Récit de la course : L'Endurance Ultra Trail des Templier 2009, par Arno_SMAG

L'auteur : Arno_SMAG

La course : L'Endurance Ultra Trail des Templier

Date : 23/10/2009

Lieu : Nant (Aveyron)

Affichage : 1535 vues

Distance : 120km

Matos : Mon équipement :
Cuissard R-Dry (parfait !!)
Top Moutain Run (idéal pour les conditions que nous avons eu !!)
Top R-light (je n’ai pas eu besoin de la mettre grâce au top moutain run)
2 Buffs
Gants RL (je l’ai gardé presque toute la course)
Sac Olmo 5 litres (très bon portage – j’ai apprécié les bidons)
Ceinture porte-bidon 800-45°(bon complément du Olmo pour être totalement autonome en alimentation et liquide)
Pochette endurance
Chaussure Saucony Progrid Xodus (ce sont de bonnes chaussures mais je les ai finies à Nant après 5 mois d’utilisation intensive entre reco UTMB, Oisans, Belledonne et Aveyron !)
GPS Forerunner 205 et 305 (j’en avais pris deux pour des questions d’autonomie)

Objectif : Objectif majeur

6 commentaires

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CR de l'Endurance Trail 2009


Septembre 2009 : La déception passée de l’UTMB (plutôt du tronçon Chamonix-Contamines), je décide de fructifier mon entraînement sur un autre ultra et ça sera l’Endurance Trail à Nant.
Entre temps fin septembre j’accompagne Marie aux Aiguilles Rouges, avec au final une bonne sortie d’entraînement en un peu plus de 10 heures. Et début octobre je fais un gros week-end en Belledonne, 18 heures sur deux jours avec 80 km et 6000 m de dénivelé environ. 

L’avant course :
Départ mercredi soir de Grenoble pour Bollène où je passerais la nuit chez des amis connus au Défi de l’Oisans, Françoise et Xavier.
Jeudi 14h00, nous prenons la route direction Nant. 2h30 plus tard on arrive sur place, je prends « mes quartiers » dans la maison louée in-extremis par Patoche et Benoît. Puis direction le salon du Trail où je récupère mon dossard et puis je vais sur le stand Raidlight filer un coup de main – il y a déjà beaucoup de coureurs !
19h00 : retour à la maison, je prépare mes affaires pour le lendemain.
20h30 : Le fameux avant dernier repas – je n’aime pas me gaver avant une course donc ça sera une petite assiette de pâte, une tranche de jambon, un yaourt et hop une douche et au lit vers 22h00 ! Je trouve le sommeil assez facilement.
Le réveil sonne à 2h50. Je m’habille, prends mes affaires, nokage de pieds et direction le petit déjeuner : un thé et un cookie punchpower, ça passe super bien.
3h40 : je quitte la maison et 2 minutes plus tard je suis sur la ligne de départ ! 

The Race :
4h00 : C’est parti. Je prends un rythme assez cool vers les 11 km/h sur le plat. Je ne veux pas partir trop vite pour ne pas entamer le capital « bonnes jambes ». 

Nant – Sauclières : 15 km en 1h36 (9,6 km/h)
Cette première partie est plutôt sympathique, ça court beaucoup, ce n’est pas technique et c’est facile. Bref idéal pour bien se réveiller. Il y a juste un sacré raidillon au km 7 ! J’arrive à Sauclières où je fait le plein d’eau avec mes 3 bidons car le prochain ravito est à 20 km environ et je devrais mettre 3 heures. 

Sauclières – Dourbies : 20 km en 2h50 (7,05 km/h)
Le profil est plutôt ascendant avec le Saint Guiral. Cette montée est assez douce et je peux alterner marche et course sans trop puiser dans les réserves. Le jour se lève au sommet de Saint Guiral, j’en profite pour éteindre ma frontale. La descente est assez ludique, je commence à reprendre quelques coureurs peu à l’aise en descente. Je dois être au-delà de la 100ème place à ce moment de la course. Juste avant Dourbies, il y a une côté très sévère qui monte droit dans la pente, je la prends tranquillement puis suit une traversée et enfin l’ultime descente sur Dourbies (km 35 – 4h21 – 118ème place). La pause sera courte, je range ma frontale, je fais le plein d’eau et ne mange quasiment rien au ravitaillement car il n’y a que très peu de salé. Depuis le début je m’alimente avec du gel énergétique et un mélange de fruits secs. 

Dourbies – Prat Peyrot : 17,5 km en 2h22 (7,40 km/h)
A la sortie de Dourbie, c’est du raide. Le chemin monte pendant 400 m de dénivelé sur la crête du Suquet. Je n’hésite pas à marcher toute la montée car la route est encore longue. J’en profite pour bien récupérer des portions roulantes du début du parcours et bien reposer les jambes. Une fois sur la crête on quitte le parcours des templiers pour prendre à droite une route forestière en faux plat montant. C’est interminable, ça dure 10 km et on prendra seulement 250 m de dénivelé. Dès le début je trottine à 9 km/h environ et ça sera comme ça pendant 1 heure – c’est vraiment long !! D’autres coureurs marchent – ceux là perdront beaucoup de temps – et d’autres alternent marche et course. Au final j’aurais repris beaucoup de coureurs sur cette partie. Je suis soulagé quand on quitte la route forestière et que je me donne le droit enfin de marcher dans une côte assez raide. La bonne nouvelle est que les jambes sont plutôt bonne – je n’éprouve aucune difficulté à reprendre une marche rapide après avoir couru pendant 10 bornes. Ça me donne confiance pour la suite. La suite est un peu plus sympathique et on arrive assez rapidement au pied du Mont Aigoual à Prat Peyrot (km 53). Le ravitaillement n’est toujours pas à mon goût, je bois juste de l’eau gazeuse et du coca et quelques quartiers de pomme. Je ne m’éternise pas car le vent commence à souffler et je ne veux pas prendre froid. 

Prat Peyrot – Camprieu : 16 km en 1h55 (8,38 km /h) 
Je repars en petite foulée à l’assaut du Mont Aigoual. La montée sera plutôt tranquille, hormis le gros coup de vent que l’on prend sur la tête à l’approche du sommet. Nous sommes pointés juste avant le sommet : je passe en 7h20 en 91ème position. La vue est magnifique mais je n’ai pas trop le temps d’en profiter. Je trottine sur la route au niveau du sommet et je me bats contre les rafales de vent !
La partie suivant jusque Camprieu se passe très bien. Je peux relancer correctement, en compagnie d’un autre coureur, sur les parties plates et descendantes avec des kilomètres courus entre 11 et 12 km/h. On remonte quelques coureurs qui commencent à coincer. Je ne vois pas le temps passé et c’est déjà le ravitaillement de Camprieu (km 69). 

Camprieu – Trèves : 16 km en 2h16 (6,9 km/h)
Cette partie est relativement plate avec quelques bosses raides. La fatigue commence à apparaître mais les jambes sont toujours aussi bonnes. A ce moment de la course (vers 13h30) je suis toujours en compagnie du même coureur et on nous pointe en 68ème position. Nous remontons beaucoup de coureurs sur les portions roulantes jusqu’à Trèves. Mon compagnon de route est plutôt devant sur les portions plates mais un peu à la peine quand ça monte. Vers le 80ème kilomètre je « m’échappe » en relançant un peu plus fort dans les faux plats montants. J’arrive à Trèves (km 85 – 10h52 – 54ème place) où je fais une pause de quelques minutes pour boire de l’eau gazeuse et du coca (encore !). En revanche toujours pas de salé à part du fromage ! Je n’ai pas trop envie de soupe ca il fait plutôt doux. Quand je repars, mon compagnon de route de tout à l’heure n’est toujours pas arrivé, c’est bon signe pour moi – j’ai effectivement essayé de relancer le plus possible. 

Trèves – Revens : 14 km en 2h21 (5,8 km/h)
A la sortie de Trèves ça grimpe sec !! On rejoint un plateau à 900 m d’altitude environ – il doit y avoir environ 300 m de dénivelé. Ça commence à tirer sérieusement sur la machine – les jambes sont toujours bonnes (pas de douleurs suspectes) mais je commence à être fatigué !
J’essaie de bien m’alimenter et je mets mon lecteur mp3 pour me stimuler. Heureusement qu’il y a aussi quelques coureurs pas très frais qui me servent de point de mire ! Les kilomètres défilent moins vite mais le parcours est agréable et varié. J’arrive à Revens (km 98,5 – 13h14 – 53ème place) où je fais sûrement la plus longue pause de la course (entre 5 et 10 minutes). Je trouve enfin des tucs, de la soupe qui me fait envie, des tranches de pain avec de la vache qui rit, de l’eau gazeuse … Bref je me fais un vrai petit repas en quelques minutes. Je repars avec la frontale (éteinte) sur la tête car la nuit devrait arriver dans 2 heures maximum et je ne veux plus m’arrêter ! 

Revens – Nant : 15 km en 2h52 (5,2 km/h)
Bon là ca devient carrément dur. Mais je m’accroche et je continue toujours à remonter quelques concurrents ! Je commence à avoir de dormir ! Après Revens, c’est pas super roulant mais au moins ça a le mérite de ne pas trop m’endormir … La marche devient plus lente et les relances en courant beaucoup moins efficace mais je donne tout pour essayer de relancer au maximum même si c’est à 7 km/h ! C’est toujours ça de gagner ! La descente sur Cantobre est assez technique et je commence à avoir mal aux pieds, donc ce n’est pas grave je descends comme je peux et lentement !! Il y a un peu de monde à Cantobre, ça fait plaisir ses encouragements. Allez, il ne reste que le Roc Nantais ! J’allume la frontale au début de la montée dans la forêt – en 10 minutes il fait nuit noire ! – j’essaie de marcher d’un bon pas et j’attends avec impatience le plateau, j’en profite pour envoyer un SMS aux copains de Raidlight et de SMAG pour leur annoncer mon arrivée. Je mettrais une heure environ depuis Cantobre pour rejoindre le plateau. Je trottine sur le plateau et direction la dernière descente pas facile à négocier avec la fatigue et la nuit.
Je savoure le dernier kilomètre jusqu’à la ligne d’arrivée et je suis accueilli par les copains présents ce week-end. Je boucle le parcours, heureux mais fatigué, à la 54ème place en 16h13 et 53 secondes soit 7 km/h. Après avoir récupéré les cadeaux finishers, je file à l’apéro Raidlight boire un coca et une bonne bière !! 

Quelques remarques :
J’ai trouvé le parcours exigeant car très roulant, il n’y avait pas beaucoup de répit – la piste forestière pour aller chercher le Mont Aigoual était vraiment longue et interminable, je n’en garde pas un grand souvenir ! 1 semaine après cet ultra j’ai plutôt bien récupéré musculairement et au niveau de la fatigue générale – c’est bon signe pour la suite !
Au final, c’est une bonne expérience pour moi ! Et en plus le team Raidlight a gagné la course par équipe ! 
Mon équipement :
Cuissard R-Dry (parfait !!)
Top Moutain Run (idéal pour les conditions que nous avons eu !!)
Top R-light (je n’ai pas eu besoin de la mettre grâce au top moutain run)
2 Buffs
Gants RL (je l’ai gardé presque toute la course)
Sac Olmo 5 litres (très bon portage – j’ai apprécié les bidons)
Ceinture porte-bidon 800-45°(bon complément du Olmo pour être totalement autonome en alimentation et liquide)
Pochette endurance
Chaussure Saucony Progrid Xodus (ce sont de bonnes chaussures mais je les ai finies à Nant après 5 mois d’utilisation intensive entre reco UTMB, Oisans, Belledonne et Aveyron !)
GPS Forerunner 205 et 305 (j’en avais pris deux pour des questions d’autonomie) 


Mon alimentation :
Gels énergétiques + mélange fruits secs + petit repas à Revens (voir CR) – je n’ai certainement pas assez mangé de solide sur les ravitos avant Revens – ce qui explique que je n’ai pas pu terminer « vite » le dernier tronçon Cantobre – Nant.
1 ou 2 bidons d’eau plate
1 bidon de boisson énergétique isoxan sport.
Quelques comprimés de sporténine 

Et voilà ;) 

6 commentaires

Commentaire de Xavhië posté le 31-10-2009 à 11:52:00

Bravo Arnaud, une belle gestion de course. Quelle régularité!

A un de ces jours encore à la maison!

Xavier

Commentaire de Françoise 84 posté le 31-10-2009 à 12:16:00

Bon, j'en suis pas encore là...!!! Bravo, tu as bien géré ta course et "même pas mal"!! Bises!

Commentaire de Joe One posté le 31-10-2009 à 12:41:00

félicitations pour ta course et récit qui me fait revivre tous ces moments forts

A+

José

Commentaire de rodio posté le 01-11-2009 à 08:08:00

Bien joué. Pas très loin de ton niveau Nivolet, mais sur du très long. Le travail paie.

Commentaire de millénium posté le 03-11-2009 à 22:01:00

Bravo pour cette belle gestion de course.

Bonne récup.

Commentaire de le_kéké posté le 06-11-2009 à 17:22:00

Bravo Arnaud pour cette très belle course que tu nous a sorti !!!!

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