Récit de la course : Trail de la Sainte Victoire 2007, par riri51

L'auteur : riri51

La course : Trail de la Sainte Victoire

Date : 18/3/2007

Lieu : Rousset (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 1185 vues

Distance : 44km

Objectif : Pas d'objectif

12 commentaires

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trail de la sainte victoire 2007

Voilà un an que j’attends de revenir à ROUSSET pour essayer de passer sous la barrière des 7h00 (7h01’ en 2006). Pendant cette année, j’ai beaucoup appris sur la gestion d’un trail, notamment au contact de nombreux kikoureurs (Troll, Akuna, DidierC, Ldingo, Papatrail, Joy, Forest 1473, Franck…).J’ai engrangé de l’expérience, des convictions, élaboré des stratégies… Mais aujourd’hui c’est le jour J !!!


Le départ est dans 45’ lorsque j’arrive dans la salle des fêtes pour retirer mon dossard. Je rencontre d’abord Steve et Jérôme (respectivement premier et deuxième relayeur de l’équipe « Riri in the wind »), puis Jean marie (akunamata), didier (Ldingo), Devey etc… La grande famille des kikoureurs quoi !!!

De présentation en discussion, le temps passe vite. A présent il est 8h00 et je suis perdu au milieu de 250 traileurs prêts à en découdre. Je cherche du regard akuna (Objectif : 6h00) avec qui j’ai décidé d’accomplir un début de course assez rapide, afin d’éviter le « bouchon » au passage de l’échelle, environ 1,5km après le départ.

Pour l’instant je n’arrive pas à le localiser. C’est donc seul que je m’élance dans cette aventure. Mais pas pour longtemps, puisqu’après quelques mètres je l’aperçois à quelques encablures.

Je le rejoins, une petite tape sur la fesse pour l’informer de ma présence (cela n’a pas l’air de lui déplaire !!!). Et c’est ensemble que nous réalisons le début du parcours.

Rapidement Devey nous dépasse (Objectif : 6h00, il réalisera 5h59’ Maximum respect !!!) et rejoint le groupe de tête, composé d’une cinquantaine de coureurs dont quelques Kikoureurs (notamment Patrice MARMET qui finira 2ème en 4h44’37’’ et Franck -objectif 5h20’).

Le début du parcours a été légèrement modifié par rapport à l’année dernière. J’ai du mal à me situer. J’en discute avec Akuna « Le départ rapide était peut-être inutile si le passage de l’échelle n’existe plus !!! ».

Finalement, nous retrouvons l’ancien parcours à hauteur des escaliers à la sortie du village. Puis nous prenons un sentier, franchissons un ruisseau et arrivons au passage de l’échelle. Aucun « bouchon » en vue (de plus, cette année, l’organisation a remplacé l’échelle par un escalier !!!).

Ensuite nous attaquons une portion goudronnée qui nous conduit vers la barrière du Cengle. Conformément à mon projet de course (objectif : 6h30’) je lève le pied pour prendre mon rythme « rando ».

Akuna prend les devants, il se retourne plusieurs fois. Mais son choix est le bon car son objectif (6h00) nécessite certainement une première partie plus rapide.

J’attaque la longue montée de la barrière du Cengle (alternance de passage sur chemin, sentier, route goudronnée). Vboys74 me rattrape (Nous avons fait connaissance un quart d’heure avant le départ). Nous allons cheminer ensemble jusqu’au Collet Blanc Suberoque.

Le rythme est « cool », nous bavardons presque en continu. Une fois la route reliant le Tholonet à Puyloubier franchie, nous entrons dans le vif du sujet. Le parcours devient plus technique. Dès le premier raidillon, comme prévu je passe en mode marche. Seb, lui, reste en mode course et prend les devants.

Je chemine en direction du refuge Cézanne, le parcours se résume, sur cette portion, à une succession de « petits coups de cul » et de brèves descentes assez techniques. Je profite de toutes les descentes pour accélérer en restant relâché (stratégie conseillée par Akuna et qui me réussit bien depuis quelques temps : cross des calanques, trail de la Galinette…).

A ce petit jeu, je rejoins fréquemment vboys74 au bénéfice des descentes. Je prends même les devants sur lui. Toutefois, à l’approche du refuge et au bénéfice d’une nouvelle petite bosse, vboys74 recolle. C’est ensemble que nous arrivons au premier ravitaillement liquide.

Nous attaquons la montée du Prieuré. Seb, plus à son avantage que moi en montée, s’échappe. Personnellement, je suis satisfait de mon début de course. Mis à part les 2 premiers kilomètres, à aucun moment pour l’instant je n’ai été dans le rouge (voire même dans l’orange !!!).

Malheureusement, à l’approche du prieuré sur une partie plus roulante, en voulant trottiner, je ressens un début de crampe au mollet gauche. Première petite note négative de la journée (si on occulte la crevaison de mon pneu en me garant sur le parking ce matin !!!).

Mais le fait de basculer dans la descente vers les Cabassols, de solliciter différemment mes muscles, et surtout d’apercevoir vboys74 deux lacets plus bas, me redonne le moral.

Au bénéfice d’une descente rapide sur la portion en sentier, j’établis la jonction avec Seb. Ensemble nous dévalons la partie sur chemin « droit dans le pentu » jusqu’au ravitaillement solide des Cabassols.

Au ravito je retrouve avec joie Véro (Troll) qui attend joel (forest 1473) et j’aperçois Laurence (la reine de la descente du Garagaï !!!). Pose photo, échange d’informations : « Alors joel : il est passé ? pas encore ? » . Puis je fais remplir ma poche à eau, prends 2 sandwichs saucisson et quelques abricots secs.

Je repars seul du ravitaillement, en marchant afin de m’alimenter (stratégie élaborée également avant course). Une fois les sandwichs engloutis, je passe de nouveau en mode course. Vboys à présent est loin devant. J’espère simplement le revoir après l’arrivée pour faire plus amples connaissances (car je trouve le personnage extrêmement sympathique).

A présent j’emprunte un sentier montant sur la gauche. J’alterne course/marche selon le dénivelé. L’année dernière j’avais failli abandonner à cet endroit. L’état dans lequel je me trouve aujourd’hui me permet de constater les progrès réalisés (cela n’est pas déplaisant !!! mais attention, l’arrivée est encore loin…).

Le sentier débouche sur un chemin plat conduisant au départ de la montée des Plaideurs. Je rattrape des randonneurs avec lesquels j’engage la conversation. Je ferais mieux de regarder où je pose les pieds.

Car je marche sur un caillou plus marqué que les autres. Aussitôt, une forte douleur sous la plante du pied m’oblige à m’arrêter. J’ai peur de m’être percé une ampoule !!! Heureusement, le pied est seulement échauffé. J’essaie de mettre un compeed, mais avec la transpiration, impossible de le fixer (même à grand renfort d’élastoplaste !!!).

Finalement je repars après un arrêt d’environ 5’qui n’a servi strictement à rien. Le moral vient d’en prendre un petit coup. Heureusement, je suis en compagnie d’un coureur,rien ne vaut un peu de bavardage pour retrouver le moral !!!

Ensemble nous attaquons la montée vers le pic des Mouches. J’apprends au cours de la discussion que je suis en compagnie du maire de Puyloubier (1h29’ sur Marseille cassis).

Le rythme est assez « cool » (Puisque je peux toujours parler !!!). Malheureusement « Monsieur le maire » décroche. A mon train, je vais reprendre plusieurs coureurs pendant cette montée et quelques relayeurs vont me doubler.

Arrive la crête, sur cette portion : est- ce la solitude ? ou un début de fatigue ? le moral chute un peu, ma vitesse de progression également (il me semble que l’année dernière, au même endroit, j’avais passé plus de temps à courir !!!).

11h55 je passe au pic des Mouches et débute la descente du vallon de l’aigle. L’envie d’attaquer est présente, mais rapidement j’ai les plantes de pieds qui chauffent, ainsi que les quadriceps douloureux !!! Je préfère calmer le jeu en réalisant une descente assez sobre (si on oubli le petit câlin forcé à un bénévole en bas d’un pierrier !!!).

Vers 12h40 j’arrive enfin au deuxième ravitaillement solide (Saint Ser). Je dis enfin, car l’année dernière le ravito était situé à Bramefan juste après la descente. Cette année il a été reculé d’environ 2 kilomètres. Mentalement cette modification du tracé m’a pas mal déstabilisé.

Mais alors QUEL ACCUEIL !!! Après presque une heure passée dans la descente du vallon de l’aigle avec l’impression de courir dans un four sur un tapis de billes. Au détour d’un buisson, vous sortez d’un sentier pour vous retrouver face à une cinquantaine de spectateurs, relayeurs, bénévoles qui vous applaudissent comme si vous veniez de décrocher la lune.

L’émotion m’envahie, je suis à deux doigts de verser une petite larme (Que la vie est belle dans ces moments là !!!).

Ensuite je retrouve Marie-laure (qui attend pour prendre le dernier relais pour l’équipe « riri in the wind »), Véro (à qui j’avoue commencer un peu à coincer). Elle me conseille de prendre mon temps afin de recharger les accus.

Je m’octroie donc une pause un peu plus longue que prévu (environ 5’). Une bénévole me remplit ma poche à eau (moitié boisson énergétique/moitié eau). Je prends un sandwich saucisson, des tucs, bois un verre de coca et repars. Non sans avoir été informé par Marie Laure du passage d’Akuna 10’auparavant.

Après cette petite pause salvatrice, c’est requinqué, que je quitte ce dernier ravito solide (avec l’espoir d’être rapidement rejoint par Marie-laure afin de m’accrocher pour essayer d’aller chercher les 6h30).

A présent j’attaque la dernière grosse difficulté du parcours : la montée vers le refuge de Baudino. Je vais réaliser toute la première partie jusqu’à hauteur de la chapelle Saint-Ser en marchant à un bon rythme.

Puis, selon les portions, je vais alterner marche/course. Depuis mon arrêt forcé pour essayer de soigner mes ampoules (après 2h30 de course environ), les seuls coureurs m’ayant doublé sont uniquement des relayeurs (Dont une féminine, il y a quelques instants, qui n’a pas hésité, pour m’encourager, à me donner une petite tape sur la fesse. C’est que du bonheur !!!).

Ce constat me motive pour terminer l’ascension en beauté, j’accélère le pas et reprends encore 3 coureurs. Il est 13h20 lorsque je bascule au refuge Baudino, et à ma grande surprise, je rejoins Jean-marie (Akuna).

Il m’avoue avoir explosé depuis un bon moment et me propose de passer. Mais l’idée de finir en compagnie d’Akuna ne me déplait pas (il s’agit vraiment d’un kikoureur que j’apprécie énormément). Je préfère rester « dans sa roue ». Nous nous remémorons nos souvenirs de la sortie off sur ce même massif début janvier (Cette fin de course me convient, je suis heureux !!!).

Quelques instants plus tard, je bute dans une souche. Une nouvelle crampe au mollet m’oblige à m’arrêter. Un randonneur m’aide à m’étirer. Je repars en essayant de me relâcher, mais cela devient de plus en plus difficile.

Je reviens sur Akuna. Nous échangeons de nouveau quelques mots. Il m’informe qu’il préfère lever le pied par peur des crampes. Dans ma tête je suis partagé (finir avec Akuna ou essayer de tomber les 6h30). Akuna m’informe que pour les 6h30 c’est encore possible. A regret je m’éloigne.

Rapidement je rejoins le dernier ravito liquide. Je m’arrête boire un verre d’eau, puis m’élance vers Rousset. A partir de cet endroit le mot d’ordre est simple : « courir, toujours courir » (Ne pas s’écouter comme l’année dernière !!!).

Une féminine me double, elle porte un brassard jaune. Cela me laisse espérer un retour de Marie-laure (Mais malheureusement avec le départ décalé de 30’ pour les relayeurs, Marie-laure, malgré un superbe troisième relais, ne pourra jamais revenir à ma hauteur… l’équipe « riri in the wind » terminera 23ème en 6h30’).

A présent il me semble reconnaître devant moi Vboy74. Mais oui, c’est lui !!! Il marche, je le rattrape, l’invite à prendre ma foulée afin que l’on finisse ensemble, mais il m’avoue souffrir de la chaleur. J’essaye de réduire ma foulée, pour l’accompagner un peu. Mais la moindre modification d’allure me donne des crampes.

De nouveau à regret, je poursuis mon chemin. Les derniers kilomètres me paraissent interminables (je redoute un retour de Papatrail ou de Forest1473, deux spécialistes des fins de course en négative split !!!) . Cela me force à ne pas lever le pied et à conserver une chance de finir en moins de 6h30.

Le côté positif de cette fin de course est que je continue de reprendre pas mal de coureurs. L’un deux, à environ deux kilomètres de l’arrivée, m’annonce que pour les 6h30 cela risque d’être juste.

Ah non !!! échouer si près du but ! Je relance comme je peux. A présent je passe sous la nationale, puis franchis le gué, emprunte le sentier ramenant vers le village. Je dépasse encore deux coureurs en perdition. Puis j’aperçois un bénévole qui m’informe que l’arrivée est à 800m environ.

Je le remercie, et attaque la dernière descente du parcours. Mon pied droit accroche une aspérité du goudron . Mes muscles se tétanisent, la chute est inévitable. Je pars en roulé-boulé, heureusement le sac m’évite un choc violent sur le dos, et mes mains amortissent le reste de la chute.

A présent je suis au sol, « cafi » de crampes. Dans ma tête le scénario catastrophe défile « fini les 6h30 pour une chute stupide à 800m de la ligne ». Heureusement, le coureur que j’ai dépassé il y a quelques instants s’arrête, m’aide à m’étirer et à me relever. Je le remercie et lui dis de filer.

Je repars en mode « Pingouin ». Je ne marche pas, mais on ne peut pas dire non plus que je cours !!! Je fais un rapide constat des dégâts, toutes les plaies ne sont que superficielles (paume des mains, cuisse…).

A présent, ma foulée redevient plus conforme à la norme, l’arrivée approche ; Dernier virage. « Allez Richard », il s’agit de ma belle-mère qui m’encourage (C’est bien la première fois que je suis si content de l’entendre !!!). Mes enfants sont là également, ma femme, mon beau-père.

Puis je franchis la ligne d’arrivée, regarde enfin le chrono officiel et là, je n’en crois pas mes yeux : 6h22 YES !!!

Ensuite tout s’enchaîne, les bisous de mes pitchounes, les félicitations de la famille, les soins des pompiers, l’arrivée de Seb (auteur lui aussi finalement d’une très belle fin de parcours : 6h24’47’’), puis celle d’Akuna en 6h35’19’’ (très marqué par l’effort). Enfin la pasta partie d’après course etc….

Bilan à chaud : L’année dernière je débutais et ne connaissais pas grand monde. Cette année grâce à la grande famille des kikoureurs, à la lecture de vos CR, au forum, aux sorties off… J’ai beaucoup appris, et surtout, pendant presque 6h30 de course je n’ai jamais été seul. Avant la course vous étiez là (Troll, Forest1473, Devey, DidierC, Ldingo …), pendant la course (Akuna, vboy74, mais aussi Papatrail et Forest1473 dont je craignais le retour), au ravito (troll, Marie-laure) et bien sûr à l’arrivée (Joy, Franck…). Et si j’ai réussi à atteindre mon objectif c’est grâce à vous tous « les kikoureurs » à cette amitié qui nous réunit autour du trail, mais qui va également bien au-delà. Alors MERCI, et au plaisir de se retrouver (peu importe le prétexte !!!).

Enfin, merci aux organisateurs et à tous les bénévoles qui ont toujours eu un mot gentil, un sourire, un encouragement à notre égard.

12 commentaires

Commentaire de akunamatata posté le 22-03-2007 à 22:27:00

Belle perf Richard, tout en sagesse ta stratégie de course, j'aurais pour ma part dû prendre moins de risque, mais il fallait tenter.

Commentaire de JLW posté le 22-03-2007 à 22:31:00

Bravo pour ta réussite. Le trail c'est exactement ça, de la persévérance, de l'expérience et beaucoup de bonheur partagé.

Commentaire de devey posté le 23-03-2007 à 09:19:00

beau cr encore bravo pour la progression
39 mn en 1an , avec des conditions je pense plus dure respect jm

Commentaire de Kafta posté le 23-03-2007 à 16:35:00

Un grand Bravo pour cette progression d'un autre collègue prof!Et oui je pense comme toi qu'on ne se sent jamais seul sur un trail...

Commentaire de Aiaccinu posté le 24-03-2007 à 07:32:00

fantastique ! Ton CR est vivant, on s'y croirait ! Et puis bravo
A un de ces jours.....

Commentaire de vboys74 posté le 24-03-2007 à 09:15:00

C'est vrai qu'on a fait un bon bout de chemin ensemble ou on a jouer au chat et à la souris...je passe, tu me repasse, je te double, tu me redouble... ;-)
C'était excellent et tu as su mettre l'ambiance!
Toujours un mot pour rire, un mot sympa aux spectateurs ou bénévoles...en clair quelqu'un heureux d'être là et de partager ce moment de "Trail"!
Au plaisir de te revoir Riri et bravo pour ta course!
seb

Commentaire de troll posté le 25-03-2007 à 20:11:00

Bravo Riri, tu as fait une course magnifique mais surtout tu as toujours le sourire et ça c'est top,
et j'ai pris beaucoup de plaisir à vous voir passer tous, bon, dès que je peux reprendre on se fait une petite sortie off, hein ???

Commentaire de tounik posté le 27-03-2007 à 17:22:00

Très beau CR qui donne envie de faire le trail l'année prochaine. Seb j'attends ton CR et le plaisir de te retrouver sur une prochaine course.

Commentaire de Say posté le 29-03-2007 à 22:24:00

Bravo!!! Je t'applaudis bien sur pour ta performance, 40' de gagné en 1 an, c'est énorme. Mais il y a aussi toute cette bonne humeur et cette ambiance "Kikourou" qui font qu'on sent bien tout le plaisir que tu as eu.

Coli

Commentaire de joy posté le 16-04-2007 à 10:43:00

Cool ton cr coach,a bientot pour de nelles aventures ensemble.
Vive le sport

Commentaire de xav04 posté le 19-11-2007 à 09:22:00

Bravo pour ce cr sympathique et pour la performance!!!
Je finis 1h derrière toi perclus de crampes...
RDV pour l'édition 2008!!
xavier

Commentaire de CROCS-MAN posté le 06-02-2009 à 14:49:00

Super CR, du vrai RIRI! Depuis, tu as une belle montre et tu peux savoir où tu en es. Bravo.

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