Récit de la course : La Solitaire des Templiers 2016, par Sprolls

L'auteur : Sprolls

La course : La Solitaire des Templiers

Date : 21/10/2016

Lieu : Millau (Aveyron)

Affichage : 1106 vues

Distance : 60km

Objectif : Pas d'objectif

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Solitaire des Templiers

Récit avec photos et cartes sur mon blog

Dernier trail de l'année, presqu'une récréation, la Solitaire des Templiers, un véritable Trail’orientation. On doit être amené en bus sur un lieu de départ inconnu puis on a 26 balises à poinçonner avec un itinéraire (très) légèrement balisé avec des petits bouts de ficelle bleue, quelques petits cairns et branchages pour aider à suivre un cheminement qui se fait parfois sur des micro-sentiers ouverts pour l’occasion, parfois même carrément hors sentier. On peut suivre ce cheminement ou choisir son propre itinéraire en orientation si on le souhaite, avec les contraintes des cartes IGN qui sont un précision toute relative (en particulier les sentiers indiqués sur la carte et lé réalité ne correspondent pas toujours) et pas d’indication sur la « traversabilité » des zones hors sentier. Bref un concept pour moi, qui mélange orientation et trail et va favoriser les passages techniques improbables !

Arrivé en fin d’après-midi à Millau, je récupère le dossard, passe un coucou à Papi Turoom sur le stand du Raid 28 et me fais inviter par Titof et Céline pour le repas d’avant-course ! Eux aussi sont des habitués et ancien vainqueurs du Raid 28 et ils ont déjà participé à la course l’année dernière (Céline est d’ailleurs la « tenante du titre »). L’occasion d’en apprendre un peu plus sur ce qui nous attend et de passer une bonne soirée avant de se lancer dans l’aventure !

Il fait bien froid le matin (1 ou 2°C) tandis qu’un car vient nous récupèrer un peu après 5h (et quelques) du matin pour rejoindre le lieu du départ tenu secret. Après la grotte de Dargilan l’an passé, on reste sous terre avec les caves du Roquefort Société, à Roquefort donc. Ça sent le Larzac tout ça ! Je retrouve Daniel, raideur et orienteur au GO78. Je croise aussi quelques orienteurs, notamment du TAD (Pierre Mahieu et Maxime Gauduin en particulier) venus se mêler aux traileurs et raideurs que ce format original réunit. La tête d’affiche trail est Thomas Saint Girons, 2ème l’an dernier, et local de l'étape. Ambiance détendue, pas de dégustation au départ hélas, les cartes sont distribuées et le départ est donné en toute discrétion.

Balise 1

Trop de précipitation au départ malgré tout pour ma part : je ne me situe pas bien dans le village et je suis les premiers qui s’embarquent sur le sentier balisé. Je ne me rends compte que plus loin qu’une route permettait d’arriver beaucoup plus directement au pied de la balise 1. Bref, il y a déjà un wagon de coureurs passés devant nous. Je décide de couper le grand virage pour rejoindre la 1 par le vallon mais j’évalue mal là où nous atteignons le sentier plus haut et pars à droite alors que la balise est à gauche. Bien 5 minutes de perdues à vue de nez.

Balise 2

Grosse montée pour la balise 2. La végétation et me terrain ne donnent pas envie de couper tout droit donc je suis le balisage assez bien visible ici car réfléchissant. Je double quelques coureurs tandis que je sens le souffle d’un coureur (Nicolas Cantagrel a priori) juste derrière moi sur toute la montée et la traversée qui va suivre jusqu’à la balise 2 qui ne pose pas de problème sur le bord du sentier.

Balise 3

Pas de choix à faire, juste une belle descente sur un single où je double encore 2 ou 3 personnes jusqu’au village où se trouve la balise. Je croise 3 coureurs qui me devance de 2-3 minutes dont Thomas Saint Girons sur le petit aller-retour au village avant de remonter vers la balise 4.

Balise 4

Pareil, pas vraiment de choix sur cette 2ème ascension, je suis juste le sentier proposé. Je rejoins 2 coureurs juste avant le poste au sommet tandis que Nicolas Cantagrel me dépasse au même moment.

Balise 5

Longue traversée en crête sans choix d’itinéraire mais où il faut être vigilant. En effet le relief de la crête n’est pas hyper marqué et avec la nuit encore présente, les sentiers ne sautent pas aux yeux. Dès le départ je repasse devant Nicolas qui descend un peu trop sur la gauche de la crête puis rejoins Thomas qui hésite à suivre le balisage qui descend en contrebas par un petit sentier qui ne semble pas correspondre à la carte. Mais si c’est balisé, c’est forcément par là. Et en effet on rejoint la piste attendue un peu plus bas. Je vois au loin 3 lumières devant, à 2 ou 3 minutes. J’avance bien et finis même pas rejoindre les 3 coureurs : Maxime du TAD et Baptiste, un autre orienteur, ainsi que Steve, un raideur du 63 que tous les orienteurs et raideurs semblent connaître, ce qui montre qu’il doit savoir lire une carte ;)

A ce moment j’attends de passer un premier sentier qui descend à gauche puis un 2ème à emprunter pour rejoindre la balise 5 comme indiqué sur la carte. Mais le 1er sentier traîne à venir et j’ai du mal à me situer dans ma progression sur cette crête au relief diffus. Je vois enfin un chemin à gauche que Maxime et Baptiste empruntent direct tandis que Steve, un peu devant, continue tout droit… Merde, c’est le premier ou le 2ème ? Pas de balisage fluo comme jusqu’à présent donc je doute. Je commence à descendre le sentier mais il semble d’abord partir un peu en arrière comme le premier et le relief semble correspondre alors je me décide à revenir sur la crête. J’y retrouve Thomas et je vois Steve qui semble faire demi-tour. Ça sent pas bon, nouveau demi-tour et retour sur le sentier qui descend ! En fait il bifurque dans la bonne direction juste un peu plus bas et la blaise 5 est pointée. Pfff, je me suis fait mettre la misère par les orienteurs ;)

Balise 6

Sans doute un peu agacé par mon manque de précision, je compense en cavalant fort dans cette descente un peu technique (en fait roulante par rapport à ce qu’on aura plus tard ; ). Et au pied du village, j’ai Maxime et Baptiste en vue juste devant. Il y a un point d’eau au village à côté de la balise mais je n’ai pas encore bu grand-chose et on repasse dans un village à la balise 10 donc je continue.

Balise 7

Je me gamelle assez méchamment dans la petite descente derrière le village avec un bon gnon sur la paumette droite qui saigne un peu. ça va être bon pour les photos type Barkley je me dis à ce moment-là ;) La jonction a été faite avec Maxime et Baptiste et on pointe ensemble la poste 7 sous la route. Un mini raccourci par la route permet d’optimiser un peu le cheminement proposé sur la carte. Ils m’informent qu’il n’y a personne devant d’après les bénévoles rencontrés dans le village à la balise 6.

Balise 8

Nouvelle ascension. Je prends de l’avance pour me retrouver seul en tête de course ! Va falloir assumer, et mieux orienter que jusqu’à présent ! Toujours pas vraiment de possibilité de couper par rapport à l’itinéraire proposé. La descente se fait sur une toute petite sente à peine visible entre les arbres. Les bouts de ficelle bleu croisés par endroit sont utiles pour se rassurer !! La sente m’entraine un peu sur la droite, remontant même légèrement alors que la trace sur la carte semble rester au fond du vallon. Ça ne rate pas, je me retrouve au-dessus d’une petite falaise. ça ne peut pas être le bon chemin, demi-tour, je vais suivre le fond de vallon où je retrouve ma ficelle bleue. Je me demande alors si Maxime et Baptiste sont passés, en me disant qu’ils vont bien se foutre de moi si je reviens encore une fois de l’arrière ;) Et voilà le champ avec la balise 8. Personne en vue devant ou derrière, on verra bien.

Balise 9

On chemine hors sentier ou presque en dévers puis sur une ascension très sèche avec des petite falaises un peu partout autour. C’est engagé ! J’entends des voix derrière, toujours rien devant. Je suis peut-être toujours en tête finalement. Pfiou, le poste est en haut de la bavante !

Balise 10

Là il y avait un choix en redescendant de la 9 par le chemin de montée pour filer sur la route vers le village et la balise 10. Mais le plateau a l’air engageant et plus direct donc je reste sur l’itinéraire indiqué (Maxime et Baptiste me diront après la course qu’ils ont fait l’autre choix). Pas vraiment de chemin ou à peine une trace encore une fois mais un balisage avec des branchages. Je le suis sans problème au début puis ça devient plus compliqué et je perds 2-3 fois la trace et la ficelle bleue que je retrouve tant bien que mal en essayant de ne pas perdre trop de temps. Je vise de toute façon le coin nord-ouest du plateau pour descendre vers le village. Sauf que quand je crois le rejoindre, il n’y pas de chemin ni de trace de ficelle bleue pour redescendre. Je vais voir un peu plus loin mais je ne vois rien non plus. Du coup je reviens sur mes pas et entreprend de couper. C’est raide et touffu mais ça passe à peu près. Mauvaise idée, j’aurai dû continuer à rebrousser chemin pour retrouver la ficelle bleue care je me retrouve au-dessus de falaises, bien mal empêtré. Je repars vers le sud dans le flanc en longeant la falaise en espérant trouver un passage. J’essaie une fois ou 2 mais rien à faire ça ne passe pas. J’aperçois même un autre coureur (sans doute Steve) se frayer une chemin dans un endroit un peu plus traversable. Je m’épuise comme ça pendant une dizaine de minutes avant de tomber enfin sur un petit sentier tout beau dont je ne doute pas que c’était celui prévu par les traceurs de la course ! Ouf ! Mais quel temps perdu !! J’arrive à la balise où se trouve une fontaine, alors que Thomas puis Nicolas en repartent. Je fais le plein d’eau et discutant avec les bénévoles qui m’indiquent que je suis 6ème mais que le premier est à 5-10 minutes. Allez, c’est pas tant que ça, on est vite à la merci d’une erreur sur cette course, n’est-ce pas ?!

Balise 11

Bon dans les faits, j’ai quand même l’impression d’avoir laissé beaucoup d’énergie dans mes errements précédents et le moral a dû aussi en prendre un coup. La progression dans la montée suivante est donc un peu ralentie et je ressens la fatigue après ces 3 premières heures de course. Jambes un peu lourdes et surtout douleurs dans les fessiers qui rendent le trottinage à plat fatiguant. Personne en vue devant ou derrière… Je suis en plein dans la solitude de la Solitaire ! Et la suite n’est pas là pour me réjouir avec une longue traversée du plateau du Larzac sans guère de choix d’itinéraire. La balise ne pose pas de problème.

Balise 12

Pas de choix mais un joli cheminement par un petit single étroit et glissant au pied des falaises où je me croûte à nouveau sans gravité.

Balise 13

La sortie du single se fait par une nouvelle montée bien raide où j’en ch***… Heureusement que c’est court. La vue se dégage sur le viaduc de Millau, un peu de baume au cœur… Sur le plateau j’aperçois 2 groupes de 2 coureurs au loin devant. Je ne suis pas loin de louper le vallon où se trouve la grotte (en fait une espèce de bâtiment troglodyte) et la balise. En y descendant je crois Maxime et Baptiste qui en resorte. Ils ont 2 minutes d’avance environ.

Balise 14

La voilà la looongue traversée. J’ai l’impression de me trainer mais j’ai le point de mire de Baptiste et Maxime qui m’aide à me situer et à me motiver. Une pause technique de leur côté me permet de les rejoindre un peu avant la 14 qui ne pose pas de problème. Ils ont autant le moral que moi ;)

Balise 15

Piège, on attend une bifurcation de chemin qui partirait vers la 15 mais il n’y en a pas ! C’est le problème de trait bleu épais sur la carte : on en voit pas ce qu’il y a dessous. En l’occurrence ici ça semble être un azimut vers la balise ! C’est Maxime qui s’en rend compte le premier alors que j’étais en train de me demander à quoi correspondait la petite colline sur laquelle nous étions en train de monter. Au moins le chaos rocheux est bien visible, on sait où on doit aller. Il faut juste contourner des mini-ravins qui barrent le passage. Je m’en sors un peu plus rapidement que mes 2 compères. En tout cas ce paysage, pas de doute c'est le Larzac !

Balise 16

Là on peut couper à l’azimut sommaire pour rejoindre le pont sous la route et on ne s’en prive pas !

Balise 17

Un long interposte simple où il faut se forcer à avancer… Je prévois de prendre de l’eau au village puisqu’il a l’air d’être le dernier que nous traverserons avant Millau. Pas de fontaine près de la balise, du coup je m’aventure dans les maisons à la recherche d’un robinet… C’est bien calme… Je finis par repérer un tuyau d’arrosage dans la cour d’une maison. Je demande à une vieille dame en fauteuil qui fait la poussière à l’intérieur si je peux me servir et zou, recharge du camelbag au karcher ! ça m’a quand même fait perdre 5 minutes cette histoire mais pas question de prendre le risque d’être à sec avec ce qui nous reste (notamment une belle ascension du Causse Noir sur la fin) et alors que la température monte.

Balises 18-19

Deux balises aussi proches, on peut se douter qu’elles vont être un peu plus techniques que les autres. Le balisage nous emmène sur un petit sentier. Je vois au loin une falaise en bord de sentier qui semble être la candidate idéale pour cette balise balaise. Mais en approchant je me rends compte que la position de la balise sur la carte ne correspond pas et d’ailleurs on ne voit pas de balise par là-bas. La bonne falaise doit se situer un peu en contrebas vers un petit col. Je commence à couper dans cette direction et j’entends Maxime dire « elle est là » à Baptiste (passés devant pendant que je me ravitaillais en eau). Bon ben j’arrive alors, merci les gars, décidément ;). Pas de problème pour la 19, même si elle me parait être plus au sud que ce à quoi je m’attendais. Elle est vite pointée.

Balise 20

Je vais chercher la trace par la route pendant que Maxime et Baptiste coupent tout droit. Ils ont raison c’est plus court et ils sont un peu devant en rejoignant la route. Mais cette fois c’est moi qui coupe l’angle suivant à travers champ et qui arrive un peu avant à la balise 20 où se trouve… un ravitaillement en eau ! Argh, moi qui croyait qu'il n'y avait de ravito en eau que dans les villages... ça m’aurait évité mon détour de tout à l’heure. Je me prends quand même 2 verres d’eau, ça chauffe et ça ne sera pas de trop.

Balise 21

Enfin la balise 21 qu’on devait tous attendre depuis la 10 avec bien sûr un gros intérêt à couper le grand détour proposé par l’itinéraire. Bien sûr il faut rejoindre le petit hameau au sud du poste. J’hésite à le faire 100% par la route pour limiter le dénivelé et courir plus vite mais vu que je n’avance pas je prends la route puis le chemin qui file tout droit. Comme je le craignais il n’est pas hyper net par endroit mais ça passe, je prends ensuite le chemin qui descend au-dessus du vallon où se trouve la balise et coupe à un endroit qui semble passer avant le resserrement des courbes de niveau où je crains de trouver des barres rocheuses (j’ai eu ma dose). Pas de souci, l’opération est rondement menée ;)

Balise 22

On poursuit dans le vallon où on retrouve le balisage d’autres courses du Festival des Templiers. On nous a spécifiquement dit de ne pas suivre le balisage de ces courses donc je suis sur mes gardes. Lorsque le chemin monte vers le nord, je préfère faire demi-tour pour suivre le fond du petit vallon dans lequel on ne progresse pas bien vite avec une petite escalade d’un ressaut rocheux notamment. On rejoint finalement ce balisage un peu plus loin, je crois que j’ai fait ça pour rien ;) Encore une ascension et c’est la balise 22 où se trouve un pointage électronique pour toutes les courses.

Balise 23

Je commence mal en suivant le chemin des autres courses. Je m’en rends compte assez vite et fais demi-tour pour récupérer le bon itinéraire, une vague pistouille vers le nord. Je perds le balisage et rejoins le bord du vallon sans idée de là où se trouve la balise qui ne doit pourtant pas être loin. A force de jardiner je retrouve une ficelle bleue et un sentier mais qui semble aller dans la mauvaise direction. Je revérifie 3 fois autour mais ça semble bien être la direction suggérée par la balisage. Et effectivement je trouve la balise un peu plus loin. Là pour le coup l’itinéraire marqué ne semblait pas vraiment correspondre à l’itinéraire balisé.

Balise 24

La balise 24 est surtout là pour nous indiquer le point de départ d’une sacrée descente vers la Dourbie. Une vague traçouille descend sous le sentier pour entrer dans la forêt. Elle est tellement peu marqué que je vais revérifier 2 fois le balisage au point de départ mais la double ficelles bleue qui marque le passage ne fait pas de doute. Là c’est bien raide, bien caillouteux avec les pierres humides qui roulent sous les pieds, au milieu des arbres. Engagé ! Je me fais plaisir même si c’est un peu au-delà des capacités d’adhérence de mes Bushido ;) Petit loupé quand on rejoint le chemin de fond de vallée qui est en fait encore 50m au-dessus de la rivière. Je le prends dans le mauvais sens sur une centaine de mètres avant de corriger le tir. La traversée de la Dourbie doit se faire en canoë d’après les définitions pour aller pointer la balise en face. Je guette le canoë depuis le chemin au-dessus et quand je vois que je suis à son niveau je plonge dans la végétation. Il y a une vague trace et ça passe.

Le taxi canoë m’embarque et nous commençons à traverser au moment où arrivent Thomas et Nicolas ! ça c’est une surprise ! J’ai donc une traversée en canoë d’avance sur eux et mon « chauffeur » me confirme que je suis le 2ème à traverser. Petit coup de pression là, le podium est donc jouable ! Il faut encore suivre un petit moment le balisage sur l’autre rive pour rejoindre la balise 24 et passer sous la route.

Balise 25

Voilà la grosse montée de fin de course que je redoutais. J’avais vu qu’on pouvait attaquer la balise par le vallon à gauche pour éviter le cheminement sous les crêtes qui pourrait être lent (dur à trouver, montées/descentes) mais finalement j’ai peur que la longueur à faire en plus ne permette pas de compenser. Je m’attends à voir fondre les 2 traileurs sur moi, j’espère juste que ce soit le plus haut possible pour attaquer la descente avec eux, là où je sais que je peux faire la différence. Je vois Thomas Saint Girons juste un peu plus bas à mi-montée mais finalement j’arrive au pied de la falaise sans me faire rejoindre. Je me force à relancer dès que possible sur le sentier en balcon qui est facile à suivre mais qui monte et descend beaucoup. Ça commence à sentir bon le podium quand je poinçonne la balise 25 J

Concernant le choix d’itinéraire, Maxime est persuadé après coup que c’était plus rapide par la vallon à gauche mais ils n’ont pas tenté en course. Ça ne me parait pas aussi évident que ça avec la distance supplémentaire. Thomas lui voulait aussi éviter le chemin en balcon en montant directement en haut par la droite mais un gros coup de calgon en fin d’ascension l’a dissuadé de monter davantage (et l’a empêché de me rejoindre). Bref on ne saura pas quelle était la meilleure option ;)

Balise 26

Pas de coupe raisonnable dans la végétation dense ici, je suis le chemin et me tape donc le petite descente et la dernière montée de la course pour rejoindre le plateau. Je suis cuit et à sec après la montée ensoleillée précédente mais je fais l’effort de relancer dès que je peux pour assurer le podium. Enfin arrive la dernière descente, je me fais plaisir ! La dernière balise ne pose pas de problème.

Arrivée

On avait discuté la veille au soir avec Céline et Christophe d’un choix d’itinéraire sur la fin du parcours de 2015 qui consisterait à passer par la route en bas de la vallée plutôt que de suivre le cheminement plus vallonné proposé sur la carte. Je crois que c’est quasiment le même tracé entre la dernière balise et l’arrivée qui est proposé cette année. J’avais donc depuis longtemps décidé de passer par la route en contrebas que l’on pouvait rejoindre par un chemin puis une piste tout-à-fait civilisés. Je me lâche bien sur cette dernière portion, au cas Steve, en tête au canoë, ait pris l’autre option et soit à portée de fusil. Il faut juste faire une dernière ascension vers la ligne d’arrivée depuis la route, à contre-courant des autres courses qui arrivent par au-dessus. Ça surprend un peu les spectateurs de voir un coureur arriver par-là ;) Et moi j’ai un peu de mal à voir par où prendre le couloir d’arrivée, n’étant pas familier des lieux,  et je franchis la ligne d’arrivée à l’envers ;) On me le fait refaire à l’endroit pour la photo et le tour est joué, la boucle est bouclée et les balises sont poinçonnées. Je termine 2ème derrière Steve arrivé 7/8 minutes avant et 15 minutes devant Thomas. Podium confirmé, ça fait plaisir !

Bon au bilan, c'est vraiment un super concept. Même en suivant l'itinéraire proposé, le challenge était au rendez-vous: concentration maximale nécessaire, des monotraces techniques débroussaillés à la main. Et bien sûr la liberté de choisir son propre itinéraire pour le meilleur... ou le pire ! Je me suis régalé, c'était parfait pour tourner la page de l'Echappée Belle :)

Donc un grand merci aux organisateurs d'avoir reconduit cette Solitaire après la 1ère édition de 2015 qui avait échappée à mon radar et longue vie !

Et pour revivre et mesurer les nombreux rebondissements de cette course, on peut la revivre sur Strava (il manque juste Steve le vainqueur parti sans montre GPS): Flyby Solitaire des Templiers 2016

 

 

Allez, et le petit bonus pour rigoler: il faut aller cliquer sur le film de mon passage de l'arrivée pour comprendre le niveau de lucidité qu'on peut avoir après une course pareille: http://templiers.livetrail.net/coureur.php?rech=6022

5 commentaires

Commentaire de centori posté le 17-11-2016 à 08:26:18

récréation de 60km et 8 heures de course
tu as de drôle de session fun toi dit donc :)

Commentaire de Sprolls posté le 18-11-2016 à 11:16:59

Dès qu'il y a de l'orientation, tout devient plus fun, quelle que soit la distance :)

Commentaire de NRT421 posté le 18-11-2016 à 06:00:37

Rhhaaaaa, super récit, j'ai eu l'impression de m'y retrouver. Intéressant de revivre cela au travers de la vision de qqun de ton niveau. Merci.

Commentaire de Sprolls posté le 18-11-2016 à 11:20:50

Peut-être Rdv à la prochaine pour faire connaissance cette fois !

Commentaire de La Tortue posté le 19-11-2016 à 00:52:28

chapeau benjamin !
trop fort, comme d'hab.

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