Récit de la course : Eco-Trail de Paris® Ile de France - 80 km 2021, par marathon-Yann

L'auteur : marathon-Yann

La course : Eco-Trail de Paris® Ile de France - 80 km

Date : 3/7/2021

Lieu : St Quentin En Yvelines (Yvelines)

Affichage : 385 vues

Distance : 80km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Ecotrail d'été

 
L'Ecotrail comme on ne l'a jamais vu ! Suite à deux reports successifs, l'Ecotrail 2020 a lieu cette année en juillet 2021. Si la date ne me convient pas forcément, deux semaines après les 50 km du Sri Chinmoy et deux semaines avant ma course la plus dure de l'année, l'U2B, je me réjouis de voir sous un angle nouveau ce parcours déjà couru 4 fois, et me prépare à recenser toutes les nouveautés que cette version d'été nous prépare. 
 
Et des aménagements, il y en a ! Déjà pour le départ : afin d'éviter que l'on soit trop nombreux, il se fera par vagues (terme à la mode en 2021) : à 10h, à 11h ou à midi. Ces vagues regroupant moins de 1000 coureurs, cette précaution nous évite l'obligation du pass sanitaire. J'en suis infiniment reconnaissant aux organisateurs, ayant horreur que l'on me farfouille le fond du nez. Autre avantage, je choisis de partir à 11h, ce qui devrait me permettre de dormir raisonnablement le matin sans arriver trop tard à la Tour Eiffel. Je lis sur kikourou que nous ne sommes pas nombreux à faire ce choix : un millier de coureurs partant à 10h, et seulement 100 à 150 aux deux autres vagues. Ce sera le premier changement : la logistique d'une grosse organisation pour une certaine de coureurs.

départ Ecotrail 
Quand je vous dis que nous n'étions pas nombreux !

Si la répartition des coureurs est inégale en nombre, elle l'est aussi suivant leurs objectifs, si j'en crois le départ prudent de mes compagnons de fortune. Moins d'un kilomètre de couru, et je me retrouve dans les 5 premiers de ma vague, quelques dizaines de mètres derrière le premier qui, étonné d'être en tête, se retourne régulièrement pour s'assurer qu'on le suit, avant de s'égarer brièvement. Je me retrouve donc dans les tout premiers de ma vague, et les écarts se creusant naturellement, je dois plus me fier au balisage heureusement impeccable qu'aux coureurs devant moi pour m'orienter, avant même d''avoir quitté la base de Saint Quentin. Je m' attendais à une expérience inédite, mais pas à ça !
 
Le balisage est constitué de rubans posés très régulièrement : sur un arbre, sur un chardon, je crois même en voir sur un vélo mais il est en fait sur le poteau auquel est attaché le vélo. Marrant. Toujours est-il que ces signaux bienvenus, ainsi que de nombreux bénévoles, nous permettent d'avancer sans hésitation sur ces chemins que je connais bien. Je découvre que la fameuse passerelle de Saint Quentin donne la même sensation de roulis que les autres années, même si nous ne sommes que 2 à courir dessus en même temps. Je retrouve ensuite les escaliers que j'aime tant dévaler. Il n'y a plus personne dans mon champ visuel et c'est très bien.
 
Cela dure environ une heure. Dès le 12ème kilomètre, je rattrape la dernière concurente de la vague précédente, à mon plus grand étonnement. J'avance bien aujourd'hui, voire très bien, mais je ne pensais pas aller si vite ! Il me faudra environ 3 kilomètres de plus pour rattraper l'avant-dernier concurrent, et à partir de là les dépassements seront plus réguliers. On aime tous les remontées fantastiques, les parties de Pac-man héroiques, mais je dois reconnaitre que je ne suis pas dans cette configuration. D'une part, il n'y a pas la satisfaction un peu vacharde et inavouable de se dire que l'on a mieux géré son effort que les autres, d'autre part la différence de vitesse ne me permets pas d'échanger avec ces coureurs qui avancent suivant leurs objectifs.
 
Buc, premier ravitaillement. Celui-ci est essentiellement liquide, ça tombe bien, il fait chaud et je n'ai pas faim. Une poignée d'amandes, quelques morceaux de pastèque, du coca et c'est reparti. Place à la seconde partie, que je sais très longue. D' après mon expérience, le ravitaillement en eau de Meudon ne compte pas, il faut envisager cette partie comme une section d'une trentaine de kilomètres jusqu'à Chaville. Le terrain est un peu plus accidenté, offrant quelques côtes bienvenues dans lesquelles je marche. Je ne sais pas si c'est à cause des feuilles aux arbres ou de la lumière de l'été, mais je vois vraiment le parcours sous un jour nouveau, me rendant compte des efforts des traceurs pour nous faire passer par des sections boisées. La météo étant agréable et le terrain souple sans être détrempé ni glissant, je me régale.
 
Un peu avant Meudon, je rattrape fanfan1978, reconnaissable à son buff kikourou. Nous discutons gentiment dans une côte. Quand il voit mon pseudo sur ma casquette, il semble le reconnaître et l'associer  à des performances exceptionnelles (l'effet de la fatigue sans doute 🙂 ): "marathon-Yann, on n'a pas la même vitesse de base". J'avoue que j'en suis doublement flatté. 

Un peu plus loin, je croise un ami triathlète qui s'entraîne en remontant notre fil de coureurs (il me dira  plus tard qu'il recherchait un ami qui faisait une hypoglycémie). Sans être en 'hypoglycémie , je commence pour ma part à fatiguer, accueillant avec plaisir le ravitaillement en eau de Meudon, plus joli (et moins glacial) que jamais. Un peu plus loin, nous passons sur la terrasse de l'Observatoire, avec sa belle vue sur Paris. J'entends que l'on annonce le départ du 30 kilomètres dans "6 minutes exactement". Ca aussi c'est une nouveauté, je n'avais jamais croisé les coureurs des autres distances !

Je profite de ces six minutes pour prendre un peu d'avance, avant d'être à mon tour mangé par des Pac-man (et woman) gourmants et décidés que je ne peux pas suivre. Juste avant Chaville, je veux faire une blague aux coureurs qui me doublent :"hey, il faudra me laisser du ravito !". A la réflexion, ma blague n'était pas drôle, je me félicite de n'avoir rien dit quand je constate 100 mètres plus loin que les coureurs du 30 sont détournés et n'ont pas le droit à ce ravito solide. Pour moi, le solide se résume à une compote de pommes agrémentée de quelques amandes, le plein de boissons, et je repars.
 
J'en vois de toutes les couleurs, maintenant ! Dossards rouge pour les coureurs du 80, violet pour ceux du 30, que nous retrouvons, je discute même avec un coureur au dossard doré, signifiant qu'il a couru toutes les éditions de l'ecotrail. Sans avoir son expérience, je constate que nous n'entrons pas dans le parc de Saint-Cloud par la porte habituelle. Il faudra que je regarde de près la carte pour comprendre par où nous sommes passés, ou que bubulle m'explique (hélas, la communauté kikou a semblé moins disponible pour cette EcoTrail d'été et je ne sais pas si bubulle lira ce texte).
 
Ravitaillement de Saint-Cloud. Une fois encore, je me contente de coca et me lance pour les 10 derniers kilomètres, que je vais mettre une heure à parcourir. Grâce à la présence des coureurs de la première vague et à ceux du 30 km, grâce à la présence aussi de nombreux promeneurs, nous sommes nombreux sur les quais, qui semblent moins ennuyeux que les autres années. La Tour se rapproche insensiblement. Cette année, pas d'arrivée au premier étage, honnêtement cela ne me manque pas, j'ai le souvenir d'avoir eu très froid là-haut, en attendant l'ascenceur pour redescendre. Et l'arrivée sur le Pont d'Iéna reste majesteuse. Je finis en 8h12, presque mon temps habituel, à une surprenante 66ème place. Je m'assieds quelques instants sur un banc, en regardant arriver les coureurs. Je ne savoure pas que ma bière, meilleure que certaines années, mais cette édition d'été que j'ai finalement trouvée plus agréable que les éditions hivernales.

arrivée Ecotrail

4 commentaires

Commentaire de DavidSMFC posté le 13-07-2021 à 23:05:22

Il en faut pour tous les goûts, c'est cool que tu ais pu apprécier cette édition exceptionnelle ! Et bravo pour la perf car ça paraît facile, lu comme ça, mais c'est encore un beau chrono.

Commentaire de marathon-Yann posté le 15-07-2021 à 11:06:30

Merci David ! J'ai remarqué l'an dernier que le confinement m'a fait changé mes habitudes d'entrainement (plus de sorties, mais moins longues) et de course (par la force des choses, moins de courses). Cela a l'air de me réussir !

Commentaire de LongJohnSilver posté le 13-07-2021 à 23:33:24

A te lire, on dirait que c’est facile de faire 80km. C’est vrai que la météo était propice pour profiter des chemins. Pour l’entrée au parc de Saint - Cloud, c’est la même que d’habitude, mais en arrivant par le tracé du GR2 au lieu de la route habituelle (en tout cas par rapport aux éditions avant 2016). Et aussi sur le 45, une surprise avec un chemin encore plus raide pour monter à la tour de Meudon. Moi qui souriais en voyant le panneau 80km indiquer la côte du précipice ;) Belle performance et bravo

Commentaire de marathon-Yann posté le 15-07-2021 à 11:08:29

Merci LJS ! Il faudra que je me penche sur la carte, car je suis certain que l'entrée dans Saint-Cloud est différente de celle que je prends depuis 2016 !

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