, je suis encore très affecté par la grippe. C’est la toute petite forme. Et pas question de prendre un risque à courir avec une grosse dose de médicaments dans le corps. Je préfère réduire le protocole au minimum. Je prends 2 Doliprane 500, pour toute la journée.

Nous quittons le logis et rejoignons rapidement la voiture. Nous sommes en retard. Ma montre affiche déjà 5h45. Oups. Il fait assez froid. Je suis couvert au maximum. Voici la liste détaillée de mon équipement :
-    sous couche technique collants Craft
-    collants Adidas
-    sous couche technique manches longues odlo
-    Haut manches longues New Balance
-    Haut manches courtes puma
-    Coupe vent concurve
-    Chaussettes épaisses New Balance
-    Buff Kikourou sur la tête
-    Bonnet de l’O’rigole par-dessus le buff
-    Buff Templiers 2007 sur le cou
-    Gants de VTT
-    Chaussures trail XT Wings Salomon
-    Garmin 305
-    Bâton Raid Light télescopique
-    Frontale Petzl
-    Appareil Photos
-    Tube de NOK
-    Réserve alimentaire : pâte d’amande, pain d’épices, gels overstims
-    Sac Raid light endurance avec manchon de protection pour le tube de la poche à eau
-    Papier toilette protégé dans un sac congélation
-    Mouchoirs (non, non, ça ne fait pas double emploi, ce n’est pas le même usage !)
-    Lunettes de soleil, que je ne sortirai pas


Le départ
Nous arrivons à la salle des fêtes à 5h55. Un peu tard pour le café ! Heureusement, l’organisation décide de repousser le départ de 15 minutes. Le temps pour moi de récupérer un café, de saluer les Kikoureurs, puis de me
positionner en amont du sas de départ, aux côtés de Benos.



Michel monte sur le podium, briefing rapide de départ où il rappelle qu’en raison de conditions météos exceptionnelles, la montée au pog de Montségur était annulée.

Et place à la musique ! Son frère, - Lapeyrote - est musicien et a composé un hymne pour les Citadelles. Michel souhaitait une mélodie épique, facilement identifiable, telle Anemo d’Era utilisée désormais dans toutes les courses organisées par le magazine VO2 Running Live (Les Templiers, Ultra trail Aubrac, marathon des Burons, Viaduc de Millau, etc.). En bonne élève j’avais préparé la leçon ! Petit tour sur le site de Lapeyrote, download sauvage du fichier immédiatement déposé dans mon baladeur mp3 afin de réviser dans le TGV. Ceci s’ajoutant à mes récentes connaissances sur l’histoire Cathares, j’allais profiter dans les meilleures conditions de ce nouveau loisir en multivision. Le titre est précédé d’une longue intro, fastidieuse pour ceux qui ne sont pas dans le délire cathare, extraits vocaux annonçant la répression de l’insurrection cathare ainsi que la prise de Montségur. A ce propos, Michel a raté un coup médiatique intéressant. En effet, il aurait dû planifier la course le dimanche d’avant, ce qui correspondait à la date anniversaire de la fin du siège de Montségur, le 16 mars 1242. Fin de la parenthèse. Les hauts parleurs grésillent doucement, nous écoutons religieusement la musique ; vers la fin Michel commence le compte à rebours du départ, et c’est parti !



Lavelanet->Bélesta

 

Heure de départ

6:20

Km parcouru

0 km

Temps de course

0:0

Temps de repos

0:0

Nous nous élançons sans pression, il y a quand même 75km à tenir, dans les rues désertes de Lavelanet. Nous sommes loin de la foule en délire des Templiers ! Le nombre de spectateurs étant proportionnel au nombre de participants, c’est normal (Templiers : 2200, Citadelles : 800 ?). Michel pourra se féliciter d’avoir réveillé cette petite bourgade en fanfare à 6h du matin.
Nous sortons rapidement de Lavelanet, frontales allumées, il fait encore nuit. L’averse de neige est dense, je m’imagine que la neige devrait s’arrêter rapidement, la température minimale devrait être de -9°C, ce qui généralement stoppe la tombée de la neige.

 

 




 

Nous sommes passés récemment à l’heure d’été et le soleil ne tarde pas à pointer. Le paysage est blanc, immaculé, la neige est tombée toute la nuit. Premier arrêt pour Benos, problème de tuyau de sa poche à eau, le liquide est coincé. Il extrait la poche de son sac de course, elle est remplie d’un liquide orange fluo qui m’évoque le Tang ! Drôle de boisson énergétique. Je reste un peu au cas où il ait besoin d’assistance, puis le laisse. Avec mon état de santé, il pourra me rattraper facilement. Plus loin, la première montée, celle de Madoual. Je déplie les bâtons. L’effort est facile, j’ai le fond musculaire nécessaire, mais la maladie est un facteur limitant terrible qui va rapidement prendre le contrôle de ma course. Je me résigne à monter doucement et suis doubler par de nombreuses personnes. Je me fais rattraper par Ampoule31, qui se propose très gentiment de m’accompagner dans cette ascension. Voilà bien l’esprit du trail et de Kikourou  Je lui demande de continuer sa course et le rassure. Inutile qu’il se traine un boulet comme moi pour ensuite regretter un mauvais chrono. Puis, je suis dépassé par Benoit11. On échange quelques mots, la course continue.

Arrivé au sommet, la neige recouvre la nature et a partiellement envahi le sentier. J’apprends à courir sur la neige, une nouvelle expérience, très ludique et instructive. La neige est suffisamment molle pour offrir des appuis relativement stables. Après ce petit intermède ludique j’atteins le col du figuier qui annonce une longue descente de 5km vers Belesta, le premier ravitaillement. La descente s’annonce être un monstrueux toboggan boueux. Je pensais avoir vu beaucoup de choses dans ma courte vie de trailer, mais encore rien de comparable à ça…. Imaginez une descente pentue sur plusieurs kilomètres, entièrement constituée de boue et n’offrant pratiquement aucun point stable, si ce n’est quelques rocailles dont la collision garantit un arrêt brutal mais certain. Les bâtons ne sont là que pour rassurer. La dégringolade est difficile à éviter. Prudent et grippé, je décide d’avancer à petits pas, ce qui prend un temps fou. Et moi qui croyais refaire mon chrono sur les descentes ! Mes bâtons sont conçus dans un matériau ultra légers, mais ils plient à la première occasion. Il me semble manquer de les casser à plusieurs reprises, ne sachant pas trop où se situe leur point de rupture. Les bâtons s’enfoncent joyeusement dans l’épaisse boue profonde qui ne demande que ça.
Je me fais rapidement rattraper par un groupe de coureurs fort à leur affaire. Ils dévalent la pente en ligne droite, comme s’ils courraient sur de l’herbe. Je tente un essai. Impossible, c’est la glissade immédiate. L’accroche de mes chaussures est insuffisante pour la situation. Je maudis mes chaussures et les observe. Je parviens à m’améliorer dans la rubrique glissades boueuses plus ou moins sous contrôle.






Bélesta
J’arrive à Belesta. Le ravitaillement est une salle des fêtes, donc un bâtiment en dur. Formidable. Ce n’est pas la
forme, je n’ai absolument pas faim. Je prends un peu de soupe et réajuste mon équipement. Je retrouve Lolo et Corto, puis Benos. Nous discutons rapidement, je décide de repartir. Juste avant la sortie, j’aperçois des vraies toilettes. Prudent, j’y fais un tour, on se sait jamais comment va se présenter la suite du parcours.
Je perds 18 minutes sur ce ravitaillement, un luxe que je ne peux m’offrir mais vu les circonstances.
J’étais bien placé dans le groupe de coureurs, me voici dans le paquet de fin.

 

Corto et lolo


Bélesta-> Fougax

Heure de passage

8:47

Km parcouru

17 km

Temps de course

2:27

Temps de repos

18’

Je repars et me retrouve terriblement seul. Le prochain ravitaillement se situe à 32km, ce sera très long car je vais parcourir cette distance sans croiser une âme – ou presque.


Le parcours quitte rapidement le village. Nous plongeons rapidement dans les montagnes. La campagne est immaculée. Le soleil ne semble pas vouloir pointer son nez pour nous réchauffer. Dès le sentier monte en altitude, la neige se met à tomber en gros paquets. Lorsque le paysage est dégagé, le vent balaie la campagne à grandes bourrasques. Je n’ai pas pratiqué le ski depuis de nombreuses années mais ne peux m’empêcher de faire l’analogie avec ces journées de tempêtes de neige, sans visibilité, le brouillard, une neige rendue violente par le vent et qui cingle douloureusement le visage. A ce moment on ne pense plus qu’à rentrer dans le chalet le plus proche pour se réchauffer avec un verre de vin chaud ou une tasse de chocolat. A la seule différence que l’on est seul, avec la sensation de courir sur une piste de ski, mais sans l’équipement. C’est dur, surréaliste, mais je suis là pour ça ! Je croise un quad qui circule en sens inverse. Il ne fait pas parti des organisateurs, c’est juste un gars du coin qui profite du cadeau inédit offert par Dame nature.

Pour tenir, je m’accroche à la pensée de trouver un le prochain ravitaillement. Je l’espère comme le précédent. Une salle en dur, de la chaleur, peut être même les copains.



Je me fais quelques frayeurs avec la rubalise, qui n’est pas toujours au rendez-vous. C’est très énervant quand il n’y a personne ni devant ni derrière, ni de bénévole. J’y vais au feeling. Heureusement, la neige n’est pas toujours aussi forte et l’examen des traces au sol permet de choisir la bonne route à chaque carrefour.
Le froid me pince les bouts de doigts. Je ne regrette pas l’acquisition de ces gants de VTT. Même avec, c’est dur. J’évite d’y penser. Sans gants ou bien avec des gants en polaire, j’aurais certainement abandonné.

Après une longue traversée de ce désert blanc, j’atteins le ravitaillement de Fougax.


Fougax
C’est une sorte de mini marché couvert, mais à la merci du vent.
Je retrouve Corto et Lolo. Je suis heureux. Je lance douloureusement à Corto : « put***, je viens de vivre un des trucs les plus durs de toute ma carrière de trailer… ». Et il fanfaronne sur un ton moquer : « mais t’es une petite nature, tu te plains tout le temps, etc. ». Mon sang ne fait qu’un tour. Je pense que c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Le ton monte, on s’engueule vertement et on se sépare.
Tant pis, je décide de me consoler avec la soupe. Ah bon, il n’y en a plus… ? Et il reste encore des coureurs ? Une cinquantaine ?  J’espère qu’ils n’aiment pas la soupe. Sur les tables il y a des vagues morceaux de fruits secs.
Je repars énervé et sans m’être ravitaillé. Mon temps d’arrêt n’aura duré que 8 minutes ! Plus loin je vois que Corto est en proie à de terribles crampes. Il s’étire.


Fougax-> Montferrier

 

Heure de passage

11:37

Km parcouru

32 km

Temps de course

5:17

Temps de repos

6’

Ce coup de sang m’aura redonné de l’énergie pour la suite. Mais je ne me fais pas d’illusions. La grippe m’accompagne au long de cette course et la forme n’est pas au rendez-vous. Cet état fait que je ne ressens pas le besoin de m’alimenter, pas bon pour la suite.
J’essaie de téléphoner à mon épouse. Le réseau est rare dans cette région, il faut profiter des traversées de lieux habités pour téléphoner. Gloups ! Le tel portable qui affichait 100% de charge ce matin annonce que la batterie est épuisée. C’est la faute au froid. En revanche, je n’ai aucun problème avec l’appareil photo qui contient des piles non rechargeables. Je tente de passer un appel, le téléphone s’éteint. Il se rallumera avec 75% de sa charge le soir après s’être réchauffé.


Lolo me rattrape. Nous évoquons l’incident précédent et faisons un petit chemin ensemble. Je le laisse rapidement car il marque un long arrêt pour glisser des chaufferettes magiques dans ses gants.
Curieusement je suis moins seul sur la suite du parcours, je double quelques coureurs.

Le tracé de la course ne montera pas au sommet de Montségur, comme Michel l’avais annoncé ce matin. A la place, nous continuons à évoluer dans la montagne ariégeoise. Au cours de ce trail, il faut traverser à guet plusieurs ruisseaux dont le cours a gonflé suite aux averses de neige. L’un d’entre eux m’est familier. Je reconnais les deux bénévoles. Ils m’expliquent que la modification du parcours impose de repasser sur l’un des sentiers traversé à l’aller. Le terrain est ravagé par le passage des coureurs du 70km dans les deux sens, plus peut être le passage des coureurs des autres distances. La neige reprend de plus belle. Je profite de la beauté du spectacle.

Après un hiver sans neige, voici un printemps sous la tempête ! Je continue tranquillement et me fait rattrapé une heure après par Lolo. Il faut dire, il a de sacrées grandes jambes, sa foulées est difficile à suivre. Il me donne quelques nouvelles de Corto, peu rassurantes ; il a du mal. Peut-être qu’avec des bâtons il aurait mieux géré ce début de course. Il faut dire que Corto a voulu suivre l’exemple de l’illustre Marc Olmo, vainqueur de l’UTMB, sans bâtons. N’est pas Olmo qui veut !

Je continue avec Lolo. Le soleil fait une éclaircie. Ses rayons chauds non apportent un réconfort immédiat. La trouée de nuages laisse apparaitre un ciel bleu azur. Et si le soleil s’invitait pour cette deuxième partie de course ? Mais c’est une joie éphémère, ce faux espoir n’aura pas duré plus de cinq petites minutes. Le ciel redevient gris. Je laisse partir Lolo qui creuse un écart important dans une montée.
La seule éclaircie 

La suite du trajet est difficile mais toujours agréable visuellement. Je me retrouve une fois de plus seul. Parfois, la boue reprend ses droits sur la neige et le terrain redevient difficile à négocier. Le sentier sort de la forêt et continue en flanc de montagne. Je pense reconnaître au loin le pog de Montségur, le fameux ! Il est recouvert par la neige. Des bénévoles me confirmeront qu’il s’agit bien de Montségur.

Une réflexion générale sur la région. Je me souviens aux Templiers de nombreux chemins glissants où on était accueilli à bras ouverts par des clôtures barbelés. L’Ariège ouvre de nouvelles perspectives car la plupart des clôtures sont électriques…

La fin du trajet vers Montferrier est éprouvante. Dans mon état, je ne me sens pas de courir sur la neige, étant incertain de  mes appuis. Je me résigne à marcher la plupart du temps, et perds un temps considérable. L’un des facteurs limitant est principalement de se trouver sans ouvreurs. Je n’ai aucun moyen d’anticiper la nature du terrain. Il faut traverser de nombreux ruisseaux, et s’échiner à détecter le passage le moins profond, histoire de ne pas plonger une fois de plus les chaussures qui sont déjà totalement trempées. Je prévois un changement de chaussettes au prochain arrêt.
La route devient large, mais sans rubalises. Les organisateurs ont probablement considéré qu’elles n’étaient pas nécessaires pour rejoindre Montferrier, car il faut prendre tout droit. N’étant pas un enfant du pays j’ai beaucoup plus de difficultés. Une angoisse me taraude. J’ai très peur de partir un kilomètre dans la mauvaise direction pour ensuite rebrousser chemin. La route est déjà si longue. Tel un pisteur (n’est d’ailleurs pas la traduction littérale de Trailer ?) je me fis à mes observations en étudiant les traces au sol, c’est loin d’être toujours évident.
La route me semble interminable, je gagne un village, espère le point de ravitaillement, mais rien n’arrive. Totalement désabusé, j’aperçois enfin le ravito de Montferrier.
Montségur 



Montferrier
C’est une tente, elle abrite 2-3 coureurs et une poignée de bénévoles. Un bénévole pointe mon dossard et me dis que j’arrive 2 minutes avant la barrière horaire… Oups. C’est juste. J’en profite pour me restaurer, on me m’offre avec bienveillance un gobelet de soupe aux nouilles froide, c’est l’attention qui compte. Je réajuste mon équipement, change de paire de chaussettes. Celles que je retire sont boueuses au dernier degré. Au moment de repartir, un coureur propose de m’accompagner. J’accepte, mais j’ai peur de perdre du temps. Il est ultra décontracté, prend son temps, sa femme est présente et recharge sa poche à eau en boisson énergétique. On engage la conversation. Je comprends rapidement qu’il courait avec Corto qui est encore en route et qu’il souhaite abandonner à ce point de contrôle. La femme du coureur le ramènera en voiture à Lavelanet. Je quitte la tente, le coureur promet de me rejoindre. Les bénévoles ont accepté de me laisser sortir, c’est bon signe.


Montferrier -> Roquefort

 

Heure de passage

14:57

Km parcouru

46 km

Temps de course

8:37

Temps de repos

18’

Je poursuis ma route à travers le village, et je vais vivre à mes dépens l’envers du décor des Citadelles. Dans la mesure où la barrière horaire est dépassée de 15 minutes, les bénévoles ont quitté leur carrefour !!!!!!!!!!!! J’arrive à un embranchement, ne sachant quel chemin suivre je décide au feeling de suivre la route la plus « intuitive ». 50 mètres plus loin, un commerçant qui tient un point presse se précipite hors de son magasin. « vous participez à la course ? Ce n’est pas le bon chemin, regardez les flèches peintes au sol, là bas ». Je le remercie vivement et fais demi-tour. La suite de la traversée de Montferrier se continuera à l’instinct, je pense que j’ai eu de la chance. Arrive enfin un portion de route montante et boueuse, la suite du parcours ! Et avec une rubalise, royal. Je poursuis ma route et me fais rattraper par le coureur. Il me raconte qu’il est le traileur balais. Nous devisons sur la course et avançons d’un bon rythme. Il a couru toutes les éditions des Citadelles. Cette année il a décidé de contribuer à sa façon à la course.

Une pétarade terrible se manifeste derrière nous. C’est une moto. Le motard conduit a toute vitesse. Il est debout, en équilibre, sur l’engin. Il fait preuve d’une certaine dextérité, chapeau. En revanche, je n’apprécie guère le fumet que laisse le véhicule. C’est un comble de courir en pleine nature pour respirer cela. Le motard fait partie de l’organisation. Il s’occupe également de boucler la course. Je sens la pression monter sur moi. Après une longue montée rapidement négociée, nous redescendons. Une magnifique piste de boue glissante nous tend les bras. C’est dur. Et je vois mon traileur dévaler en ligne droite comme s’il courrait sur de l’herbe. Je prends mon courage à deux mains et tente de l’imiter du mieux possible. Et je me débrouille plutôt bien. Nous descendons à bon rythme cette mer de boue. Je demande si le prochain ravitaillement est loin ? Il me répond que oui et qu’il faut que je conserve ce rythme pour atteindre la barrière horaire. Dur. Nous rattrapons un coureur en peine. Le trailer balai reste avec lui. Cinq minutes après, il me rattrape. Il a confié le coureur au motard. Nous continuons.
A plusieurs reprises, mon traversons des terrains privés. Les clôtures sont fermées ! Il faut les rouvrir et les refermer, une par une. Ca sent encore le traitement de faveur réservé aux derniers.
Le chemin sort de la forêt, nous courons en bordure de la route. Une voiture nous klaxonne. C’est sa femme qui ramène Corto ! Plus loin, le coureur va me laisser, il arrête et est relayé par un motard. Je continue seul. Sa présence m’a bien aidé, mais je ne pense par réussir à conserver le même rythme en étant seul.

 

 





Je finis par rattraper quelques coureurs que je double. A un carrefour, je ne vois plus de rubalise. Un coureur sort furieux d’un des chemins. Ne voyant pas non plus de rubalise, il est parti en reconnaissance. Par élimination, nous trouvons le bon chemin. Et avec un peu de rubalise en prime. Je dépasse ce coureur et aperçois au loin le château de Roquefixade. Traversée d’un village et acclamations d’un père et de son fils. Ca met du baume au cœur. En haut d’une montée, je suis accueilli par un bénévole impatient qui est surpris de voir passer encore des coureurs ? Il me demande combien y a-t-il de personnes derrière moi et m’indique la route à suivre. « surtout, ne montez pas au château, restez sur la route ». Ce que je fais.
Le château de Roquefixade 


Pour anecdote, j’ai croisé après la course dans les vestiaires un coureur qui était monté au château, pour diverses raisons, toutes bonnes : 1) l’année dernière, le tracé passait par là, 2) un passant lui a certifié que c’était le chemin à suivre, 3) les organisateurs avaient initialement prévu ce passage car il y a de la rubalise.
Plus loin, nouveau carrefour. La rubalise est arrachée, elle gise pitoyablement au sol. Je décide de me fier à la logique et de suivre le sentier qui longe le pog de Roquefixade. Plusieurs minutes après le choix se révèle judicieux car je retrouve des rubalises. Il y a de nombreux promeneurs, se qui explique en partie la raison du débalisage. Le sentier monte. Une fois en haut, la tempête de neige reprend de plus belle.
Vient ensuite la plus mémorable descente de gadoue de toute l’épreuve. Désolé, je n’ai pas pris de photos, tellement cela me paraissait incongru. Imaginez quelques centaines de mètres de descente dans une gadoue tantôt profonde, souvent glissante. Je repère de nombreuses traces témoignage de glissades mémorables dont les plus longues dépassent les dix mètres. Pour s’arrêter dans ce bourbier délirant, il faut trouver soit une grosse pierre (aïe), soit un arbre (ouïe). Je suis rattrapé par le coureur qui pestait tout à l’heure contre le débalisage. Il me raconte qu’il a fini dernier l’année précédente. Cette nouvelle me donne de nouvelles perspectives. Si je suis avec le dernier de l’année précédente, c’est que je peux espérer l’être cette année, donc finisher ! Et quelle frime que de pouvoir claironner qu’on a fini le dernier aux Citadelles, c’est presque aussi intéressant que de finir premier 

Ce nouvel espoir ne me donne pas pour autant des ailes et je suis distancé par mon nouvel ami qui semble plus à l’aise que moi dans la catégorie figures improvisées sur boue. « Holiday on Mud », spectacle unique, venez nombreux !
Le cortège de clôtures à ouvrir puis fermer se représente. A un moment, je me trouve devant un choix difficile. Un carrefour, et deux chemins possibles, tous les deux balisés. Grosse erreur des organisateurs. Je prends cinq minutes pour me poser et observer tous les détails. Ce n’est plus un trail, c’est de la course d’orientation ! Je conclue qu’un des deux chemins est un itinéraire emprunté par un des autres trails et qu’il rejoint notre tracé. A force d’observer les rubalises, l’état du sol, les angles de vue, le petit Sherlock Holmes du trail que je suis décide de la route à suivre. Je poursuis par un chemin de cross complètement impraticable. Le tracé passe en flanc d’une pente, le passage est glissant et périlleux.
Bien après, je retrouve une rubalise. Et si j’avais pris le mauvais chemin en sens inverse ? Grave question… Plus tard, j’atteins l’un des sites les plus magiques de la région, les mots me manquent. J’ai encore en mémoire la photo publiée dans le magazine Ultra Fondu. Pas de doute, c’est la bonne route.
Sans incarner pour autant un ambassadeur du patrimoine touristique ariégeois, je me dois de faire louer les louanges de ce site exceptionnel. Lorsque l’on se retrouve sur le lieu avec 60km de course dans les jambes, il est très difficile de prendre la mesure du site. Son immensité se dévoile peu à peu. La nature nous offre un spectacle grandiose qui n’est pas sans évoquer
les chutes du Carbet ou le saut de la Lézarde (Guadeloupe – basse terre).
Je me retrouve dans un écrin de verdure : cascades géantes, plans d’eau en terrassement, explosion de verdure. La mousse a fini par habiller la cascade, comme si un artisan avait découpé des plaques de mousses aux dimensions des chutes d’eau. Le parcours permet de faire le tour du site puis de le traverser en franchissant un mini plan d’eau. L’émotion est forte, je savoure d’autant plus le moment que je le vis seul. Dans la cohue d’un peloton de traileurs je n’aurais jamais ressenti toute la grandeur de cet endroit.










Je quitte le site avec regrets et reprends le chemin. J’arrive rapidement au ravitaillement suivant.

Roquefort
C’est une petite grange dans le village qui sert d’abri. La bénévole bienveillante gruge sur mon heure d’arrivée, compte tenue des difficultés rencontrées ; je n’ai pas besoin de lui expliqué, d’autres s’en sont chargés auparavant : météo difficile, débalisage, etc.

Je retrouve un coureur que j’avais doublé il y a un moment. Il s’est forcément trompé de route car je ne l’ai pas vu me redoubler. Je suppose qu’il a pris tout droit au carrefour avant la cascade, ce qui lui a permis de rejoindre directement le ravitaillement.

L’un des motards nous rejoint. Il voit d’un mauvais œil la perspective que je reprenne la route, mais la bénévole prend ma défense sans que je ne lui demande quoique ce soit.

Roquefort -> Raissac

 

Heure de passage

17:58

Km parcouru

62 km

Temps de course

11:38

Temps de repos

8’

Je repars. La route est longue, et il faut faire vite pour passer la prochaine barrière horaire. Je fais une partie du parcours avec le coureur de tout à l’heure. Nous ne nous faisons pas d’illusion, nous serons mis hors course au prochain ravitaillement. Mon nouvel ami trottine à allure régulière, un vrai métronome. Mon rythme est totalement erratique. De fait, je passe mon temps à le doubler puis il me rattrape. Je n’ai plus de jus.
Mon temps de course dépasse les 12h. Je jette l’éponge, je sais que c’est terminé et décide de rejoindre Raissac en marchant, avec le moins de casse possible. Je me retrouve seul. Le parcours n’est pas correctement balisé et je manque de peu le chemin qui conduit à une carrière. Le paysage est agréable, mais je suis pressé de terminer.
Plus tard, je suis rejoins par le second motard qui m’accompagne un bout de chemin. Il me confirme que je suis hors course. Je pourrais prendre le bus abandon à Raissac. La route est encore très longue.
J’atteins le village précédent Raissac vers 12h40 de course. A l’entrée m’attendent le premier motard ainsi qu’un vieux monsieur. Le motard m’offre une tasse de café. Très sympathique. Je crois être arrivé à Raissac et que le café vient du poste de ravitaillement. Erreur. C’est le monsieur qui habite la maison à côté et qui a préparé ce café. Je le remercie chaudement, très touché par cette attention. Je reprends la route. Le chemin n’est plus indiqué et je me trompe en suivant la route goudronnée. Ce n’est pas une rallonge très longue mais la nuit tombe et je me résous à ressortir à contre cœur la frontale, cela me rappelle la fin des Templiers.


Raissac
J’arrive au terme de 13h20 d’efforts à Raissac. Le ravitaillement est plié depuis un moment. Les bénévoles sont heureux que je m’arrête, ils ont peur que je continue en off. Certains l’ont fait, mettant en péril la vie des secouristes. Il ne reste plus qu’une montée suivie d’une descente vers Lavelanet très technique et éprouvante. Michel (l’organisateur) devra partir lui-même avec sa frontale pour vérifier qu’il ne reste plus personne sur le parcours.
J’ai de la chance. Je n’ai pas à attendre, la navette abandon arrive immédiatement. Je suis le seul client, et rejoins la salle des fêtes de Lavelanet en une dizaine de minutes. La camionnette est chaude, je me détends.


Raissac -> barrière horaire !

Heure de passage

19:40

Km parcouru

68.5 km

Temps de course

13:20

Temps de repos

--

Je rejoins les autres Kikoureurs. La plupart termine leur repas. Ampoule31 et Christophe sont finishers. Tous les autres ont été repoussés à la barrière horaire de Ressac. Nous avons une sérieuse revanche à reprendre l’année prochaine !

 

 

Batman et lolo

 



Ampoule31 continue à me dorloter. Il me dépose en voiture au stade pour la douche et me ramène à Toulouse. Je vais connaissance avec son adorable famille. Vers minuit, il me dépose à la gare, je rentre par un train couchettes.

La semaine après la course sera consacrée à la récupération physique ; je me retrouve avec une grippe aggravée, un gros rhume et une conjonctivite !
Sacrées Citadelles qui auront mis RTTH à rude épreuve, souvent à terre, mais jamais battu. Prenez garde, je reviendrai, et cette fois, sans maladie, affuté et mieux équipé



Copyright : Ce compte rendu est publié sous la licence Creative Commons.

 

14 commentaires

Commentaire de sarajevo posté le 10-05-2008 à 16:51:00

CHOUETTE CR .... chouette course ....tu en as bavé .... les abandons font partie des courses....
chapeau et a bientôt...

a+
pierre

Commentaire de tatt's posté le 10-05-2008 à 16:58:00

Waouah!!! j'en reste bouche bée..ou grande ouverte..

Commentaire de le_kéké posté le 10-05-2008 à 17:33:00

Ouahhh, je suis scotché, ça c'est du CR un des meilleurs que j'ai lu depuis longtemps. Superbement illustré, du suspsens de l'humour, parfait une merveilleuse aventure.
Bravo pour ta course d'orientation, dommage de pas en avoir terminé mais nul doute que lannée prochaine ça va passer.

A+

Philippe

Commentaire de moumie posté le 10-05-2008 à 18:56:00

Merci pour ce récit historique au début.
A la lecture de ton récit, on image parfaitement les paysages

Commentaire de PhilKiKou posté le 11-05-2008 à 08:51:00

..ca valait le coup d'attendre !!! et ca donne envie de partir à l'assaut des Citadelles....
Bravo pour la course et le récit (j'y reviendrai pour le lire plus en détail...)

Commentaire de PhilKiKou posté le 11-05-2008 à 21:30:00

Bravo !!! Chapeau !!! Vu les conditions météos , physiques , et balisage , tu es déclaré FINISHER des citadelles 2008 !!!

Quel trail dantesque au vue de ton récit !!!

2009 avec le beau temps...

Commentaire de BENIBENI posté le 12-05-2008 à 00:28:00

Que de Souvenir ! C'est vrai qu'on a une revanche à prendre et...On la prendra !

Commentaire de hellaumax posté le 12-05-2008 à 09:07:00

Quel récit, Olivier, et quelle course! Je suis franchement admiratif.

Commentaire de LtBlueb posté le 12-05-2008 à 09:33:00

fichtre ca fait drole ces paysages enneigés vu les chaleurs actuelles !! en tout cas, ca a l'air d'être un sacré morceau ce trail des citadelles ; le conditions n'ont pas du aider et il s'en ai fallu de peu que tu puisses aller au bout tant en te lisant on a l'impression que peu de choses ne pouvaient t'arrêter ; ton abandon final est sage, autant par respect vis à vis de l'organisation que par raison . bravo !

Commentaire de Jack posté le 12-05-2008 à 11:21:00

Je suis tombé un peu par hasard sur le CR mais cela en valait la peine.
Dure course mais ton récit donne envie d'y aller.
Merci.

Commentaire de mic31 posté le 12-05-2008 à 13:52:00

Presque 2 mois après , ça fait du bien de revenir sur la course et d'en découvrir une nouvelle vision.
Je prends note des défauts constatés afin de faire mieux en 2009. Des balisages manquants sont par endroits dûs à des malveillances, difficile de repasser partout, surtout dans ces conditions météos...
A bientôt sur d'autres sentiers,

Michel

Commentaire de ampoule31 posté le 17-05-2008 à 17:53:00

Vraiment un chouette CR , j'ai mis du temps à le lire mais ça en vaut la peine.
A l'année prochaine et c'est sur que tu le finiras.

Commentaire de DJ Gombert posté le 01-06-2008 à 23:57:00

« Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » Evangile selon Saint Matthieu : Chapitre 20, verset 16

Bonne préparation pour 2009, normalement Paques tombera à une période plus propice ;-)

Merci encore pour ton CR et tes photos.

Commentaire de tess2002 posté le 09-06-2008 à 20:57:00

tu auras mis deux mois à l'écrire et bah moi 1 mois pour le lire ! LOL
Bah elles sont où les 7 autres pages ???;-)
Ça se laisse lire et sans problème, course difficile sans nul doute que l'an prochain tu arriveras au bout de ces 71 km :-) :-) :-) :-)

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