Récit de la course : Endurance Trail des Templiers 2016, par Galaté57

L'auteur : Galaté57

La course : Endurance Trail des Templiers

Date : 21/10/2016

Lieu : Millau (Aveyron)

Affichage : 1399 vues

Distance : 100km

Matos : XT6
Baggy-cuissard KALENJI
TS KALENJI

Objectif : Terminer

3 commentaires

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TREMPLIERS bis

MERCREDI 19 octobre : 12H00 soleil

Et voilà, de nouveau MILLAU programmé sur le GPS... une prépa beaucoup plus légère que l'année dernière, 300km de moins sur ces 12 mois, + de vélo aussi et de D+ , le trail du Haut Koeniegsbourg a clôturé ce plan, j'ai retenu la « leçon » .

Mais j'arrive à MILLAU avec un méchant rhume, des élancements dans ce doigt sous strapping, j'ai frissonné sur tout le trajet, la propriétaire des lieux a juste le temps de me donner les clés, la visite des lieux est des plus sommaire, je n'ai qu'une envie, ME REPOSER !!!



JEUDI 20 octobre : 11H00 soleil

Après presque 12H00 de sommeil, j'ouvre les yeux, suis cotonneux, les draps sont trempés, je tousse, c'est pas top....

Un rapide café et promenade avec la propriétaire et son chien qui me montre un accès rapide à la ligne de départ à 20mn de marche !!

Repas léger, l'appétit n'y est pas et direction le village TEMPLIERS, j'espère que cela sera le remède pour ce rhume. Une fois de plus, superbe dotation à l'inscription avec ce coupe-vent sans manche que je voulais justement, des manchettes assorties et le Buff est magnifique !!

Rendez-vous avec Loïc ALWENN est son copain, ils sont logés sous la tente dans un camping à 800m du départ, j'admire !!! Surtout avec ces températures fraîches dès que le soleil se couche et je rentre rapidement préparer mes affaires + faire un petit somme.

18H00 : c'est la proprio qui me réveille, moins de sensation de fièvre, j'apprécie sa soupe de pâte tout en discutant de sa perception de cette manifestation. De son point de vue de commerçante, les Templiers ne sont pas source de revenus supplémentaires, les participants viennent mais ne s'attardent pas en ville.

21H00 : une dernière check list avec un équipement plus chaud que 2016 : Sous vêtement B 'TWIN + TS Kalenji Kapteren/ manchettes hiver grattées B'TWIN/cuissard baggy Kapteren/Manchon Kalenji/Chaussettes Kalenji intense/XT6

Dans le sac, une tenue complète de rechange + ML, + une frontale supplémentaire, ( j'ai bien l'intention de terminé!) en premier essais de GEONAUTE 410

Buff au cou jusqu'au levé du soleil et après il remplacera le bonnet.



VENDREDI 21 octobre : 02H30 ciel dégagé

Le rhume s'estompe, il a réalisé que le Galaté ne l'avait pas convié, juste un nez qui coule....mais par dessus le gant, je scotche mon doigt , j'appréhende un peu les vibrations des bâtons sur le long.

J'ouvre la porte de mon logement, magnifique vue du pont et les étoiles.... Mais il fait FROID !!!!!.

03h30 : il est temps de se mettre en route, je retrouve Loïc et son copain en pleine préparation, essayant de se réchauffer ….

Cette année, je m'isole, au fond du peloton, concentré. ERA me fait toujours autant d'effet !!! et voilà

Démarrage des plus prudent, me laisse pas emporter par l'euphorie comme l'année dernière, je sais ce qui nous attend dans 3 km.. Loïc me dépasse, on se souhaite bonne course, mes bâtons sont déjà réglés, suffit de les déclipser et on attaque cette première montée. Rythme tranquille mais régulier, le road-book enroulé dans une poche me donne les BH. La « stratégie » sera la même que sur le THK : limite BH sur la première section en mode « PACMAN » après..



Je lève la tête, c'est magnifique !! Des frontales montent dans la nuit noire et se confondent avec les étoiles.:)

Ces 3km de montée se terminent, descente dans les bois et BOUCHON !

Devant, ça râle, certain sont traités de « marathoniens ».. insulte visant des participants non préparés aux descentes techniques, trop habitués à courir sur une route et suivre une ligne bleue... Et je comprends bien ce mécontentement, il n'y pas de difficultés majeure, juste rester attentif... ce qui nous fait patienter presque 15m et prendre froid dans cette brume.

Enfin, cela se dégage, obligé de mettre un coup de turbo pour être dans les temps, je n'oublie pas pour autant de me restaurer d'une barre ou gel à chaque heure et boire une gorgée toutes les 15mn.

Et, j'arrive 5 minutes avant la BH !! Le temps de me réchauffer avec un verre de thé, impossible de m'arrêter pour mettre le coupe-vent, le mieux aurait été de profiter du bouchon pour l'enfiler, prochain ravito dans 18 km et 3H30 pour les couvrir, le soleil va se lever pour nous réchauffer.

Déjà, certains doutent, sont bien entamés... perso aucune douleur, suis surpris par ma forme physique, juste la main, qui avec le froid, est des plus sensible. Nous passons un charmant village médiéval, des habitants nous encouragent, tout encapuchonnés dans leur doudoune pendant que d'autres grattent leur pare-brise...

Le soleil se lève derrière un contrefort, le panorama est admirable, toute la vallée est noyée sous la brume et le cime émergent, une pause est obligatoire pour immortaliser ce cette magie, surtout que ma montre m'indique que je suis bien revenu avec déjà 15 mn. Montée de la deuxième difficulté, cette année, suis en solo, pas de file indienne avec la pression de ton poursuivant, je me laisse vivre, dépasse plusieurs participants, ce qui remonte le moral.

Descente sur MOSTUEJOULS, petite erreur, me suis pas alimenter depuis 4km, obnubilé à gagner du temps, vite avaler un gel ISOSTAR Neutral pour me booster, surtout que la descente dans ces escaliers n'est pas de tout repos.

Arrivé avec 20mn d'avance, c'est correct, direction une table avec des pompiers pour refaire mon strapping, avec la transpiration, le scotch est parti et mon est sensible à chaque contact avec des élancements dans le bras droit. Pendant que je suis aux petits soins, un orga passe me demander si je continue : aucun soucis !

Il me reste 15mn, le temps de compléter ma poche à eau avec de la Badoît + 2 capsules ISOSTAR (super ce conditionnement pour les trail!) ré-approvisionner mes poches en gels et barres, enlever les manchettes et frontale, voilà, me dirige vers la sortie et quelqu'un m'interpelle.... me retourne, c'est un orga avec talkie qui m'informe que je peux pas repartir.... D'ailleurs il vient de m'éliminer ????????

Lui demande la raison, vu que je suis dans les temps : il m'explique que les 10 prochains km sont très techniques et mon strapping va m'handicaper voir rendre dangereux certains passage, qu'il ne veut pas prendre cette responsabilité...

OK, donc comme je suis éliminé, il fait beau,, j'ai fait le plein, je continue en mode touriste et rentrerai par mes propres moyens, j'ai envie de profiter de cette magnifique journée, j'ai pas fait 800km pour rien...

Refus de sa part, le règlement oblige de ramener les abandons et éliminations au départ, il me barre le chemin et m'informe que si je refuse de monter dans la navette il fait appel à la sécurité en haussant le ton....

Et me voilà de retour à MILLAU frustré !!

Du coup, à peine arrivé, direction la montée des derniers km vers la grotte du hibou pour encourager les arrivants du marathon du Larzac, histoire aussi de rajouter un peu de D+, je suis à 1600... Me souviens des paroles de Aline qui qualifiait ces km de difficile, je confirme, c'est pas le tapis rouge, j'imagine après plus de 90km aborder ce tracé, rien de réjouissant. Par contre le point de vue est admirable !!

Descente avec les arrivants mais je passe pas sous le portique :(

Retour à ma chambre, le temps de prendre une douche et me changer,un ML et cette superbe veste coupe-vent pour retourner sur le village TRAIL, au passage je croise Thierry JEAN avec son épouse qui vient retirer son dossard pour le marathon des Causses, depuis les années où nous échangeons, c'est la première fois que nous nous voyons !! Au village je croise aussi Jérôme LACOSTE qui s'est inscrit lui aussi sur le Marathon des Causses, un selfie, on papote, toujours le même enthousiasme, le plaisir du sport sans se prendre la tête.



Cette pas envie d'une bière, un gateau à la broche suffit, cette arrêt me reste en travers... quoique avec du recul, je comprends la position de l'orga, mais c'est frustrant. Le point positif est que j'ai trouvé la préparation qui me conviens, après il y a des aléas difficiles à maîtrisé, bref en résumé :



Je reviendrai Sourire

LES PHOTOS : https://goo.gl/photos/B3tD3oifMwxQvoox8


 

3 commentaires

Commentaire de PhilKiKou posté le 24-10-2016 à 23:11:13

Magnifique les photos mer de nuages... et m.... à cet orga qui n'a pas pris des gants pour stopper ta course à la BH... même en mode rando.. tranquille Emile.. bien triste.. et bien zen de ta part... Yapuka revenir sans rhume et sans strap ;-)

Commentaire de Jeyjey posté le 27-10-2016 à 11:16:08

si tu étais dans les barrières horaires il n'avait pas à t' interdire de repartir. Seul un médecin pouvait s'opposer à ton départ. Tu rendais ton dossard et tu continuais le parcours en touriste. Il faut boycotter la course.

Commentaire de Galaté57 posté le 27-10-2016 à 12:37:28

Faux
L'organisateur est tenu de à ramener le participant sur le lieu d'arrivée. S'il le laisse livré à lui-même, en cas d'accident, il pourrait voir engager sa responsabilité.
C'est d'ailleurs ce qu'il a fait, j'ai été déposé sur le site et après j'avais toute liberté d'aller où bon me semblait.
Sur le moment, il est certain que c'est frustrant, mais avec du recul, je comprends.

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